Qui vous conduit
Appel à la nature...................................................................................
QUI VOUS CONDUIT ?
rents, mais il n’y a pas de raison morale de les traiter diffé-remment, d’en aimer un et de tuer l’autre. L’animalisme an-tispéciste aimerait que tous les animaux bénéficient d’un certain nombre de droits fondamentaux ; qu’ils puissent dis-poser librement de leur vie sans être torturés, asservis, enfer-més, séparés de leur mère, mutilés… pour tout dire, exploi-tés de quelque manière que ce soit. L’antispéciste ne prétend même pas que nous n’avons pas le droit de nous défendre. Si un moustique menace de me piquer, je le tue sans hésiter ! Je n’accomplirais pas ce geste dans l’intention de l’exploiter, mais pour me défendre. En effet, si je me laisse piquer, ce sera le moustique l’exploiteur et moi l’animal exploité.
On est très loin de : « Je ne me soigne pas, car les virus ont
le droit de vivre autant que moi. » L’utilisation d’un homme de paille permet de refuser ou différer l’examen de nos idées clandestines.
L’auteur de ces exemples prête des pensées purement in-
ventées aux animalistes afin de repousser facilement ce qui pourrait faire vaciller ce qu’il tient pour acquis. Ces exemples sont des cas particulièrement grotesques, des sortes de caricatures de l’homme de paille. Ce sophisme peut être employé avec beaucoup plus de finesse, bien en-tendu. Dans ce cas, il peut être moins facilement repérable.
Appel à la nature
Dire d’une chose qu’elle est bonne ou défendable parce
qu’elle est naturelle ou bien qu’au contraire elle n’est pas bonne ou indéfendable parce qu’elle n’est pas naturelle est 44