Confinement torride

July Mazart · Chapitre 46 sur 89

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Confinement torride

45 - Petit déjeuner

 

Nathan

Une agréable odeur de crêpes parfume le couloir. Arrivé dans la cuisine, j’écarquille les yeux devant le petit déjeuner gargantuesque préparé par Nina. Jus d’orange, café, thé, pain grillé, trois pots de confiture ouverts, un pot de miel et même le pot de Nutella dont elle lèche avec gourmandise une pleine cuillère. Un peu too much, comme déj ?

— J’ai comme l’impression que le footing matinal est reporté.

— Oh non, va te recoucher ! Je voulais tout apporter dans la chambre, on aurait déjeuné allongés dans le lit.

Elle est adorable dans son combi-short couleur sable. Ses cheveux noirs, encore humides de sa douche, sont lâches et ondulent jusqu’à ses épaules. Et sa bouche, avec cette petite moue de déception ! Bordel ! J’ai envie de croquer dans cette lèvre boudeuse et charnelle, comme si c’était une fraise bien juteuse.

Je m’approche, le souvenir érotique délicieusement frais d’elle sur ma queue, et la soulève pour l’asseoir sur le plan de travail afin de mieux m’insérer entre ses cuisses dénudées. Mes mains serrent sa taille fine et mon bonjour s’écrase sur son sourire que j’ouvre avec autorité, cherchant le contact de sa langue. Encouragée par mes soupirs, elle me rend mon baiser avec ardeur, entourant ses bras autour de mon cou, pressant ses seins contre mon torse.

Après quelques minutes d’échanges passionnels, je pose mon front contre sa tête, le cœur battant à tout rompre. Mon regard pénètre le sien, sondant son âme au plus profond.

— Je ne veux plus me réveiller loin de toi, Princesse.

— Bonjour, « fiancé », me répond-elle pour toute réaction.

Pris à mon propre piège !

Elle me regarde, bravache, et je devine qu’elle guette la portée de sa petite phrase sur moi. Je lui souris, tirant de façon espiègle sur une mèche de ses cheveux.

— C’est plus officiel que petite copine et moins graveleux que plan cul. C’est que c’est du sérieux d’être face à un commissaire, non ?

— Mouais, si tu le dis. Tu as des plateaux, on emporte tout dans la chambre ?

Nina change de sujet et étonnamment n’insiste pas sur l’appellation de fiancé ; ça me va très bien pour le moment. En revanche, son histoire de déj au lit ne m’enchante pas du tout. Je ne comprends pas qu’on puisse s’extasier sur ce concept. Sérieux, qui a envie de dormir là où on mange, comme d’ailleurs manger dans le coin où on baise ? C’est pourri cette idée suprême du romantisme.

— Tu y tiens vraiment ? Parce qu’on va mettre des miettes partout dans le lit.

— Allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir.

Elle est attendrissante avec sa mine déçue.

— Nina, arrête de faire cette moue ou c’est toi que je mange, et ça réglera le problème des miettes dans la chambre.

— Fais pas ton vieux, allez, s’te plaît, s’te plaît, s’te plaît !

Comment résister à cette petite bombe qui exulte quand elle réalise que je suis en train de craquer ?

— Pfffff, on dirait une gamine de cinq ans. Tu me feras vraiment faire n’importe quoi, toi ! Sinon, je te rappelle que j’ai quasi un an de moins que toi, la vieille ici c’est toi !

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