À sa merci - 3 (French Edition)

Christine Bell · Chapitre 11 sur 16

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À sa merci - 3 (French Edition)

Chapitre 11

 

E lle était si bien, si confortable, qu’elle ne voulait pas bouger. Mais,

merde, elle commençait à sentir une raideur dans son dos. Elle essaya de se

rouler sur le ventre, mais le mur l’arrêta.

Quand le mur inspira et laissa échapper une lente expiration, elle figea.

Ce n’était pas un mur.

C’était Rafe.

Ses bras se serrèrent autour d’elle et il grogna quand les fesses de

Courtney s’alignèrent davantage contre ses hanches.

Elle scruta l’obscurité, un peu perdue. La dernière chose dont elle se

souvenait, c’était qu’elle s’était endormie sur le canapé, les pieds sur lui. À

un certain moment, il devait s’être endormi aussi et ils avaient d’une

manière ou d’une autre fini par se retrouver enlacés sur le grand canapé.

Non pas qu’elle s’en plaignit. Sa présence lui paraissait terriblement

rassurante. C’était étrange comme elle venait juste d’être cambriolée, mais

qu’avec le corps de Rafe serré contre elle, elle ne s’était jamais sentie aussi

en sécurité.

— Tu es réveillée ? murmura-t-il, la voix rauque de sommeil.

Elle aurait voulu rester étendue là, dans le confort de son étreinte pendant

un peu plus longtemps avant qu’il s’écarte, mais elle acquiesça.

— Ouais.

Elle avala difficilement sa salive et attendit, mais il ne bougea pas.

— Tu vas bien ?

Elle allait bien, sauf en ce qui concernait le désir qui commençait à

s’insinuer lentement dans son bas-ventre, le même que chaque fois qu’il la

touchait.

— Mm-hmm, marmonna-t-elle.

— Bien. Tu m’as fait drôlement peur, tu sais.

Elle n’aurait pas dû se réjouir en entendant cet aveu, mais ce fut le cas. Le

cœur battant, elle se tortilla un peu, juste pour voir, et leurs bas-ventres se

collèrent davantage. Elle sentit son membre en érection contre ses fesses à

travers le mince coton de son pantalon de travail, ce qui provoqua un

sursaut d’excitation dans tout son corps.

— Courtney, grogna-t-il sur un ton d’avertissement.

— Rafe ? répondit-elle avec audace sans se soucier de dissimuler le défi

dans sa voix.

C’était tout à la fois terrifiant et exaltant. Elle prenait là un risque énorme.

Ça ne faisait pas partie de l’entente, mais il n’y avait rien de mal à une

petite renégociation.

Après le soir précédent, il était devenu tout à fait clair à ses yeux que

dans les moments cruciaux, il n’y avait qu’une personne qu’elle avait voulu

appeler. Qu’il ait voulu l’admettre ou non, ce qui se passait entre eux avait

déjà, et de loin, dépassé la simple sexualité. Il était temps pour elle de

commencer à se battre pour ce qu’elle voulait.

Toutefois, il ne semblait pas sur le moment avoir terriblement besoin

d’être encouragé. La main de Rafe remonta le long de sa hanche, entraînant

sa chemise avec elle. À un certain moment pendant la nuit, elle devait s’être

débarrassée de son soutien-gorge parce que, quand il posa sa main chaude

sur son sein, c’était chair contre chair, et elle retint son souffle. Ses bras se

couvrirent de chair de poule pendant que les doigts de Rafe la caressaient

doucement et qu’il mâchouillait son lobe d’oreille.

— C’est tellement bon, murmura-t-elle, adorant le délicieux attrait du

désir qui accompagnait sa caresse.

Le rythme était lent, tranquille, comme une longue promenade d’été sous

le soleil. Elle s’agita contre lui et soupira. Au moment où il la retourna sur

le dos et lui enleva son pantalon et son sous-vêtement, elle n’était plus

qu’une masse de désir fiévreux. Il se leva, puis retira ses propres vêtements avant de s’étendre sur elle en faisant glisser sa cuisse musclée entre les

siennes.

— Ta peau est si douce, murmura-t-il en glissant une main sur son ventre,

puis plus bas. Et ici. Tellement moite. Tellement accueillante.

Il enfouit ses doigts entre les replis de son sexe pour frotter son clitoris en

des cercles lents et réguliers.

— Tellement sexy, grogna-t-il d’un ton douloureux. Tu me rends fou,

ajouta-t-il doucement, sa voix débordante de désir, et c’était tout

l’encouragement dont elle avait besoin.

Elle se cabra, se mordant la lèvre à mesure que la tension augmentait.

Ses murmures l’aiguillonnaient, un orgasme se laissant deviner à

l’horizon. Elle agita les hanches sans pouvoir se retenir en des mouvements

presque frénétiques. Elle était si près… Il enfouit un doigt profondément en

elle, l’envoyant se jeter dans le précipice.

Elle jouit fortement, des frissons lui traversant tout le corps. Alors même

que ses muscles se contractaient et se relâchaient, elle se rendit vaguement

compte qu’il mettait fin à cette délicieuse pression. Elle aurait voulu hurler,

lui dire qu’elle n’avait pas encore terminé, mais un instant plus tard, il lui

devint impossible de parler quand il recouvrit son corps du sien et glissa son

membre profondément en une longue pénétration.

Elle tremblait encore de plaisir et les parois de son sexe se serrèrent

autour de lui. La sensation était si sublime qu’elle pouvait à peine garder

une pensée en tête.

— C’est ce que je voulais ressentir, dit-il d’une voix haletante. Laisse-

moi sentir ça encore, ma chérie.

Sa main se glissa entre eux, massant toujours son clitoris pendant qu’il la

pénétrait encore plus profondément, poussant contre cet endroit profond en

elle qui la faisait frissonner.

Il joua d’elle comme d’un instrument de musique, et cette fois, ils

jouirent ensemble. C’était lent et doux, le nom de Rafe, un murmure haletant sur ses lèvres. Elle réussit à peine à retenir les paroles qui ne

cessaient de se répercuter dans sa tête à chaque battement de son cœur.

Ne pars pas.

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