Possède-Moi: Dark Romance et Mafia (Les Maîtres de la Corse) (French Edition)

Chapitre 16

SEIZE

 

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Fabien

SI ELLE SAVAIT ce que j'ai fait pour qu’elle reste avec moi, elle prendrait probablement la fuite.

Bon sang, j’ai l’impression qu’elle cherche déjà à fuir. Mais nous sommes sur le point de connaître une percée, de passer à l’action, et je ne peux pas laisser la raison s’en mêler.

Peut-être que j’ai poussé les choses trop loin. Pendant des années, je me suis dit que la fin justifiait les moyens.

Est-ce vraiment le cas ?

Je ne peux pas me permettre de penser à ça maintenant. Nous devons aller rejoindre l’équipe de sécurité.

Nous avons un travail à faire.

Nous sortons de la voiture et entrons dans la Maison.

Personne ne nous suit.

Personne ne nous attaque.

Il faut que je ferme cet endroit et mette tout le monde en sécurité avant que Nicolette et moi rejoignions la sécurité.

Gwen fait les cent pas dans l'entrée quand nous entrons.

- Vous êtes là ! Mon dieu ! dit-elle en levant les mains au ciel. Je me suis fait un sang d’encre ! Elle prend Nicolette dans ses bras et l'embrasse, puis son regard se pose sur les vêtements tachés de sang de Nicolette. Oh mon dieu, tu vas bien ?

- Oui, dit Nicolette, avant de pousser un soupir. Je... nous avons eu un incident. Plusieurs, en fait, mais je vais bien. Fabien... dit-elle en me regardant. Fabien s'en est assuré.

Je sens ma conscience me titiller alors que je ne savais même pas que j’en avais une.

Gwen me regarde fixement et finit par hocher la tête à contrecœur. Elle sait tout aussi bien que moi que ce n’est pas parce que je me suis assurée que Nicolette était en sécurité qu’elle ne courait aucun danger. Si ce n’avait pas été pour moi, elle ne se serait jamais retrouvée dans une telle situation.

- Nous avons des choses à faire, dit Nicolette en prenant une grande inspiration. Mais on se retrouve plus tard, d'accord ? Elle se penche vers Gwen et la serre à nouveau dans ses bras dans un geste impulsif.

- J’ai hâte, et il faut que tu voies Joëlle aussi, dit-elle, elle va me tuer si je ne lui dis pas.

Nicolette n’arrive même pas à sourire. La pauvre.

- Nous allons dans ma chambre, dis-je à Gwen. Nous sommes fermés pour la nuit. Plus de clients. Tout le monde sera payé double, et demain, nous discuterons des différentes possibilités qui s’offrent à nous.

- Oui, monsieur, dit Gwen en acquiesçant.

- Comment va Cosette ?

- Un peu secouée, mais sinon ça va.

- Bien. Nous allons nous assurer qu’elle va bien.

De nouveaux agents de sécurité passent devant la porte.

- Ce serait peut-être une bonne idée de remettre ça à demain ? propose Gwen. Elle était tellement anxieuse après ce qui s'est passé que je lui ai donné un somnifère. Elle dort dans ma chambre pour l’instant. .

- Bien sûr. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez comment me joindre. Bonne nuit.

Nous marchons main dans la main jusqu'à ma chambre.

- Pauvre Cosette, dit Nicolette avec un soupir.

- Elle est solide. Vous l'êtes toutes. Elle va s'en sortir, tu verras.

Nous marchons en silence.

J'ouvre la porte de ma chambre et l'entraîne à l'intérieur. Je me dirige vers le canapé près de la fenêtre qui donne sur les montagnes et l’attire sur mes genoux.

- Fabien...

- N’essaie même pas de m’en dissuader. Nous avons tout le temps. Donne-moi trente secondes avec toi avant qu’on se prépare, on le mérite bien.

Elle ouvre la bouche comme pour protester, puis la referme.

- Bonne fille, dis-je en passant ma main dans ses cheveux. Tu as fait du bon travail. Comment te sens-tu après ce qui s’est passé ?

- Je me sens comme... commence-t-elle avant de prendre une profonde inspiration, et c’est comme si son petit corps se dilatait contre le mien. Elle expire et son corps se détend contre moi. J’ai trop d’informations à assimiler, dit-elle. J’ai l’impression de… de ne pas comprendre ce qui se passe, il faut d’abord que je prenne le temp d’y réfléchir. Mais le plus difficile pour l’instant, c’est de ne pas réussir à joindre Savannah. En toute logique, je devrais me dire que tout va bien et que je ne devrais pas me faire de souci, mais après ce qui s’est passé aujourd’hui, impossible de faire taire cette partie de mon cerveau qui s’inquiète vraiment.

- Je comprends.

Je ne la laisserai pas prendre ses distances avec moi. Je ne la laisserai pas partir. Mais je refuse de la garder prisonnière comme un oiseau en cage. Je veux qu'elle sache qu'elle est en sécurité avec moi.

Je sors mon téléphone et passe un coup de fil. Louis décroche à la première sonnerie.

- Patron ? Que puis-je faire pour vous ?

- Je croyais que tu étais à l'hôpital ?

- Nah, vous me connaissez. Ils m’ont rafistolé et je suis rentré à la maison, prêt à reprendre du service. Que se passe-t-il ?

Je le mets brièvement au courant.

- Sa sœur est à Boston. Tu peux lui demander une faveur ?

- À Rossi ?

- Bien sûr.

Roméo Rossi, le plus puissant patron de la pègre de Boston, nous doit une faveur. Sa plus jeune sœur a eu des ennuis et a été envoyée en Toscane il y a quelques années, et il n'avait personne en poste pour assurer sa surveillance. Nous avons envoyé nos gardes en attendant que le reste de la famille la rejoignent, juste à temps pour la sauver d'une attaque perpétrée par un leurs ennemis. Il m’a promis qu’il me rendrait la pareille si j’en avais besoin.

- Tu me fais un rapport, d’accord ?

- Bien sûr. Je m'en charge.

Je raccroche.

- Nous avons des amis à Boston.

- Ok, dit-elle en hochant la tête. Merci. Et ils vont s’assurer qu'elle va bien ?

- Oui, ils me feront leur rapport immédiatement. Mais je suis certain qu’elle va bien, Nicolette, je préfère simplement éviter de prendre des risques.

- Très bien alors. Merci. Elle jette un coup d'œil à l'horloge suspendue au mur. Et il est probablement temps pour nous d’enfiler nos déguisements. Mon dieu, je sens que j'ai besoin d'un verre, mais je ne veux pas courir le risque de perdre le contrôle.

Je ne peux pas m'en empêcher. Je l’attire vers moi et l’embrasse sur la tempe. Je l’embrasse sur les joues, puis je pose mes lèvres sur les siennes.

- Je vais t'aider à perdre le contrôle.

- Je sais très bien que vous en êtes capable, dit-elle en poussant un soupir. Mais pourquoi suis-je à la fois excitée et terrifiée ?

- Parce que le contrôle est une chose lourde à porter. Cela peut être érotique de s'abandonner à quelqu'un, parce qu’on se met en position de vulnérabilité et que l’on repousse les limites de la confiance. Mais cela peut être aussi effrayant, car on n’a aucune idée de ce que cela signifie réellement, tu comprends ? Et c’est justement ce que je vais faire.

En hochant la tête, elle se tourne vers moi et prend mon visage entre ses deux mains.

Je cligne des yeux, soudain étrangement ému par la tendresse que je lis dans son regard.

- Quoi ? Je demande à voix basse.

- C’est comme ça que je veux me souvenir de vous, murmure-t-elle pour toute réponse.

Je voudrais lui dire qu'elle n'a pas besoin de se souvenir de moi. Je voudrais lui dire que nous pouvons rester ensemble, que nous resterons ensemble, parce que même si elle le voulait, je ne la laisserai pas partir. Je voudrais lui dire que si elle ressent la même chose que moi, nous pouvons poursuivre cette relation, nous pouvons tout faire pour être ensemble, nous sommes faits l’un pour l’autre.

- Ça me rend nerveuse de voir l’heure tourner, finit-elle par murmurer.

Je regarde l'horloge. Il nous reste quinze minutes avant que l’équipe de sécurité n’arrive sur les lieux.

- Allons-y. Heureusement, je crois que nous n’aurons pas besoin de beaucoup de temps pour nous déguiser ?

- Non.

Nous ne nous habillerons pas ici pour éviter d’éveiller les soupçons. Nous ferons ça dans la voiture, sur la route.

- Nous sortirons par l'entrée de derrière. C’est celle qui est réservée aux V.I.P. payants, aux célébrités qui seraient immédiatement reconnues si quelqu'un les voyait. Nous faisons payer un prix substantiel pour garantir la confidentialité, car nous devons à tout prix éviter que des paparazzi ne surprennent un Premier ministre ou une célébrité dans le bordel le plus populaire de Corse.

Nicolette acquiesce, et nous quittons mon appartement main dans la main quand son téléphone sonne.

- Ah, c'est Savannah, dit-elle en poussant un soupir de soulagement. Dieu merci. Elle décroche et parle d’une voix précipitée.

- Savannah ? C'est toi ?

Elle reste silencieuse en écoutant sa sœur, puis s’effondre contre mon épaule et se met à sangloter. La pauvre était encore plus inquiète que je le pensais. Je me sens assailli d’un violent sentiment de culpabilité.

Je la serre contre moi.

- Elle va bien, murmure-t-elle à mon intention tout en continuant à écouter sa sœur, les sourcils froncés. Non ! Oh mon dieu, non ! Tu es sérieuse ? Elle me regarde et elle retire rapidement son téléphone de son oreille le temps de le mettre sur haut-parleur. Elle a les mains qui tremblent.

- Savannah, je suis avec mon ami Fabien, je t’ai mis sur haut-parleur. Fabien, ma sœur Savannah. Savannah, Fabien a envoyé des hommes à lui pour s’assurer que tu allais bien.

Nous traversons le hall à pas rapides pour rejoindre la voiture que j'ai demandée. Il nous reste dix minutes avant que nous arrivions à rejoindre la sécurité.

Je pousse la porte et sors dans la nuit noire, ma main dans la sienne.

- Merci, Fabien, dit Savannah. Hier soir, un type m’a suivie, j’ai eu une peur bleue et j’ai préféré aller dormir chez une amie. Il a essayé de me voler mon sac à main, mais j'ai réussi à m'enfuir. J'ai appelé la police mais ils n’ont pas réussi à le retrouver, et j'étais nerveuse à l’idée de rentrer chez moi.

- Bien entendu, dit Nicolette d’un ton compatissant. Oh, ma pauvre !

J'ouvre la portière de la voiture et récupère les clés, puis je lui ouvre la portière côté passager.

Elle se glisse sur le siège à côté de moi, et j'écoute la suite du récit de sa sœur.

- Je suis content que tu ailles bien, finis-je par dire à Savannah.

- Moi aussi, ajoute Nicolette. Écoute, ma chérie, nous avons quelque chose à faire rapidement, je t'appelle à mon retour, d'accord ?

- Aucun problème. Et merci encore, dit Savannah. Elle raccroche et Nicolette repose son téléphone.

- J'aimerais tellement qu'elle soit là, dit-elle. Enfin, peut-on revoir le déroulement du plan une dernière fois ?

- Allons-y.

- Donc nous entrons en tenue. J’aurai enfilé cette espèce de robe moulante violette et ces bottes qui me remontent presque jusqu’aux fesses. Nous avons pris une chambre privative, donc après avoir fait une apparition dans la salle de réception, nous nous dirigeons vers les chambres privées. Le talisman se trouve dans la chambre numéro six.

- C’est ça. Milo a fait en sorte qu'il n'y ait pas d'agent de sécurité pendant dix minutes.

- Je regarderai exactement comment le talisman est posé, et vous le remplacerez par la réplique.

- Et nous filerons avant l’arrivée du garde suivant.

- Avec la réplique à la place de l’original. Et où est cette réplique ?

- Tout a été organisé à l’avance, elle devrait être juste là, dans la boîte à gants. Ouvre-la, s’il te plait.

Elle se penche et ouvre la boîte à gants.

- Elle est censée être là-dedans ? Elle fait quelle taille ?

- Elle devrait tenir dans la paume de ta main.

Je jette un coup d'œil, me sentant gagné par la panique. Merde.

Il n'y a rien là.

- Qui était censé la mettre là ?

- Un des hommes de Thayer. J’appuie sur le bouton du haut-parleur de la voiture et je compose son numéro en lâchant une bardée de jurons.

- J'allais justement t'appeler, répond-il. Ils n’ont pas réussi à arriver à temps.

Bien entendu. L’heure avait été modifiée. Nous n’étions pas censés partir avant demain matin.

J’ai l’impression de tomber dans le vide.

Je pousse un juron. Quelque part, une réplique exacte du talisman de Napoléon attend, logée dans sa boîte en velours.

Il me la faut absolument.

- Vous pensez qu’on active le plan B ? demande Nicolette.

- Oui, dis-je d’une voix un peu saccadée. On active le plan B.

- Donc on prend le talisman et on baise ?

Hors de question.

- Tu es complètement folle ? Tu penses vraiment que je te ferais prendre de tels risques ? On retrouve l'assistant de Thayer et on récupère la réplique maintenant. On arrive à l'Underground un peu plus tard que prévu et on fait comme on a dit.

Fronçant les sourcils, elle me regarde avec curiosité.

- Et... qu’est-ce que ça va changer, à votre avis ?

- L’équipe de sécurité sera déjà là, pour commencer. Il va donc falloir qu’on trouve un moyen de les éviter. Deuxièmement, il se pourrait qu’on soit plus exposés. Nous ne pourrons pas être certains que le talisman soit déjà arrivé dans la chambre, et s’ils ont changé de plan, nous n’en saurons rien non plus.

- Plus exposés... de quelle manière ?

- Je ne suis pas sûr, dis-je en poussant un soupir. Mais je te promets que je te protègerai.

- Quel dommage, dit-elle en me lançant un regard en coin. J’avais espéré que les choses prennent un tour un peu coquin.

Je dois faire un effort considérable pour me retenir d’arrêter la voiture sur le bord de la route et passer tout de suite à la partie coquine.

- Ne t’inquiète pas pour ça. Tu as oublié que tu serais mon esclave ?

Elle hoche la tête et laisse son doigt courir le long du siège.

- J’ai hâte, dit-elle en déglutissant de manière parfaitement audible.

Je bande rien qu’en l’imaginant à genoux devant moi, soumise et désireuse de me servir.

- Fabien ?

- Mmm ?

- Vous êtes toujours là ? Vous étiez là et d’un seul coup, c’est comme si vous étiez ailleurs, comme si vous ne m’aviez pas entendue.

Je pose une main sur son genou.

- Je pensais à ce que je te ferais une fois que nous serons là-bas.

- Vous n’êtes pas sérieux, murmure-t-elle, les joues rosies et les yeux écarquillés, trahissant à quel point l’idée l’excite elle aussi.

- Bien sûr que je suis sérieux. Tu crois que je plaisanterais avec quelque chose comme ça ? Fais-moi confiance, je compte bien mettre chaque foutue minute là-bas à profit.

L’idée de l’avoir pour moi tout seul. Obéissante et soumise. Et je pourrai faire d’elle tout ce que je voudrai.

Elle va finir par découvrir ce que tu as fait.

Je serre les dents et m'oblige à me concentrer sur ce que je dois faire, sur la suite des événements. Je ne peux pas me permettre de me disperser maintenant.

Nous devons trouver le talisman.

Nous devons aller chercher Lyam.

Et Nicolette sera à moi.

Je me dis que si elle sait pourquoi j’ai fait de tels choix... peut-être qu'elle me pardonnera.

Ou bien va-t-elle se contenter de remplir sa part du marché, prendre son argent et partir ? Elle n'est pas ici parce qu'elle m'aime. Elle est ici parce que je l'ai achetée et que je vais lui verser deux millions de dollars. Si je lui donnais cet argent maintenant, elle partirait probablement. Elle retournerait chez sa sœur aux États-Unis et je ne la reverrais jamais.

Je devais agir ainsi, je n’avais pas le choix.

Je lui ai laissé croire que je la laisserais partir, mais je n’en ferai rien.

Ça n'a jamais été mon plan.

Je la paierai. Je le lui ai promis.

Je subviendrai à tous ces besoins. Je lui donnerai tout ce qu'elle désire.

- Où doit-on le rencontrer ?

- Qui te dit que c’est un homme ?

Pour toute réponse, elle se contente de me regarder en haussant les sourcils.

- Il y a un endroit où nous pourrons nous garer à côté de l'entrée du métro. Un petit restaurant au coin de la rue. Une femme de l'établissement nous retrouvera devant. Tu la salueras et tu prendras le paquet qu’elle te donnera. Puis nous irons jusqu'à l’Underground à pied.

- A quoi ressemble-t-elle ?

- Thayer m’a dit qu'elle porterait du rouge et du noir.

- C'est tout ? .

- Il a dit qu'elle était sexy, dit-il d’un ton dédaigneux.

- Est-ce qu'il dit ça de tout le monde ?

Je me demande si j’ai imaginé la pointe de jalousie que j’ai cru entendre dans sa voix. Ne veut-elle pas que je côtoie d'autres femmes séduisantes ?

Se pourrait-il qu’elle soit jalouse ?

Si elle avait l'intention de partir une fois sa mission remplie, pourquoi prendrait-elle la peine de céder à de tels sentiments...

- Non. Il est... très difficile. Certains pourraient même dire qu'il est impossible de le satisfaire. Il a des goûts… très sûrs.

Cette fois-ci, elle pince ostensiblement les lèvres et lève les yeux au ciel, et ce n’est clairement pas le fruit de mon imagination.

- Vraiment ?

D'abord elle est jalouse, maintenant elle prend un air offensé. Décidément, vivement que nous soyons à l’Underground.

Je tâche de prendre un ton sévère.

- Dans quelques minutes, nous entrerons dans l’Underground. Sur place, tu seras mon esclave. Tu devras m’obéir en tous points, et si tu ne le fais pas, tu seras punie. Tu seras là pour me servir. Tu ne pourras pas discuter les ordres que je te donne, tu ne me répondras pas, et si tu me désobéis, même en pensée, tu seras sanctionnée. Est-ce que je me fais bien comprendre ? C’est important, Nicolette. Il ne s’agit pas d’hommes et de femmes ordinaires. Il y a de véritables monstres parmi eux. Des gens qui n’hésiteraient pas un seul instant à te faire du mal. Des hommes capables de mettre fin à tes jours et de se débarrasser de ton corps sans qu’il en reste la moindre trace.

Je la regarde déglutir, et finalement hocher la tête.

- Oui. Bien sûr. C’est compris.

Je me penche vers elle et prends son menton dans ma main. Le regard qu’elle me rend m’adoucit avant même que je reprenne la parole.

- Nicolette.

Je t'aime.

Je ne peux pas risquer qu'elle s'enfuie. Je ne peux pas risquer qu'elle prenne peur. Il faut qu’elle sache, avant qu’un autre incident se produise, qu’elle peut me faire confiance.

- Oui ?

- Tu me fais confiance ?

Elle se penche plus près de moi, étonnamment différente dans son déguisement. Mais ses yeux… ce sont les yeux de la femme que j'aime.

- Bien sûr que oui.

Je me penche pour l'embrasser quand mon téléphone vibre.

- Nous devons y aller, murmure-t-elle.

Je jette un coup d'œil par la vitre et voit la silhouette d’une femme s’avancer vers nous d’un pas déterminé, vêtue de rouge et de noir de la tête aux pieds.

 

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