Passage du poète

Charles-Ferdinand Ramuz · Chapitre 12 sur 15

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Passage du poète

Chapitre 12

 

 

Ils partent tous ensemble, ils rentrent tous ensemble.

On voit, en ce mois de juillet, qu’on a eu raison de bâtir serré le plus qu’on a pu, avec la moitié des maisons sous terre.

Mlle Ducimetière la couturière se réjouit d’être dans une chambre où le soleil n’est jamais entré, avec son apprentie et une réassujettie9 (comme on dit ici), une machine à pied et une machine à main ; et aussi, heureusement, beaucoup d’ouvrage parce qu’il y a cette fête qui se prépare pour le mois d’août.

Le bruit des deux machines tournant en même temps se fait entendre ; puis il n’y a plus eu que le bruit de l’une des deux, celle à pied, puis de nouveau le bruit des deux pendant que les hommes viennent, la lance de cuivre sous le bras.

Et pendant ce temps, sur la place, Besson continue à faire ses paniers, disant le pays et le refaisant, mettant les lignes l’une sur l’autre, comme l’écrivain ses vers ou sa prose ; – disant le pays et ses murs par les tiges de l’osier dont il met les unes en travers et les autres viennent s’y nouer ; – sans qu’on le sache, sans qu’on s’en doute, bien tranquille et silencieux, sur la place, sous les platanes, tout

 

9 Employée réengagée la première année après son apprentissage. (Note du correcteur – ELG.)

– 95 – seul dans sa chemise grise et avec son tablier vert, faisant bouger ses mains au-dessus de son tablier vert.

Midi sonne.

On entend crier : c’est les enfants qui sortent de l’école. Ça va. Il y a le bruit des socques sur le pavé, ça va. Et puis Besson fait toujours ses paniers : alors les enfants s’arrêtent. C’est quand toutes les cheminées fument, quand l’odeur de la soupe vient dehors avec la vapeur. Et Besson tout à coup, levant la tête, à un des petits :

— Ça te plairait, cet ouvrage, à toi ?… Eh bien, quand je m’en irai, veux-tu que je te prenne avec moi ?

L’autre qui est gêné, baisse la tête, devient tout rouge, n’ose pas dire non, – et deux hommes qui viennent encore avec la hotte, et c’est midi ; deux hommes encore dans la ruelle dont ils prennent toute la largeur, qui viennent, et on voit luire au-dessus de leur tête le manche des outils que leurs mains ont poli.

Mlle Ducimetière qui est assise près de la fenêtre porte une seconde les yeux de côté, puis les a remis à son aiguille, pendant que Besson remet les siens sur ses paniers.

Et ça va comme ça jusqu’à ce qu’il n’y ait plus per-sonne ; alors il y a eu une grande assemblée de moineaux dans les platanes, où ils se sont posés sur la pierre des branches, mais ils commencent à être cachés, parce qu’une grosse feuille par-ci par-là y pend comme si dans la pierre poussaient des plantes.

Ils ont une grande réunion en même temps qu’ils parlent tous ensemble, se demandant où est le vieil homme au ta-blier vert qui tout à l’heure était installé entre les troncs.

 

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Il y a dans l’ombre ronde, l’ombre ronde et claire, toute percée de trous comme une grosse éponge : ils ne savent pas bien ce que c’est de là-haut, ils se sont d’abord méfiés, mais c’est quelque chose qui ne bouge pas, alors ils se rappro-chent de plus en plus, penchant la tête pour mieux voir.

Dans l’ombre, avec des taches de soleil dessus, ces pa-quets de verges, comme celles dont on se sert pour fouetter les enfants, rouges ou vertes, ou blanches comme de l’os et trempant dans l’eau d’une seille, – regarde voir. Et ça ?

Il a oublié son couteau peut-être, il a renversé son ta-bouret en partant ; non, c’est exprès.

Et puis ça ?

C’est son mouchoir de poche. À grands ramages jaunes sur fond rouge.

 

Et dès les une heure, départ ; et retour à sept heures, à huit heures du soir.

Le bel ordre que c’est comme dans une horloge. Comme quand on tire sur des poids, et puis ça va. Les petites filles sur les chemins grimpent ou descendent, disant que c’est quatre heures avec leurs paniers couverts d’un linge blanc, d’où sort à chaque bout le cou des bouteilles ; allant le plus vite qu’elles peuvent sur les petits sentiers raboteux, diffi-ciles, par ces durs escaliers de vignes ; et puis, pour revenir, elles vont un peu moins vite, regardant dans les buissons s’il n’y a pas déjà des mûres, sans attendre qu’elles soient noires parce qu’elles les aiment mieux vertes.

Et passage du poète. Et en bas tout va. Et en haut tout va.

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Sur le cadran du ciel avec ses chiffres, on a vu tourner bien régulièrement la grande aiguille et la grande aiguille pencher toujours plus.

Ils ont eu encore un moment le soleil en face d’eux pour le retour sur leurs corniches. Ils ont été pendus dans l’air là, un moment, allant sur un mur dans le vide. Allant l’un der-rière l’autre sur le mur, avec une voile au bout du bras, à la corne de leur épaule une montagne, et quelque chose comme un peu de ciel dégouttant en plus épais autour de l’aile de leur chapeau.

Ils lèvent le bras, ils laissent tomber la voile qui les quitte fuyant vers en bas comme un papillon qui quitte la fleur ; de l’épaule, ils ont poussé de côté la montagne.

Ils montent un peu à cause du mur qui monte, ils entrent davantage dans le ciel qu’ils déchirent, agrandissant de plus en plus la déchirure ; puis, prenant par un escalier au flanc du plus haut de ces murs d’ici, par la porte de fer pas encore fermée à clef ils sont arrivés sur la route.

Là, ils ont eu le soleil face à eux dans son dernier mo-ment de chute, quand il regarde avec un visage tout à fait dressé de côté, semble hésiter un instant, le fait bouger par petites secousses, – puis, comme s’il était appelé et s’il voyait qu’il n’y a plus moyen… tout d’un coup.

Et eux, sur leur poitrine, il y a ce changement d’éclairage ; ils ont été repeints comme à neuf. Alors est-ce qu’ils sont bien trois, parce qu’ils sont tous les trois le même ? Peints pareillement du dehors : les différences, s’il y en a, sont dessous et ne comptent plus. Ils entrent à trois dans le café rose et il semble que ce soit le même homme qui entre trois fois. Ils se mettent à la même table. Ils lèvent en

 

– 98 – même temps leur verre. Ils trinquent en même temps et les trois verres ne rendent qu’un seul son. On ne sait pas quel est celui des trois qui parle, quand ils parlent ; on ne sait même pas s’il parle ou bien si ce n’est pas encore le bruit du râcloir dans les vignes, tellement tout se tient. Et tout à coup ils disent : « Et celui-là ? » Les trois ensemble, ils se tournent vers le coin de la pièce où il y en a un qui est seul, où il y en a un qui n’est pas avec eux et est à part, un qui se voit sépa-rément, et il ne faut pas.

Ça gâterait tout. Ils disent : « Ça gâterait tout !… Eh ! là-bas, qui es-tu ? »

Puis : « Ah ! c’est toi, Lambelet ! alors qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas ? Viens vers nous… tu nous expliqueras ça… »

L’autre n’a pas l’air de vouloir venir d’abord et ne bouge toujours pas, se tenant dans son coin les coudes sur la table : c’est un jeune homme, un tout jeune homme, vingt-deux ans peut-être, vingt-trois ans. « Lambelet ! Eh ! Lambelet. Tu ne veux pas ? alors attends seulement… » Et, comme ils ont fait avec Gilliéron, ils vont le chercher, l’ayant pris par le bras, l’ayant pris par le bras et amené : « Allons, arrive ! Et à pré-sent explique-nous… » l’ayant assis au milieu d’eux, puis tout à coup : « Non ! ne dis rien… »

— Ne dis rien, Lambelet, tais-toi… Montre-nous seule-ment ta figure…

Alors ils le forcent à lever la tête, ils rient : « Oh ! si ce n’est que ça ! »

— Oh ! si ce n’est que ça, Lambelet… Une fille… cette Mathilde, rien d’autre ? pas autre chose ?…

Et puis, l’ayant regardé :

 

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— Non, c’est bien tout… Alors viens seulement avec nous, on ira vers elle, on ira ensemble.

L’ayant fait boire, lui aussi, parce qu’il avait ses trois dé-cis à lui et son verre, mais ils ont été les chercher : alors il y a eu quatre verres, et puis ils ont trinqué et il n’y a plus eu qu’un verre.

— Et tu vois, Lambelet, on a tout deviné.

Ils lui disent :

— On est toi, tu es nous… On te lit dedans, on te prend, tu n’existes plus, nous non plus… Santé !… Et puis, on ira la trouver, n’aie pas peur, on ne te quitte pas… Tu veux ? bien sûr que tu veux !

Puis, parce que le jour s’en va, ils ont dit : « Eh bien, en route… » ils sortent.

Et Lambelet est avec eux, Lambelet est au milieu d’eux. Il n’y a plus eu de Lambelet. Il est entré dans les trois qu’ils étaient, ce qui en fait quatre, mais un. Ils marchent l’un à cô-té de l’autre, tenant toute la largeur de la route, on ne les a plus distingués ; c’est la ressemblance des corps, il n’y a plus de différence et c’est la communication des cœurs et ils ne sont plus séparés…

 

Temps où les jours ne veulent pas finir dans un ciel qui est jaune et vert avec une première étoile.

Elles attendent cette heure-là, et qu’il n’y ait si possible plus personne dans les vignes, étant sans bas et sans corset, – rien qu’une robe sur le corps, les pieds nus dans des espa-drilles.

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Elles tiennent roulé dans le linge leur costume, et s’arrangent pour être quatre ou cinq, sous cette première étoile qui est Vénus, à ce qu’on dit, et ce ciel jaune et vert, ce ciel de deux couleurs, ce ciel comme un drapeau.

Elles s’arrangent de façon à être plusieurs pour des-cendre et marchent vite, parlant bas ; alors le village les a laissé sortir, les a laissé tomber, s’étant entr’ouvert, à la pente, tandis que l’une derrière l’autre elles dégringolent le chemin.

Et, heureusement, plus personne.

Voilà qu’elles arrivent déjà au-dessus du raidillon, là il y a ce second groupe de maisons, le chemin tourne : toujours personne.

Mais, comme elles viennent de prendre le contour, tout à coup : « Calamin ! Calamin, mon Dieu ! »

Calamin, lui, monte le chemin ; il les voit, il étend les bras :

— Pas trop vite, mesdemoiselles !…

Il dit :

— Vous ne passerez pas avant que ce soit oui… Parce que vous allez me prendre avec vous, mesdemoiselles… Un bain, ça fait toujours du bien.

— Défense de passer, qu’il dit… Est-ce oui ? est-ce non ?

Il dit :

— C’est non ? Eh bien, on ne passe pas…

 

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Et il s’avance, tenant toujours les bras tendus, de sorte qu’il barre le chemin ; et il y a le mur d’un côté, le petit ravin de l’autre…

Comment est-ce qu’elles ont fait pour passer quand même ?

Il faut dire que Calamin n’est jamais très solide sur ses pieds. Elles se sont poussées l’une l’autre en avant, il est allé donner des épaules contre le mur ; elles ne sont déjà plus là.

Lui, d’ailleurs, ne se fâche pas ; il est resté comme il était, c’est plus commode. Et d’où il est il leur tire son cha-peau :

— Tant pis, ce sera pour une autre fois.

Leur tirant un coup de chapeau, et puis pas seulement à elles et dans leur direction, mais aux choses en général, les murs, le mont, saluant les murs et les vignes, les frênes du ravin ; saluant les choses tout autour de lui, saluant le pays en rond.

Tandis qu’un éclat de rire, là-bas, lui a répondu et il est resté tout seul contre son mur…

Elles sont descendues l’escalier ; elles ont traversé la route, la voie ferrée ; elles ont vite encore, en arrivant, re-gardé du côté de la baie, parce que souvent les pêcheurs y sont encore, alors ils font exprès de ne plus s’en aller.

Mais il n’y a plus de pêcheurs, il y a que c’est seulement bien lisse, bien tranquille, sur cette belle eau de deux cou-leurs comme le ciel et elle aussi comme un drapeau.

Elles ont été s’asseoir sous le saule. C’est le temps où les jours ne veulent plus finir. Le soleil a attendu tant qu’il a pu

– 102 – avant de nous quitter. Le sable est encore tout habité par lui ; il n’y a plus de soleil au ciel, mais il vit encore dans le sable et dans les galets plats où il est, où il vit, où il est revenu, et qui sont brûlants sous les pieds comme des fers à repasser.

Elles lèvent rapidement l’un après l’autre leurs pieds nus, en même temps qu’elles ont encore jeté un regard tout autour d’elles. La baie est là avec la ligne des maisons au fond et les peupliers dont l’image noire est dans l’eau comme des tombereaux de nuit qu’on serait venu y vider. Et toujours rien, toujours rien que la baie et l’étoile au ciel, cette seule étoile : alors elles sortent un bras, sortent l’autre ; – neuf heures, temps où les jours n’en finissent plus, il fait jour en-core, il y a encore un reste de jour, – les deux bras, puis les épaules, sous le saule, ne se parlant plus, et silence partout.

Il n’y a qu’une étoile au ciel, mais il y a sur le mont comme si toutes les autres y étaient tombées, silencieuses, une et une, deux et trois ensemble à certaines places, et elles vont s’éteindre comme ça va habituellement.

Une première fille s’est avancée ; elle a un costume rose. Une deuxième s’avance dans un costume qui semble noir, parce que ne voit plus bien les couleurs. Elles ont été deux, elles ont été trois ; la troisième est en chemise. Elles tiennent les bras écartés, à cause des pierres pointues. « Aïe ! aïe ! » les pierres leur font mal aux pieds. Balançant les bras et puis : « Aïe ! » tandis qu’elles vont, sombres contre l’eau pas encore tout à fait éteinte, dans le beau soir et vers la belle nuit, et elles balancent les bras comme le danseur de corde sur sa corde.

Et l’une d’elles s’est retournée :

— Tu viens, Mathilde ? dépêche-toi !

 

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Parce que Mathilde est encore sous le saule, et Ma-thilde :

— Est-ce qu’elle est bonne ?

— Tu n’as qu’à venir essayer.

Alors Mathilde vient à son tour, tandis que les autres se retournent : alors elle est vue autrement, et non plus contre l’éclairage, mais éclairée, avec sa peau qui est d’une couleur, ses bras, ses jambes, son cou, sa tête d’une couleur, son corps d’une autre, – qui se hâte, elle, parce qu’on l’attend.

Mais elle s’arrête :

— Qu’est-ce qu’on entend ?

Et, en effet, qu’est-ce qu’on entend ?

Alors, toutes les quatre, elles reviennent en arrière, quand il y a eu ce bruit dans le mont comme si le mont se réveillait : un drôle de bruit, dont on ne sait pas s’il vient de près ou de très loin, on ne sait pas bien ce que c’est, ni où il va, ni d’où il est parti ; puis elles se mettent à rire : c’est le garde-voie sur sa draisine, le garde-voie qui fait sa tournée d’inspection comme chaque soir, quelqu’un de peu dange-reux, parce qu’il ne peut pas quitter sa machine, ramant des deux bras dessus.

— Et puis si c’est celui qu’on croit, tu sais qu’il n’a qu’un œil… Est-ce seulement le bon qui est de notre côté ?

Il n’a qu’un œil, l’autre est crevé. Et elles sortent à nou-veau, et elles l’ont vu là, un peu au-dessus d’elles allant le long de la ligne, sous les poteaux du télégraphe, sur sa ma-chine, – qui passe, sans se tourner vers elles, qui est devenu plus petit : et peu à peu on le voit qui s’en va.

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Alors elles ont eu envie de l’appeler.

— Eh ! là-bas l’homme…

Comme elles ont fait, mais il n’entend pas : il fait trop de bruit. Et puis c’est un métier où on n’a pas le droit de se lais-ser distraire.

— Tant pis pour lui !

Peut-être qu’elles sont un peu fâchées.

Et tout à coup voilà qu’elles aussi se sont mises à faire le plus de bruit qu’elles ont pu dans toute cette tranquillité.

Elles ont à présent des costumes noirs quand elles se montrent, ou bien plus de costumes du tout tellement ils col-lent de partout, – nues comme dans le commencement du monde. Avec leurs hanches à elles, et seulement leurs choses à elles, et non pas ce qui est dessus. Et puis des rires, et puis se montrant tout entières, et puis disparues, et puis tout se tait. Il y a sur l’eau comme quand le pêcheur vient de lancer sa ligne et l’hameçon avec l’appât descend, mais pas le bou-chon. Avec la main on dérange une étoile, et on ôte une étoile comme si on cueillait une fleur. Doucement, les bras, les jambes. Du bout du pied on tâte le moelleux d’en bas, connaissant qu’il n’a pas de fin, et on est perdues dans de l’épaisseur, s’étant débarrassées du poids de sa personne. Une à présent qui fait la planche ; une autre qui s’est mise debout. Et on entend un bruit alors comme quand il y a une bataille de cygnes : c’est quand elles s’envoient des paquets d’eau l’une à l’autre et le beau miroir autour d’elles est cassé en cent mille morceaux.

 

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Se poursuivant, tombant, se relevant ; et le bruit qu’elles font les a empêchées d’entendre l’autre dans les vignes, quand les garçons y ont dégringolé…

À ce moment, il y a un silence : à ce moment une pierre du mur qui tenait mal tombe du mur.

Elles ont couru le plus vite qu’elles ont pu jusqu’au saule, jusque sous le saule ; elles s’y sont blotties, – plus rien.

Pendant qu’en bas les lumières s’éteignent, mais pour chacune qui s’éteint, une autre dans le ciel s’allume, comme si on tournait là-haut aussi les commutateurs.

Pendant qu’il n’y a plus qu’une seule couleur bleue sur l’eau, – pendant qu’elles se taisent là ; et puis l’une d’elles tout bas : « Mathilde ! »

— Écoute, c’est toi que ça regarde… Sûrement que c’est lui…

Et de dedans les branches et le feuillage, elles ne peu-vent pas voir qui c’est, et ainsi elles n’ont pas vu qu’il y avait quatre têtes là-bas, quatre têtes qui sortent, s’étant d’abord tenues cachées, et regardent par dessus le mur.

 

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