Tu es à moi !
Chapitre 11
Mon cœur fait immédiatement un looping et sans que je ne puisse le contrôler, des milliers de papillons s’envolent dans mon ventre. Je sens qu’il veut me dire quelque chose avec ses yeux bleus magnifiques mais je suis tellement troublée par l’intensité de son regard que je n’arrive plus à penser, ni à respirer.
Et c’est quand il me donne un long et profond baiser que l’oxygène arrive enfin à mon cerveau.
Oui, profiter de l’instant est un pur bonheur, je me dis en m’abandonnant totalement dans les bras de Nash mais, ce que je ne sais pertinemment pas encore, c’est que le jour où je partirai loin de lui, je lui laisserai, entre les mains, une bonne partie de mon cœur.
CHAPITRE 11
Nash
Je savais que je n’aurais pas dû coucher avec Riley.
Je ne peux plus m’en passer maintenant. Elle est devenue ma drogue. Cinq jours se sont écoulés depuis cette première fois dans la cuisine et il n’y a pas une journée où nous ne l’avons pas fait, dans des endroits les plus inattendus, comme dans les vestiaires au travail ou dans les toilettes d’un bar.
Oui c’est sale mais quand elle est partie au petit coin, l’autre soir, alors que tous les collègues étaient présents à cette soirée, je n’ai pas pu résister à mon envie de la rejoindre.
Je me vois encore la culbuter dans cet endroit si minuscule, lui mettant la main sur la bouche, pour ne pas qu’on l’entende hurler de plaisir. Moi-même, il a fallu que je lui morde la clavicule, empêchant ainsi le son de ma jouissance de se faire entendre, tellement ce petit coup vite fait bien fait était intense.
Le soleil se lève à peine. J’ouvre les yeux, regardant la fine lumière du jour s’infiltrer au travers des volets. Celle-ci se reflète sur la peau nacrée et douce de celle qui dort présentement à mes côtés. Les cheveux en bataille, son nez mutin touche mon épaule gauche. Son visage est serein.
Nue, tout comme moi, une de ses jambes chevauche les miennes par-dessus le drap fin. Je ne sais pas l’heure qu’il est mais la chaleur est déjà étouffante, j’en conclus donc que nous devons être en fin de matinée. Ce midi nous ne travaillons pas tous les deux et j’avoue, qu’à part m’envoyer en l’air avec cette femme toute la journée, je n’ai rien prévu d’autre. Est-ce que je suis accro à son corps de femme mûre, à la peau parfaitement douce au touché ? C’est évident ! Et j’en suis moi-même le premier surpris.
Lentement, je passe mes doigts sur la courbe de ses hanches. Elle frissonne en poussant un gémissement de plaisir et ce petit couinement me fait bander immédiatement.
Je pars au quart de tour. Même si j’ai réveillé Riley trois fois dans la nuit pour la faire jouir, ce n’est pas pour ça que je suis rassasié d’elle. Je dégage le drap de ses seins et plonge sur l’un d’eux. Je passe d’abord ma langue sur le mamelon, puis sur l’autre avec autant de sensualité. La jeune femme se place sur le dos en poussant un interminable soupir de plaisir mais gardant toujours les paupières fermées, ce qui me fait sourire sur sa peau.
Je croque avec faim son téton gauche et elle passe ses mains dans mes cheveux, en courbant son corps contre le mien. Elle ressent ma queue frémir sur son flanc et alors que je cherche à glisser ma bouche jusqu’au sud de son corps, elle agrippe ma tignasse, m’empêchant de m’écarter et gronde de frustration.
Je comprends aussitôt qu’elle désire que je continue à jouer avec ma bouche sur sa magnifique poitrine.
— Nash, gémit-elle, en poussant ses hanches contre mon érection. C’est indéniablement un appel à aller plus loin. Et on peut dire que je ne vais pas m’en priver. Je plonge mon visage dans son cou, grimpe sur son corps brûlant et engourdi par le sommeil, je me mets à lui prodiguer les plus délicieux des plaisirs.
Sa peau passe au millimètre carré sous mes lèvres. Ma langue trace des lignes de feu et elle en frissonne à chaque fois. Je ne pensais pas qu’un corps pouvait me rendre aussi fou. Je ne me lasse pas de la goûter, de la toucher, de la faire jouir et, même si je sais au plus profond de moi je sens que des sentiments sont en train de naître dans mon cœur, je les étouffe en la prenant avec force et volonté.
Ma main droite emprunte son chemin au niveau de son entrejambe tout en lui prouvant ma passion par mes baisers sauvages partout sur elle. Je glisse un doigt puis deux dans la partie la plus intime de son corps. Elle passe ses ongles sur ma nuque et le haut de mon dos et j’en tremble de plaisir tellement j’adore son côté fougueux.
— Tu veux jouir avec ça ? Je demande d’une voix rauque tout contre son oreille, en agitant mes phalanges en elle. Ou avec ça ? Et j’appuie mon érection contre sa jambe.
Ses paupières s’ouvrent enfin et je croise son regard rempli d’un désir brûlant pour moi.
Elle affiche un sourire attrayant. Son visage rayonne et ça me donne un coup de poing foudroyant dans le bas-ventre. Elle me fait trop d’effet et je ne dois pas accepter de ressentir autre chose qu’une envie de sexe avec elle. — Est-ce que je peux avoir les deux ? Réclame-t-elle, avant de mordre sa lèvre inférieure et bordel, elle est si aguichante quand elle fait ça. Je m’incline, ma bouche s’arrête à quelques millimètres de la sienne. — Tu peux avoir tout ce que tu veux, je murmure, avant de l’embrasser avec avidité.
Nous fusionnons en tous points.
Je n’ai jamais connu une partenaire aussi parfaite pour moi. Ses hanches bougent si vite pour que mes doigts lui donnent du plaisir. J’en glisse un troisième et double l’intensité de mes baisers et c’est comme ça que j’absorbe son premier cri de satisfaction, quelques minutes plus tard. Je souris contre sa bouche.
Jamais je ne me lasse du grain de sa peau, de sa voix envoûtante et fragile à la fois, de son attention à l’âme pure et innocente. Suis-je en train de tomber amoureux ?
Au lieu de répondre à ce stupide sentiment, je plaque mon dos contre le matelas et entraîne ma partenaire en même temps, pour qu’elle se retrouve, divine et dominatrice, dans la position de l’amazone pour me chevaucher. Les cheveux ébouriffés, les joues rouges par l’orgasme qu’elle vient de ressentir, je la dévore du regard. Un ventre un peu bombé, des seins en forme de poire bien droits, des hanches généreuses que je m’empare avec mes deux mains, je soulève légèrement mon derrière et lui prouve mon désir pour elle, en appuyant mon membre dur comme de la pierre contre son clitoris encore sensible.
Elle plonge son regard dans le mien, glisse une main sur mon sexe puis s’empale dessus, juste après avoir mis un préservatif. Nous baisons, nous faisons l’amour, nous prenons notre pied une énième fois et deux fois plus jusqu’à ce que la nuit s’offre à nous et qu’elle m’annonce mon gage, suite à ma défaite au club de billard. — Corvée de linge, Monsieur Lawson.
Et elle rit en plissant adorablement son nez, heureuse d’avoir gagné cette fois-ci.
Je grogne, avant de l’enlacer puis de lui prodiguer un énième baiser. Je me sens si bien en cet instant que j’avoue ressentir le besoin de dire quelque chose qui m’est interdit.
Mon humeur s’assombrit soudainement et sans que je puisse le contrôler, mon corps se raidit instantanément. J’arrête brusquement notre échange sensuel, mon visage se baisse vers le sol, n’osant pas la regarder dans les yeux, de peur qu’elle puisse y lire de quelconques sentiments et, tout en me raclant la gorge, je ne fais pas attention à son regard insistant et prend le panier de linge sale puis sort de l’appartement, sans ajouter un mot. J’ai à peine fermé la porte derrière moi que je m’insulte de tous les noms possibles.
Le pas lourd, je descends les marches à grande vitesse, récupère le courrier dans le hall puis fonce jusqu’à la laverie qui se situe juste en face de mon immeuble.
L’endroit est vide, comme à son habitude en fin d'après-midi. Je m’installe devant deux machines, sépare le blanc des couleurs puis je les mets en route. Normalement, je serais rentré directement pour regarder la télévision tout en buvant une bière, mais sachant Riley chez moi et le froid que j’ai instauré, sans le vouloir, entre nous, je préfère rester ici. 45 minutes, ça va être long, surtout que je n’ai pas pensé à prendre un bouquin pour faire passer le temps mais c’est là que je songe au courrier. Facture d’électricité, la poisse, je grogne intérieurement. Il y a plusieurs prospectus pour les élections et, en faisant le tri, je trouve une lettre manuscrite. Je devine immédiatement qui est l’expéditeur. Mon petit frère Ricky.
Je m’empresse de déchirer l’enveloppe, en sortant une feuille A4 simple et découvre qu’il a écrit que sur un seul côté.
Je vois qu’il n’a pas grand-chose à me raconter, je souris en commençant ma lecture.
Mon f ère,
Je m’ex d’av mi p u de te s qu d’ha de po répo r à ta de ère le r et, co tu le sa , le télép o ic es ho de p i ma qu je va t’an c la bo no le, je su pe dé qu tu ne m’en vo s p u .
Je ne te la pa p u da le su n , je te ra r .
Ça y es , il y a un po d’édu ur po en t , po to , dès qu tu pe ve à Mex . Dan un p e r te s, no po on co te et le jo où tu a r be de to in épe n , il p o s de lo n à p i rédu po le édu ur .
Alo ,el n’es pa su mano le?Çayes,no al senfi no re ve.Jesu pu qu’im en de tevo ic.
Ap e l -mo à l’hôpi qu tu ve . Com tu le sa , j’y su p a q e t to le jo et tu po s me do r un da d'ar ée po qu je pu en di t av le re n le de ta fo t o . Tu me ma s te b en .
Ric .
Toi aussi, tu me manques , je pense, tout en pliant sa lettre pour la remettre dans son enveloppe. Maintenant, je la fixe, tout en étant totalement abasourdi par cette nouvelle. À la base, j'avais besoin de plus d’argent pour pouvoir m’installer aux côtés de lui, avec l’objectif de trouver un job d’éducateur auprès d’enfants en difficulté. C’est un avenir professionnel qui a toujours été mon plus grand espoir et maintenant que je sais que je vais enfin accomplir ce rêve, je devrais être fou de joie et pourtant.
Cette annonce change la donne et je réalise qu’à part faire ma valise, prévenir Al qu’il doit chercher immédiatement mon futur remplaçant, même si je sais très bien qu’il ne va pas le faire de suite, prétextant que je suis indispensable à son business, le flatteur, il n’y a franchement rien qui me retient ici.
Ah oui, tu es sûr de toi ? se réveille soudainement ma conscience, pour ne pas m’avouer que c’est mon cœur qui vient de hurler le nom de Riley.
Je m’assois sur un siège en plastique blanc, sentant affreusement la javel et fixe le tambour du lave-linge dans lequel se trouve autant mes vêtements que ceux de celle qui partage mon lit en ce moment.
Mes réflexions me suggèrent de totalement zapper l’évidence. Cela va me tuer de partir en la laissant là, probablement encore en danger d’un passé que je ne connais pas puisqu’elle ne m’a toujours pas dit ce qu’il lui est arrivé, juste avant notre rencontre.
Sans m’en rendre compte, je me suis énormément attaché à elle et quand je pense aussi à Al, Abby, Walt, Johnny et même Cassy, ils vont terriblement me manquer également et ça non plus, ce n’était pas prévu au programme.
Un peu désorienté, ne sachant plus trop quoi faire, je glisse mes mains dans mes cheveux et fixe la rue sombre, faiblement éclairée par les lampadaires et je distingue Riley s’acheminer en direction de la laverie.
Un vent de panique me gagne.
Est-ce que je devrais le lui dire de suite ou dois-je attendre son propre départ pour que je fasse la même chose en toute discrétion ? Le rythme des battements de mon cœur s’accélère quand elle entre dans la laverie avec un sourire séduisant sur les lèvres. Toutes les images d’elle, que ce soit nue dans mes bras ou lui faisant l’amour sauvagement, surgissent dans mes pensées et chacun de ses gémissements de plaisir font écho en moi.
Je sais que je dois le lui dire et pourtant, au moment où elle se positionne en face de moi, je sais déjà que je ne vais rien lui avouer. Et une idée des plus folles me vient à l’esprit. Je ne sais pas combien de temps je vais être encore ici pour profiter un maximum d’elle alors je me lève, la surplombe de ma taille et, dans un élan, je l’attrape par les fesses et la soulève.