Conseil de discipline

Danny Tyran · Chapitre 9 sur 13

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Conseil de discipline

Chapitre 9

 

Dod était à la cafétéria assis en face de Sacha, qui mangeait toujours aussi voracement, quand il sentit une main lui accrocher un bras et le tirer vers le haut. Dod tira vers le bas pour se libérer tout en levant les yeux vers le propriétaire de la main en question. C’était Greg et il n’avait pas lâché son bras. Greg le regardait en souriant d’un air espiègle. Il força Dod à se lever et à le suivre. Ils se rendirent à la chambre de Greg. Une fois la porte refermée, Greg se mit à l’embrasser presque sauvagement, tellement son baiser était passionné. Dod, surpris, ne réagit pas immédiatement, mais ensuite, il entremêla sa passion à celle de son maître, qui le poussait lentement mais sûrement vers le lit. Puis, d’une poussée brusque, presque brutale, Dod se retrouva étendu, avec Greg qui le maintenait sur le dos de tout son poids, non négligeable. Après quelques minutes d’embrassades, Greg commença à sortir la chemise de Dod de son pantalon et à fouiller en dessous, pour découvrir de nouveaux territoires. Ils étaient tous deux presque entièrement nus sur le lit lorsque quelqu’un entra dans la chambre. Dod n’eut qu’une idée en tête à cet instant : « Greg va se faire renvoyer, c’est certain, cette fois-ci ». La peur l’amena à repousser Greg de toutes ses forces. C'est à cet instant que Sacha le secoua brutalement.

— Réveille-toi, Dod. Réveille-toi. Tu fais un cauchemar. Tu hurlais.

— Arrête de me secouer, Sacha. Je suis réveillé, dit Dod d’une voix encore enrouée de sommeil.

— Seigneur ! À quoi pouvais-tu rêver pour hurler et te débattre comme ça ? Tu as failli me jeter à terre.

— Ah. C’était l’un de ces rêves stupides où on est poursuivi par un monstre.

— Un monstre, hein ? Comme Ivan, peut-être.

— Mais non. Un vrai, poilu, avec des griffes et des dents pointues longues comme ça.

— Tu as vu Greg et Ivan hier, n’est-ce pas ?

Dod se mit à rire. Pour les avoir vus, il les avait vus, en effet.

— Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ? demanda Sacha, choqué de voir son ami se moquer de lui.

— Oui, je les ai vus.

— Et ?

— Greg va fort probablement être réintégré.

— Et Ivan ? Comment le trouves-tu ?

— Imposant, répondit seulement Dod.

— Oui, mais qu’a-t-il fait ? Qu’est-ce qu’il a dit ? A-t-il parlé au directeur et au curé ?

— Il n’a pas dit grand-chose. Je ne sais pas s’il leur a parlé.

— Mais de quoi vous a-t-il parlé s’il n’a pas raconté ce qui s’était passé depuis son arrivée ?

— Il n’a pas dit grand-chose, répéta Dod. Probable qu’il ne juge pas les élèves de Greg assez importants pour leur raconter ses activités.

— Il paraît qu’un des élèves dont s’occupe Greg aurait menacé le curé, sais-tu qui c’est ?

— Oui.

Dod avait été durement puni pour ses menaces. Il n’était pas très tenté maintenant de s’en vanter auprès de son ami, qui rapporterait sûrement ses paroles à tout le dortoir, si ce n’était pas à toute l’Académie. Dod avait encore moins envie de lui raconter son séjour dans la chambre de Greg ou son cauchemar.

— Qui est-ce ? insistait Sacha.

— Il faut que j’aille déjeuner. Je meurs de faim.

C’était très vrai, mais c’était surtout un moyen d’éviter les questions de son ami. Dod s’efforça donc d’enfiler tant bien que mal l’érection provoquée par le rêve dans son pantalon et de terminer de s’habiller, pour fuir au plus vite.

Il se rendit immédiatement à la cafétéria et, après avoir été chercher son petit-déjeuner, il alla s’assoir à la même table à laquelle il se trouvait dans son rêve. Sacha arriva alors que Dod achevait son petit-déjeuner. Il s’assit en face de lui avec son cabaret et commença à manger goulument.

— Tu vas me dire qui, oui ou non ?

— Non.

Puis Dod se sentit tirer vers le haut par le bras. Il leva les yeux et vit Greg, qui lui souriait. La chair de poule recouvrit aussitôt Dod. « Non, il ne fallait pas que ça se produise ! »

Dod se mit debout, en posture d’attente devant Greg, qui lui demanda s’il avait terminé son petit-déjeuner. Dod répondit que oui, même si ça n’était pas vrai.

— Suis-moi. Andreï et Alekseï vont nous rejoindre à ma chambre dans quelques minutes. Je dois vous parler d’hier.

— Maître, êtes-vous réintégré dans vos fonctions ?

Greg tourna un instant la tête vers Dod, qui s’était mis à marcher deux pas derrière lui sans même s’en apercevoir.

— Oui. Ce n’est pas encore officiel, mais ça le sera dès ce matin. Maître Ivan et moi avons littéralement sorti le directeur de son lit hier pour discuter de tout ça avec lui. Puis, maître Ivan a arrêté un élève qui passait dans le corridor près de la chambre du directeur pour lui dire d’aller chercher le curé et de lui dire qu’il était attendu au bureau du directeur. Le gamin regardait maître Ivan avec une expression indécise. Mais quand il a vu le directeur en pyjama derrière maître Ivan, il est parti chercher le curé en courant. Quelques minutes plus tard, nous étions assis tous les trois dans le bureau du directeur, qui, entre temps, s’était rhabillé. Nous avons longuement discuté. En fait, dit Greg en tournant encore la tête vers Dod, nous avons discuté un peu plus de trois heures.

— Oh.

— Oui. C’est pourquoi nous avons mis tant de temps à revenir à ma chambre.

Dod se demandait ce qui se serait passé si le directeur ou le curé n’avait rien voulu entendre, s’il avait fallu à Ivan et Greg quatre ou cinq heures pour régler la question. Dod entendit Greg rire devant lui.

— La réponse à ta question est : nous serions retournés à la chambre et aurions terminé la discussion avec le directeur ce matin. En fait, il reste quelques formalités à régler, mais on peut dire que je vais être réintégré.

— J’en suis bien heureux, Maître. Mais, comment saviez-vous que…

— C’est exactement le même genre de question que je m’étais posée lorsque j’ai vécu pour la première fois quelque chose du même genre.

— Maître Ivan vous avait attaché de cette manière ?

— À peu près.

— Tu dis être heureux que je sois réintégré, malgré ce que je t’ai fait vivre hier ?

Dod voulait dire que son supplice était surtout l’œuvre de maître Ivan, mais en fait, le pire de ce qu’il a vécu avait surtout été occasionné par le changement apporté par Greg à la posture de ses jambes.

— Oui, Maître. J’aurais vécu encore pire si ça avait pu garantir votre retour. J’avais tellement peur de ne plus jamais vous revoir.

Dod avait terminé sa phrase avec des nœuds dans la gorge. Il vit Greg hocher la tête de manière approbative devant lui. Quand ils arrivèrent à la chambre de Greg, Maître Ivan s’y trouvait.

— Bonjour, Dod. Comment vas-tu ce matin ?

— Bien, Monsieur. Étrangement, je me sens… plus léger.

— Oh, tu as dû perdre pas mal de poids rien qu’en eau hier, vu toute la sueur dont tu étais couvert quand nous sommes retournés à la chambre.

— Je ne parlais pas de ce genre de légèreté, Monsieur.

— Oui, je sais. Je sais comment on se sent à la suite d’une telle épreuve. Tu dis « léger ». D’autres ont dit « purifié ». L’idée est à peu près la même, non ?

— Je ne sais pas, Monsieur. J’avoue que depuis que je suis levé, j’ai tout bonnement l’impression de flotter. C’est une étrange sensation.

Peut-être que cette légèreté était en fait due à son rêve et au plaisir qu’il lui avait procuré. Maître Ivan regardait Greg si intensément que même Dod s’en sentit mal à l’aise. On aurait dit que les deux hommes se rappelaient quelques choses dont ils se parlaient en silence.

— Greg, je suis juste venu te dire que je rentre à la maison. Les papiers dont on a discuté hier avec le directeur sont prêts et déjà signés par lui. Il ne te reste qu’à y apposer ta propre signature. Le curé aussi a déjà signé son document. Donc, tout devrait être pour le mieux pour toi dès à présent et pour aussi longtemps que tu voudras encore travailler ici. Si jamais on te fait encore des misères, n’hésite pas à m’appeler et j’accourrai.

— Merci infiniment, Monsieur. Votre aide m’a été précieuse, comme toujours. J’espère pouvoir vous le rendre un jour.

— Tu l’as fait, Greg. En me permettant de jouer un peu avec tes gamins, dit Maître Ivan en souriant méchamment. Et si un jour tu en as assez de devoir demeurer chaste, viens me voir. Je te montrerai un monde que tu ne soupçonnes même pas et qui te rendrait sûrement très heureux également.

— Merci, Monsieur. Peut-être que j’irai voir de quoi il retourne pendant les vacances du Jour de l’An ou pendant les vacances d’été.

— Pourquoi pas les deux ? Ça me fera un grand plaisir de te recevoir, Greg. Au revoir !

Se tournant vers Dod, il lui dit également « au revoir ». En le regardant s’en aller, Dod se demanda quel pouvait être ce monde dont il avait parlé à Greg.

Andreï et Alekseï venaient d’arriver. Greg leur ordonna de fermer et de verrouiller la porte, puis de placer le fauteuil dos à elle et bien appuyé contre elle. Après avoir placé la chaise à deux pyades devant le fauteuil. Il alla s’assoir dans ce dernier. Les trois élèves prirent la posture d’attente devant lui, derrière la chaise.

— Dod et Alekseï, assoyez-vous sur le lit. Andreï, viens t’assoir sur la chaise.

Greg attendit qu’Andreï se fût assis et qu’il relevât la tête et les yeux vers lui.

— Andreï, je veux maintenant que tu me racontes comment tu as vécu les trois heures trente-cinq minutes que tu as passées ici hier. Et je ne veux pas d’omissions ni de mensonges.

Andreï resta plusieurs minutes sans rien dire. Puis il se mit à sangloter. Greg s’en approcha et s’accroupit devant lui. Il tendit la main vers l’élève et pressa son épaule.

— Tu m’as beaucoup surpris, Andreï. Je ne t’aurais pas cru capable d’autant de volonté et de courage. Je suis particulièrement fier de toi.

Greg se releva un peu pour serrer Andreï contre lui en lui massant le dos.

— Si tu préfères partir et que je ne m’occupe plus de toi, tu peux le faire maintenant. Je ne vous ai pas demandé de placer le fauteuil contre la porte pour vous empêcher de sortir, mais pour empêcher qui que ce soit d’entrer. Si tu veux, je peux déplacer le fauteuil.

Andreï resta silencieux, en ne faisant rien de plus que de renifler, pendant deux bonnes minutes, puis il fit « non » de la tête.

— Est-ce que ça signifie que tu veux continuer avec moi ? Réponds-moi oralement par une phrase complète, Andreï.

— Oui, Monsieur. Je veux continuer avec vous.

— Très bien. Maintenant, veux-tu me raconter comment tu as vécu ces heures entre le départ de maître Ivan et de moi-même et notre retour ?

Andreï raconta tout, sans négliger ses commentaires négatifs à l’égard des deux maîtres ni ses demandes pour tricher, afin de prendre un répit. Greg hochait la tête de temps en temps, apparemment fort satisfait de l’honnêteté de son élève. Puis Andreï s’est arrêté après avoir exprimé son soulagement de voir arriver les deux maîtres.

— Tu n’as rien de plus à ajouter ? questionna Greg.

— Je… je regrette mes paroles peu respectueuses à votre égard et d’avoir voulu tricher, dit Andreï d’un ton de voix qui inspirait le pardon.

— Très bien, Andreï. Est-ce que vous avez quelque chose à dire au sujet du récit d’Andreï ? demanda Greg aux deux autres élèves.

— Monsieur, Andreï a exprimé dès le début son doute concernant sa capacité de supporter ça plus de quelques minutes. Je sais qu’il n’a pas l’habitude d’aussi durs châtiments. Dans mon esprit, c’était évident qu’il flancherait. Mais il a continué et je voulais juste lui exprimer mon admiration, dit Alekseï.

— J’appuie pleinement ce qu’Alekseï vient de dire, Maître.

— Merci. Je dois dire que je suis extrêmement fier de lui, surtout que malgré la difficulté de ce qu’il a vécu, il souhaite toujours continuer, ajouta Greg. C’est…

Greg semblait en avoir perdu la voix à force d’émotion. Il se leva. Fit signe à Andreï de se lever et le serra très fort dans ses bras. Dod était toujours étonné de voir autant d’ivresse dans les yeux de Greg devant les offrandes qui lui étaient faites. Greg embrassa encore Andreï sur le front.

— Merci, Andreï. Je suis d’autant plus heureux de ce cadeau que tu m’as fait que maître Ivan, qui doutait bien plus que moi de ta réussite, a été vraiment très surpris et heureux de te trouver encore à ta place. Je voulais lui faire plaisir pour être venu me secourir et tu m’y as grandement aidé, Andreï. Merci encore.

Puis, ce fut au tour d’Alekseï de raconter ses trois heures. Quand Andreï alla s’assoir sur le lit pour lui laisser la place sur la chaise, il souriait tellement que Dod en eut envie de rire, mais il se contenta de sourire, peut-être trop largement. Ce qui fit rougir Andreï.

Alekseï raconta très humblement sa performance de la veille, sans négliger les commentaires peu amicaux concernant le fait qu’Andreï était habitué à un traitement bien plus doux que lui et Dod.

— C’est un fait que je me montre moins dur envers Andreï qu’envers vous deux. Andreï réagit mal aux punitions. Les récompenses sont une motivation bien plus forte pour lui. Pas que je ne t’ai jamais récompensé, n’est-ce pas Alekseï ? Ni que je ne te récompenserai jamais, Dod. Mais je n’aurais jamais autant obtenu d’Andreï si je l’avais traité de la même manière que vous.

Ce commentaire était en accord avec ce qu’Alekseï avait dit la veille sur le fait que Greg traitait tous ses élèves différemment.

Dod raconta aussi son expérience, précisant qu’il avait perdu conscience d’une bonne partie de son environnement et même de lui-même pendant plus d’une heure et que, conséquemment, il avait eu besoin de moins de courage que les deux autres élèves pour vivre ce qu’il avait vécu.

— Oui, mais ça te fait tout de même plus de deux heures dans une posture extrêmement difficile à conserver dont tu as été très conscient. Je ne dirais pas que tu t’es montré moins courageux qu’eux. Si tu t’es retranché dans cet autre monde dans lequel tu t’es trouvé pendant plus d’une heure, c’est que ce que tu vivais t’était devenu insupportable. Pour toi, c’était cette fuite ou l’échec. Et tu ne voulais pas échouer, n’est-ce pas ?

— Non, Maître. Pour rien au monde.

— Maître Ivan croyait que j’exagérais en te complimentant auprès de lui, mais il a été très agréablement surpris par ton comportement, Dod. Il l’a exprimé ici pendant que vous étiez présents et il me l’a répété alors que nous étions seuls, lui et moi. Vous m’avez et lui avez fait un cadeau inestimable, tous les trois. Merci infiniment !

Ce soir-là, après le couvre-feu, Dod se mit à penser à son rêve de la nuit précédente, aux remerciements de Greg pour ce qu’Andreï, Alekseï et lui avaient fait, aux compliments d’Ivan et à cet autre monde mystérieux dont il avait parlé à Greg. Dod se retrouva extrêmement excité et bandé. On aurait dit qu’une armée de fourmis voyageait sans relâche dans son sexe et ce fourmillement devint totalement insupportable. Tellement qu’il se rendit à la chambre de Greg en pyjama. Son sexe faisait encore une fois le piquet de tente en repoussant le pantalon et même la veste de son pyjama, trop grand pour lui. Gêné de déranger Greg à cause de son état, honteux à l’avance de ne pouvoir le supporter et encore plus excité à l’idée que, peut-être, son rêve pourrait se réaliser, il frappa à la porte de son maître.

— Entrez, dit Greg.

Il était assis dans son lit, un livre à la main. Dod prit la posture d’attente près de la porte. Le regard de Greg se posa immédiatement sur l’effet de tente et sur l’air misérable inscrit sur le visage de l’élève.

— Que veux-tu, Dod ?

— Je… Je n’en peux plus, Maître. Serait-il possible de… ?

— Non, trancha immédiatement Greg. Tu peux continuer et tu continueras à te passer de ça. C’est un excellent exercice de maîtrise de soi, de patience et de courage.

— Maître…

— Première faute, Dod. Note-la. Si tu dois venir au gymnase, elle s’ajoutera à celle que tu auras déjà.

— Oui, Maître.

Dod ne sortait pas. Il ne pouvait simplement pas retourner à sa chambre dans son état. Il était sûr que, s’il le faisait, il désobéirait une fois couché. Greg mit un signet à la page où il en était rendu dans son livre et le déposa sur son lit, puis vint vers Dod.

— Sors, ordonna-t-il.

Dod lui obéit. Greg le dépassa et lui ordonna de le suivre. Dod fut surpris de voir son maître entrer dans la salle de douches.

— Dévêts-toi, ordonna-t-il à Dod.

Greg ajusta le jet d’eau, puis attendit que Dod entre dans la douche. Dod fut tellement surpris par la température de l’eau qu’il alla se cogner contre l’arrière de la douche en essayant d’échapper à la froideur du jet.

— Retourne sous le jet, Dod. Tout de suite ! lui jeta Greg.

Dod s’y rendit à petits pas frileux. Une fois sous le jet, il se courba, pour épargner sa poitrine, se mit à frissonner et à claquer des dents.

— Retourne-toi. Arrose l’autre côté et relève la tête sous le jet.

Dod lui obéit difficilement.

— Lève les bras et arrose aussi tes aisselles.

Dod, qui se croyait déjà frigorifié, frissonna plus encore. Mais il ne put que constater que son sexe était maintenant rabougri et ses testicules étaient allés se cacher à la chaleur de son ventre. Si c’était le but à atteindre, c’était une totale réussite.

Greg arrêta le jet et lui ordonna de sortir. Puis il trouva une serviette propre dans une armoire et alla essuyer Dod de la tête aux pieds. Les serviettes de l’académie étaient probablement faites de papier d’émeri, car quand on les utilisait pour s’essuyer, on avait l’impression de subir un sablage. Rien pour réveiller une érection.

— Remets ton pyjama.

Une fois rhabillé, Greg lui ordonna de le suivre à sa chambre. Une fois la porte refermée derrière eux, il verrouilla la porte et poussa le fauteuil contre elle. Il rangea son livre et découvrit le lit de ses couvertures.

— Étends-toi sur le lit.

Il se coucha ensuite derrière Dod en cuillère avec lui et les recouvrit tous deux de ses couvertures. Ils restèrent étendus quelques minutes.

— Arrête de penser à ça, ordonna Greg.

— Eh, à quoi, Maître ?

— Je ne sais pas. À ce à quoi tu pensais. Si tu continues, nous devrons retourner aux douches. Est-ce que c’est ce que tu veux ?

— Non, Maître.

Lorsque Dod fut réchauffé, Greg le renvoya à son dortoir où l’élève s’endormit rapidement d’un sommeil sans rêves. Mais plus tard pendant la nuit, Dod se réveilla en sueurs, le sexe aussi bandé que la veille. Il n’avait pas du tout envie de sortir de la chaleur confortable de son lit pour retourner voir Greg ni pour aller à la douche. Après un certain temps, son excitation était devenue si intense que Dod ne put s’empêcher de gémir à plusieurs reprises. Dod ne savait plus dans quelle posture se mettre. Il était couché sur le dos, les couvertures au-dessus de son sexe formant un pignon.

Les gémissements de Dod réveillèrent Sacha, qui se tourna dans son lit pour voir pourquoi son ami se plaignait autant. Il vit alors le pignon à un endroit stratégique des couvertures, révélant l’état de son ami. Il se leva, glissa la main sous les couvertures de Dod.

Dod essaya de se souvenir quel ordre lui avait donné Greg. Lui avait-il juste interdit de se masturber ? Pendant ce temps, Sacha avait glissé la main dans la fente du pantalon de Dod et avait commencé à le caresser. Dod sursauta et le repoussa, mais il était déjà trop tard. Son état d’excitation était tel qu’il avait suffi d’un effleurement pour tout déclencher.

— Fais de beaux rêves, chuchota Sacha avant de retourner dans son lit.

Dod se rendormit rapidement.

 

Tirage n° 61905685 <3793643@27798487.com>

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