Son amour impossible: une new romance italienne (French Edition)

À quelques mois de leurs retrouvailles, Érica…

Épilogue

 

À quelques mois de leurs retrouvailles, Érica peinait encore à croire à son bonheur. Ses rêves s’étaient réalisés au-delà de tout espoir. Elle vivait un moment de grande sérénité, de quiétude et d’amour immense. Même si son histoire familiale faisait encore tache sur le tableau. Avec l’aide de son fiancé, elle avait appris que sa mère était décédée depuis quelques années. La seule personne qui pouvait lui apprendre les raisons du départ de cette dernière restait son père. C’est pourquoi, après l’avoir affronté pour le saccage de son appartement, elle avait retiré la plainte. Elle espérait encore avoir une relation avec lui un jour et découvrir enfin la vérité sur les secrets familiaux.

Aujourd’hui, elle allait unir sa vie à son grand amour devant Dieu et les hommes. Pour un jour aussi important, elle avait laissé son ressentiment envers son père et lui avait demandé de l’accompagner à l'autel. Elle lui tendait la main pour tourner la page et se construire une nouvelle relation père fille fondée sur le respect et la considération. Orgueilleux, il avait décliné l’invitation. Heureusement, Teo, en bon patriarche de leur belle famille élargie, lui avait offert son aide.

— Si tu me permettais, ce serait un honneur pour moi de t’accompagner.

— Merci, Teo, ça me touche.

— Je veux que le monde entier sache que vous avez le soutien de la famille, Gio et toi.

Son épouse, Marta, les traitait, Camilla et elle, comme les filles qu’elle n’avait pas eues. Le soutien de leurs proches représente tout pour elle et son fiancé.

Au bras de Teo, elle luttait contre l’amertume pour l'absence de ses parents, le jour le plus important de sa vie.

La chorale entonna la marche nuptiale, et ils avancèrent dans l’allée remplie de pétales rouge et blanc. Tandis que l’assemblée n’avait d’yeux que pour la mariée, elle se concentrait sur l’homme qui l’attendait devant la nef. L’amour de sa vie. Elle vivait pour la deuxième fois ce scénario, mais, cette fois-ci, c’est la bonne personne qui l’attendait devant l’autel. Aujourd’hui, cet homme ne se tenait pas là en tant que témoin, mais il est le marié. Leur chemin avait été pavé de beaucoup d’embuches. L’important, c’est qu’ils n’avaient pas baissé les bras. Ils avaient lutté pour leur amour et maintenant, un avenir prometteur s’offrait à eux. Ils ne seront plus jamais solitaires à lutter contre les aléas de la vie. Désormais, ils affronteraient tout à deux.

— Tu ne seras plus jamais seule, lui avait-il promis.

Cette promesse, il la maintenait chaque jour par son soutien indéfectible et ses attentions.

— Voici ta moitié, mon garçon ! Fin de la pénible attente, déclara Teo à Giuliano.

Les deux hommes échangèrent une accolade affectueuse avant que le vieil homme ne les laisse devant le prêtre. À travers son voile, elle remarqua toute l’émotion de son futur marié. Sa mâchoire durcie trahissait son immense émotion. D’instinct, elle lui prit la main pour le réconforter. Les yeux fixés sur elle, il emprisonna sa main entre les siennes, et y déposa un baiser.

— Je t’aime à en mourir, Érica.

— Je t’aime aussi.

— Soyez patients, mes enfants ! On n’a pas encore commencé, intervint le prêtre.

Le rire des invités les sortit de leur bulle. Ils se souvinrent qu’ils n’étaient pas seuls, mais devant une centaine de personnes pour sceller leur union. Un jour sacré pour eux devant leur famille acquise et leurs amis. Le futur s’annonçait idéalement lumineux. Fidèle à sa promesse, il se montrait toujours aux petits soins avec elle. Très amoureux, il ne perdait aucune occasion pour lui déclarer son amour et le lui prouver. Chaque instant à ses côtés lui faisait découvrir des aspects de sa personnalité qu’elle n’aurait jamais imaginée. Souvent, il l’appelait en journée pour entendre le son de sa voix, affirma-t-il. Entre rires et déclaration d'amour, ils discutaient de tout et de rien. Au téléphone, il lui chantait : I just call to say i love you, darling. Il avait réduit ses heures de travail pour passer plus de temps avec elle. De son côté, elle remerciait la providence pour leur fin heureuse. Malgré les obstacles, aujourd'hui, elle vivait avec l'homme de sa vie. Giuliano se montrait littéralement avide de ses attentions, et elle ne manquait jamais de les lui accorder.

La voix du prêtre la sortit de ses pensées.

— Nous sommes ici présents, devant Dieu, pour célébrer l’union de Giuliano et Érica…

C’est en fixant leurs doigts joints sous son voile qu’elle suivit les sacrements du mariage. 

— Chère Érica et cher Giuliano ! Vous voilà unis par les liens du mariage ! Unis pour la vie !

Enfin !

— Giuliano, vous pouvez embrasser la mariée, continua l’officiant.

Il releva délicatement les pans de son voile. Ses mains tremblaient légèrement.

— Que tu es belle, mon amour ! s’exclama-t-il.

— Toi aussi, tu es très beau !

Ils s’embrassèrent sous les clameurs de la foule. Tous les présents partageaient leur bonheur. Aucun jugement ni critique ne planait sur leur union.

Contrairement aux prévisions de Giuliano, les journaux s'étaient attardés très peu sur leur union en soi. Ils s’étaient concentrés sur le fait que les deux actionnaires majoritaires de Ravasio Group étaient passés en un temps record de playboys à maris heureux. La prouesse de conquérir deux cœurs indomptables réalisés par leurs épouses avait fait les choux gras des tabloïdes.

En sortant de l’église, une pluie de riz les accueillit sous les hourras de la foule. En voyant les visages radieux de Riccardo, Camilla, Teo et Marta, elle remercia le ciel de posséder finalement la famille aimante et unie, dont elle avait rêvé toute son enfance. Son seul regret restait celui de n’avoir pas connu le père de Giuliano. Souvent, elle l’écoutait pendant des heures lui parler de cet homme exceptionnel. Ainsi, sa gratitude et son admiration à son égard ne cessaient de croitre.

Dans leur séjour, elle avait mis un grand portrait d’eux souriant, le jour de ses dix-huit ans, quand il avait obtenu son permis de conduire. Le sourire du père et du fils, en ce jour spécial, lui confirmait la chance que leurs enfants auraient de jouir d'un père comme Giuliano. Avec le bon exemple reçu, il serait sans doute un père fantastique à l'instar du sien.

Tous ses objectifs se réalisaient. Avec l’aide de son époux, elle avait entamé l’ouverture de sa pâtisserie. Alors que tout était au point, un imprévu s’était présenté. Un heureux imprévu. Jamais un contretemps n’était autant le bienvenu. Elle avait découvert qu'elle attendait leur premier bébé. La joie et la gratitude pour cette nouvelle vie qui, grandissait en elle l'avaient poussée à reporter le projet de la pâtisserie pour vivre convenablement sa grossesse et les préparatifs de son mariage. À l’idée que, dans quelques mois, un autre être issu de leur union pointerait son nez, elle pleurait de joie. Désormais, elle ne regardait plus derrière elle. Tout son regard était fixé vers le futur. Qui sais, peut-être qu’un jour elle retrouverait sa mère pour enfin comprendre les raisons de son départ. Son époux avait engagé les meilleurs détectives pour cela. En attendant, elle n’avait qu’une hâte : vieillir à ses côtés maintenant qu’ils sont unis pour la vie.

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