Redemption Blessée (French Edition)

Brook Wilder · Chapitre 21 sur 24

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Redemption Blessée (French Edition)

Chapitre 20

Nico

La saga de la mafia D'Agostino continue. Après l'article explosif publié dans le Midtown Post par nul autre que sa belle-fille, Rory D'Agostino, Carmine D'Agostino est officiellement un suspect dans la mort de l'ancien gestionnaire de fonds spéculatifs Steve Griffin et de sa femme. Des sources indiquent à NBC 4 New York que cela soulève également des questions concernant la mort soudaine d'Angelica Griffin, la fille de Steve Griffin, qui a été retrouvée morte dans un entrepôt la semaine dernière à la suite d'une blessure par balle, qu’elle se serait apparemment infligée elle-même. Des sources affirment également qu'une enquête est en cours au NYPD car certaines des informations révèlent désormais la corruption, installée par Carmine D'Agostino, dans ses rangs. Alors que le département de police n'a pas encore commenté, des sources confirment qu'il y aura une déclaration officielle à venir dans quelques jours. Restez à l'écoute de cette chaîne pour obtenir les informations les plus récentes dès qu'elles seront disponibles.

Je prends une inspiration saccadée tandis que le journaliste se tourne vers d'autres informations, et je ne crois pas à ce que je vois et ce que j’entends. On ne sait pas encore si quelqu'un a mon père, mais il est clair qu'ils le cherchent.

La meilleure partie de tout cela, c’est qu'ils enquêtent sur les flics corrompus du département de police qui sont à la botte de mon père depuis des années, et j'imagine qu'il voudra savoir où ils ont obtenu cette information.

J'ai peut-être quelque chose à voir avec ça.

Quand les fédéraux sont arrivés au penthouse le lendemain de ma sortie, je savais simplement que j'allais être arrêté. Après tout, je suis le fils de mon père, et peu importe à quel point j’ai envie de le détruire également, je suis responsable de mes propres merdes.

Il semble cependant que mon père est un plus gros poisson à capturer, et ils m'ont parlé de lui pendant plus de deux heures, pendant que Rory me tenait la main tout le temps. Je leur ai raconté cette nuit qui a changé ma vie pour toujours, ressassant le cauchemar encore une fois. Même si ce n'était pas aussi douloureux que ça avait pu l’être, maintenant que je savais qu'Angelica m'avait pardonné ce que j'avais fait, c'était quand même difficile d'en parler.

Rory a également aidé, elle leur a parlé de l'enlèvement et de la mort d'Angelica, en pointant du doigt Carmine et en affirmant qu'Angelica ne s'est pas suicidée. Bien sûr, c'est sa parole contre la sienne, car le seul autre témoin est mort, mais les fédéraux lui ont dit qu'ils regarderaient ça d'un peu plus près.

Quand ils sont partis, j'ai tenu Rory près de moi dans notre lit, la tenant tout en remerciant celui qui nous écoute tout en haut d'avoir pu esquiver une balle, et de m’offrir plus de temps avec elle et mon fils.

Une chose est certaine : j'en ai marre de ce putain de lit, même si c'est le mien. Puisque je n’ai reçu aucune menace de la part de mon père, nous sommes de retour au penthouse, et j'essaie d'aider les capos à mettre en place les prochaines étapes pour la mafia maintenant que leur chef est parti.

Ils m'ont demandé d'être le Don, et certains d'entre eux se sont même présentés pour s'excuser d'avoir quitté le navire pour se rallier à mon père si rapidement après qu'il se soit remis de son AVC. Je les ai tous ignorés, et j’ai déclaré que je n'avais aucune envie d’occuper le siège de mon père.

C’est la vérité. Certains ne comprennent pas pourquoi je ne prends pas mon droit de naissance maintenant que mon père est hors de vue, mais c’est mon plan depuis le début. Je n'ai jamais voulu son rôle.

Je veux juste le ruiner, le détruire, lui faire payer le mal qu'il a causé.

Maintenant, c'est une réalité. Merci à ma femme incroyable et courageuse. Rory l'a mis à terre, elle a fait ce que la plupart des gens n'auraient pas le courage de faire, et pendant le reste de ma vie, je vais essayer de lui montrer à quel point j'apprécie cela.

Elle n'a aucune idée de ce qu'elle a fait pour Leda et moi.

En ce moment, elle est énervante parce qu'elle ne me laisse pas faire la moindre chose. Bien sûr, j'ai mal. Merde, j'ai pris trois balles dans la poitrine, elles ont à peine été ralenties par le gilet pare-balles que je portais. Le poumon d'où la balle a été extraite est le plus douloureux, mais les autres endroits ne sont pas beaucoup mieux non plus.

C'est une bonne chose que personne ne vienne après moi en ce moment. Je peux à peine lever le bras droit, encore moins tenir une arme ou riposter.

Vincent a éclaté de rire en m'aidant à entrer dans le penthouse après ma sortie de l'hôpital, en déclarant que je suis le pire patient du monde quand il s'agit de savoir ce que signifie se détendre.

Je ne me suis pas relâché depuis le moment où j'ai décidé de faire la guerre à mon père. Cela fait des années que je n'ai pas eu à regarder par-dessus mon épaule, inquiet à l’idée que mon père décide enfin de tenir ses promesses et de me tuer.

Bon sang, je ne sais pas quoi faire maintenant. Je suis un peu inquiet pour l'avenir. J'ai beaucoup d'argent pour prendre soin de ma famille, mes investissements rapportent suffisamment pour que nous prenions soin de nous pendant longtemps.

Rory va probablement vouloir continuer au Post , ce qui me convient parfaitement. Et putain, j'aime cette ville. Je ne veux vraiment pas m'éloigner de ce penthouse ou de la ville elle-même. De plus, mes entreprises commerciales m'ancrent ici.

Sauf si Rory veut déménager. Dans ce cas, je remuerais ciel et terre pour que cela se produise.

En soupirant, je tapote les couvertures avec mes doigts, et je fronce les sourcils. Elle a tant fait l'année dernière que j’ai envie qu'elle se détende. Je veux que nous profitions de la vie sans nous soucier de mon père et que nous élevions notre fils comme bon nous semble. Je veux qu'on profite de la ville ensemble, qu'on aille à des putains de rencards et qu'on fasse les conneries que d'autres couples font. Nous avons raté tout cela, et nous avons seulement eu de brèves tentatives d'avoir une certaine normalité dans nos vies.

Il est maintenant temps de tout reprendre à zéro, et honnêtement, j’ai hâte de le faire.

La porte s'ouvre, et l'objet de mes pensées entre, un petit sourire aux lèvres. Elle est vêtue d'un pantalon de yoga moulant et d'un de ces t-shirts qui dénudent ses épaules, et le soupçon de dentelle de ce qu'elle appelle une bralette me taquine. Mon sexe se lève au garde-à-vous lorsqu'elle traverse la pièce, sachant que cela fait plus de deux semaines que nous n'avons pas fait l'amour, et que j'ai envie de goûter à ma femme.

—Salut, dit-elle en s'asseyant sur le lit à côté de moi. Comment tu te sens ?

—Je me sens bien, je grommelle, sans lui parler de la douleur dans ma poitrine à chaque fois que je bouge dans mon lit. Je n'ai pas l'impression que c'est vraiment un problème, c’est probablement juste la guérison de mon corps, mais ça fait très mal.

Elle rit et mon cœur se réchauffe en entendant ce son. Rory n'a pas beaucoup ri dans les semaines qui ont précédé notre rencontre avec Angelica et Lorenzo ou le combat contre mon père, et je suis content de l'entendre rire à nouveau.

—Tu es vraiment le pire patient de tous les temps.

Je souris.

—C'est l'heure de mon bain à l'éponge ?

Rory lève les yeux au ciel.

—Tu sais que tu peux entrer dans une vraie baignoire, n'est-ce pas ?

J'étire mon bras derrière ma tête sur mon côté non affecté. —Mais le bain à l'éponge est beaucoup plus amusant. Eh bien, ce n'était pas le cas jusqu’à présent, mais j'ai un plan aujourd'hui. Merde, je souffre ici, je suis même incapable de me branler sans craindre que ma propre femme ne m'attrape.

—D’accord, dit-elle. Laisse-moi prendre tes affaires alors.

Je la regarde entrer dans la salle de bain, espérant de tout mon cœur que ça marchera aujourd'hui. À un moment donné, nous devons recommencer à nous amuser dans ce lit, et Rory me traite comme si j'étais un invalide qui allait s'effondrer à tout moment. Je sais que je lui ai fait peur. Je ne vais pas le nier. J'imagine qu'elle se sentait dix fois plus mal que moi, puisqu’elle était à la merci de mon père.

Après avoir rassemblé mes vêtements et mes affaires de bain, Rory se dirige vers le lit. Je suis déjà torse nu car il est plus facile pour mes blessures de cicatriser ainsi. Les joggings amples sont d’une grande aide lorsque Rory ou Vincent m'accompagnent pour aller aux toilettes, comme si j'étais un putain de gosse de deux ans, mais dans une semaine, je devrais être capable de le faire moi-même.

Rory sort un gant de toilette et le place dans la bassine d'eau qu'elle a apportée.

—Je ne peux pas croire que nous continuons à faire ça. Je pense que tu profites de ma générosité.

—Jamais, lui dis-je alors qu'elle essuie soigneusement mon visage. Maintenant, je sais pourquoi les bébés aiment autant le bain.

—Nico, glousse-t-elle en faisant glisser le chiffon sur mon cou et mes épaules. Tu ne peux pas être aussi sale de toute façon. Tu restes allongé ici.

Je hausse un sourcil.

—C'est tout ? Qu'en est-il de tous les appels que j’ai passés ?

—Comment ça pourrait te rendre sale ? riposte-t-elle en essuyant soigneusement ma poitrine, du côté qui n’est pas blessé.

—Mes doigts sont particulièrement sales, je réponds en levant la main et en remuant mes doigts vers elle. A force d’écrire et tout.

—Oh, dit Rory en s'arrêtant. Alors, je devrais juste te laver les mains dans ce cas ?

—Putain, non, dis-je en fronçant les sourcils et en laissant retomber ma main. Continue.

Quand elle saisit les couvertures, je la laisse les retirer, exposant ainsi ma queue déchaînée.

—Nico, grogne-t-elle en voyant la bosse dans mon jogging. Qu’est-ce que tu fais ?

—Je n'ai aucun contrôle, je hausse les épaules innocemment. Elle a été négligée.

Rory retire le gant de toilette de mon corps et le laisse tomber dans le bassin, avant d’essuyer ses mains sur son pantalon de yoga. —Tu ne peux pas. Le docteur l’a dit.

—Je sais ce que le docteur a dit, je grogne en l'attrapant par la hanche et en la tirant vers le rebord du lit. Mais il n'est pas là, et je me fous de ce qu'il pense que je ne peux pas faire.

Rory se mord la lèvre, ses yeux dérivant sur mes blessures. —Je vais bien, Rory, dis-je d’une voix plus douce. Je sais qu'elle s'inquiète pour moi, qu’elle pense probablement à ce qui se passera si nous faisons quelque chose qui ne correspond pas à ce que le médecin souhaite, mais je suis prêt à tout.

—Tu peux même me chevaucher.

Merde, rien que la pensée qu'elle le fasse me fait presque jouir dans mon pantalon. J'adore quand elle est au-dessus et qu’elle prend le contrôle.

—Tu me promets de ne pas en faire trop ?

—Parole de scout.

Rory secoue la tête, un sourire sur les lèvres.

—Tu n'étais pas un scout.

—Rory, je grogne. S'il-te-plaît.

Ses yeux s'écarquillent. Je sais qu'elle n'entend pas souvent un « s'il-te-plaît » de ma part, ce qui devrait lui montrer à quel point j'ai envie d'elle. Merde, je suis prêt à la supplier.

—D’accord, dit-elle finalement, en tirant sur l’élastique de son pantalon. Mais si je vois quelque chose qui m’indique que tu as mal, j'arrête.

C'est honnête, mais je ne vais rien lui montrer d'autre que ma queue douloureuse.

—Ça me va.

Une légère rougeur passe sur les joues de ma femme lorsqu'elle enlève ses vêtements et qu’elle se tient nue devant moi. Même après avoir eu un enfant, elle est magnifique. Ce n’est pas comme si cela avait de l'importance. Je l'aime, peu importe à quoi elle ressemble, putain.

Quand elle baisse mon pantalon, je manque de perdre la tête devant le regard passionné dans ses yeux. Mon Dieu, elle pourrait me tuer d'un simple regard !

—Qu'est-ce que tu attends ? je demande légèrement, en essayant de garder la tension hors de ma voix. Ou tu vas juste la regarder toute la journée ?

Elle sourit, et c'est la chose la plus sexy que j'ai vue sur elle dernièrement, à part son corps nu.

—Tu es vraiment effronté depuis que tu es allongé dans ce lit.

Je souris et elle grimpe sur mon corps, ses mains posées sur mon abdomen alors qu'elle s’installe au-dessus de moi.

—Tu es prête ? je grogne, ne voulant pas m'enfoncer en elle sans le savoir.

—Bien sûr que je le suis. C'est un problème que j'ai quand je suis autour de toi.

En riant, je lui touche la hanche.

—Ce n'est pas un problème, Rory. C'est une putain de bénédiction.

Son rougissement s'accentue avant qu'elle ne s'enfonce sur ma queue, et nous gémissons tous les deux en même temps. Elle n'a pas menti. Elle est couverte d’humidité pour moi.

—C’est tellement bon, je gémis en n'utilisant qu'une seule main pour lui toucher la poitrine.

Elle se balance en arrière et gémit bruyamment, ses mains glissant pour toucher ses seins.

—Oui, lui dis-je, l'exhortant à se toucher. Donne-moi tout.

Quand Rory commence à bouger, je dois serrer les dents pour tenir un peu plus longtemps et ne pas m'embarrasser, son entrée lisse se serrant autour de ma queue. Cela faisait bien trop longtemps.

—Nico, gémit-elle alors que je laisse tomber ma main entre ses cuisses et trouve le nœud dur qui s’y trouve. Oh mon Dieu.

Entendre mon nom dans sa bouche est mon bruit préféré.

Quand elle frissonne autour de ma queue, je soulève mes hanches, incapable de m'en empêcher. Je veux participer à cela moi aussi. —Jouis pour moi, je grogne en poussant.

—Nico, s’écrie-t-elle.

—Rory, putain, je gémis en me déversant en elle. La force de mon propre orgasme me déchire presque en deux et Rory tombe en avant, mais s'arrête à la dernière minute avant de s’écrouler sur mon torse comme elle le fait toujours.

—Je suis désolée.

—Ne le sois pas, dis-je en l'attirant à mes côtés. Ça ne sera pas pour longtemps.

Elle soupire en se blottissant contre moi et je tire la couverture sur elle. —Je suis contente que tu te sentes mieux.

Mes doigts s'emmêlent dans ses cheveux, défaisant la tresse pour que je puisse passer mes doigts dedans.

—C'est grâce à toi, Rory.

—Eh bien, dit-elle d’une voix incertaine. Tu auras tout le temps de me remercier. Dans environ sept mois, nous allons avoir un autre petit.

En entendant ces mots, ma respiration se gèle dans ma poitrine. —Quoi ?

Elle se redresse sur son coude, un sourire prétentieux sur le visage. —Que penses-tu qu'il se passe quand on fait autant l’amour ?

Je pose ma main sur sa nuque et l'attire vers mes lèvres. —Sérieusement ?

Elle acquiesce.

—Ça va? Je veux dire, il est un peu trop tard pour demander ça, je suppose. Je-

Je la coupe en plein milieu de sa phrase, attrapant avidement ses lèvres avec les miennes. Rory est à nouveau enceinte. Nous allons avoir un autre enfant.

Je n’arrive pas à y croire.

Quand elle rompt le baiser, ses yeux brillent de larmes. —Tu es sûr que ce n'est pas trop tôt ?

—Bien sûr que non, dis-je en sentant moi-même les larmes monter. Merde. Je vais redevenir père.

—Mon Dieu que je t'aime.

Son regard s'adoucit.

—Je t’aime aussi.

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