Rap pour violoncelle seul

Maryse Pagé · Chapitre 17 sur 17

Pages du PDF

Rap pour violoncelle seul

Épilogue

 

Il est midi. Le soleil plombe dans la vitrine de la cordonnerie. Ça fait près de six mois que je suis officiellement le propriétaire de mon entreprise. J’ai utilisé une part de l’héritage de Marius pour rénover la boutique. J’ai maintenant une belle grande pièce pour designer des vêtements de skaters. J’ai appris à coudre et je peux créer un morceau de A à Z. J’ai de grands projets pour cette branche de ma compagnie.

Aujourd’hui, c’est l’inauguration de mon commerce. Je suis fier du chemin parcouru et je poursuis mes cours en gestion. J’attends plein d’invités ce soir pour un 5 à 7. Je suis triste que maman ne puisse pas assister à tout cela. Elle ne va pas bien. Elle a pété les plombs il y a quelques semaines et elle est à l’hôpital, dans l’aile psychiatrique. Tant qu’elle ne sera pas stabilisée, ils vont la garder. Il semblerait qu’elle ait fait une psychose. Je devrai réfléchir à notre avenir comme colocs à sa sortie. Pour l’instant, elle ne me reconnaît même plus.

Jade étudie jour et nuit et j’ai appris à lui laisser son espace. Je lui souhaite de réaliser son plus grand rêve, celui de devenir médecin. Je suis convaincu qu’elle réussira. Quoi qu’il arrive entre nous, elle demeurera la personne la plus précieuse de l’univers à mes yeux, et elle le sait.

Ne reste plus qu’un détail pour compléter la transformation de la cordonnerie : la nouvelle enseigne. Des ouvriers sont en train de l’installer. La vieille en bois sur laquelle était écrit « Cordonnerie Larochelle » tombait en ruine.

J’y ai ajouté seulement quelques lettres, mais tellement significatives pour moi. Je l’admire avec mon nouveau sourire.

Marius, mon pote, où que tu sois, elle est pour toi !

 

OceanofPDF.com

Vous avez terminé Rap pour violoncelle seul

Maryse Pagé

Des livres comme celui-ci

Après le livre

Pages fournies avec cette édition, gardées ici pour référence.