À sa merci - 3 (French Edition)
Chapitre 7
T emps de passer à l’action. Avec en tête le thème musical de Mission :
Impossible, Courtney jeta un coup d’œil d’un bout à l’autre du corridor de
l’hôpital avant de se faufiler jusqu’aux ascenseurs. Surveillant les alentours,
elle poussa plusieurs fois le bouton pour descendre tout en priant
silencieusement. Quand la flèche tourna au vert, elle laissa échapper la
respiration qu’elle retenait.
Presque libérée.
Après la façon dont les choses s’étaient terminées entre elle et Rafe, elle
avait envisagé d’appeler l’hôpital pour se faire porter malade ce matin. Elle
avait passé la moitié de la nuit à se retourner dans son lit. Ce n’est qu’à
l’idée de passer la journée assise à la maison en ayant trop de temps pour
réfléchir à cette situation avec lui qu’elle s’était décidée à aller travailler.
Mainte-nant que la journée était terminée après 10 interminables heures,
elle regrettait cette décision de tout son cœur.
Le travail avait été difficile. Trois cas d’agressions au couteau — qui
augmentaient toujours l’été parce que la chaleur donnait aux gens l’envie de
poignarder quelqu’un — et un carambolage de trois voitures sur l’autoroute
qui avait donné lieu à un véritable bain de sang. Une personne était morte
sur place, mais l’équipe de médecins de la salle des urgences avait réussi à
ce qu’il n’y ait que ce seul décès. C’était une bénédiction.
Ce qui n’avait vraiment pas été une bénédiction, c’était quand Barry, son
salaud de superviseur, lui avait demandé de rester deux heures de plus pour
remplir la paperasse qui ne relevait même pas d’elle. Le gars était à
l’hôpital depuis trois mois entiers et il avait semé la terreur autour de lui,
hurlant à la tête des infirmières et abusant d’elles en accumulant des
doubles quarts de travail sans songer un instant à leurs vies familiales. La situation devenait réellement problématique. En conséquence, Courtney
commençait à détester un boulot qu’elle avait l’habitude d’aimer et elle se
trouvait obligée de rôder comme un voleur dans la nuit en espérant l’éviter
au cas où il trouverait encore une raison pour qu’elle reste plus longtemps.
Au moment où elle réussit à remonter l’allée sinueuse jusqu’à sa porte,
elle ne pensait plus à rien d’autre qu’à avaler un grand verre de vin bon
marché blottie sous son édredon avec l’air conditionné lui flattant le visage
pendant qu’elle lirait un roman érotique.
Le paradis.
Ses muscles fatigués protestèrent tandis qu’elle grimpait les marches en
serrant contre elle ses vêtements de travail. Quand elle entra dans sa
chambre et alluma, sa fatigue s’évanouit pour faire place à une poussée
d’excitation presque étourdissante.
Sur son lit se trouvait une grande boîte rectangulaire d’un blanc immaculé
avec pour seule décoration une enveloppe rouge déposée sur le couvercle.
Vraiment, c’était stupide, mais le souffle lui manqua seulement à regarder la
boîte si jolie dans sa simplicité, si civilisée et élégante, qui présentait un tel
contraste par rapport à ce qu’elle contenait probablement.
Ça y était. La séance numéro deux.
Elle était légèrement déçue. Quand ils avaient discuté des détails de leur
entente et qu’elle avait accepté de lui prêter sa clé, il lui avait donné deux
foulards. Un rouge et un vert. Si elle préfé-rait qu’il n’utilise pas la clé un
jour précis, elle devait attacher le rouge à son balcon. Si elle était ouverte à
l’idée de le laisser entrer pour une séance, elle se servirait du vert. Par
nervosité, elle avait choisi le rouge les quelques premiers soirs, mais quand
il n’avait pas donné signe de vie, elle était passée au foulard vert et elle
l’avait laissé sur le balcon depuis. Pendant plusieurs nuits, elle s’était
tournée et retournée dans son lit en s’imaginant se réveiller avec la bouche
magique de Rafe sur elle.
Mais sa déception s’évanouit rapidement tandis qu’elle s’approchait
lentement du lit et que son excitation grandissait à chaque pas. Elle refusait d’attribuer le tremblement de ses jambes au profond soulagement qu’elle
éprouverait s’il allait y avoir une deuxième séance après la façon dont ils
s’étaient quittés. Elle était sûre d’avoir tout gâché quand elle l’avait
embrassé, mais maintenant, il était là. Une étrange sensation s’empara
d’elle. Le bonheur qu’elle ressentait en sachant qu’il voulait passer plus de
temps avec elle se mêlait à la crainte qu’à chaque minute qu’elle passait
avec lui, elle se rapprochait de plus en plus d’une situation problématique.
Elle avait eu du mal à lui résister quand c’était le Rafe dominateur
unidimensionnel, sûr de lui, qui détenait le pouvoir de la faire frémir d’un
simple toucher. Maintenant qu’elle avait eu l’occasion de connaître l’autre
aspect de sa personnalité ? Le gars drôle et doux qui l’avait tenue quand elle
avait peur dans la grande roue et qui avait gagné un poisson rouge pour elle
? C’était mortel.
Mais même alors que la peur et le doute lui brouillaient l’esprit, elle
n’envisagea pas un instant de sortir sans ouvrir la boîte. Il lui restait encore
trois soirées avec lui et, à moins que survienne une apocalypse, elle n’allait
pas y renoncer pour quoi que ce soit ou qui que ce soit. Elle allait continuer
et composer avec les retombées quand ce serait terminé.
Quand elle prit l’enveloppe, ses doigts tremblaient tout à la fois de
nervosité et d’anticipation. Prenant une grande respiration, elle l’ouvrit d’un
seul glissement de son pouce. C’était un papier haut de gamme qui lui
donna l’impression de manipuler de la soie. Elle lut le mot une fois en
souhaitant que le battement de son cœur ralentisse, puis une autre fois, en
essayant de bien comprendre toutes ses directives.
COURTNEY,
RENCONTRE-MOI À L’HÔTEL FELDMOORE SUR LA RUE EDGEMONT À 19 H.
DEMANDE AU RÉCEPTIONNISTE LA CLÉ DE LA CHAMBRE DE M. WELTER.
TU NE DOIS PORTER RIEN D’AUTRE QUE CE QUE CONTIENT CETTE BOÎTE ET
TES CHEVEUX DOIVENT ÊTRE REMONTÉS.
EN ENTRANT DANS LA CHAMBRE, RENDS-TOI DIRECTEMENT AU COFFRE-FORT
SUR LE MUR OUEST ET OUVRE-LE. LE CODE EST 41-42-69.
NE SOIS PAS EN RETARD.
RAFE
Elle haletait pendant qu’elle ouvrait le paquet, retirant le mince papier
pourpre pour révéler le contenu. Elle avait sous les yeux un trench-coat noir
et lustré avec des leggings de cuir appareillés et une paire de chaussures
noires à talons aiguilles. Cherchant la blouse qui complèterait l’habillement,
elle fouilla toute la boîte jusqu’à ce que son contenu se retrouve en pile sur
le tapis, mais ne trouva rien d’autre.
Pas de haut, ce qui n’était sûrement pas une coïncidence. Rafe était
méticuleux, concentré et soucieux des détails. S’il avait voulu qu’elle porte
un haut, il aurait été dans la boîte.
Elle se mordilla la lèvre inférieure et relut les directives avant de jeter un
coup d’œil à l’horloge. Dix-huit heures vingt. Le Feldmoore se trouvait à
20 minutes de distance, et si elle voulait y arriver à temps, elle devait partir
sans tarder. Ses mains tremblaient d’excitation quand elle déposa la lettre et
se dirigea vers la salle de bain. Elle se débarrassa du reste de ses vêtements
et prit si rapidement sa douche que Guinness lui-même aurait applaudi.
Sans perdre un instant, elle enfila un string et les leggings de cuir,
sautillant sur un pied et sur l’autre jusqu’à ce que le tissu odieusement serré
atteigne le bas de ses hanches. Elle tendit le bras pour prendre son soutien-
gorge, puis secoua la tête. Il n’avait sûrement pas voulu dire qu’elle ne
devait pas porter de soutien-gorge. Elle n’avait déjà pas de blouse.
Soupesant ses options, elle retira les bonnets de dentelle et jeta le
manteau par-dessus ses épaules, puis serra la ceinture et se glissa dans les
talons aiguilles. Elle prit une seconde pour les admirer et hocha la tête d’un
air approbateur.
Quand elle se stationna devant l’hôtel et remit ses clés au valet, il était
18 h 55. La brise humide lui rappela qu’elle était vêtue d’un trench-coat de
cuir en plein été, ce qui, allié à sa profonde nervosité, lui mit les nerfs à vif et au moment où elle atteignit le comptoir de la réception, elle était certaine
que son cœur allait lui exploser dans la poitrine.
Elle se racla la gorge et, mue par une force inconnue, elle dit :
— Bonsoir, euh, pourriez-vous, s’il vous plaît, me dire quelle est la
chambre de monsieur, euh, Welter ?
Son visage s’était empourpré, mais le réceptionniste mit la clé sur le
comptoir sans poser de question.
— Deux cent six. Deuxième étage. L’ascenseur est sur votre droite,
madame.
Il fit un geste en direction de l’ascenseur vitré et elle inclina la tête, s’y
dirigeant sans un autre mot en faisant claquer ses talons.
Quand elle arriva à la chambre, elle s’arrêta devant la porte. Ses paumes
étaient humides de sueur tandis qu’elle posait une main sur la poignée et
rassemblait son courage.
C’était maintenant ou jamais. Le combat ou la fuite, encore.
Elle glissa la clé dans la serrure et la porte s’ouvrit. Elle retint son souffle
et pénétra dans la chambre, le cœur battant. Une fois à l’intérieur, toutes ses
peurs s’atténuèrent alors qu’elle se concentrait sur son objectif premier. Elle
avait pour directives d’aller directement jusqu’au coffre-fort et de l’ouvrir,
alors c’est ce qu’elle fit. Quoi qu’il arrive après ça… eh bien, c’était ce pour
quoi ses jambes s’étaient mises à trembler et sa bouche s’était asséchée.
La pièce était complètement obscure et elle tendit la main puis, d’un doigt
hésitant, elle poussa l’interrupteur. La seule source de lumière était un
chandelier de cristal qui éclairait faiblement le grand lit recouvert de satin.
L’endroit était chaleureux et luxueux, avec un foyer éteint à l’extrémité de
la chambre et du champagne reposant dans un seau à glace près d’une table
de nuit. Deux chaises se trouvaient près du foyer.
Et un coffre-fort, posé à la vue de tous à côté d’une grande penderie de
chêne.
Son pouls battait follement à chaque pas qu’elle faisait, mais elle se
déplaça aussi doucement que possible. Quand elle atteignit le mur, elle s’agenouilla et entra le mot de passe qu’elle avait mémorisé. La serrure se
déverrouilla sous ses doigts et la porte s’ouvrit.
Eh bien, c’était facile. Elle regarda dans le coffre-fort en souhaitant avoir
pensé d’apporter une lampe de poche, mais avant qu’elle puisse voir ce
qu’il y avait à l’intérieur, elle sentit qu’on tirait sa queue de cheval.
Doucement au début, puis avec une pression croissante vers le haut qui
l’obligea à se mettre debout. Elle sentit sa poitrine se serrer comme dans un
étau et elle eut tout à coup du mal à respirer.
— Tu es ici pour me voler, n’est-ce pas ?
La voix de Rafe était basse, le tonnerre avant que l’éclair frappe, et elle
ne sut trop si elle devait être soulagée ou encore plus nerveuse.
— Quoi ? Tu m’as dit de…
Elle s’interrompit. Ah, alors c’était ça le jeu : elle était une voleuse et lui
sa cible — et elle était censée se prêter au jeu. Ce n’était pas difficile à
imaginer. L’homme devant elle était l’opposé de celui qui lui avait acheté de
la barbe à papa et l’avait embrassée sur la grande roue la veille au soir.
Une main agrippait encore fermement ses cheveux, mais l’autre s’était
glissée vers son trench-coat, la retournant carrément contre sa large poitrine
musclée et ferme. Sa voix était plus haletante qu’elle l’aurait souhaité
quand elle parla de nouveau.
— Je n’ai aucune idée de quoi vous parlez et j’aimerais que vous me
relâchiez tout de suite.
Il laissa échapper un rire bref et dépourvu d’humour qui lui donna la chair
de poule alors même qu’elle sentait la chaleur s’infiltrer entre ses cuisses.
Merde, il était bon à ce jeu.
— Tu penses que parce que tu as un joli visage et de beaux nichons, je
vais te laisser partir ? Désolé, ce n’est pas ma façon de faire.
Il la projeta vers le lit et elle atterrit lourdement sur le matelas. Si elle eut
mal, elle ne le remarqua pas. Elle était traversée de trop d’émotions,
chacune tentant de prendre la première place dans son esprit. La peur, la curiosité et — à son grand chagrin — un désir incontournable, presque
pervers tellement il était intense.
Elle se tourna sur elle-même pour lui faire face. Il la regardait de toute sa
hauteur, vêtu d’un pantalon ajusté pour augmenter l’apparence de ses fortes
cuisses, sa poitrine parfaitement dessinée sous une chemise blanche taillée
sur mesure. Un mur de pierre. Impossible à briser.
Dans la lumière tamisée, son sourire la fit frissonner tandis qu’il la
regardait. Il n’arrêta pas de la fixer des yeux pendant qu’il levait une main
pour enlever habilement un bouton de manchette, puis l’autre, tout en
parlant.
— Si tu étais un homme dans ma position, Mademoiselle… ? fit-il en
levant un sourcil interrogateur.
Elle se creusa la tête pour lui donner un nom malgré les émotions qui
tourbillonnaient en elle et laissa tomber la première chose qui lui vint à
l’esprit.
— M-Mary. Mary Mack.
Son cœur rata un battement quand les yeux de Rafe brillèrent et qu’un
sourire se dessina sur ses lèvres. Elle tressaillit, déconcertée par son
changement soudain d’attitude. Puis elle baissa les yeux vers ses vêtements.
Ouais, cette bonne vieille Mademoiselle Mary Mack.
Toute de noir vêtue6.
Elle rougit d’humiliation tandis qu’elle faisait des pieds et des mains pour
s’asseoir. C’était seulement son deuxième essai et elle était déjà
officiellement la pire soumise temporaire de l’histoire. Allait-il tout arrêter
maintenant qu’elle avait pratiquement déversé un pichet d’eau froide sur
leur début torride à cause de sa sottise involontaire ?
À son profond soulagement, les yeux de Rafe changèrent d’expression en
un instant et l’impitoyable M. Welter était de retour.
— Me prends-tu pour un idiot, Mademoiselle Mack, en tirant ton
pseudonyme d’un livre de comptines pour enfants ? Est-ce que j’ai l’air
d’un homme qu’on peut traiter à la légère ?
Il faisait les cent pas au pied du lit sans jamais la quitter des yeux tandis
qu’il roulait méticuleusement chacune de ses manches pour exposer ses
avant-bras musclés. Elle avala difficilement sa salive, puis se redressa pour
croiser fermement son regard.
— Franchement ? fit-elle en laissant glisser ses yeux sur le corps de Rafe,
puis en secouant les épaules. Vous me paraissez assez semblable à
n’importe quel autre homme. Désolée de vous décevoir, termina-t-elle en
lui adressant un clin d’œil impertinent.
Eh bien, bon sang, Mary Mack était une bombe, et apparemment,
Courtney n’était pas la seule à le penser. Une lueur de respect réticente
apparut sur le visage de son ravisseur et elle sentit qu’il l’approuvait
pleinement. Comme si elle avait eu froid et qu’elle s’était soudain retrouvée
sous les rayons du soleil.
— Oh, je doute que tu me déçoives. Je ressemble peut-être à n’importe
quel autre homme à tes yeux, mais je peux t’assurer que c’est loin d’être le
cas et je ne songerais même pas à l’idée de te laisser me décevoir.
Il se pencha et posa ses mains sur la couverture du lit pour la regarder
dans les yeux.
— Tu vas me faire plaisir ce soir, petite voleuse. Et tu ne partiras que
quand tu auras remboursé ta dette.
Elle se lécha nerveusement les lèvres et essaya de ne pas gigoter sous son
regard scrutateur.
— Quelle dette ? Je n’ai même pas pu prendre quoi que ce soit, protesta-
t-elle en balançant ses jambes sur le côté du lit. Merde, je n’ai même pas vu
ce qu’il y avait dans le coffre-fort.
Quelque chose dans la façon dont il se dressait au-dessus d’elle la rendait
terriblement nerveuse et elle aurait voulu se lever du lit, mais sa voix qui
claquait comme un fouet la tenait figée sur place.
— Est-ce que je t’ai dit de te lever, Mademoiselle Mack ?
Il fronça les sourcils avec un regard si intense qu’elle dut détourner les
yeux. Quand même, elle n’avait pas à répondre à sa stupide question si elle ne le voulait pas. Elle releva le menton et demeura silencieuse.
— Que tu aies réussi ou non à me voler n’a pas d’importance. Tu avais
l’intention de prendre ce qui m’appartient. Maintenant, comme pénitence,
tu vas me donner ce qui est à toi.
Elle réprima son anxiété en cherchant en elle le courage de Mary Mack et
réussit à lui adresser un demi-sourire.
— C’est hors de question.
Il se tenait du haut de ses deux mètres et plus, puis il haussa les épaules,
levant un sourcil d’un air indifférent.
— Alors, je vais le prendre.
Elle ne savait pas ce qu’il lui prit, mais sa nervosité l’emporta et sa
bouche commença à parler sans qu’elle y puisse quoi que ce soit.
— J’aimerais vous voir essayer.
Dieu du ciel, Mary, tais-toi.
Elle sentit la pression de son sang dans ses oreilles pendant qu’elle
attendait sa réaction en retenant son souffle.
Un coin de la bouche de Rafe se releva, contrastant avec la froide
indifférence de ses yeux.
— Intéressant choix de mots, parce que j’ai décidé que tu ne verras rien
du tout.
Il contourna lentement le lit, chaque pas le rapprochant, chaque pas
faisant battre son cœur encore plus follement que le précédent. Quand il se
tint finalement debout devant elle, tout son univers bascula. Ses yeux
s’abaissèrent sur la fermeture éclair de Rafe et l’eau lui vint à la bouche.
Elle le voulait là encore. Voulait refermer ses lèvres sur ce gland épais et
soyeux et l’attirer profondément dans sa bouche, centimètre délicieux par
centimètre délicieux.
Il tira rapidement et durement sur sa queue de cheval. Il ne pouvait pas
manquer d’attirer son attention et elle n’eut d’autre choix que de le regarder.
— Tu es une petite salope, Mademoiselle Mack.
Sa voix était irritée et sa respiration, difficile tandis qu’il parlait. Il était
aussi nerveux qu’elle l’était et ce pouvoir la traversa, accroissant son désir.
— Normalement, j’apprécierais ça. Mais crois-tu vraiment qu’une
voleuse mérite le privilège d’avoir ma queue dans sa bouche ?
Ses paroles provoquèrent une impression de chaleur entre ses hanches.
— Tu devras travailler pour ça, ajouta-t-il.
La dernière chose qu’elle vit fut son sourire sinistre, puis son monde
devint noir pendant qu’il plaçait quelque chose sur sa tête.
Elle avait les yeux bandés.
6. N.d.T.: Mary Mack est un jeu de mains connu dans la culture anglophone. Le début de la chanson parle de Mary Mack qui porte des vêtements noirs avec des boutons argent dans le dos.
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