Redemption Blessée (French Edition)
Chapitre 15
Rory
Je suis presque endormie quand la porte s'ouvre doucement, et la lumière pénètre dans la pièce avant qu'elle ne se referme rapidement. —Nico ? je demande d'un air endormi. C’est toi ?
Il y a un bruit de vêtements avant que le lit ne s'enfonce et que son corps ne se glisse à côté du mien.
—Je suis désolé, j'ai perdu la notion du temps.
En me retournant, je regarde à travers l'obscurité pour trouver mon mari fixant le plafond, la mâchoire serrée.
—Qu'est-ce que tu as fait ?
—Planifier pour demain, déclare-t-il fermement, en levant un de ses bras derrière sa main. Je devais m'assurer que tu serais en sécurité.
Il n'a toujours pas l'air d'être excité à ce sujet.
—Je suis désolée de te mettre dans cette situation, dis-je doucement en posant ma main sur sa poitrine. Mais nous devons le faire.
Il finit enfin par me regarder.
—Tu n'as aucune putain d'idée de l'anxiété que j'ai pour toi. Putain, je ne peux pas te perdre, Rory.
Les larmes me montent aux yeux quand j'entends la peur dans sa voix. —Tu ne vas pas me perdre, lui dis-je en m'avançant dans le lit pour pouvoir le chevaucher. Je vais suivre toutes les instructions et détruire ton père en le faisant.
Il y a un sourire ironique sur ses lèvres tandis que ses mains se lèvent pour saisir mes hanches.
—Tu parles tellement comme une dure à cuire quand tu le dis comme ça.
—C'est la vérité, je réponds en me penchant pour poser mes lèvres sur les siennes.
Il gémit et je sens sa queue se presser contre mon cul avec insistance. Il a besoin de moi.
Je vais lui donner ce dont il a besoin.
Mes mains glissent dans ses cheveux et je l'embrasse longuement et passionnément, laissant mes émotions se manifester dans mon baiser. Nico est bon dans de nombreux domaines, mais une chose pour laquelle il n'est pas doué, c’est pour cacher ce dont il a besoin dans un lit.
Mes mains descendent de ses cheveux à ses épaules, brisant notre baiser avec un léger halètement.
—Je veux te toucher, lui dis-je alors que mes doigts tracent ses muscles. Je veux t’embrasser.
—Putain, Rory, grogne-t-il. Je ne vais pas tenir aussi longtemps.
—Alors ne le fais pas, je réponds en me baissant pour poser mes lèvres sur son épaule.
Ce n'est pas à propos de moi. C'est à propos de lui.
Ses mains ont une emprise féroce sur mes hanches alors que j'embrasse son torse, j’effleure ses tétons avec ma langue avant de la faire glisser au centre de sa poitrine, mon corps glissant au fur et à mesure. Son sexe rigide traîne sur mon ventre, je sens le désir monter à l'intérieur de mon propre corps, et je le repousse lorsque j'atteins son abdomen. Nico a enlevé ses vêtements, sauf un boxer, et je hausse un sourcil.
—Un boxer ? Vraiment ?
Il laisse échapper un rire torturé.
—Je l’ai enfilé ce matin sans réfléchir.
Je me suis habituée à ce qu'il se promène sans rien sous son pantalon, mais c'est une nouveauté qui me pousse à tirer sur son élastique à la taille. —Enlève-le.
—Oui, madame, répond-il en le faisant glisser le long de ses hanches avant de le repoussant d'un coup de pied.
Sa queue jaillit de son corps et ma bouche s'assèche. —Tu as envie de moi.
—Putain, ouais, je sais, dit-il en ajustant l'oreiller derrière son cou pour qu'il pouvoir me regarder.
Ses yeux brillent dans le noir et ses mains se posent sur les draps avec impatience.
—J'ai toujours envie de toi, Rory. Putain, je ne pense qu’à toi.
Je veux que ça reste comme ça. J'enlève le t-shirt que je porte, et ses yeux se dilatent à la vue de ma poitrine nue, mais je secoue la tête. —Pas maintenant.
—Tu me provoques, grogne-t-il.
Ma main le touche, et il siffle quand je la glisse le long de son sexe. —Je vais avoir besoin que tu ralentisses, grogne-t-il.
Quand mes lèvres touchent la tête bombée, j'ai l’impression qu'il va sauter du lit.
—Reste tranquille maintenant, je murmure en passant mon pouce sur la fente de son gland. C'est mon moment.
—Putain, gémit-il lorsque je le prends dans ma bouche. Ses mains passent doucement dans mes cheveux, et il me guide jusqu'au bout, tandis que ma bouche s'élargit pour faire de la place. —Dieu que je t'aime.
Je l'aime aussi, beaucoup trop. Je le travaille avec ma main et ma langue jusqu'à ce qu'il halète, et ses mains se resserrent sur mes cheveux. Je sais qu'il est proche, et il ne va pas aimer le fait que je veuille qu'il jouisse pour moi.
—Non, siffle-t-il alors que ses hanches se lèvent pour rencontrer ma bouche. S'il-te-plaît.
Mon Dieu, j'adore quand il me supplie. Mon mari, ce puissant Don de la mafia (enfin, il devrait l'être), me supplie de faire attention à lui.
C'est incroyable.
—Rory, grogne-t-il alors que je continue jusqu’à ce qu’il frémisse et que le premier jet jaillisse dans ma bouche.
Je continue jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, et j’avale tout en reculant.
—Qu'est-ce que tu m'as fait ? demande-t-il, la respiration haletante.
Je ne vais pas mentir. J'ai un sourire félin sur le visage alors que je le rejoins sur l'oreiller, mes doigts encerclant son abdomen. —Je t'ai soulagé, Nico.
Il grogne et me renverse sur le dos, son corps recouvrant le mien. —Et maintenant, c'est à mon tour.
Oh mon Dieu.
Nico m'embrasse délicatement jusqu'à ce que je sois à bout de souffle, puis il se déplace vers mes seins, jouant avec sa langue sur mes tétons douloureux.
—Nico, je souffle, mes mains se crispant dans ses cheveux.
Il glousse contre ma peau.
—Pas si gentil, n'est-ce pas ?
—Non, je grogne alors que ses lèvres descendent vers mon ventre. Lorsque sa main tire sur l’élastique de mon sous-vêtement, j'oublie de respirer, car je sais ce qu'il va faire. Ce que je veux qu'il fasse.
—Voyons quel goût tu as, dit-il avant d'enlever ma culotte et de placer sa bouche entre mes cuisses.
Je gémis lorsqu'il le fait, et mon corps s'agite contre sa langue quand il trouve mon nœud gonflé. Je suis déjà proche de mon propre orgasme, puisque que cela m’a excitée de l’amener vers le sien, et la façon dont il utilise sa langue sur mon clitoris est une torture.
Nico insère son doigt à l'intérieur et le retourne une fois, ce qui me fait exploser contre sa bouche en criant son nom. Un mouvement. C'est tout ce qu'il faut.
Il ne cède pas, cependant, et je dois finalement presque le repousser pour qu'il s'arrête.
—De la clémence, je halète en serrant mes cuisses fermement.
—Oh non, sourit-il en couvrant son corps avec le mien une fois de plus. Je le sens dur contre ma jambe et j’ouvre les yeux. Sérieusement ?
Il hoche la tête et écarte mes cuisses.
—Sérieusement. Donne-toi à moi, Rory.
Je le ferais encore et encore si cela signifiait que je pouvais le garder pour toujours. Au lieu d’entrer rapidement en moi, il se glisse centimètre par centimètre, me remplissant jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place.-Ça, grogne-t-il, sa main glissant pour serrer la mienne. C'est ce que nous sommes.
—Je t'aime, je sanglote en enroulant mes jambes autour de sa taille. S'il-te-plaît.
Il accroche une de mes jambes sur son bras et glisse, seulement pour m'enfoncer à nouveau et provoquer un autre orgasme. Je gémis alors qu'il le fait à plusieurs reprises, son corps claquant contre le mien à un rythme qui n'appartient qu'à Nico. Il sait ce que j'aime, où je l'aime, et quand il touche mon point G, je jure voir des étoiles.
—Redis-le moi, demande-t-il alors que mes hanches se lèvent pour rencontrer les siennes. Putain, Rory, dis-le.
—Je t'aime, je gémis, en le rencontrant coup pour coup. Je t'aime tellement que ça me fait mal.
Il rugit mon nom lorsqu'il se déverse en moi, et je crie. La sensation est si entière que ça me fait monter les larmes aux yeux.
C'est ce que nous sommes, et bien plus encore.
Anthony se met à pleurer et Nico se fige en jetant un coup d'œil vers le parc que nous avons installé pour qu'il dorme.
—J'ai oublié qu'il était là.
Je reste allongée là, à essayer de me ressaisir pendant que Nico s'occupe de notre fils avant de me rejoindre dans le lit, et il me tire contre lui. —J'ai perdu sa tétine, grommelle-t-il, sa main se faufilant dans mes cheveux.
Je souris et place ma main sur son cœur qui bat rapidement. —Je pense que son papa a aussi perdu quelque chose.
—Coquine, dit-il en me pinçant légèrement la peau.
Je ris doucement et sens l’épuisement de mon. —C'était…
—C'était tout pour moi, termine-t-il à ma place, ses doigts immobiles dans mes cheveux. Rory, tu es ma putain d'âme, et si quelque chose t'arrive, je ne me le pardonnerai jamais.
Ses mots semblent torturés, alors je me redresse sur un coude et je le regarde.
—Rien ne peut m'éloigner de toi, dis-je doucement. Il peut essayer, mais nous sommes un binôme.
Il laisse échapper un soupir saccadé et m'attire une fois de plus sur son épaule.
—Dors. Demain va être une journée difficile.
Je ne peux pas le nier. Je suis presque endormie quand je sens ses lèvres sur ma tempe, Nico murmure les mots qu'il ne m'a pas répétés mais que je ressens dans tout ce qu'il fait.
Nous allons nous en sortir.
**
Le lendemain, je regarde la ville passer alors que le SUV m'emmène aux bureaux de Midtown Post . Je suis impatiente de m'y rendre et de faire le travail. Nico a failli ne plus me lâcher ce matin, et il a fallu que Vincent lui chuchote quelque chose à l'oreille pour qu’il dépose un baiser sur mon front et me dise de me dépêcher de rentrer. Ils vont déplacer Angelica dans un autre lieu sûr car elle a mis la chambre sans dessus dessous la nuit dernière, et Nico a peur de ce qu’elle pourrait faire en étant dans la même maison que les garçons.
Fidèle à sa parole, j'ai cinq gardes avec moi dans le SUV, les meilleurs gardes de Nico qui devraient les surveiller, lui et notre fils, au lieu de m'accompagner au bureau. A chaque fois qu’une voiture passe devant le SUV, je me tends, en sachant que ce pourrait être Carmine qui ouvre le feu sur moi et met fin à mes jours.
Heureusement, nous arrivons au bureau et laissons deux gardes en bas, tandis que les trois autres m'accompagnent à l'étage. Je les arrête à la porte de Harper.
—Je ne pense vraiment pas que quelqu'un va entrer par la fenêtre, dis-je en désignant la fenêtre à barreaux qui donne sur l'allée. Je n’en ai pas pour longtemps.
—Oui, Madame D'Agostino, déclare le garde avec un hochement de tête. Nous allons juste patrouiller dans le bureau.
Je lui fais un sourire reconnaissant et je m'installe derrière le bureau, avant de sortir mon ordinateur portable. Je réfléchis à la possibilité de fermer la porte, mais ils paniqueraient probablement, et la dernière chose dont j'ai besoin est qu'ils appellent Nico.
Il a suffisamment de soucis.
Je me plonge donc dans mon travail, je relis l'article et apporte quelques modifications pour que tout soit fluide. Harper serait fier de ce que je suis sur le point de faire parce qu'il s'agit autant de soulager Angelica que de venger sa mort. Il est mort en essayant de m'aider, et je veux faire tomber Carmine pour lui.
Ce monstre ne mérite pas de vivre, et je vais lui montrer que tout le monde n'a pas peur de lui.
J’appuie sur envoyer, je m'adosse contre le dossier de la chaise en regardant l'article se diriger vers l'imprimante. Demain, chaque journal du Post racontera ce que Carmine a fait à la famille Griffin et à la pauvre Angelica. Ils sauront qu'elle a subi, et je peux presque parier que Carmine aura des visiteurs particulièrement importants d'ici la fin de la semaine. Il n'y a aucun moyen que les fédéraux ignorent cet article.
Une ombre traverse l'embrasure de la porte et je lève les yeux. Mon sourire s'efface lorsque je vois un homme inconnu se tenir là. —Qui es-tu ? je demande en me levant lentement de la chaise. Les poils de ma nuque se hérissent lorsqu'il sort un pistolet et le pose contre sa cuisse.
Ce n'est pas un garde.
—J'ai besoin que tu viennes avec moi de ton plein gré, Madame D'Agostino, déclare-t-il d'une voix rauque.
Il y a une lueur meurtrière autour de lui, et j'essaie désespérément de trouver un moyen de m'en sortir. Il n'y a rien dans le bureau que je peux utiliser comme arme, sauf si je veux lui lancer mon ordinateur portable, puisque j’ai vidé la plupart des affaires de Harper la dernière fois que je suis venue ici.
Je ne peux pas passer par la fenêtre, et la seule chose que je peux faire est d'appeler à l'aide, même si au fond de moi, je sais que personne ne viendra me chercher.
—Le Don aimerait vous parler, poursuit-il en entrant dans le bureau. Et j'ai des instructions strictes afin de m'assurer que tu viennes avec moi. Nous pouvons le faire soit de manière simple, soit de manière difficile.
Je relève le menton.
—Est-ce que quelqu'un t'a déjà dit que tu parlais trop ?
Ses lèvres se soulèvent en un demi-sourire.
—Il a dit que tu étais fougueuse. Tu veux me tester, Rory ?
Je n’en ai vraiment pas envie. Il mesure trente centimètres de plus que moi et pèse trois fois plus lourd que moi.
—Tu ne peux pas arrêter l'article, je lâche. Il est déjà parti. Les imprimantes sont numériques, et Harper n'était pas idiot et ne les gardait pas toutes au même endroit. Après tout, nous ne sommes pas réputés pour nous faire des amis avec ce journal.
Il y a un entrepôt que Harper m'a montré une fois, à Jersey, qui contient une série d'imprimantes vers lesquelles il envoyait les articles controversés, et c'est là que j'ai envoyé le mien aujourd'hui.
L'homme tend la main, et dedans se trouvent deux serre-câbles. —Quel est ton choix, Rory ?
Je déglutis, regrettant de ne pas avoir écouté Nico. Il va être tellement bouleversé quand il découvrira ce qui m'est arrivé et il me détestera probablement de l'avoir convaincu de me laisser venir aujourd'hui. Il va s’en vouloir, et c'est entièrement de ma faute si je ne l’ai pas pris au sérieux. —J'ai peur, je commence en faisant le tour du bureau. De devoir au moins me battre.
—C'est ce que j'espérais que tu dises, sourit-il en plaçant les câbles dans sa poche et en me faisant signe d'avancer. Viens donc. Montre-moi ce que tu as.
Je n'ai rien, mais je m’élance quand même. Je lui donne des coups de pied et le griffe alors que son large bras s'enroule autour de ma taille et qu'il me tient contre le mur, et me serre douloureusement le bras derrière mon dos. —Bien essayé, me murmure-t-il à l'oreille. Pas étonnant que D'Agostino t’admire autant. Tu es une sacrée surprise, Rory.
Je crie lorsqu'il me serre le bras et je lutte jusqu'à ce qu'il arrive à mettre l'autre derrière mon dos, fixant les serre-câbles. —Bonne nuit, répond-il avant que la douleur n'explose dans ma tête et qu'il n'y ait rien d'autre.
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