Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique!
Chapitre-60
— C’est euh…, réagit Caroline, sans trop savoir de quelle façon commenter cette missive d’amour.
— Ouin, c’est…, ajoute Vicky, pas certaine non plus du qualificatif adéquat à utiliser.
Katia fait part, finalement, de son impression :
— C’est scolaire ben raide, son affaire ! Le papillon, la fleur, quessé ça ? Quétaine !
— C’est une culture… différente, hein ! enchaîne Caroline, pour rester tout de même polie devant le message enfantin de Fernando.
— Bizarre. T’es certaine qu’il ne niaisait pas…
— Il n’avait pas l’air de blaguer du tout. Voyons donc ! Ça ne peut pas être le même gars qui me soulevait sauvagement sur la table de la buanderie pour me baiser qui a dessiné ça ? réfléchit Katia à haute voix, assommée par la situation.
Elle lit tout haut la première phrase :
— « I love you my love »… Ayoye !
— Les deux rangées de becs à la fin… Hish…, critique Vicky, en grimaçant.
— Sérieux : j’entretenais de plein gré un fantasme sexuel par rapport à ce danseur de merengue, viril et puissant ! Crisse, il dessine des papillons ! s’exclame Katia, pour faire rire ses amies.
— J’aurais vraiment aimé ça, moi, que Pat vienne me porter une lettre avec des fleurs puis des papillons, ce matin ! rage Vicky, en croisant les bras.
— Ouin… C’est drôle, je n’en suis pas certaine, doute Caroline.
— Il va faire le saut en s’il vous plaît quand il va écouter le message que je vais lui laisser dans sa boîte vocale, dès qu’on met les pieds sur la terre ferme ! promet Vicky, en dressant son index en guise d’appui à sa menace.
— Tu as tout à fait raison ! Tu ne peux pas laisser la situation comme ça de toute façon, approuve Caroline, scandalisée par la dernière mésaventure de son amie, laquelle s’avère lourde de conséquences.
— Crois-moi sur parole que ça n’en restera pas là !
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