Stèle
Tempête Solide
Porte-moi sur tes vagues dures, mer figée, mer sans reflux ;
tempête solide enfermant le vol des nues et mes espoirs. Et
que je fixe en de justes caractères, Montagne, toute la hau-
teur de ta beauté.
L’œil, précédant le pied sur le sentier oblique te dompte avec
peine. Ta peau est rugueuse. Ton air est, vaste et descend
droit du ciel froid. Derrière la frange visible d’autres som-
mets élèvent tes passes. Je sais que tu doubles le chemin
qu’il faut surmonter. Tu entasses les efforts comme les pè-
lerins les pierres ; en hommage.
En hommage à ton altitude, Montagne. Fatigue ma route :
qu’elle soit âpre, qu’elle soit dure ; qu’elle aille très haut. Et, te quittant pour la plaine, que la plaine a de nouveau pour
moi de beauté !
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