Voyage à Madagascar et aux îles Comores - Tome I

B. F. Leguével de Lacombe · Chapitre 15 sur 39

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Voyage à Madagascar et aux îles Comores - Tome I

§ 9. Expédition française sur la Côte de l’Est. – Précis des événements qui avaient amené cette attaque. – Protestation de Radama contre les prétentions françaises. – Prise du fort Dauphin par les troupes Hovas. – Avanie de la reine contre les traitan...

à ce qu’ils ont fait. Ne croyez pas que je ne saurai point ner, parceque je suis une femme ; ne dites point : C’est une femme ignorante et faible, elle ne pourra pas régner sur nous. Ma plus grande sollicitude et mon étude seront toujours d’augmenter votre bien-être et de vous rendre heureux. Enten-dez-vous cela, Ambaniandrou ? – Tous répondirent : – Oui ! »

Après ce discours, les chefs de chaque tribu, les représen-tants de chaque district ou province, les généraux au nom de l’armée, les Européens, etc., furent admis à prêter serment. Plus de 60,000 personnes assistaient à cette solennité.

 

§ 9. Expédition française sur la Côte de l’Est. – Précis

des événements qui avaient amené cette attaque. –

Protestation de Radama contre les prétentions

françaises. – Prise du fort Dauphin par les troupes

Hovas. – Avanie de la reine contre les traitants

français.

 

Des bruits sinistres étaient venus troubler les fêtes du nou-veau règne. Ramanétak, le cousin favori de Radama, prince en-treprenant, brave et aimé des Hovas, faisait, disait-on, de for-midables préparatifs de guerre dans le nord, tandis que le gou-vernement français envoyait une flotte pour reprendre ses an-ciennes possessions de la Côte de l’Est. On fut bientôt délivré de la peur de Ramanétak, car celui-ci, craignant le sort de son frère Ramananoule, s’était enfui à l’île d’Anjouan, ajournant ses pro-jets de vengeance à des temps plus opportuns.

Il n’en était pas de même de l’expédition française qui s’avançait effectivement sous les ordres du capitaine de vaisseau Gourbeyre.

Cette expédition avait pour but de réclamer une réparation aux outrages que les établissements français avaient reçus du gouvernement de Radama, lorsque celui-ci eut définitivement

 

– 89 – conclu une alliance avec les Anglais. Déjà, en plusieurs tances, le commandant de notre colonie de Sainte-Marie avait eu à protester contre les mesures hostiles que le gouverneur de Maurice prenait contre les Français, soit ouvertement, soit sous le prétexte d’une protection qu’il aurait été obligé d’accorder au roi des Hovas ; et ici nous sommes forcés de reprendre notre récit de plus haut.

En 1821, la corvette anglaise le Menaï, commandée par le capitaine Moresby, avait paru sur la rade de Sainte-Marie pour demander, au nom des autorités anglaises du Cap de Bonne-Espérance et de Maurice, à quels titres les Français étaient ve-nus dans cette île, et quels étaient leurs projets sur Madagascar. Le commandant de Sainte-Marie, Sylvain Roux, avait répondu qu’il agissait en vertu des ordres du roi de France, et qu’il avait informé de sa mission le gouverneur du Cap de Bonne-Espérance ; que du reste, il ne se croyait point obligé de faire connaître les lieux de la côte où il pourrait lui convenir d’établir ses postes ; que tout le littoral oriental appartenait à la France, et qu’il protestait d’avance contre toute atteinte qui serait portée

à son droit de propriété 1.

Cet événement donna lieu à quelques explications entre le gouverneur de Bourbon et le gouverneur de Maurice. Ce dernier en profita pour déclarer : 1° Qu’il ne considérait Madagascar que comme une puissance indépendante, actuellement unie avec le roi d’Angleterre par des traités d’alliance et d’amitié, et

 

1 Nous puisons ces détails dans le Précis imprimé par ordre du mi-nistre de la marine. L’auteur de cet excellente brochure, dont le nom ne nous est pas connu, a résumé avec une grande clarté les diverses phases de nos établissements à Madagascar depuis 1815. L’avantage qu’il a eu de travailler sur les documents conservés aux archives du ministère de la marine, l’a préservé des erreurs que l’on remarque dans plusieurs publi-cations auxquelles l’expédition de 1829 a donné naissance. C’est cette considération qui nous a déterminé à suivre son récit, tout en rectifiant quelques faits inexactement transmis au gouvernement.

 

– 90 – sur le territoire de laquelle aucune nation n’avait de droits de propriété, hors ceux que cette puissance serait disposée à ad-mettre ; 2° qu’il avait été notifié par cette même puissance au gouvernement de Maurice et au commandant des forces navales britanniques dans ces mers, qu’elle ne reconnaissait de droits de propriété sur le territoire de Madagascar à aucune nation euro-péenne.

La doctrine établie par cette déclaration différait étrange-ment de celle que le même gouverneur avait professée, lorsque, considérant l’Angleterre comme substituée aux droits de la France sur Madagascar par la cession de l’île Maurice et de ses dépendances, il avait, en 1816, prétendu, au nom de son gou-vernement, à la propriété et à la souveraineté de nos anciennes possessions de Madagascar.

Quoi qu’il en soit, cette même déclaration et la conduite ul-térieure des Anglais en ces parages ne purent laisser aux com-mandants de Bourbon et de Sainte-Marie aucun doute sur les mauvaises dispositions du gouvernement de Maurice, et sur les obstacles qu’apporterait à nos projets l’influence qu’il exerçait auprès des deux principaux chefs du pays, Radama et Jean Re-né.

La conduite imprévoyante de Sylvain Roux vint accroître les difficultés de son administration, dont le désordre avait déjà été signalé au gouvernement de Bourbon. Dans la vue de lutter contre l’influence anglaise, il provoqua, le 20 mars 1822, une déclaration d’obédience et de vassalité de la part des chefs bet-simsaracs qui occupent la côte de la Grande-Terre, la plus voisi-ne de Sainte-Marie, déclaration au moins intempestive, en ce qu’il n’avait à sa disposition aucun moyen de soutenir les droits qu’elle attribuait à la France.

À peine cet acte fut-il parvenu à la connaissance de Rada-ma que ce prince fit publier (13 avril 1822), sur la côte orientale de Madagascar, une proclamation qui déclarait nulle toute ces-sion de territoire qu’il n’aurait pas ratifiée ; et, afin de montrer qu’il était disposé à appuyer cette arrogante prétention par la

 

– 91 – force, il envoya sur la même côte un corps de trois mille soldats hovas. Ces soldats, commandés par Rafaralah’, étaient accom-pagnés de l’agent britannique Hastie et de quelques militaires anglais. Sur la fin de juin 1822, ils s’emparèrent de Foulpointe, ancien chef-lieu des établissements français de Madagascar, et assirent leur camp près de la pierre même qui constatait les droits de la France.

Radama en personne arriva à Foulpointe dans le mois de juillet 1823 ; des troupes hovas se rendirent à la Pointe-à-Larée, incendièrent les villages de Fandaraze et de Tintingue, pillèrent tout sur leur passage, et enlevèrent un troupeau de bœufs que l’administration de Sainte-Marie avait laissé en dépôt à la Poin-te-à-Larée.

M. Blevec, successeur de Sylvain Roux qui avait succombé

aux fièvres du pays 1, protesta hautement contre ces déprédations et « contre le prétendu titre de roi de Madagascar, illégitimement pris par le roi des Hovas. » Cette protestation fut portée à Radama par M. Thoreau de Molitord, commandant de la Bacchante, qui eut avec le souverain malgache plusieurs entrevues dans lesquelles Jean René servit d’interprète.

Le résultat des explications verbales données par Radama fut « qu’il reconnaissait comme appartenant en toute propriété à la France l’île de Sainte-Marie, vendue autrefois à cette puis-sance par les naturels, mais qu’il ne reconnaissait ni à la France, ni à aucune autre puissance étrangère, des droits à la possession d’aucune partie de la grande île de Madagascar ; qu’il permettait seulement aux étrangers de toute nation de venir s’y établir en se soumettant aux lois de son royaume, et qu’à l’égard du titre de roi de Madagascar, il le prenait parcequ’il était le seul dans l’île qui fût capable de le soutenir. »

 

1 La nouvelle de sa révocation arriva à Sainte-Marie quelque temps après sa mort.

 

– 92 –

Après avoir adressé à M. Blevec un manifeste rédigé dans ce sens, il sembla un moment vouloir attaquer Sainte-Marie ; mais il n’exécuta point ce dessein et se dirigea vers le nord de l’île avec 15,000 hommes de troupes, pour aller, disait-il, châtier les naturels qui avaient levé l’étendard de la révolte. Il laissa néanmoins des détachements hovas plus ou moins forts sur di-vers points de la côte orientale, et Foulpointe continua d’être

occupé par ses soldats 1.

Il est à remarquer que pendant son séjour sur la côte, Ra-dama fut sans cesse entouré de militaires et de marins anglais. Le capitaine Moorsom, commandant la frégate l’Ariadne, alors mouillée à Foulpointe, le reçut plusieurs fois à son bord avec tous les honneurs dus à la royauté ; les toasts les plus fraternels étaient portés dans ces occasions. Mais on peut mettre en doute, du côté des Hovas du moins, la sincérité de toutes ces démons-trations d’amitié ; car lorsque leur roi se rendait sur la frégate, ils exigeaient que plusieurs officiers du bâtiment restassent en otage, et chaque fois que le navire faisait un mouvement, la fou-le assemblée sur le rivage, et inquiète du sort de Radama, s’écriait : « Bon ! le voilà parti ! il s’en va ! on l’enlève ! »

Quelques jours après ces réceptions, l’Ariadne transporta Radama et sa suite dans la baie d’Antongil, d’où il se rendit dans le nord.

Deux années se passèrent sans agression de la part du roi d’Émirne ; mais, vers le commencement de l’année 1825, un corps de deux mille Hovas vint camper à peu de distance du Fort-Dauphin, alors occupé par un poste français composé d’un officier et de cinq soldats.

S’il existait à Madagascar un point dont la possession nous fut légitimement acquise, c’était assurément le Fort-Dauphin. Il était donc difficile de penser que Radama pût songer à envahir

 

1 Précis sur les Établissements français formés à Madagascar, p. 20 à 32 passim.

 

– 93 – une contrée où jamais un Hova n’avait paru, et avec laquelle ce prince n’avait même eu, à aucune époque, la moindre commu-nication. Cependant le général Ramananoule notifia à l’officier français qu’il était envoyé par Radama pour prendre possession du fort. Le 14 mars 1825, les Hovas entrèrent de vive force dans la place ; le pavillon français fut arraché et remplacé par celui d’Émirne. L’officier et les cinq soldats furent faits prisonniers,

mais on les remit aussitôt en liberté 1.

Lorsque la nouvelle de cette agression, que l’on devait considérer comme une déclaration de guerre, arriva à Bourbon,

le gouverneur écrivit à Radama une lettre menaçante 2, mais il crut devoir temporiser jusqu’à ce que le gouvernement de la mé-tropole lui eût fait connaître ses intentions.

De nouveaux événements vinrent bientôt compliquer la si-tuation politique de l’île. Deux soulèvements éclatèrent au mois de juillet 1825 contre les Hovas : l’un dans la province des Bet-simsaracs, l’autre dans la province d’Anossi, du côté du Fort-Dauphin.

Les Betsimsaracs avaient été excités à la révolte par le commandant de Sainte-Marie, qui encourut le blâme du gou-vernement de Bourbon parcequ’il n’avait pas les moyens de sou-tenir efficacement les insurgés. Leurs actes furent promptement réprimés, grâce aux Anglais dont l’influence à Madagascar se manifestait en tout et partout à cette époque.

Hastie se trouvait à Foulpointe, lorsque la rébellion éclata dans la province ; il résolut de l’arrêter à son début. Ayant aper-çu en mer un bâtiment de guerre anglais, il fit tirer du fort un coup de canon dans le but de faire savoir au commandant qu’il désirait communiquer avec lui. Ce navire était le Leven que l’hydrographie des côtes d’Afrique et de Madagascar occupait

 

1 Précis sur les Établissements français, p. 36.

2 « A menacing letter, » disent les missionnaires.

 

– 94 – alors ; M. Vidal, le capitaine, vint mouiller dans la rade, et ayant appris de l’agent anglais l’état des choses, consentit de grand cœur à transporter des troupes hovas à la Pointe-à-Larrée pour

surprendre les derrières de l’ennemi 1. Le secret étant nécessaire pour cette opération, on gagna de nuit la Pointe-à-Larée et les rebelles furent bientôt forcés de rentrer sous l’obéissance de Radama.

Le soulèvement qui avait eu lieu dans le sud ne fut pas aus-si aisément réprimé ; les Hovas se virent absolument cernés du côté de la terre par les habitants du territoire d’Anossi unis à leurs voisins. Cette situation était critique ; Ramananoule, ne sachant comment s’en tirer, se décida à écrire à M. de Freycinet, gouverneur de Bourbon, pour le prier de faire parvenir à Tama-

tave deux paquets destinés l’un à Radama, l’autre à Jean René 2.

Cette démarche plaça M. de Freycinet dans une position délicate. L’occasion était favorable pour rentrer en possession du Fort-Dauphin : il suffisait d’envoyer un bâtiment de guerre sur les lieux afin d’exterminer les troupes qui l’occupaient ; mais ce coup de main n’eût eu d’autre résultat que la reprise momen-tanée de notre ancien poste, car le gouvernement de Bourbon n’avait point de forces disponibles pour continuer la guerre. Or un tel succès, demeurant isolé, ne pouvait porter atteinte à la puissance de Radama, et il fermait la voie à toute conciliation, tandis qu’un acte de générosité pouvait frapper l’esprit du roi malgache. M. de Freycinet répondit donc à la confiance de Ra-mananoule en faisant parvenir à Tamatave les paquets de ce général. Il profita de l’occasion pour écrire à Radama : après lui avoir rappelé brièvement les actes d’hostilité dont les Français

 

1 BOTELER’S, Narrative of a voyage of discovery to Africa and Ara-bia, t. II, p. 273.

2 Précis sur les Établissements français, p. 39. – Radama envoya un renfort considérable de troupes dès qu’il eut connaissance de la posi-tion de son général au Fort-Dauphin.

 

– 95 – avaient à se plaindre, il lui offrait de désigner de part et d’autre une personne de confiance pour arriver à la conclusion d’un traité d’alliance et d’amitié. Rafaralah’, chef des troupes hovas à Foulpointe, sur qui la noble conduite du gouverneur de Bour-bon dans cette circonstance avait paru faire une grande impres-sion, avait aussi dépêché un courrier à son souverain pour lui représenter l’importance d’un traité d’alliance avec le gouver-nement français.

Dans sa réponse, dont chaque expression trahissait une plume anglaise, le roi des Hovas reproduisait hautement ses prétentions à la souveraineté exclusive de Madagascar, et ter-minait en disant qu’il accueillerait honorablement à Tananarivo une députation solennelle qui lui serait envoyée pour la négo-ciation projetée. M. de Freycinet ne trouva pas qu’il fût conve-nable d’accéder à une pareille proposition, et l’affaire en resta

là 1.

Dans l’année 1826 les plus insignes vexations commencè-rent à être exercées par les Hovas contre les traitants français, et particulièrement contre ceux de Sainte-Marie. M. de Cheffon-taines, qui avait succédé à M. de Freycinet, comprit que l’existence de cette colonie était menacée, et insista (22 décem-bre 1826) auprès du ministre de la marine sur la nécessité de prendre enfin un parti décisif ; il exposa les suites du système de temporisation et de condescendance suivi jusqu’alors dans les affaires de Madagascar, et déclara qu’il valait mieux abandon-ner sans retard Sainte-Marie, si l’on ne se décidait pas à tirer une vengeance éclatante des insultes faites à la nation, et à réta-blir notre autorité sur un pied respectable à Madagascar. Le gouverneur proposait en conséquence d’envoyer à Sainte-Marie plusieurs bâtiments de guerre avec quatre ou cinq cents hom-mes de débarquement, et d’augmenter en outre la garnison, d’un corps de noirs.

 

1 Précis sur les Établissements français, p. 40.

 

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Cette expédition aurait exigé des dépenses auxquelles le budget ne pouvait subvenir. Le ministre de la marine pensa que l’envoi de nègres Yolofs engagés au Sénégal suffirait pour satis-faire les besoins les plus urgents ; deux compagnies de cent Yo-lofs furent formées en 1828 et transportées à Sainte-Marie par la corvette la Meuse ; mais le conseil privé de Bourbon, après un examen approfondi de la question, reconnut qu’il fallait évi-demment des forces beaucoup plus considérables pour nous mesurer avec Radama, dont la puissance allait toujours crois-sant, et qui comptait sous ses drapeaux jusqu’à quinze mille hommes de troupes bien disciplinées et bien organisées.

Sur ces entrefaites Radama mourut et la reine Ranavalou monta sur le trône d’Émirne.

Cet événement sembla devoir changer l’état des choses à Madagascar. Le ministre de la marine, M. Hyde de Neuville, peu disposé à accroître les dépenses de son département, pensa « qu’il ne devait plus être question de prendre de vive force la côte de Madagascar et de l’occuper, mais seulement d’assurer la réussite de négociations ayant pour objet de rétablir nos droits sur certaines parties du littoral, et notamment sur celui de Tin-tingue ; de replacer sur des bases solides nos relations de com-merce et d’amitié avec les peuples madécasses ; de reprendre, s’il était possible, notre ancienne influence dans le pays ; et en-fin de préparer la formation à Tintingue d’un établissement ma-ritime, qui, dans le cas d’une guerre avec l’Angleterre, devait

être d’un très grand prix pour la France 1. »

Sur le rapport du ministre, une ordonnance royale décida, le 28 janvier 1829, qu’une expédition, dont elle donnait la com-position, aurait lieu au plus tôt, et que le capitaine de vaisseau Gourbeyre en aurait le commandement. La direction de cette entreprise fut laissée au conseil privé de Bourbon qui, depuis l’année 1826, n’avait cessé de réclamer l’intervention des armes

 

1 Précis sur les Établissements français, p. 48.

 

– 97 – pour mettre un terme aux mesures vexatoires dont les traitants français étaient l’objet.

Lorsque les bâtiments et les troupes expédiées de France se trouvèrent réunis à Bourbon (juin 1829), le conseil délibéra sur la marche qu’il convenait d’imprimer aux opérations de l’expédition et remit à M. Gourbeyre des instructions détaillées.

 

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