Confinement torride

July Mazart · Chapitre 35 sur 89

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Confinement torride

34 - Apéro virtuel

 

Nathan

Comme c’est agréable d’observer Nina si heureuse de discuter avec ses amies et autant à l’aise avec les miens. Elle rayonne de bonheur et son enthousiasme me réjouit. Alors qu’elle s’éloigne, en emportant son ordi dans la cuisine pour aller chercher d’autres bières, Thomas ne perd pas une seconde et me questionne… je l’aurais parié !

— Ben, mon poulet, tu as trouvé une sacrée nana. Jolie poupée vachement bien équipée, et je ne parle pas que de son humour, si tu vois ce que je veux dire. J’imagine qu’avec une fille comme elle, sortir ne doit pas te manquer. Comme quoi, le confinement a du bon pour certains.

— Hey… les gars, pensez à moi qui suis confiné avec ma harpie de frangine, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans un trente-cinq mètres carrés. C’est l’enfer !

La blague ! On connaît tous Fanny, la première supportrice de Victor, elle doit lui rendre la vie impossible. Je n’ai jamais vu de frère et sœur s’aimer autant qu’ils se détestent et se lancer des vannes à longueur de temps quand on sort ensemble. Sans conteste, je préfère être à ma place.

Nina revient, me tendant une bière bien fraîche, puis nous continuons jusqu’à ce que les conversations deviennent un peu moins intelligibles, tous éméchés qu’on est, au fur et à mesure de l’avancée de la soirée.

— Allez, les gars, j’ai faim, et Nina s’est proposée de faire à manger. On remettra ça une prochaine fois.

— Oh oui, oh oui, piaillent les filles de leur côté.

— C’est sûr, on remet ça très bite… euh vite, déclare Nina d’un ton solennel, mais complètement pompette. Tout le monde s’esclaffe, elle la première.

J’éteins les ordinateurs. Elle suspend son rire, puis son regard se fait de braise et m’échauffe les sens directement. On dirait qu’on est sur la même longueur d’onde. Son contact m’a atrocement manqué tout cet après-midi, son parfum, sa chaleur…

— Viens là, Princesse.

On s’enlace, on s’embrasse. Elle est encore plus entreprenante que moi, commence à me déshabiller…

— OK, on va faire l’impasse sur ta salade de gésiers, mais je compte bien me rassasier de ton corps, te goûter partout. J’ai trop envie de toi et que tu jouisses dans ma bouche.

Elle soupire, euphorique, et ça m’excite.

Je la soulève et l’emporte tandis qu’elle accroche ses jambes sur mes hanches et distribue des baisers tout autour de mes lèvres. Il me semble percevoir un « je t’aime » enrobé dans un gémissement, mais je préfère me concentrer sur le plaisir à venir. Je sais qu’elle est déjà tout humide et prête pour tout ce que je rêve de lui faire.

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