Le pouvoir du moment présent
Sermon sur le Corps
Ce que vous percevez comme une structure physique dense et nommez le corps, qui est sujet aux maladies, à la vieillesse et à la mort, n’est pas réel en fin de compte. Ce n’est pas vous. C’est une fausse perception de ce qu’est votre essence véritable, qui se situe au-delà de la naissance et de la mort. Cette impression erronée est le fruit des limites de votre mental qui, parce qu’il a perdu tout contact avec l’Être, fait du corps la preuve de sa croyance illusoire en la division et justifie ainsi son état de peur. Mais ne vous détournez pas pour autant du corps, car sous ce symbole d’impermanence, de limites et de mort que vous percevez comme la création chimérique de votre mental se dissimule la splendeur de la réalité essentielle et immortelle de ce que vous êtes. Ne fixez pas votre attention ailleurs que sur le corps lorsque vous cherchez la vérité, car vous ne la trouverez nulle part ailleurs.
Ne vous battez pas contre le corps, car si vous le faites, vous vous battrez contre votre propre réalité. Vous êtes tout de même ce corps, que vous pouvez voir et toucher. Toutefois, il n’est qu’un fin voile illusoire qui abrite un corps subtil invisible, lui-même la porte d’accès à l’Être, à la vie non manifestée. Par le corps énergétique, vous êtes inévitablement relié au Grand Tout non manifesté, éternellement présent et qui ne connaît ni naissance ni mort. Grâce au corps énergétique, vous ne faites qu’un avec Dieu à tout jamais.
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CRÉEZ EN VOUS DE PROFONDES RACINES
La clé, c’est d’être en contact permanent avec votre corps subtil, de le sentir en tout temps. Ceci approfondira et transformera rapidement votre vie. Plus vous dirigez votre conscience sur le corps énergétique, plus la fréquence de ses vibrations s’amplifie, un peu comme augmente l’intensité lumineuse d’une ampoule quand vous tournez le rhéostat. À ce niveau vibratoire plus élevé, la négativité ne peut plus vous perturber et vous tendez naturellement à vous attirer des situations nouvelles qui reflètent cette fréquence vibratoire.
Si vous maintenez le plus possible votre attention sur votre corps énergétique, vous serez ancré dans le présent et ne vous égarerez ni dans le monde extérieur ni dans le mental. Les pensées et les émotions, les peurs et les désirs, seront dans une certaine mesure encore présents, mais, du moins, ils ne prendront pas le dessus.
Veuillez s’il vous plaît observer ce vers quoi est dirigée votre attention en ce moment. Vous êtes en train de m’écouter ou de me lire. C’est le point de mire de votre attention. Vous avez aussi une conscience périphérique du lieu où vous vous trouvez, des personnes qui vous entourent, etc. Il se peut en outre qu’une certaine activité mentale se joue autour de ce que vous entendez ou lisez, que votre mental émette des commentaires. Il n’est cependant pas nécessaire que rien de ceci retienne toute votre attention. Voyez si vous pouvez en même temps être en contact avec votre corps subtil. Maintenez une partie de votre attention vers l’intérieur. Ne la laissez pas se tourner entièrement vers l’extérieur. Sentez votre corps entier de l’intérieur, comme un seul et unique champ énergétique. Comme si vous écoutiez ou lisiez avec tout votre corps. Exercez-vous à cela au cours des jours ou des semaines à venir.
N’accordez pas la totalité de votre attention au mental et au monde extérieur. Concentrez-vous sur ce que vous faites, bien sûr, mais sentez en même temps votre corps énergétique aussi souvent que possible. Restez en contact avec vos racines intérieures. Surveillez ensuite comment ceci modifie l’état de votre conscience et la qualité de ce que vous faites.
Chaque fois que vous devez attendre, peu importe où, utilisez ce temps-là pour sentir votre corps subtil. De cette façon, les embouteillages et les files d’attente deviennent très agréables. Au lieu de vous projeter mentalement loin du présent, enfoncez-vous plus profondément dans le présent en occupant davantage votre corps.
L’observation du corps énergétique deviendra un art, une manière totalement nouvelle de vivre, un état de rapport intime et permanent avec l’Être. Cette observation donnera à votre vie une profondeur que vous n’aurez jamais connue auparavant.
Lorsque vous êtes bien ancré dans votre corps, il est facile de rester présent pour observer votre mental. Peu importe ce qui se passe à l’extérieur, rien ne peut plus vous déranger.
À moins de rester présent – et habiter son corps est toujours un aspect essentiel à la présence –, vous continuerez à vous faire mener par le mental. Le scénario que vous avez appris il y a bien longtemps, c’est-à-dire le conditionnement de votre mental, dictera vos pensées et vos comportements. Vous en serez peut-être libéré pendant de brefs moments, mais rarement pour très longtemps. Et ceci est particulièrement vrai quand quelque chose va de travers, que vous subissez une perte quelconque ou êtes bouleversé. Votre conditionnement active une réaction involontaire, automatique et prévisible alimentée par l’unique émotion fondamentale sous-jacente à l’état de conscience identifié au mental : la peur.
En définitive, quand de tels défis se présentent – et ils ne manquent pas de le faire –, prenez l’habitude de revenir immédiatement à l’intérieur et de vous concentrer autant que vous le pouvez sur votre corps énergétique. Cela n’a pas besoin d’être long, juste quelques secondes. Mais vous devez le faire dès l’instant où le défi se présente. Tout délai fait surgir une réaction mentale et émotionnelle qui prend possession de vous. Lorsque votre attention est dirigée vers l’intérieur, que vous sentez votre corps énergétique et désengagez votre attention du mental, vous retrouvez immédiatement le calme et la présence. Si la situation exige une réaction, celle-ci émanera d’une source plus profonde. Tout comme le soleil brille infiniment plus que la flamme d’une bougie, il y a infiniment plus d’intelligence dans l’Être que dans votre tête.