Traité de civisme (nouvelle édition)

Vian Boris · Chapitre 15 sur 18

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Traité de civisme (nouvelle édition)

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Notes provenant d’une chronique que Boris Vian a tenue dans la revue musicale Jazz-Hot de

1946 jusqu’ à sa mort en 1959. Le ton et les thèmes traités, souvent de façon impertinente, se

retrouvent également dans le Traité de civisme. C’est sans doute pourquoi Boris Vian avait

placé cette note dans ce dossier.

On peut considérer cette page comme l’origine thématique du Traité.

Si Boris Vian reviendra plusieurs fois sur ce sommaire, l’essentiel reste inchangé.

Traversé en permanence par mille réfl exions, Boris Vian note illico mots et axiomes.

À partir de 1955, Boris Vian a pour voisin Jacques Prévert ; ils s’adonnent parfois à la lecture

des quotidiens et s’en amusent beaucoup. En détournant les titres des journaux, Boris Vian

revisite l’actualité en de nouvelles unes détournées, tandis que Jacques Prévert excelle dans

l’art du collage.

Concevoir ces unes en les datant de la fi n du XXe siècle, qu’ il sait ne jamais atteindre à cause

de sa maladie de coeur, est aussi une façon pour Boris Vian de se projeter dans le temps.

Tout est bon pour jouer avec les mots pour Boris Vian et pourtant, son Traité de civisme est bien

grave. C’est toute l’ambiguïté de l’ écriture et de la pensée de Boris Vian : aborder des sujets

sérieux avec légèreté.

Boris Vian est un aficionado de la science-fiction et se projette aisément dans le temps. Il s’

interroge beaucoup sur la démographie et la loi du nombre qui en découle. Il souhaite, dès les

années 1950, alerter ses futurs lecteurs sur la façon dont les États vont devoir gérer les

milliards de nouveaux arrivants.

Quand Boris Vian parle de « totalité », il s’agit d’ imaginer que l’ homme a la possibilité de tout

faire et se donne les moyens pour cela. Aucune barrière ne doit l’empêcher de créer, de se

réaliser, d’atteindre un rêve car c’est ainsi qu’ il trouve des solutions pour améliorer la société.

Il a d’ailleurs essayé de vivre selon ce principe quasi-familial.

Ici, Boris Vian met en scène ses idées tout en réfléchissant à des titres ou thèmes de nouvelles

revues. On retrouve certains sujets dans des nouvelles ou des chroniques.