Affranchis-moi T1

Eva Adams · Chapitre 28 sur 32

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Affranchis-moi T1

Chapitre 28

 

— Ça y est Emma, c’est fini ! exulte Esteban.

 

Oui c’est terminé et j’accepte qu’il en soit ainsi. La boule que j’avais dans

le ventre est partie, je me sens mieux, plus droite, plus stable, plus aimée.

Arrivée au bout du couloir juste avant la grande porte du tribunal, je me

retourne une dernière fois et je prends une profonde inspiration. Les larmes

coulent sur mes joues, Esteban porte ma main à sa bouche et l’embrasse. La

limousine attend devant, entourée de paparazzis encore plus nombreux que

tout à l’heure. Edouardo les éloigne tandis qu’Ernest nous ouvre la porte, je

passe la tête dans la voiture, me retourne en pensant voir mes enfants

accourir vers moi, mais non, nous sommes seuls. J’ai le cœur au bord des

lèvres, le ventre en charpie, j’ai l’impression qu’on vient de me planter un

couteau dans les os. Quelle douleur ! Esteban prend ma tête dans ses mains

et la pose sur son torse, il referme ses bras musclés autour de moi, je me

sens protégée. Tout va vite, tout va trop vite. Il y a cinq jours j’étais encore

en pleurs sur mon canapé en train d’attendre mon mari qui en réalité était

avec sa maîtresse, rien ne présageait que j’allais rencontrer mon beau

milliardaire. Et là, je tombe sur Esteban, riche, célibataire et qui vient

mettre le bazar dans ma tête, dans mon vagin, dans ma féminité et décide de tout changer, tout prendre en main, pour m’amener à une vie à laquelle je

n’aurais jamais osé songer. Je suis perplexe, étonnée, subjuguée et excitée

par cet homme, cette présence, cette consistance, cette constance, c’est

précisément ce qu’il me fallait. Il pose délicatement sa main sur mon genou

et fait remonter ma jupe. Pas tout de suite, j’ai juste besoin d’un peu

d’espace pour me recentrer et réaliser que je suis divorcée.

 

— Tu me dois quelque chose.

— Ah bon ? lui dis-je en retirant sa main, qu’il repose plus haut.

— Tu me dois quelque chose il me semble, insiste-t-il.

— Et quoi donc je te prie ? lui dis-je sur un ton assez sec tout en le fixant.

— Ta culotte !

— Quoi, tu veux que je l’enlève ?

— Comment t’as deviné ? ironise-t-il, sarcastique. Tu n’en as plus besoin, allez, donne.

— Maintenant ?

— Dépêche-toi ! dit-il exaspéré.

— Ai-je le choix ?

— Bien sûr que non, allez ! Je m’impatiente.

 

Je relève ma jupe, attrape ma culotte par le haut et commence à l’enlever

quand il m’arrête sèchement.

— STOP.

— Quoi encore ?

— Je veux que tu sois douce, sensuelle, excitante.

— Tu ne veux quand même pas que je te fasse un strip-tease dans la limousine ?

— Bonne idée.

— Esteban s’il te plaît, je ne suis pas d’humeur.

— Bien sûr que si, le sexe guérit de tout. Deux choses qui font que l’on est sur la même longueur d’onde, se battre et baiser. Tu préfères quoi ?

— OK vous voulez donc jouer, Monsieur Cruise ?

— Tout à fait, Madame Jourdan.

 

Je plante mes yeux dans les siens, attrape le bas de ma jupe et la remonte

lentement, tout en faisant glisser la pulpe de mes doigts sur mes cuisses

jusqu’à ma culotte, que j’écarte délicatement en prenant soin de passer sur

mes lèvres toutes mouillées. Il est pendu à chacun de mes gestes, il déglutit,

sa respiration s’accélère, c’est à ce moment que j’insère deux doigts dans

ma chatte, les ressors et les porte à ma bouche.

 

— Nom de dieu, OK, OK ma douce, je vois que tu sais jouer. Arrête ou je vais éjaculer dans mon pantalon.

— On ne joue plus Monsieur Cruise ? raillé-je, contente de l’avoir décontenancé.

 

Il enlève sa veste, déboutonne sa chemise, défait son pantalon et le baisse.

Je remets les mains sur mes lèvres, prête à reprendre.

 

— Stop !

 

Je n’écoute pas, je continue jusqu’à ce qu’il arrête ma main.

 

— On va jouer alors, mais selon mes règles !

 

Ses doigts s’entrecroisent dans les miens, il me regarde avec une pointe de

défi dans les yeux, peut-être pour voir comment je vais réagir. Il insère deux

doigts à lui et deux doigts à moi entre mes lèvres. Ouh là là, je ne vais pas

tenir longtemps, c’est tellement exaltant.

 

— Tu as été très excitante aujourd’hui, avec tes bas couture et tes escarpins. La tête de ton mari quand il t’a vue, il était vert de jalousie de savoir que maintenant, ce petit cul m’appartenait. Cela m’a excité au plus haut point, j’avais envie de te baiser devant lui.

— Je suis contente que tu ne l’aies pas fait.

De son autre main, il attrape ma culotte tout en gardant nos doigts en moi.

 

— Plus besoin de ce bout de tissu inutile.

— Tu m’achètes des culottes pour les jeter ?

 

Je le laisse continuer à m’exciter, à insérer ses doigts au fond de moi, tout

en tenant les miens. Il nous fait ressortir lentement, c’est délicieux.

 

— Donne-moi tes bras !

 

Je lui tends mes mains, il enroule ma culotte autour de mes poignets, puis

passe le bout de tissu dans l’attache de la ceinture de sécurité, je suis piégée.

 

— Écarte les jambes ! me dit-il sèchement.

 

J’obéis dans un souffle d’excitation. Il me lève une jambe, mon escarpin

tombe au sol, il se penche et le ramasse pour le glisser à mon pied, tout en

m’embrassant la cheville. Je ne vais quand même pas jouir à cause d’un

baiser sur la cheville ?

— Ne t’avise pas d’enlever tes chaussures.

— Tu es un fétichiste des chaussures, ma parole !

— Pas du tout, c’est juste que tes jambes sont magnifiquement longues et excitantes avec des escarpins. Et surtout parce que je le veux !

 

Il me transperce d’un regard profond, captivé comme un animal prêt à

dévorer sa proie, je suis en train de me liquéfier, je ne vois que lui, je

n’entends que lui. Puis guettant la moindre de mes réactions, il me plie la

jambe, la pose sur le dossier de la banquette, déboutonne mon chemisier, le

sort de ma jupe et l’écarte de mes épaules. Ma peau est dénudée, mon

chemisier monté à la hauteur de mes coudes.

 

— Lève tes fesses !

 

Je m’exécute. Il soulève ma jupe et s’assied en face de moi. Tout en écartant du genou ma jambe qui repose sur le sol, il me contemple, les lèvres ouvertes, mon clitoris exposé, ses mains remontent à l’intérieur de mes cuisses, je frissonne, il s’illumine. Comment arrive-t-il à faire ça ? Je vais jouir dans deux secondes. Sa bouche se pose sur l’intérieur de mes genoux, il remonte doucement, me caresse avec ses mains, avec ses lèvres, j’essaie de revenir à la raison.

 

— Esteban. Il ne me répond pas. Il se contente de relever la tête et de me regarder.

— Esteban ! Toujours aucun son ne sort de sa bouche, il lève juste les yeux vers moi, tout en faisant courir sa langue à l’intérieur de ma cuisse. Ahhh je ne vais pas tenir.

— ESTEBAN !

— Un mot, Emma.

— Je ne peux pas jouir dans un moment pareil. Non pas que je n’en ai pas envie, mais ma conscience me dit que ce n’est pas correct.

 

Il pose ses mains plus haut, me masse les cuisses doucement, remonte en m’effleurant puis d’un coup, il écarte mes lèvres et m’embrasse le clitoris. Je ne me suis jamais sentie autant dévoilée devant un homme.

 

— Quand je te vois comme ça, j’ai envie de te baiser jusqu’à ne plus respirer. T’es tellement belle, tu le sais j’espère ?

— Non, dis-je étonnée.

— Il va falloir remédier à cela aussi. Je vais m’évertuer à te le faire comprendre chaque seconde de chaque journée jusqu’à ce que tu te rendes compte de ta beauté. Tu me combles ma douce et j’espère que moi aussi.

— Oh oui, bien plus que je n’aurais pu l’imaginer.

— J’ai l’intention de révéler la femme qui dort en toi, tout au fond de toi.

— J’y compte bien, Monsieur.

 

Il se jette sur mon clitoris et le lèche, le tourne, le mord. Comment arrive-t-il à toujours savoir ce que mon corps désire ? J’ai envie de le pincer pour m’assurer qu’il n’est pas un rêve.

— Détache-moi, je veux te toucher.

— Non ! lâche-t-il.

 

Il continue son ascension vers mon orgasme, insère deux doigts en moi, je me contracte autour de lui, je perçois le coup d’électricité qui annonce l’arrivée de ma jouissance. Je reconnais bien les prémices maintenant, il n’arrive plus à pas de velours, non il arrive avec ses gros sabots, il s’installe et dure tant que tout mon corps n’est pas sens dessus dessous. Esteban insère deux doigts de l’autre main dans mon vagin, bon sang, je vais mourir de plaisir. Sa langue devient fouineuse, elle s’active, ses doigts me fouillent et trouvent mon point G, la petite cavité se gorge de désir. Ça y est, je dois être morte et au paradis, je me perds dans ce mélange d’émotions, je vais jouir, j’accède au Graal. Il retire ses doigts et remonte sur mon sein qu’il prend dans sa bouche.

 

— Non, continue avec tes doigts !

 

Il me caresse les seins et mon entrejambe crie au désespoir.

 

— Alors Madame Jourdan, ça fait quoi d’être divorcée ?

— Je ne sais pas Monsieur, une espèce de maniaque m’a sauté dessus et m’a empêchée d’y réfléchir.

— Un maniaque vous dites ? Et cela vous plaît-il ?

— Il faut croire que oui, mais c’est tout nouveau pour moi, j’attends de voir si cela n’est pas qu’un effet étincelle.

— Un effet étincelle ? Vous découvrirez dans quelques heures que ses effets vont vous faire perdre la tête. Vous serez saoule de plaisir et vous en redemanderez !

 

Il me colle du plat de la main une fessée qui me fait rougir d’un coup, puis fouille dans la poche intérieure de sa veste, et en sort mon alliance. Mince, je l’avais complètement oubliée.

 

— Que fait-on de ça ?

— Je vais la garder.

— Pourquoi ?

— Parce qu’elle représente plus de dix ans de ma vie.

— Très bien, mais c’est moi qui la conserve, je ne veux pas te trouver en train de pleurer en regardant cette bague.

— D’accord, étant prête à tourner la page.

— Que veux-tu ma douce ?

— Toi.

— Qu’est-ce que tu veux, Emma ? me dit-il en me mettant une fessée.

— Que tu me baises.

— Comment ?

— Fort, très fort.

— C’est ça que tu veux ? Tu as envie que je profite de toi ? Que je prenne le contrôle avec force ?

— Oui, c’est bien ça.

— Vous me donnez toute votre confiance en votre nom, Madame ?

— Oui, je le veux !

 

Il se jette sur ma bouche, m’embrasse farouchement, me regarde dans les yeux avec une lueur de contentement, puis m’embrasse à nouveau. Il commence à devenir fou, son cœur bat vite, son érection me fait mal tellement il est dur, il baisse son pantalon d’un coup, son boxer, se libère et enfile un préservatif. Je sens les larmes me monter aux yeux, l’une d’elles s’échappe et roule sur ma joue.

 

— Ma douce, ça ne va pas ? me dit-il en s’arrêtant, inquiet.

— Si. Je suis juste au bon endroit avec la bonne personne.

— Tout va bien donc ?

— Oui tout va bien, continue.

 

Il met ses deux pouces dans mon vagin et pose ses mains sur mes fesses pour les relever, écarte mes lèvres et me lèche avidement. Je jouis très fort, cet orgasme m’emporte et mes larmes s’écrasent dans mon cou.

 

— Viens, fais-moi l’amour, lui dis-je les joues toutes mouillées.

 

Il s’approche de moi, me dévisage, lèche lentement mes larmes encore présentes, je ferme les yeux. Puis, il enfonce son pouce dans ma bouche, je me dégage. Sa queue me pénètre d’un coup, je laisse échapper un cri de plaisir et il en profite pour insérer à nouveau son pouce.

 

— Suce !

 

Je suce doucement son doigt et le mordille, étouffant mes cris dans ses doigts comme je peux. Un déchirement de bonheur m’envahit. Cet homme fait de moi ce qu’il veut et c’est tellement bon, je le sens partout, en moi, sur moi. Il soulève ma jambe et la passe autour de sa taille.

 

— Ça, c’est la Emma que je veux ! Sexy, en sous-vêtements bandants, et prête à jouer à chaque instant à tous mes jeux.

— Je suis cette Emma, je veux jouer avec toi, tous les jours, je te veux en moi, tous les jours.

— Je te veux sans culotte tous les jours, tu entends ?

— Ouiiiiii.

 

Il accélère son rythme, resserre mes jambes autour de lui et empoigne mes cuisses en attendant une réponse… valable.

 

— Oui Monsieur, j’ai compris.

— C’est bien ma douce. Qu’est-ce que j’aime te baiser !

— Qu’est-ce que j’aime que tu me baises !

Il sourit, satisfait de ma réplique, et surtout se réjouit que j’aime ce qu’il me fait. Je ne me lasserai pas de cet homme, de ses caresses, de ses mots crus, de son ton autoritaire, de ses jeux coquins.

 

— Est-ce que tu aimes quand je t’attache ?

— Oh oui.

— Tu aimes mes jeux ?

— Oui, beaucoup.

— Parfait, j’en ai plein d’autres en réserve.

 

Je pense à tout ce qu’il me dit, en me demandant où il va chercher tout ça, si ça lui vient spontanément ou s’il a déjà réalisé ces scénarios avec d’autres femmes.

 

— J’ai hâte que nous soyons à New York.

— Moi aussi, Esteban.

— Maintenant tu peux jouir, vas-y ma douce !

 

Ces mots me mettent à l’agonie, je veux me fondre en lui, j’en attends plus, je veux tout ce qu’il peut me donner. Il amplifie ses va-et-vient, s’accroche à mes cuisses en les pinçant, c’est terriblement sensuel. Il approche sa bouche contre mon sein, l’embrasse, le happe et le mord quand il sent que mon orgasme arrive. Aucune douleur, que du plaisir, je suis étonnée d’aimer ce genre de chose. L’orgasme me cloue littéralement à son corps. Pour étouffer mes cris, je mords le pouce qu’il continuait à agiter frénétiquement dans ma bouche. Il le retire et pose la paume de sa main sur mes lèvres, je me lâche et crie sans retenue, m’apercevant trop tard que j’ai encore oublié qu’Edouardo et Ernest étaient avec nous, juste derrière la vitre.

Esteban s’enroule autour de moi, m’embrasse le cou, l’oreille, la joue, me respire puis me prend la tête dans ses mains et me fixe dans les yeux, j’y vois le monde tel qu’il le conçoit. Je me noie dans la lueur qui émane de lui. Qu’il est beau, que je l’aime ! Il redescend ma jupe dans un geste très sensuel, presque érotique.

 

— Détache-moi.

— Et pourquoi ça ?

— Parce que je te le demande.

— Je devrais te laisser attachée.

— En quel honneur ?

— Je t’ai vue regarder ton mari. Tu regrettes ?

— Je ne regrette rien, mais j’ai vécu treize ans avec lui et je lui ai été mariée plus de dix ans.

— Je sais ma douce, j’aurais tellement aimé que ton passé soit avec moi.

— On ne peut pas revenir en arrière mais on a tout l’avenir devant nous.

— Je suis ton homme maintenant, et tu es à moi.

Je souris. Cet homme magnifique est le « Mien », j’ai du mal à m’y faire, pourtant je suis là avec lui, je viens de faire l’amour avec lui, ligotée à ma culotte.

 

— Ce regard n’est que pour moi, c’est avec moi que tu vas partager ta vie et je veux te rendre heureuse, je veux que tous tes regards d’admiration, de soutien et d’amour soient pour moi.

 

Son attitude est forte et poignante, comme s’il attendait que ma promesse le libère de quelque chose.

 

— Rien que pour toi, lui dis-je en ayant le cœur qui palpite, comme si je venais de m’engager dans une dangereuse ascension dont je ne reviendrai pas indemne.

— Y’a des choses que l’on doit mettre au point ma douce, et Carl ne doit plus faire partie de nos vies, plus vite les détails seront réglés et plus vite tu pourras passer à autre chose.

— Je sais, Esteban.

 

Il me détache une main puis l’autre de la ceinture de sécurité, mais n’enlève pas la culotte autour de mes poignets. Je commence à la défaire.

 

— N’y touche pas !

— Je ne vais pas rester attachée ?

— Garde-la, je te dis !

Je suis plus qu’excitée à l’idée que l’on puisse me voir, mais l’idée que nous ne sommes que tous les deux à savoir ce qui vient de se passer grâce à ce bout de tissu m’excite encore plus.

 

— Quand on arrivera à New York, on ira faire les boutiques.

— Pour aller chercher des culottes ? lui lancé-je ironique.

— Entre autres.

— C’est-à-dire ?

— Tu verras.

 

Je soupire, ah encore des surprises, c’est difficile de résister à ses demandes. Je prends une grande respiration et monte sur lui à califourchon.

 

— Merci pour tout ce que tu fais pour moi, j’ai l’impression d’être dans un rêve.

 

Je relève ma jupe pour bien m’asseoir et je sens son érection revenir.

 

— Emma ?!

— Esteban ? réponds-je, feignant l’innocence.

— Emma, qu’est-ce que tu fais ?

— Rien ! dis-je, tout en me frottant sur lui.

— Tu es une petite gourmande !

— J’ai un homme insatiable, j’essaie de le satisfaire, c’est tout.

— Qu’espères-tu comme ça ?

— Toi, en moi, tout au fond.

— Ah ? Tu en veux encore ? Ça ne t’a pas suffi ?

— J’ai eu une grosse matinée, Monsieur Cruise ! Il faut que j’évacue tout ce stress.

 

Il redescend son pantalon qui n’était pas fermé et m’attire à lui en posant ses mains dans mon dos. Il se libère, je le sens contre moi, dur et doux.

 

— Fouille dans ma poche ! J’insère ma main dans sa veste et en sors un préservatif que je lui tends. Ouvre-le ! Je m’exécute. Mets-le-moi !

— Je ne sais pas comment faire, je n’en ai jamais utilisé.

— On remédiera à ça plus tard, me rassure-t-il, tout en mettant le préservatif lui-même. - Viens, assieds-toi sur moi.

 

Je me laisse descendre sur lui, lentement, tout doucement, je ferme les yeux, c’est tellement bon. Il caresse mes paupières avec ses pouces et vient m’embrasser langoureusement les lèvres. Je m’empale sur son sexe majestueux. Il dégage mon chemisier que je n’avais pas encore reboutonné et sort mes seins de mon soutien-gorge, il passe de l’un à l’autre, tire sur mes cheveux pour dévoiler mon cou et m’embrasser, puis revient à mes seins qu’il roule entre ses doigts. Il ne m’en faut pas plus pour jouir, il ne lui en faut pas plus pour me suivre. Je suis bombardée par des décharges électriques qui viennent de mes seins et descendent jusque dans mon vagin.

 

— Oh… Emma, souffle-t-il contre ma peau.

 

Je ne lui réponds pas, je mets mes mains dans ses cheveux et les empoigne sauvagement, il gémit sur mon sein tout en jouissant. Je ressors de cette voiture comblée mais vide, un pas énorme dans ma vie vient d’être franchi. Repensant à ces cinq derniers jours, à ce que je viens de vivre, à ce que Carl m’a fait, tout à coup, je me sens bête d’avoir été aussi aveugle. Si j’avais vu tout ça plus tôt, je serais avec Esteban depuis bien plus longtemps.

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