Stèle
L’abîme
Face à face avec la profondeur, l’homme, front penché, se re-
cueille.
Que voit-il au fond du trou caverneux ? La nuit sous la terre,
l’Empire d’ombre.
*
Moi, courbé sur moi-même et dévisageant mon abîme, – ô moi !
– je frissonne,
Je me sens tomber, je m’éveille et ne veux plus voir que la nuit.
LES NUÉES
Ce sont les pensées visibles du haut et pur Seigneur-Ciel. Les unes compatissantes, pleines de pluie. Les autres roulant
leurs soucis, leurs justices et leurs courroux sombres.
*
Que l’homme recevant mes largesses ou courbé sous mes coups
connaisse à travers moi le Fils les desseins du Ciel ances-
tral.
Pour cela j’ai nommé l’hymne de mon règne : Nuées.
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