Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique!
Chapitre-63
Jour 3
Playa Luna Resort
Cancún, Mexique
— Tu fais quoi, dans la vie ?
— Je prends un verre avec une belle fille sur une plage paradisiaque de Cancún !
Caro pouffe de rire, à la fois gênée et amusée par la spontanéité de
l’homme.
— Je veux dire, dans la vraie vie au Québec !
— Ah, OK, la question n’était pas claire ! Je suis avocat.
La discussion va bon train jusqu’à ce que les autres reviennent de leur
baignade.
— Bon, c’est à notre tour, il fait chaud ! propose Thomas en invitant du regard sa nouvelle compagne à se joindre à lui dans son escapade à la mer.
— Je vais au bar et je paie une tournée ! Ha ! ha ! ha ! Qu’est-ce que je vous rapporte ? Des daïquiris aux fraises ? demande une jeune Québécoise blonde qui semble voyager seule.
Caroline, qui s’éloigne avec Thomas, ne répond pas à la question de
Sharon.
— C’est tellement beau ! s’exclame-t-elle en pénétrant dans l’eau salée translucide.
— Mets-en ! plaisante Thomas, qui détaille Caroline de haut en bas au lieu d’apprécier le panorama.
— Es-tu tout le temps aussi peu subtil ?
— Hum… Je pense que oui.
Elle roule des yeux en sa direction avant de le défier :
— On avance vers les grosses vagues ?
Il la suit en plongeant la tête la première dans la mer tiède pour se
rafraîchir de la chaleur suffocante de Cancún. Afin de bien voir venir les vagues, ils se tiennent debout, dos à la plage.
— Oh, celle-là est grosse ! se réjouit Caroline, en tentant de sauter en même temps que la vague pour ne pas se faire happer de plein fouet.
— Ohhhh ! s’amuse Thomas, qui se fait éclabousser le visage en riant.
— Regarde la prochaine ! s’excite Caroline, en voyant la lame arriver à une hauteur vertigineuse, avant de rouler sur eux et de se briser dans un puissant bouillon blanc.
Elle bondit de façon latérale dans le rouleau pour éviter de recevoir trop
d’eau salée dans les yeux. Pour la faire rire, Thomas fonce volontairement dans la vague, en feignant d’avoir été emporté contre son gré par celle-ci. Lorsque sa tête émerge à la surface, Caroline le met en garde :
— Arrange-toi pas pour que je doive te ramener dans mes bras sur la grève.
— Je veux que tu me fasses le bouche-à-bouche, c’est pour ça !
— Franche…, vient pour rajouter Caroline.
Elle n’a pas le temps de terminer sa phrase qu’elle se fait violemment
harponner par le solide tourbillon qui arrivait résolument sur eux. Thomas, qui a chevauché avec brio la vague, observe en direction de Caroline pour voir où celle-ci a disparu. Comme elle a été submergée au complet, il aperçoit son bras surgir de l’eau, suivi ensuite de son genou. À l’évanouissement du rouleau, Caroline ressort de l’eau légèrement secouée, en prenant une bonne respiration. Elle toussote quelque peu pour tenter de dégager ses voies respiratoires de l’eau salée qu’elle a avalée.
— Oh boy ! se moque Thomas, qui voit apparaître au loin une autre vague, qui s’avère énorme. Attention à la prochaine !
À peine remise de ses esprits, Caroline, alerte, saute dans la vague pour
ne pas se retrouver encore une fois au fond de l’océan. Profitant d’une accalmie de quelques secondes, elle se tourne vers Thomas en lui faisant une drôle de moue, tout de même amusée de l’aventure. Celui-ci l’interpelle en la regardant, visiblement mal à l’aise :
— Euh… Caroline…
— Hé ! C’est un sport olympique, ça !
— Caroline… euh ton…, répète Thomas, vraiment embarrassé, en la montrant du doigt.
Immergée dans l’eau jusqu’à la taille, elle ne semble pas comprendre ce
que Thomas essaie de lui communiquer. Elle s’informe :
— Quoi ?
Il s’approche tout en continuant de lui pointer son maillot de bain, un
sourire sur les lèvres. Elle s’examine et se rend compte que son sein droit est littéralement sorti de son nid. Son bustier en forme de triangle s’est enroulé sur lui-même lors de sa cascade aquatique.
— HEIN ! crie-t-elle, en replaçant rapidement le bout de tissu dans sa position initiale.
Thomas ne dit rien et il affronte, tout sourire, la nouvelle vague. Elle
s’y jette à son tour, gênée qu’il l’ait partiellement vue dénudée. En guettant le second bouillon qui s’amène, elle le fixe mi-traumatisée, mi-divertie. Il s’approche doucement en ouvrant exagérément la bouche, les yeux exorbités :
— T’as des beaux seins en ostie !
— Ben là !
— T’as raison, le Mexique, c’est vraiment beau ! s’extasie-t-il en se laissant littéralement tomber vers l’arrière, comme s’il s’évanouissait devant tant de beauté.
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