Tu es à moi !

Athéna Jacob's · Chapitre 9 sur 15

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Tu es à moi !

Chapitre 8

Riley

Est-il possible d’avoir un orgasme en me satisfaisant des mots les plus érotiques que j’ai pu entendre de toute ma vie ?

Si c’est le cas, je suis à deux doigts d’en avoir un.

Je ne sais pas où je trouve l’audace de le faire mais je le fais. À l’arrière de son véhicule, aussi étroit que si nous étions dans un placard à balai, je m’enflamme sous le regard rempli d’envie de Nash et d’ailleurs il devrait arrêter car, franchement là, je suis à la seconde de prévenir les pompiers, tellement je suis en flamme. J’avoue que l’association de ses yeux et de sa voix me font faire n’importe quoi. Ses grandes mains chaudes sur moi, je remarque des brûlures ou des coupures dessus, probablement dû à son travail de cuistot. Elles glissent à présent sur mes jambes et je ressens chaque frisson qu’il me prodigue grâce à cela.

Je me sens femme, si audacieuse avec un besoin irrépressible de contact, de chaleur humaine, de la sienne et de personne d’autre. Je lance un sourire, il y répond avec une contracture de la mâchoire qui prouve son contrôle pour ne pas me sauter dessus.

Ses doigts se faufilent à présent sous le bas de ma robe. Mon souffle se coupe.

La tension sexuelle qu’il a entre nous est lourde dans l’habitacle de la voiture. J’ai tellement envie de lui que j’en souffre à l’intérieur. Je ressens un point fort sur mon sexe alors qu’il me touche à peine. À ce moment-là, je me dis, qu’est-ce que ça va être quand il me léchera ? Rien que de l'imaginer, je pousse un gémissement d’excitation, ce qui lui prodigue un sourire aux coins des lèvres.

Mon Dieu, sa bouche, je veux la sentir partout sur moi. Quel fantasme divin !

Dans un mouvement lascif, il enlève ma lingerie, une jolie culotte en dentelle de couleur émeraude. Nous ne nous quittons pas du regard pendant ce geste audacieux. Je renifle instantanément l’odeur de ma fébrilité. J’en suis presque honteuse.

Je soupire de fascination au moment où il retire son t-shirt. Il est si parfait. Si jeune. Si sexy. Impossible de plaire à un homme pareil et pourtant. Il est là, effleurant la partie la plus intime de mon corps et soudainement, il m’agrippe par les cuisses et je pousse un hoquet de surprise quand il me tire vers lui. Ma tête s’échappe sur la banquette arrière, les jambes bien écartées, présentant mon sexe à sa vue, avec ma robe relevée jusqu’à mon ventre.

Je sens que mon clitoris est déjà gonflé, attendant impatiemment sa langue experte car je suis convaincue que Nash doit faire les meilleurs cunnilingus de la planète.

Je jette un coup d’œil à la bosse énorme de son jean, affirmant ce que je comprends de plus en plus. Nash me veut et ce soir, je lui offre enfin ce que nous attendons l’un et l’autre, depuis des semaines. Il s’incline.

Sa bouche se présente d’abord sur mes genoux. Ça m’électrise. Je ne me sentais pas sensible à cet endroit.

Il mordille.

Oh mon dieu. Je mouille abondamment. Mais quand est-ce que mes genoux sont-ils devenus une zone érogène ? Est-ce le fait que c’est la première fois qu’un homme s’attarde dessus ou parce que c’est tout simplement Nash qui me fait un effet de dingue ?

Et j’ai ma réponse la seconde suivante, quand sa langue sort de sa bouche et que celle-ci glisse tout le long de ma cuisse jusqu’à mon nombril.

— Nash, je soupire d’excitation, mon corps se crispant entièrement, avec mes ongles qui griffent le cuir de la banquette puis poussant un interminable gémissement, tout en me mordant la lèvre inférieure. — J’aime quand tu gémis mon nom, ose-t-il me provoquer, vibrant de ses mots sur ma peau brûlante.

Car je le suis, je suis en flammes.

Lui qui est en général rasé de près, les joues de Nash à la barbe de trois jours râpant mon entrecuisse et j’admet que j’adore ça. Quelle sensation sexy !

Jamais je n’aurais cru être autant excitée avec juste de l’effleurement, un souffle chaud qui se promène sur mon épiderme ou est-ce le fait de savoir qu’un homme, tel que lui, me désire également. Sa langue se balade, il me frustre de ne pas la poser déjà sur ma vulve qui ne demande que ce contact ou plus, une pénétration de zone, comme je l’aspire depuis le début.

Il va me rendre folle et je le lui fais comprendre quand je me glisse davantage vers lui et que ma voix, si suppliante et rauque, quémande. — S’il te plait, Nash.

Mais malheureusement pour moi, plusieurs secondes passent avant que je ne ressente un doigt entrer en moi, qui s’accompagne d’un autre presque immédiatement. J’ai l’impression de les compresser avec mon vagin, comme si je voulais les aspirer en moi, tellement j’ai besoin de les ressentir en profondeur.

Mon collègue, colocataire et prochainement amant, gémit à ma vue de femme offerte, s’abandonnant totalement au plaisir, à lui, pour lui. Il s’avance encore, jusqu’à ce qu’enfin je ressente sa langue sur mes lèvres intimes et je peux sortir toutes les insultes possibles tellement c’est diablement bon.

Je n’ai jamais été aussi excité de toute ma vie. Il me lèche, me mord, me suce mais pas en douceur. Non, il est avide de mon jus, de la même manière qu’il est pressé de me donner du plaisir et c’est si bien maîtrisé. Ce ne sont pas des coups de langue à la va vite, c’est une leçon de sexualité qu’il me communique. J’ai l’impression de découvrir la volupté avec lui, comme si je ne connaissais pas mon corps avant et c’est franchement honteux à l’âge de 36 ans, qui plus est, mariée.

Je me cambre pour mieux le ressentir, j’exhorte des gémissements de plaisir, je sais que, de temps à autre il m’admire tout en me léchant avec avidité, souriant parfois, face à mon visage torturé de satisfaction mais je n’ose pas le regarder franchement.

J’ai peur de jouir de suite si nos regards se rencontrent. C’est l’effet qu’il me fait.

Il me rend dingue de sa bouche, taré de ses attentions silencieuses et discrètes, folle de ses effleurements électriques. Oui, il me rend dingue de lui et je sais que je vais en ressortir brisé si je me laisse aller à plus. Mes doigts s’enfoncent davantage dans sa crinière et ma bouche s’ouvre pour chasser mes soupirs. — Nash, encore…

Je me laisse aller à ce qu’il me fait et il m’obéit parce que c’est un homme, un vrai.

C’est parfait et je vis le moment le plus incroyable de ma vie. Je ne prête pas attention au film qui se déroule, de même qu’on pourrait nous surprendre. Je m’en fous de ne pas être discrète parce que je prends mon pied, comme jamais je ne l’ai pris.

Il joue de ses doigts, de sa langue experte.

Je suis au bord du précipice et j’aimerais tellement qu’il vienne avec moi. Mais il ne fait rien de plus que de vouloir me donner du plaisir. Enfin, j’ose le regarder et ce sont deux billes sombres, fiévreuses de désir qui m’accueillent. Je me pétrifie car trop tard, je sens une vague chaude me prendre entièrement et, sans aucune honte, je m’abandonne avec délice. Jésus, Marie, Joseph, c’est juste… indescriptible, sensationnel, incroyablement bon et j’en perds tous mes moyens. Je ne sais plus où je suis, ce que je fais et pourquoi je n’ai pas tenté de connaître ça plus tôt avec Nash. — Oh oui !

Mon râle fait écho dans la voiture et il déclenche quelque chose chez mon amant car aussitôt, il me surplombe, tout en laissant ses deux doigts en moi, qui frétillent de plus belle alors que je me déhanche dessus puis ce sont ses lèvres qui se plaquent sur les miennes, étouffant ainsi ma félicité. Son baiser est furieux, comme s’il voulait me prouver sa frustration de ne pas jouir également alors que je ne demande que ça. Je griffe ses bras, son torse, sa nuque. J’appuie à nouveau sur sa tête pour approfondir notre échange. Nos langues se cherchent et se trouvent. Je goûte, pour la première fois, mon jus de plaisir et je n’en suis même pas dégoutée car c’est lui qui me l’offre.

Est-ce que je suis en train de me dire que Nash serait capable de me faire faire n’importe quoi ? Il me bouffe, je le dévore. Il fait si chaud et pourtant je ne demande qu’à transpirer encore plus. — Prends-moi Nash, je déclare au moment où ses lèvres glissent sur mon cou. J’ai tellement envie de toi.

Le plaisir me ravage et j’en suis gourmande car j’ai besoin d’avoir un orgasme mais cette fois, avec sa queue, que je sens si gonflée, si dure. Je l’entends grogner contre ma peau, ressentant une vibration dans mon corps.

Je goûte à peine à l’émerveillement, qu’il en devient déjà une drogue. Et sans que je puisse y faire quoi que ce soit, Nash retire ses doigts de moi, bascule légèrement en arrière et, dans un geste des plus érotiques, il lèche ses doigts, tout en me regardant droit dans les yeux. Mon cœur fait un looping dans ma poitrine et, à nouveau, j’ai une pulsation électrique qui se fait ressentir entre mes jambes. Cet homme sait y faire.

J’ai encore la vague de l’orgasme en moi et pourtant, j’ai derechef le besoin de jouir plus fort. — Pas ici, ma belle, m’annonce-t-il, alors que cependant, tout chez lui montre qu’il en a envie autant que moi. Mais je m’y refuse. Je sais que ce n’est pas le bon endroit pour une première fois et encore moins, notre première fois, pratiquant un certain côté romantique de la situation.

Et pourtant…

Je le veux. Maintenant.

Les jambes toujours écartées, n’en prenant pas compte que mon sexe qui est offert à la vision de n’importe qui, qui pourrait nous regarder à travers les vitres alors, dans un geste précipité presque maladroit, je caresse cette énorme bosse, avant d’envisager de débouter son jean mais, j’ai à peine le temps de défaire le premier, qu’il me capture les poignets. Il grogne. Pas de mécontentement, je le vois dans ses yeux mais de frustration.

La seconde suivante, il se penche à nouveau, agrippe sèchement ma nuque, pose son front contre le mien, et souffle sur mes lèvres qu’il touche presque. — Riley, tu me rends fou, avoue-t-il alors que mes mains sont à présent sur son torse brûlant, comme si son âme avait été saisie par une certaine fièvre de l’enfer. Je te jure que je fais tout pour me retenir mais, si tu touches encore une fois à mon entrejambe, je te promets que toutes les personnes ici présentes au drive-in, t'entendrons hurler que tu veux encore ma bite plus profondément en toi.

Sa chaude déclaration me coupe le souffle.

Lui faire un effet comme cela, avec sa menace plus sexy que dangereuse, m’émoustille plus que de raison. Je ne me pensais pas autant sensible à ce phénomène de luxure mais Nash m’apporte ce que je ne savais pas cacher au plus profond de moi.

J’aime le sexe, j’adore les préliminaires, j’affectionne les gestes et intentions audacieux mais tout cela, seulement si c’est lui qui m’initie. Je suis jalousement frustrée qu’il arrive à se maîtriser comme cela alors que, pour ma part, je me sens la plus perverse des nymphomanes. Mais là, je sais qu’il a raison et soudainement je me sens bête. La timidité ainsi que la gêne me gagnent. Je pose mon regard ailleurs que dans son attention enflammée et, d’un geste maladroit j’abaisse ma jupe. Je cherche visuellement ma lingerie mais c’est Nash qui me la présente, avec un sourire fier au coin des lèvres, ce qui détend l’atmosphère immédiatement. Nous nous rhabillons chacun de notre côté puis nous nous installons à l’avant, avec l’idée de suivre le reste du film.

Chose assez difficile personnellement car mes yeux n’arrêtent pas de dériver sur lui, sur celui qui avait sa bouche sur mes lèvres intimes, il n’y a pas si longtemps et, même si les fenêtres du véhicule sont à présent ouvertes, l’odeur de la luxure est omniprésente autour de nous et pour ma part, j’ai toujours autant envie de lui.

Au début du générique de fin, nous voyons revenir l’autre couple de la soirée, la main de Johnny entourant la taille d’Abby qui a les cheveux ébouriffés, les joues rouges et les yeux pétillants d’amour envers son partenaire. Je saisis immédiatement qu’elle, elle a eu droit à bien plus que moi et, sans comprendre ce qu’il m’arrive, une onde de jalousie me prend à la gorge.

Mais merde, Riley, depuis quand tu envies la vie des autres comme ça et comment peux-tu jouer les capricieuses alors que tu es mariée à un autre et qu’aujourd’hui Nash ne t’a jamais rien promis et en plus, vous n’êtes même pas un couple ?

Ma conscience a parfaitement raison.

Mon comportement est totalement ridicule et je me sens des plus idiotes de penser ainsi.

Mon partenaire de soirée propose à tout le monde qu’on aille prendre un milk-shake au Montana Canyon Food et c’est comme ça que, sur la route vers notre lieu de travail, mes pensées s’échappent sur ce que je vis en ce moment.