Nounou pour les Mercenaires: Une romance de harem inversé (French Edition)
29 - Trish
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Trish
Lors du dîner, ce soir-là, Jordy et Archer nous régalent d’histoires sur leur journée passée à faire semblant de diriger une société d’excursions en hélicoptère à Bakou. Ils ont effectué trois vols différents, dont un avec une célèbre TikTokeuse russe dont aucun d’entre nous n’a jamais entendu parler, mais qui compte apparemment plus de dix millions d’abonnés. Jordy se plaint qu’il est difficile de gérer la réception, parce que les clients ont plein de questions sur la ville auxquelles il est incapable de répondre.
– Tu arriverais à y répondre, dit sèchement Archer, si tu avais pris le temps de lire la documentation que j’ai soigneusement préparée pour toi.
– Il y a soixante pages ! se plaint Jordy, cherchant autour de la table à susciter la compassion. Pourquoi l’avoir faite si longue ?
– Parce que c’est la quantité d’informations qu’un guide touristique doit connaître. (Archer secoue la tête.) Heureusement que tu ne t’occupes que du bureau et que c’est moi qui organise les vols et fais la visite. Sans parler que, moi, je lis les documents.
– Vous n’avez pas l’air de faire semblant de proposer des visites guidées en hélicoptère, dis-je. Vous le faites vraiment !
– C’est assez sympa, je dois bien l’admettre, dit Archer. Dommage que la ville ne soit pas plus intéressante.
– Comment ça se passe avec… (Harrison s’interrompt en lançant un coup d’œil à Kaylee)… la glace ?
Jordy cligne des yeux.
– La glace ?
– Oui, tu vois bien. Le gros bloc de glace que tu dois garder à bord de l’hélicoptère. Pour les invités potentiels.
– Oh !!! (Les yeux de Jordy s’écarquillent.) Vraiment dégueu. Impossible de regarder tout ça.
– Ce qui a fait qu’il en a presque renversé le brancard, grommelle Archer. Très professionnel… ou pas
– Pourquoi la glace est dégueu ? demande Kaylee.
– Elle est au raisin, répond Harrison.
La petite fille fait une grimace.
– Beurk !
– Hé ! J’aime bien le raisin ! dis-je.
Kaylee me tire la langue.
– Dégueu, dégueu.
– C’est quoi le problème avec le raisin ? (Je regarde autour de la table.) C’est un goût comme un autre, non ?
Jordy ricane tout en mangeant son repas.
Dans l’appartement, il y a trois chambres au bout d’un couloir et deux au bout d’un autre. Kaylee et moi avons les deux chambres l’une à côté de l’autre, au cas où elle aurait besoin de quelque chose au milieu de la nuit. Mais les murs ne sont pas très épais, alors les gars et moi nous réfugions dans l’une de leurs chambres à l’autre bout de l’appartement.
Le premier soir, Jordy renonce à nous rejoindre, ses bijoux de famille sont encore endoloris par son accident. Archer et moi apprécions ce moment à deux. Nous nous retrouvons une fois de plus dans le même lit et nous enroulons l’un autour de l’autre pour faire l’amour. Je contemple son magnifique visage tandis qu’il s’enfonce en moi, assez fort pour faire basculer mon corps sur le lit. C’est tout aussi merveilleux d’être avec lui qu’avec Jordy, mais complètement différent d’une manière que je n’arrive pas à comprendre. Je caresse son visage et resserre mes muscles pelviens autour de lui aussi fermement que possible, avant d’admirer le spectacle de sa jouissance alors qu’il se répand en moi.
Le lendemain soir, Jordy est tout aussi inquiet de l’état de ses parties intimes, mais quelques regards sexy et des gestes suggestifs suffisent à l’amadouer. Je suis aussi douce que possible avec lui lorsque nous nous retirons dans sa chambre, faisant courir mes ongles sur sa tige et le caressant tendrement. Il semble à nouveau en pleine forme, car lorsque tous les deux se mettent à me baiser à tour de rôle, me passant de l’un à l’autre à intervalles réguliers comme nous en avions pris l’habitude, Jordy n’est pas du tout en reste. Sa bite est aussi épaisse, aussi dure et aussi avide de moi qu’elle l’a toujours été.
– Je savais qu’on saurait te convaincre de nous rejoindre, dis-je pendant que nous nous blottissons tous les trois dans le lit.
Comme c’est, somme toute, un petit lit double, nous devons vraiment nous blottir l’un contre l’autre pour y tenir tous les trois.
– Tes arguments étaient très convaincants, ronronne Jordy.
– Quels arguments ? demande Archer. Trish t’a à peine fait un clin d’œil et t’a légèrement touché la cuisse après le dîner.
– Je n’avais pas besoin de plus, déclare Jordy gaiement. Je suis un homme simple.
– Je suppose que tu étais aussi un peu jaloux, j’ajoute, sachant qu’Archer et moi nous amusions sans toi.
– Je me suis posé la question, confirme Jordy, mais je n’ai jamais été jaloux de ma vie.
– Ah bon ?
Il secoue la tête, ses cheveux bruns frôlant mon bras.
– Bizarrement, non. Archer et moi sommes de bons complices. Depuis huit ans, nous partageons à peu près tout. Pourquoi ne pas partager une femme aussi ?
– Je ne supporte toujours pas de partager la salle de bains avec toi à la maison, dit Archer de l’autre côté de moi. Il n’y a qu’un seul lavabo et tu ne ranges aucun des produits que tu utilises.
– Une telle chevelure demande de l’entretien. (Jordy relève la tête et la secoue comme un top-modèle dans une publicité pour un shampoing.) Mais non, pas la moindre pointe de jalousie. Tant que c’est moi que tu préfères.
Je grimace.
– En fait, maintenant que tu en parles…
Archer éclate de rire. Jordy a l’air d’un chiot triste, même s’il est conscient qu’il s’agit d’une blague.
– C’est bien que vos contrats touchent à leur fin, dis-je. (Ce n’est pas la meilleure des transitions, mais j’ai envie de poser cette question et je ne vois pas de meilleur moment.) Est-ce que vous savez ce que vous allez faire une fois tout ça fini ?
– On rentrera à Wilmington, répond Jordy. Un peu de détente, peut-être quelques contrats faciles. On pourra s’offrir le luxe d’être exigeants, après le paiement de cette mission.
– J’aimerais prendre de vraies vacances, songe Archer. Voyager quelque part pour le plaisir, pas pour le travail. Peut-être une île, comme les Açores.
– Ce serait génial. J’ai entendu de bonnes choses sur Ibiza.
Archer se redressa sur un coude.
– Tu veux dire I.Bi.Sa
Jordy renifle.
– Non, mec, l’île dont je parle a un Z dedans. C’est en Méditerranée. Je pensais que tu la connaissais.
– Et comment ! répond sèchement Archer. On l’a visitée quand j’étais petit. Et ça se prononce très certainement I.Bi.Sa.
– C’est bon, ça va, fait Jordy en levant les yeux au ciel. Comme si j’allais tomber dans le panneau.
– C’est pas une blague. C’est vraiment comme ça que ça se prononce.
– Bien sûr…
Alors qu’ils se chamaillent tous les deux, je soupire. Je pensais à ce qu’il adviendrait de nous après la fin de la mission. Nous, y compris moi. Mais visiblement, on n’est pas du tout sur la même longueur d’onde.
Est-ce une bonne chose ou une mauvaise ?
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