À sa merci - 3 (French Edition)
Chapitre 11
E lle était si bien, si confortable, qu’elle ne voulait pas bouger. Mais,
merde, elle commençait à sentir une raideur dans son dos. Elle essaya de se
rouler sur le ventre, mais le mur l’arrêta.
Quand le mur inspira et laissa échapper une lente expiration, elle figea.
Ce n’était pas un mur.
C’était Rafe.
Ses bras se serrèrent autour d’elle et il grogna quand les fesses de
Courtney s’alignèrent davantage contre ses hanches.
Elle scruta l’obscurité, un peu perdue. La dernière chose dont elle se
souvenait, c’était qu’elle s’était endormie sur le canapé, les pieds sur lui. À
un certain moment, il devait s’être endormi aussi et ils avaient d’une
manière ou d’une autre fini par se retrouver enlacés sur le grand canapé.
Non pas qu’elle s’en plaignit. Sa présence lui paraissait terriblement
rassurante. C’était étrange comme elle venait juste d’être cambriolée, mais
qu’avec le corps de Rafe serré contre elle, elle ne s’était jamais sentie aussi
en sécurité.
— Tu es réveillée ? murmura-t-il, la voix rauque de sommeil.
Elle aurait voulu rester étendue là, dans le confort de son étreinte pendant
un peu plus longtemps avant qu’il s’écarte, mais elle acquiesça.
— Ouais.
Elle avala difficilement sa salive et attendit, mais il ne bougea pas.
— Tu vas bien ?
Elle allait bien, sauf en ce qui concernait le désir qui commençait à
s’insinuer lentement dans son bas-ventre, le même que chaque fois qu’il la
touchait.
— Mm-hmm, marmonna-t-elle.
— Bien. Tu m’as fait drôlement peur, tu sais.
Elle n’aurait pas dû se réjouir en entendant cet aveu, mais ce fut le cas. Le
cœur battant, elle se tortilla un peu, juste pour voir, et leurs bas-ventres se
collèrent davantage. Elle sentit son membre en érection contre ses fesses à
travers le mince coton de son pantalon de travail, ce qui provoqua un
sursaut d’excitation dans tout son corps.
— Courtney, grogna-t-il sur un ton d’avertissement.
— Rafe ? répondit-elle avec audace sans se soucier de dissimuler le défi
dans sa voix.
C’était tout à la fois terrifiant et exaltant. Elle prenait là un risque énorme.
Ça ne faisait pas partie de l’entente, mais il n’y avait rien de mal à une
petite renégociation.
Après le soir précédent, il était devenu tout à fait clair à ses yeux que
dans les moments cruciaux, il n’y avait qu’une personne qu’elle avait voulu
appeler. Qu’il ait voulu l’admettre ou non, ce qui se passait entre eux avait
déjà, et de loin, dépassé la simple sexualité. Il était temps pour elle de
commencer à se battre pour ce qu’elle voulait.
Toutefois, il ne semblait pas sur le moment avoir terriblement besoin
d’être encouragé. La main de Rafe remonta le long de sa hanche, entraînant
sa chemise avec elle. À un certain moment pendant la nuit, elle devait s’être
débarrassée de son soutien-gorge parce que, quand il posa sa main chaude
sur son sein, c’était chair contre chair, et elle retint son souffle. Ses bras se
couvrirent de chair de poule pendant que les doigts de Rafe la caressaient
doucement et qu’il mâchouillait son lobe d’oreille.
— C’est tellement bon, murmura-t-elle, adorant le délicieux attrait du
désir qui accompagnait sa caresse.
Le rythme était lent, tranquille, comme une longue promenade d’été sous
le soleil. Elle s’agita contre lui et soupira. Au moment où il la retourna sur
le dos et lui enleva son pantalon et son sous-vêtement, elle n’était plus
qu’une masse de désir fiévreux. Il se leva, puis retira ses propres vêtements avant de s’étendre sur elle en faisant glisser sa cuisse musclée entre les
siennes.
— Ta peau est si douce, murmura-t-il en glissant une main sur son ventre,
puis plus bas. Et ici. Tellement moite. Tellement accueillante.
Il enfouit ses doigts entre les replis de son sexe pour frotter son clitoris en
des cercles lents et réguliers.
— Tellement sexy, grogna-t-il d’un ton douloureux. Tu me rends fou,
ajouta-t-il doucement, sa voix débordante de désir, et c’était tout
l’encouragement dont elle avait besoin.
Elle se cabra, se mordant la lèvre à mesure que la tension augmentait.
Ses murmures l’aiguillonnaient, un orgasme se laissant deviner à
l’horizon. Elle agita les hanches sans pouvoir se retenir en des mouvements
presque frénétiques. Elle était si près… Il enfouit un doigt profondément en
elle, l’envoyant se jeter dans le précipice.
Elle jouit fortement, des frissons lui traversant tout le corps. Alors même
que ses muscles se contractaient et se relâchaient, elle se rendit vaguement
compte qu’il mettait fin à cette délicieuse pression. Elle aurait voulu hurler,
lui dire qu’elle n’avait pas encore terminé, mais un instant plus tard, il lui
devint impossible de parler quand il recouvrit son corps du sien et glissa son
membre profondément en une longue pénétration.
Elle tremblait encore de plaisir et les parois de son sexe se serrèrent
autour de lui. La sensation était si sublime qu’elle pouvait à peine garder
une pensée en tête.
— C’est ce que je voulais ressentir, dit-il d’une voix haletante. Laisse-
moi sentir ça encore, ma chérie.
Sa main se glissa entre eux, massant toujours son clitoris pendant qu’il la
pénétrait encore plus profondément, poussant contre cet endroit profond en
elle qui la faisait frissonner.
Il joua d’elle comme d’un instrument de musique, et cette fois, ils
jouirent ensemble. C’était lent et doux, le nom de Rafe, un murmure haletant sur ses lèvres. Elle réussit à peine à retenir les paroles qui ne
cessaient de se répercuter dans sa tête à chaque battement de son cœur.
Ne pars pas.
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