Les Disparus

Daniel Mendelsohn · Chapitre 19 sur 21

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Les Disparus

Note de l'auteur................................................................. 740

Note de l'auteur

 

LES ÉVÉNEMENTS RAPPORTÉS dans ce livre sont vrais. Toutes les interviews formelles ont été enregistrées en vidéo et presque toutes les autres conversations, y compris les conversations téléphoniques, ont été soit enregistrées par l'auteur, soit reconstituées sur la base de notes prises par l'auteur au cours de ces conversations. Certains dialogues seulement, rapportés dans ces pages, ont été édités pour les besoins de la cohérence et afin d'éviter les répétitions ; parfois, cet amendement a rendu nécessaire une réorganisation chronologique de quelques remarques. A leur demande, plusieurs noms ont été modifiés afin de protéger la vie privée de certains individus.

Comme ce livre est, entre autres, l'histoire de voyages lointains à travers de nombreux pays et continents où j'ai souvent parlé avec des gens qui eux-mêmes avaient émigré de pays en pays, il importe de dire un mot sur l'usage qui est fait de la langue. Chaque fois que l'anglais était la langue utilisée pour les interviews, j'ai reproduit l'anglais parlé de mes interlocuteurs, en dépit de sa maladresse, puisque les tournures idiosyncrasiques, les accents et les expressions des gens avec qui j'ai parlé au cours de ma recherche font partie de la culture, presque disparue à présent, qui est, dans une certaine mesure, l'objet de cette recherche ; j'ai traité de la même façon l'anglais des traducteurs auxquels j'ai fait appel de temps en temps. J'ai transcrit, en général, le yiddish conformément aux règles de l'YIVO, sauf lorsque ces règles étaient en contradiction avec mon souvenir de certaines prononciations. Les citations tirées des dépositions de témoins en polonais, obtenues auprès de Yad Vashem, ont été données dans une traduction anglaise, faite spécialement pour les besoins de ce livre.

En ce qui concerne les noms de lieux, j'ai utilisé la plupart du temps les orthographes polonaise et ukrainienne d'aujourd'hui lorsque je me réfère aux villes, petites et grandes, que j'ai visitées, mais – en partie pour les besoins de la précision historique et en partie pour suggérer l'atmosphère d'une époque disparue – j'ai eu recours à des orthographes plus anciennes dans les passages qui décrivent des événements d'un passé lointain. Par exemple, je parle de mes voyages à L'viv en 2001 et 2005, mais je me réfère plusieurs fois à l'école de Lwow, ce groupe de mathématiciens qui a fleuri pendant l'entre-deux-guerres, puisque la ville ukrainienne de L'viv aujourd'hui était connue alors sous le nom de Lwow, ville polonaise. La seule exception, plus ou moins cohérente, à cette règle – pardonnable, je l'espère – est l'usage que je fais de la vieille orthographe allemande pour le nom de la ville que les atlas répertorient aujourd'hui sous son nom ukrainien de Bolekhiv et que la plupart des gens que j'ai interviewés appelaient par son nom polonais de Bolechów, mais que ma famille, qui y avait vécu plus de trois siècles, a toujours appelée Bolechow – j'ai été incapable de rompre cette habitude.