Conseil de discipline

Danny Tyran · Chapitre 4 sur 13

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Conseil de discipline

Chapitre 4

 

Quand Dod se réveilla le lendemain matin, le soleil était haut dans le ciel. Il n’y avait personne dans le dortoir. Que s’était-il passé ? Personne ne l’avait réveillé ? « Merde ! » se dit-il. Dod était sûr que Greg ne croirait jamais qu’il ne l’avait pas fait exprès. Il se leva et se rendit en classe où le professeur lui donna un papier pour son retard et pour avoir manqué au cours précédent.

Il avait envie de pleurer, pas parce qu’il serait puni encore une fois, mais parce que Greg serait en colère et ne voudrait sans doute plus s’occuper de lui. Il le confierait à Serguei ou à Pietr. Cette idée occupa ses pensées toute la journée.

Il se rendit à quatre heures au gymnase et attendit debout, en posture d’attente, que Greg vienne lui dire qu’il ne voulait plus d’un aussi pitoyable élève que lui. Il ferma les yeux. Une gifle le sortit brusquement de ses pensées, puis une autre et une autre encore.

Greg le tenait par la chemise et lui administrait des gifles dans de parfaits aller-retour de la main. Il avait l’air très en colère.

— Que fais-tu ici ? Ne t’ai-je pas dit de ne plus jouer à ce petit jeu ?

Dod tendit son papier à Greg en lui disant qu’il ne l’avait pas fait exprès.

— Je… Je n’ai pas dormi de la nuit. Ce matin, je n’ai pas entendu quand on est venu réveiller mon dortoir et Sacha ne m’a pas réveillé, comme il le fait d’habitude. Je ne l’ai pas fait exprès, je vous jure, Maître.

— À plat ventre par terre. Tout de suite !

Dod n’avait pu retenir son gémissement de soulagement quand il s’était étendu par terre. Greg n’allait pas le confier à un autre. Il voulait toujours s’occuper de lui !

— Je te donne deux minutes pour te lever de là, avait dit Greg en plaçant lourdement un pied sur ses reins. Pour chaque minute de plus que tu me feras attendre, ce sera une faute ajoutée à celles que tu as déjà. Et si tu me fais attendre trop longtemps, tu pourras demander à Sergei ou à Pietr de s’occuper de toi. Je n’aime pas du tout qu’on me fasse attendre, compris ?

Le ton de voix disait clairement qu’il ne mentait pas. Il n’était pas du genre patient, en tout cas, pas avec les élèves qu’il punissait.

Dod essaya de se redresser. Mais le pied posé sur ses reins était lourd et oppressant. Dod avait beau essayer de se dégager en poussant vers le haut et en se tortillant en tout sens, en essayant de se déplacer à gauche puis à droite, en avant ou en arrière, le pied le suivait sans relâche, pressant de plus en plus fort. Dod tenta de se retourner, mais le pied le maintenait fermement face contre sol. L’élève essaya donc d’attraper l’autre pied de Greg, pour lui faire perdre l’équilibre.

— Ne t’avise pas de me faire tomber. Crois-moi si je te dis que ce serait bien pire que de ne pas réussir à te relever.

Dod lutta sous le pied de Greg en rampant par terre et se déplaçant aussi vite que possible dans l’espoir de prendre Greg de vitesse. Il réussit même à se libérer un instant. Quand il réalisa que le pied n’était plus sur ses reins, il essaya de se relever aussi rapidement que possible. Mais Greg lui plaqua rapidement son pied au milieu du dos, le repoussant encore contre le sol.

— Deux minutes écoulées. À partir de maintenant, chaque minute compte comme une erreur supplémentaire.

Dod gémit de détresse. Il ne craignait pas tant un surplus de souffrance que de devoir demander à l’un des autres maîtres de s’occuper de lui. Il continua sa bataille pour se libérer. Mais plus le temps passait, plus il se fatiguait, plus ses mouvements devenaient lents, faibles et imprécis.

— Trois minutes.

Dod tenta de bander tous ses muscles pour repousser le pied, quitte à s’en rompre les reins s’il le fallait. Il réussit à soulever le pied de Greg d’un verchok, mais le jeune maître appuya avec plus de force. Dod se retrouva encore une fois plaqué au sol. Il essaya encore de faire la même chose, mais en se roulant de côté une fois le pied relevé. Mais il ne réussit qu’à se retrouver sur le ventre un peu plus loin et le pied de Greg était de nouveau sur lui. Dod avait même cru entendre Greg pousser une sorte de petit hennissement amusé lorsqu’il lui avait remis le pied sur les reins.

— Quatre minutes.

Non ! Il fallait qu’il se libère. Il le fallait ! Dod recommença sa manœuvre, mais ne réussit qu’à lever le pied de Greg de quelques lignes. Il profita quand même de cette petite liberté de mouvement pour se déplacer de côté et bondir sur ses pieds. Puis Dod se mit ensuite en posture d’attente. Le sexe de Dod avait frotté contre le sol pendant toute sa lutte et maintenant, Dod se demandait s’il n’allait pas se retrouver avec une tache sur sa braguette.

Les élèves sur le banc avaient regardé avec fascination et appréhension ce qui s’était passé sous leurs yeux. Ils applaudirent quand Dod réussit à se lever. Dod se sentit très fier de lui.

Greg attrapa alors Dod par un bras et l’entraîna avec lui à la salle de toilettes. Une fois rendu là, il verrouilla la porte derrière eux. Puis il se tourna vers Dod, qui attendait près de la cuvette, dans la posture d’attente en se demandant ce qu’ils allaient faire à un tel endroit. Il se souvint que Sacha et Boris avaient dit que Greg aimait faire souffrir de ses mains nues et il prit peur.

— Ouvre ta chemise, ordonna Greg.

Dod était en sueur. Sa lutte sur le plancher et sa peur de ce qui l’attendait lui avaient collé la chemise au milieu du dos. Il la déboutonna. Greg tendit les mains pour en écarter les pans. Puis il posa les doigts de ses deux mains sur les mamelons de Dod. Il commença à les pincer, les étirer, les égratigner et les tordre. Dod haletait, mais son sexe était de plus en plus à l’étroit dans son pantalon.

— Quatre minutes, donc deux minutes d’attente de trop. Ce qui donne deux erreurs. Plus ton absence à un cours et ton retard à un autre, ça te fait quatre fautes, n’est-ce pas, Dod ?

— Oui, Maître, gémit Dod.

Greg reprit plus fermement les mamelons toujours hérissés de Dod et se mit à les pincer entre les ongles de ses pouces et de ses index. Il serrait de plus en plus fort. Dod hissant de douleur, avait fermé les yeux.

— Une erreur de plus, Dod. Ouvre les yeux et regarde-moi.

Pas un seul instant, Greg n’avait cessé de pincer de plus en plus fort les petits nœuds si sensibles au bout des mamelons de Dod. Mais Dod ouvrit les yeux et regarda le trop beau et si sérieux visage devant lui. S’il avait été en train de contempler la mer de ses yeux bleu sombre et brillants, Greg n’eût pas pu avoir eu une expression plus calme et sereine.

Les larmes s’étaient mises à couler sur le visage de Dod et il gémissait de douleur autant que de plaisir. Il commençait à sentir le tissu de son pantalon se mouiller de sperme.

Au maximum d’intensité de sa pression sur ses mamelons, Greg le questionna.

— Combien de fautes as-tu commises déjà ?

— Cinq, M’sieur, siffla Dod.

— Ah, j’ai perdu mon titre. Tu ne dois pas beaucoup aimer ce que je te fais, hein, Dod, pour ne plus m’honorer de mon titre ?

— Pardon, Maître, réussit à dire Dod dans un souffle.

— Donc, cinq erreurs, cinq minutes à m’amuser avec tes jolis petits boutons.

Greg continua de serrer les mamelons de Dod entre ses ongles, mais en effectuant en même temps un mouvement de torsion à droite, puis à gauche, puis à droite encore. Lorsqu’il atteignait la torsion maximale possible dans un sens, il tournait dans l’autre sens.

Dod se sentait vaciller. Son cœur battait si vite. Il avait l’impression que, si Greg continuait aussi longtemps qu’il l’avait dit, il aurait les mamelons tranchés tellement les ongles du jeune maître mordaient profondément dans sa chair tendre et si sensible.

Au bout de plusieurs minutes, Dod ne savait pas au juste combien, il se mit à sangloter. Il avait envie de supplier Greg d’arrêter.

— Allons, allons, Dod ! Tu es plus courageux que ça. Arrête de pleurer. Fais-le pour moi.

Dod n’entendit de ce que Greg venait de dire que « courageux » et « fais-le pour moi ». Il étouffa ses pleurs et s’efforça de retrouver son souffle, tout en conservant ses yeux rivés sur ceux de son jeune tortionnaire.

— Plus que deux minutes, dit Greg.

« Non ! Pas encore deux minutes. C’est trop long ! » pensa Dod. Il était certain de ne pas pouvoir tenir aussi longtemps sans supplier Greg d’avoir pitié de lui. Mais il se concentra sur son souffle, se forçant à respirer profondément. La tête lui tournait. La douleur était telle que son sexe avait commencé à décroître, la douleur surpassant maintenant le plaisir. Mais Dod ne voulait pas abandonner.

— Une minute. Tu te débrouilles très bien, Dod. Si tu te voyais. Tu résistes à la douleur et retiens tes larmes pour me plaire. Si tu savais à quel point ça me touche et me trouble. Ton courage est vraiment magnifique !

À cet instant, la douleur parut insignifiante à Dod. Il regardait Greg dans les yeux et ce qu’il y voyait frisait l’extase. Dod eût encore envie de pleurer, mais de bonheur à l’idée de pouvoir rendre quelqu’un aussi heureux que Greg semblait l’être en ce moment, de le rendre si fier de lui, de son élève. Il aurait été prêt à subir des supplices bien plus terribles que celui-ci pour y arriver. Greg avait les larmes aux yeux quand il relâcha Dod. Il massa un peu du plat de la main les petits boutons, pour y réactiver la circulation sanguine. Ce qui fit haleter Dod. Puis Greg se pencha en avant et embrassa Dod sur la bouche comme s’il était un explorateur bien décidé à découvrir ce territoire inexploré et à en prendre pleine possession. Dod s’abandonna d’abord à ce baiser, puis y participa avec la même passion.

Après deux minutes d’embrassade, Dod manquait de souffle, mais il n’aurait interrompu ce baiser pour rien au monde. Il aurait voulu qu’il dure éternellement. Lorsque Greg s’éloigna, la bouche de Dod chercha à rejoindre celle du jeune maître et Dod en perdit l’équilibre. Greg le retint en riant.

— T’en fais pas, il en reste encore, dit Greg en se remettant à rire.

Dod lui sourit.

— Referme ta chemise et rentre-la dans ton pantalon.

Les mamelons de Dod étaient si sensibles que le seul effleurement de sa chemise le fit haleter. Greg tendit les mains vers eux et effleura du bout des doigts le tissu qui les recouvrait, ce qui envoya des décharges électriques et un nouvel afflux sanguin dans le sexe de Dod. Greg continuait son œuvre. Ses doigts étaient si légers sur le tissu de la chemise, si légers qu’ils en étaient presque immatériels, et c’était si bon ! Le sexe de Dod palpitait de désir. Dod avait envie de fermer les yeux, pour savourer le plaisir que Greg lui procurait, mais il savait qu’il devait regarder le maître dans les yeux. Greg lui souriait si gentiment. Comme Dod aurait aimé pouvoir aller se blottir dans ses bras !

Alors que l’excitation était à son comble, que Dod pensait qu’il éjaculerait si Greg n’arrêtait pas, le jeune maître retira ses mains.

— Je t’interdis d’éjaculer, Dod. Si je découvre que tu t’es masturbé ou même que tu as joui pendant ton sommeil…

Greg ne termina pas sa phrase, mais Dod savait que ce qu’il avait vécu lui semblerait une partie de plaisir si jamais il lui désobéissait.

Greg déverrouilla la porte et ordonna à Dod de partir. Dod posa un instant les yeux sur la braguette de Greg. L’élève aurait tant aimé soulager la tension qu’il y percevait.

— Merci, Maître !

— Tout le plaisir est pour moi, Dod, répondit Greg en lui faisant un clin d’œil qui fit rougir Dod jusqu’aux oreilles et rire Greg encore une fois.

 

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