Un mystérieux amour
Une Pensée de Pascal
Et vous ignoreriez la véritable ivresse
Si, bravant la raison sur son trône usurpé, De votre cœur le cri d’éternelle tendresse
Ne s’était échappé.
Mais vous m’avez donné cette joie infinie. Qu’importe que je meure et que les temps soient courts! A votre lèvre enfin, qui raille, doute et nie,
J’ai fait dire: «Toujours!»
Une Pensée de Pascal
Pascal, tu disais: «Quand l’univers immense
O Briserait l’homme, astre humble et qui dans l’ombre a lui,
L’homme encor, méprisant l’univers en démence,
Serait plus grand que lui.»
«Tandis que la matière au hasard s’évertue, Lui, l’atome pensant, songe avant de périr; Le monde en l’écrasant ignore qu’il le tue;
Lui, sait qu’il va mourir.»
Et moi, je te réponds: Immortel solitaire,
Penseur sombre et puissant qui refusas d’aimer, Notre orgueil est plus haut, mais ton génie austère
N’a point su l’exprimer.