Tu es à moi !

Athéna Jacob's · Chapitre 13 sur 15

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Tu es à moi !

Chapitre 12

Elle pousse un cri de surprise et encercle ma taille de ses jambes par automatisme.

— J’ai envie de toi, j’annonce d’une voix remplit de désir. Je vais te baiser ici même et maintenant.

 

CHAPITRE 12

Riley

Un sourire excité s’affiche sur ses lèvres dès qu’il positionne mes fesses sur l’un des nombreux lave-linges présents dans la pièce.

Moi qui souhaitais lui proposer de lui tenir compagnie pendant que les machines tournent, jamais je n’aurais cru que cela finirait ainsi.

Je devrais avoir honte de vouloir faire une chose pareille dans un lieu public mais avec Nash, toute timidité ou inhibition s’envolent et le fait d’être captivée par son regard azur, je m’abandonne à ses brûlants et sauvages baisers.

Il soulève mon t-shirt, sans pour autant me l’enlever mais assez pour dévoiler ma poitrine nue puisque je n’ai pas eu la volonté de mettre un soutien-gorge aujourd’hui.

Il grogne de désir à cette constatation et instantanément, il se les emparent avec ses deux mains, tout en glissant sa bouche dans mon cou. Son souffle est tremblant et moi, je frissonne de tous les effets qu’il me prodigue.

Je place les mains sur la machine et écarte un peu plus les jambes, penche ma tête en arrière, tout en lâchant un interminable soupir de satisfaction.

Cet homme a effectivement des mains de rêve et je ne parle pas de sa bouche qui me fait jouir si rapidement. Celle-ci revient sur la mienne. Il me mordille, me lèche, me savoure, je pousse des gémissements encore et encore. J’avais déjà lu des témoignages sur la capacité idéale d’un vrai baiser à la française mais ce que me fait Nash est au-dessus de ça.

Il sait si bien embrasser et je ne m’en lasserai jamais. Ma peau est en feu et je ne parle pas de mon entrejambe qui ne réclame que son organe viril et puissant mais, soudainement, je reprends conscience de là où nous nous trouvons et même si j’ai beaucoup de mal à m’arracher de ses lèvres, je recule mon visage et croise son regard fiévreux. — Nous devrions rentrer à l’appartement pour… Mais je m’arrête quand je le découvre retirant son t-shirt blanc, me montrant sa parfaite musculature dure et juvénile. Mon Dieu qu’il est magnifique vêtu uniquement d’un jean. Ses mains s’aventurent sur le bouton de mon short ivoire et, sans que je ne puisse avoir le temps de dire ou faire quoi que ce soit, je me retrouve maintenant sans rien en bas et mon sexe est à présent plaqué contre la bosse éprouvante de son membre.

Je pousse un hoquet de surprise qu’il étouffe de baisers passionnés et j’y réponds avec la même ferveur.

Tout s'enchaîne si vite.

La fièvre s’empare de mon corps et je m’y abandonne comme à chaque fois que je couche avec Nash. J’entends le zip de sa fermeture éclair descendre puis il se détache de moi quelques secondes, juste pour prendre le temps de quoi nous protéger et, c’est en le suppliant du regard que je détaille chaque geste qu’il fait, avant qu’il ne positionne son gland à l'entrée de mon vagin. Il a tellement envie de moi, je le vois en feu avec tout ce qu’il ressent pour moi.

J’oublie totalement que n’importe qui pourrait entrer ici ou nous observer de dehors. Je suis dans une bulle de plaisir érotique. Cet homme, qui me dévore de ses yeux ténébreux, me pénètre d’un coup de rein et je suis déjà au bord d’un premier orgasme tellement la tension sexuelle est palpable entre nous. Ce moment, qu’il me fait vivre, est incroyable. Le sexe avec lui est toujours intense et dévastateur. Mon corps tremble et je me laisse submerger par le plaisir et l’odeur de sa peau qui est devenue mon effluve favorite, depuis que j’ai eu la ténacité de la ressentir contre moi.

Mes fesses glissent sur la machine et le mouvement de mes hanches est en rythme avec ses coups de reins puissants et déterminés. J’arque mon corps en fermant les yeux, pour mieux ressentir toutes les sensations incroyables que j’endure et ne ressens que dans les bras de Nash Lawson. — Plus fort, je gémis, alors qu’il y va déjà avec une volonté féroce. Il s’enfonce davantage en moi, ses mains agrippant vivement mes flancs. Ses yeux ne sont plus que flamme, cherchant à lire dans mon apparence, tout le plaisir qu’il me prodigue.

Et je ne sais pas ce qu’il m’arrive mais, hypnotisée par l'attention qu’il porte sur moi, je prends son visage en coupe et plonge sur sa bouche. Je l’embrasse avec tellement de vigueur et de passion qu’il en sort un interminable et instinctif gémissement, ce qui a le don de doubler le rythme palpable de mon cœur.

Nous séparons nos lèvres et il repart de plus belle dans la profondeur et d’une pénétration rapide et intense.

— Bordel, Riley, tu me rends fou, m’avoue-t-il, sans détacher ses yeux des miens.

Nos soupirs de plaisir remplissent la pièce, englobant le bruit étouffant des battements de nos cœurs et, c’est quand je visualise que mon amant est au bord d’exploser que je ressens la lave chaude et voluptueuse de mon orgasme, m’envahir. Je crie son nom et cela déclenche le sien, la minute suivante.

Je ne sais pas pourquoi mais je tourne la tête vers la vitrine où n’importe qui pourrait nous découvrir mais l’unique chose que je vois, c’est le reflet de nos deux corps à demi nus baisant comme des bêtes. Je crois que cette vision augmente la chaleur de l’excitation qui s’écoule dans mes veines et c’est en criant à nouveau le nom de Nash, que je comprends immédiatement que jamais je ne connaitrais autant de plaisir dans les bras d’un autre homme.

D’un coup, je réalise que je suis tombée follement amoureuse de lui et cela étant une certitude, il va être plus difficile pour moi de partir comme prévu ou même tout simplement de m’éloigner de lui, ne serait-ce qu’une seule seconde.

L’heure qui suit, nous mettons le linge mouillé dans le sèche-linge et, pendant que celui-ci tourne, nous restons là, assis au sol, discutant de tout et de rien jusqu’à sortir le linge propre et sec. Mais c’est en jouant à se lancer des paires de chaussettes, qu’au bout d’un moment, à force de se chamailler comme des gamins, nous finissons, à nouveau, à reprendre nos ébats dans les draps propres et chauds, allongé dessus, à moitié couverts mais nus, tout en baladant ma main sur son torse, mon visage installé au creux de son cou. — Pourquoi es-tu ici, Riley ? Me demande-t-il soudainement. Mon cœur part aussitôt dans un rythme de panique incontrôlable. Nash m’a prouvé, à plusieurs reprises, que je pouvais avoir une grande confiance en lui mais j’ai tellement peur de sa réaction par rapport à ce que m’a fait Anton que, sur le coup, je reste silencieuse, lui faisant croire que je ne l’ai pas entendu mais c’est mal connaître la détermination de mon amant. Il se relève un peu, se place sur le côté et son visage me fait, à présent, face. — Est-ce que tu te caches de ton mari ?

Nash est un homme très observateur et je me doutais bien, qu’un jour ou l’autre, nous aurions cette conversation.

Il est indéniable que la bulle protectrice et sereine que je vivais depuis plusieurs jours, auprès de personnes qui m’étaient inconnues il y a encore quelques temps, allait un jour exploser.

Je me dois de lui dire la vérité, surtout à celui qui me prend brusquement la main gauche en cet instant et touche ma bague de fiançailles et mon alliance, en les regardant avec méfiance et scepticisme. — Où est-il ? insiste-t-il avec un regard dur envers moi et même si je sais qu’il ne me veut aucun mal, je me sens soudainement oppressée par son attitude et ses actes.

Sa main serre davantage la mienne et c’est comme si je m’étais brûlée avec un charbon ardent.

D’un geste vif, je coupe tout contact avec lui et, sans même le regarder, je me rhabille entièrement et, au moment où je me tourne à nouveau vers lui pour lui dire les émotions qu’il me fait ressentir, je reste bouche bée face à la vision qu’il m’offre.

Levé à son tour, le drap blanc encerclant sa taille, cachant son sexe mais pas son torse nu, il ressemble à un dieu grec et si je n’étais pas déjà amoureuse de cet homme, je crois que j’aurais un coup de foudre à ce moment précis. Il est superbe et cela adoucit instantanément mon appréhension subite de lui avouer la vérité.

— Il doit être mort dans le salon de notre maison dans l’Idaho, allongé dans une mare de sang parce que je l’ai tué, voilà comment il doit être en ce moment même.

Ma déclaration, faite d’une voix sèche, blême et sans aucun bégaiement a eu raison du contrôle mental de Nash qui exprime des émotions, toutes contradictoires, sur les traits de son visage et subitement, j’ai peur d’en avoir trop dit.

Un silence pesant plane à présent entre nous et je ne sais pas si je dois partir me cacher dans son appartement ou, au contraire, affronter son regard sombre qui me juge, c’est ce que je ressens à cet instant précis. Un discernement fort et froid.

— Raconte-moi, dit-il d'une voix douce.

Sans m’en rendre compte, je n’ai pas compris que j’avais arrêté de respirer pendant ce temps incertain et maintenant qu’il vient de me prouver sa bienveillance, mes poumons se remplissent, à nouveau d’air. Nash s’avance jusqu'à moi, plonge son regard tendre sur moi et passe ses deux mains sur mes bras, dans une subtile caresse affectueuse. Et je lui raconte tout.

Ma rencontre avec Anton, notre mariage, sa mission, son attitude changeante, sa colère, sa profonde descente en enfer jusqu'à ce geste que je ne m’explique toujours pas.

Et enfin ce fameux jour où tout a basculé.

Pendant toute ma narration, je ne pleure pas. Je crois que j’en ai plus la force. Ma voix est calme. Mon corps ne frissonne pas d’inquiétude. Au contraire.

Le fait que Nash est une attention compréhensive ainsi qu’une oreille attentive à mon histoire, me rassure.

Je ne vois qu’une cordiale complaisance dans ses pupilles et je me sens comme délivré d’un poids, trop longtemps gardé en moi. — J’imagine que tu n’as pas vérifié son pouls avant de partir ? — Non, j’ai eu si peur et j’ai paniqué, je réponds en exhalant soudainement, un trémolo d’émotion au fond de ma gorge et il a dû l’entendre également car il me prend brusquement dans ses bras et m’apporte une affection qui réchauffe mon cœur.

— Tu me fais confiance ? Me demande-t-il, d’un ton extrêmement sérieux. Je fronce aussitôt des sourcils, ne comprenant pas vraiment où il veut en venir. Mais j’acquiesce la seconde suivante.

— Très bien.

Nous ne prononçons aucun autre mot pendant que Nash se rhabille, de mon côté, je plie le linge et installe le tout dans le panier. Mais au moment où je prends celui-ci dans mes bras, du coin de l’œil, je repère une enveloppe au sol.

Sans faire attention, je me penche et la ramasse, pensant que ce doit être à mon amant et, sans me poser de question, au lieu de lui demander si c’est bien à lui, je la glisse dans la poche de mon short. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que c’est un courrier important. Nous sortons ensuite de la laverie avec nos affaires dans les mains puis nous rentrons à l’appartement. Pour ma part, j’ai ma soirée de libre alors que Nash doit aller faire son service au truck. Je connais à présent assez bien Nash pour savoir que, tout ce dont j’ai pu lui dire, l’a amené en pleine réflexion et qu’il a probablement besoin d’avaler toutes ces informations, avant de peut-être en discuter avec moi. C’est pour cela, qu’au moment de son départ, me laissant seule et un peu déstabilisée, il m’embrasse d’un léger baiser sur le front, me regarde avec profondeur une dernière fois, avant de fermer la porte derrière lui. Je sens soudainement un froid désemparant m’envelopper et c’est avec difficulté que je ne me laisse pas envahir par un doute. Je sais parfaitement que Nash et moi-même ne sommes pas un couple et que tout cela n’est qu’une parenthèse puisque je dois partir, d’ici peu de temps, dans un autre État.

Un État bien loin de celui où se trouve mon mari. Il le faut. Regagnant la réalité en un instant, je me dis qu’une bonne douche bien chaude va détendre les courbatures que m’a données l’expérience folle que m’a fait connaître Nash et, c’est au moment où je me déshabille dans la salle de bain que je me remémore le courrier dissimulé dans mon short. Ne prenant pas compte que je suis en train de violer la vie privée de Nash, je sors puis déplie la lettre.

Au fur et à mesure que les lignes défilent sous mes yeux, je sens que mon cœur part en dérive, mon souffle se coupe et je sens que mon esprit reste dans une confusion incompréhensible.

Je ne suis pas étonnée de savoir que Nash part mais je suis dévastée que ce soit plus tôt que prévu.

Je le savais et je ne devrais pas lui en vouloir, sachant que je suis aussi un peu sur le départ mais je ne sais pas. Je n’arrive pas à croire que plus jamais je ne le reverrais.

D’un geste automatique, je me déshabille totalement puis glisse sous une pluie fine d’eau qui rejoint, sans m’en rendre compte, celles qui coulent sur mes joues, de mes larmes.

Mon cœur se fissure mais ma sagesse souhaite me faire comprendre qu’il en est mieux ainsi car, ne sachant pas vraiment si Anton est déjà inhumé six pieds sous terre, je me dois de m’éloigner de Nash. Je suis convaincue que, plus je reste auprès de lui, plus je le mets en danger. Et c’est avec cette certitude dont je ne pensais pas être si proche de la vérité et, encore moins, aussi tôt que je ne puisse y penser mais, avec le bruit de la douche, je n’entends pas la porte d’entrée de l’appartement s’ouvrir sur celui, que j’imaginais être aimé et choyé pour le meilleur et, malheureusement pour moi, surtout pour le pire.