Confinement torride
16 - Échanges charnels
Nina
Je perçois le regard de Nathan braqué sur moi, avide, tel le prédateur qui sait que sa proie est enfin à sa merci. Le passage dans la salle de bains m’a galvanisée. Debout dans la chambre face à lui, je n’ai plus envie de jouer, mais de passer à l’action sans délai. Le désir brut que je lis dans les yeux de cet homme, ce mâle à la virilité insolente, me transporte déjà aux portes de l’orgasme.
Je me rapproche, aspirant ardemment le toucher, le caresser, là où une bosse s’est formée à son entrejambe. Je reconnais l’excitation qui démarre dans mon bas-ventre, se diffuse de façon verticale. Je la laisse m’envahir avec délectation. L’afflux sanguin se répercute de mes orteils jusqu’à la racine de mes cheveux. Mes terminaisons nerveuses deviennent hyper sensibles. Mon cerveau se déconnecte ; mon corps n’est que sensations pures !
Je m’avance et tends les bras dans sa direction. Mais avant que je le touche, Nathan me stoppe dans mon élan et me chuchote à l’oreille d’un timbre grave et profond :
— Laisse-toi faire, Nina, laisse-moi te donner du plaisir.
De ses deux mains, son corps collé au mien, me dépassant de toute sa hauteur, il ouvre la fermeture éclair et descend d’un mouvement brusque ma jupe. Oh ! Mon Dieu ! Il ôte prestement mon T-shirt et mon soutien-gorge, et comme je ne résiste pas à l’envie de vouloir le déshabiller à mon tour, il enserre mes poignets dans mon dos et me murmure avec autorité :
— Tu ne m’as pas écouté. Ce soir, la priorité, c’est uniquement ton plaisir !
Je frissonne de désir. Puis il m’ordonne, plus qu’il ne le propose, de me coucher dos sur le lit. Je suis au supplice, frustrée, mais je m’exécute. Après tout, n’est-il pas le maître des lieux ?! Je le laisse prendre les commandes.
Il s’allonge à mes côtés, appuyé sur un coude, les yeux plongés dans les miens, le regard fiévreux. De sa main droite, il caresse la moiteur de ma culotte. Mon souffle s’accélère. Je ne suis jamais restée passive lors d’une relation sexuelle et mes mains me démangent de lui rendre la pareille, mais ma raison – enfin le peu que j’en conserve – me dicte de lâcher prise.
Je surprends de petits gémissements sortir de ma bouche. Gênée, car je ne me suis jamais laissé caresser sans un drap pour cacher ma nudité, j’hésite à dévisager Nathan. J’ai bien tort. La connexion qui s’établit dès que nos regards se croisent est enivrante. Il accentue le contact de sa main sur ma vulve aux lèvres déjà bien gonflées.
Merde ! Je vais jouir…
Ma chaleur corporelle monte de degré en degré. Nathan est un enchanteur doté de doigts magiques, qui maintenant, se consacrent tous à mon clitoris en de légers effleurements circulaires. Mes gémissements s’intensifient. Mes poings serrent la couette et je ne peux empêcher mon bassin de se soulever pour quémander une pression plus forte.
Quand il estime que je suis prête, Nathan me déleste de ma petite culotte, agissant comme si nous avions tout notre temps, faisant glisser lentement l’élastique le long de mes jambes sans jamais quitter mon regard. Je le fixe, la respiration erratique, et dans un souffle lui demande de venir en moi, de me prendre. Maintenant !
— Tss tss tss, pas si vite… Je veux te voir jouir, dit-il en se redressant.
Mais comment peut-il rester maître de lui-même, alors que je suis littéralement en train de me liquéfier sous ses mains ? Libérée de mon dernier vêtement, j’écarte les cuisses et m’offre à son regard, sans pudeur ni tabou, persuadée qu’il ne pourra pas se retenir plus longtemps et viendra enfin me soulager. Ses yeux se font de braise.
— Nina, tu es si belle. J’ai envie de te goûter, de lécher ton excitation.
Nathan s’agenouille entre mes cuisses, souffle un air chaud qui irradie jusqu’aux tréfonds de mon vagin, provoquant un spasme nerveux, annonciateur de mon futur orgasme. Il commence ses premières caresses buccales, me lèche de bas en haut sur un rythme régulier, guettant mes réactions.
Il recommence dans un mouvement plus large, enveloppant toute ma zone érogène, faisant monter le plaisir. Je geins de plus belle. Je dirige mes mains vers sa tête, arrêtant subitement mon geste en repensant à sa recommandation, puis, comme s’il lisait en moi, Nathan me libère de ma chaîne fictive.
— Vas-y, Princesse, dis-moi ce que je dois faire, donne-moi la cadence.
— Oh, Nathan !
N’y tenant plus, au bord de la jouissance, je m’accroche à la racine de ses cheveux, appuie sur sa tête pour permettre à sa bouche d’atteindre le gland de mon bouton de rose. Quand sa langue s’applique avec enthousiasme, en d’incessants mouvements circulaires tout autour, mes hanches se déchaînent, mais c’est une longue aspiration qui laisse éclater mon orgasme aux mille petites bulles entre ses lèvres, me laissant pantelante.
Sans m’accorder le temps de me remettre, Nathan plaque une main sur mon ventre encore secoué de convulsions, introduit deux doigts dans ma chatte dont il masse vigoureusement l’entrée, tout en stimulant mon clitoris avec son pouce. En cinq secondes, comme une grenade dégoupillée, j’explose une deuxième fois dans un vortex orgasmique, inconnu de moi jusqu’à présent.
Je me souviens avoir sangloté d’émotions, bercée dans ses bras musclés, enveloppée par sa chaleur et sa tendresse. Son corps épouse le mien, puis, plus de son, plus d’image. Je suppose que le rideau d’un sommeil sans rêves s’est abattu sur mon être comblé.
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