Audacieuse Emily

Debbi Rawlins · Chapitre 10 sur 16

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Audacieuse Emily

Chapitre 10

 

 

Nick effleura les seins d’Emily, ému par tant de perfection. La pâleur de ses tétons s’harmonisait avec la couleur naturelle de ses lèvres.

Il avait une telle envie d’elle qu’il dut faire un effort pour ne pas se laisser aller à l’intensité de ses pulsions.

— Allons finir de nous déshabiller dans la salle de bains, proposa-t-il.

Emily resta immobile, comme si elle s’était subitement transformée en statue de marbre, mais sa peau était beaucoup plus chaude que le marbre.

— Emily ?

— Oui ? Qu’est-ce que tu disais ?

Elle était visiblement troublée.

— Viens avec moi…

Elle acquiesça d’un hochement de tête. Ses lèvres entrouvertes, pulpeuses et humides, étaient irrésistibles. Avant de perdre tout son sang-froid, Nick lui prit la main, et l’embrassa, avant de l’entraîner vers le couloir qui menait à sa chambre.

Ils traversèrent la pièce, où trônait un immense lit recouvert de coussins moelleux, puis ils se dirigèrent vers un petit couloir qui desservait deux dressings et une salle de bains.

Des marches noires et blanches conduisaient à une grande baignoire ovale, dans un coin de la pièce. Elle était située assez haut pour que, une fois confortablement allongé au milieu des jets du jacuzzi, on puisse admirer la magnifique vue sur les toits de New York.

— Mais c’est immense ! s’extasia Emily en observant chaque détail, en touchant chaque matière.

Mais Nick semblait bien plus intéressé par le corps de la jeune femme que par la décoration de sa salle de bains. Il s’approcha d’elle pour l’embrasser dans le cou, tout en continuant à la déshabiller. Elle pensa l’aider en roulant des hanches au moment où il entreprit de lui enlever son jean, mais elle ne réussit qu’à l’exciter davantage.

Tandis qu’elle s’appuyait sur lui pour ôter les pieds de son pantalon, il en profita pour l’embrasser à l’intérieur des cuisses, là où la peau était encore plus douce. Il aima la sentir frémir presque instantanément à son contact.

Du bout de la langue, il remonta ensuite doucement jusqu’à l’élastique de sa culotte.

La respiration d’Emily s’accéléra et, s’agrippant à ses épaules, elle resserra les jambes. Il leva les yeux vers elle, espérant que sa réaction avait été un simple réflexe, et il fut vite rassuré en constatant qu’elle lui souriait tendrement. En regardant sa bouche sensuelle, il eut du mal à se contrôler. Il aurait voulu la prendre sans tarder. Par terre.

Ils ne portaient plus maintenant qu’une culotte pour elle, et un boxer pour lui. Elle effleura légèrement son sexe en érection à travers le tissu, puis remarqua seulement alors la vaste cabine de douche, qui occupait tout un angle de la salle de bains.

— Incroyable ! Tu pourrais organiser des orgies là-dedans !

— C’est ce que je fais… Le troisième samedi du mois, en général.

Elle le regarda, incrédule, le rose aux joues, ce qui la rendit plus désirable encore.

— Tu sais que je plaisante, n’est-ce pas ? fit-il en lui caressant le ventre, puis, du même geste, finissant de la déshabiller.

— Je n’en étais pas tout à fait sûre, admit-elle.

— Tu as dû lire ton guide New York érotique un peu trop longtemps !

— Comment sais-tu ce qu’il y a dans ce guide ? Enfin, je m’en fiche… Baignoire ou douche ? Je prendrai ce que tu ne veux pas.

Il s’immobilisa quelques instants pour l’observer. Etait-elle sérieuse ?

Il vit un sourire malicieux se dessiner sur son visage et comprit qu’elle plaisantait, elle aussi.

— ça, tu vas me le payer !

Par jeu, ils se débattirent un peu, achevant de se déshabiller l’un l’autre. Puis, irrésistiblement attirée par le sexe de Nick, Emily le prit et commença à le caresser doucement.

Il la regarda faire, fasciné par le contraste entre la finesse de sa main et l’objet de son attention. Quand elle accéléra le rythme de ses caresses, il l’interrompit. Il ne voulait rien précipiter. Il avait tout d’abord envie de prendre le temps de lécher les bouts de ses seins, qui l’obsédaient, de les mordiller entre ses dents… Mais pas encore. Il savait que s’il se laissait aller maintenant, il risquait de basculer et de se perdre dans un tourbillon de sensations qui pourrait lui être fatal.

— Prenons une douche. Ce sera plus rapide… La prochaine fois, on prendra un bain, dit-il, surpris d’avoir prononcé ces mots.

 

***

 

Emily se tenait debout derrière lui, juste à quelques pas, tandis qu’il réglait la température de l’eau. Mais, à vrai dire, c’était plutôt ses fesses parfaites qu’elle admirait, avec deux fossettes juste là où il fallait. Détaillant chaque partie de ce corps ainsi offert à son regard, elle se délectait de ses muscles saillants, fins, bien dessinés. Nick avait la grâce d’un athlète qui prenait soin de lui.

— Voilà, fit-il en se mettant sur le côté pour la laisser passer.

Le regard d’Emily fut alors attiré par son sexe. Il n’était pas aussi dur qu’un peu plus tôt, mais il restait assez impressionnant.

— Continue à me regarder comme ça, et tu peux être sûre qu’on ne prendra pas de douche ! l’avertit Nick.

Gênée, elle leva les yeux vers son visage, et elle le surprit à regarder ses seins, les lèvres humides, comme si elle venait juste de l’embrasser. Elle reprit son souffle, sentant le désir monter en elle, et entra dans la douche.

Les mains de Nick vinrent bientôt se plaquer sur ses fesses. Elle sentait aussi l’eau chaude couler en flots réguliers sur sa peau, ce qui eut un effet relaxant et évacua ses dernières réticences. Nick attrapa ensuite le savon qui était face à elle, tout en se pressant contre son dos, son sexe en érection contre ses fesses. Elle ferma les yeux et se laissa aller aux sensations que ce contact étroit lui procurait.

— Tu es très sage, dit-il en l’entourant de ses bras, avant de lui caresser les seins.

Elle poussa un léger soupir de contentement.

— Je serai ton esclave pour l’éternité, si tu n’arrêtes pas ça tout de suite.

— L’éternité, c’est assez long, dit-il en réprimant un petit rire.

— Continue comme ça, et ça passera très vite, tu verras…

— Mais je pense à beaucoup d’autres choses qu’on pourrait faire…

Ce disant, il fit descendre ses mains jusqu’à son ventre.

— Hum, je ne vois pas…

— Non ? Je dois mal m’y prendre, alors, fit-il en la lâchant brusquement.

— Hé ! s’insurgea-t-elle en se retournant pour lui faire face.

— Quoi ? fit-il avec un sourire triomphant, se passant le savon sur le torse.

— Tu n’en avais pas encore fini avec moi ! dit-elle en regardant les mains de Nick passer de son torse à son ventre musclé, pour finir sur son sexe.

— Tu as raison, je n’en ai pas fini avec toi.

Et, la regardant intensément, il commença à se caresser doucement.

Cela eut l’effet escompté. Le souffle d’Emily s’accéléra et son cœur se mit à battre à folle allure. Elle résista à la pulsion qui lui commandait de se jeter sur lui et entreprit de lui rendre la pareille. Elle entoura son sein droit d’une main, en pressant le bout déjà dressé, et elle glissa son autre main entre ses cuisses.

Il ne perdit pas une miette du spectacle et, tout en continuant à se caresser, il la regarda se donner du plaisir.

— Tu me surprends, Emily Carter, dit-il enfin, tendant la main vers elle.

— J’espère que c’est une bonne surprise.

— C’est une excellente surprise…

Il la saisit par les poignets, se pressant contre elle, de sorte qu’ils se retrouvent juste sous le jet de la douche.

D’un mouvement de tête, Emily rejeta ses cheveux trempés en arrière. Nick, qui lui maintenait les mains au-dessus de la tête, entreprit d’effleurer son cou de ses lèvres, puis de redescendre lentement jusqu’à ses seins.

Arrivé là, il entreprit de mordiller un de ses tétons, et elle se cambra en gémissant, l’encourageant à continuer. Faisant usage de sa langue et de ses dents, il administra le même traitement à son autre sein, tandis qu’elle commençait à s’impatienter.

Elle parvint à dégager une de ses mains et revint à son sexe dur. En quelques mouvements bien orchestrés, elle lui arracha un gémissement qui eut pour effet de l’exciter encore plus.

Abandonnant ses seins, il s’empara de sa bouche pour un profond baiser.

— Tourne-toi, lui ordonna-t-il ensuite.

Encore bouleversée par l’intensité de leur baiser, elle ne réagit pas tout de suite.

Prenant alors le contrôle, il la fit pivoter de sorte qu’elle lui tourne le dos. Puis il frotta son sexe contre ses fesses et Emily prit appui sur le mur carrelé de la douche, se demandant avec une légère inquiétude ce qu’il risquait de faire ensuite. Mais tout ce qu’il fit fut de prendre le savon et de le faire glisser le long de son dos, sur ses fesses et le haut de ses cuisses. Ses doigts décrivaient le parcours inverse, en massant doucement ses muscles endoloris.

Elle pensa aussitôt qu’il avait des doigts magiques, sachant exactement quelle pression exercer à chaque endroit. Peu à peu, son corps fut libéré de toute tension et, quelques minutes plus tard, il la surprit en glissant sa main à l’intérieur de ses cuisses et en commençant à la caresser.

Elle sursauta et, appuyant la joue sur le carrelage froid, elle ferma les yeux.

— Détends-toi, ma chérie, murmura-t-il en lui déposant un petit baiser sur l’épaule.

Il ôta sa main et elle faillit le supplier de continuer, de terminer ce qu’il avait commencé, mais il la glissa bien vite de nouveau entre ses cuisses, tandis qu’avec l’autre main, il lui caressait les seins. Au creux de ses reins, elle sentait son sexe en érection, dont le contact la rendait de plus en plus excitée et de plus en plus impatiente.

Il lui mordilla la nuque, et remonta jusqu’au lobe de son oreille, mais les sensations étaient diffuses, toute l’attention d’Emily étant concentrée sur la main de Nick, et ses légères pressions qui la laissaient sans souffle.

La tension allait crescendo en elle, tandis que le rythme des caresses s’accélérait. Elle était gagnée par une fièvre qui devenait presque insupportable. A l’instant où elle fut sur le point de lui dire d’arrêter de jouer avec ses sens, elle fut envahie par un orgasme dévastateur. Elle fut si fortement ébranlée qu’elle sentit ses jambes trembler. Il la prit dans ses bras et il la serra, tout en essayant de prolonger son plaisir.

Incapable de tenir debout, elle lui donna un baiser passionné. Il la porta hors de la douche et la déposa sur un épais tapis. Jamais elle n’avait ressenti quelque chose d’aussi intense et elle était encore sous le choc.

Il attrapa une serviette et, dès qu’il l’eut enroulée autour de ses épaules, elle constata avec délice qu’il l’avait prise sur un porte-serviettes chauffant. Elle poussa un soupir de contentement et ferma les yeux.

Quand elle les rouvrit, elle vit qu’il la dévisageait.

— Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda-t-elle en se touchant les cheveux d’un air inquiet.

Elle n’avait pas besoin de se regarder dans un miroir pour savoir qu’elle ne devait pas ressembler à grand-chose, avec les cheveux mouillés.

Il prit sa main et la porta à ses lèvres ; il l’embrassa doucement, puis il lécha un de ses doigts. A son plus grand étonnement, elle sentit le désir naître de nouveau. Baissant les yeux, elle ne put ignorer son érection, ce qui ne fit qu’accentuer son excitation.

Elle le prit dans sa main et elle commença à le caresser doucement. Il laissa échapper un petit gémissement et, quelques instants plus tard, il frissonna. Il saisit une serviette pour se sécher à son tour, rapidement, car il semblait impatient.

— Viens…, dit-il en jetant sa serviette dans un coin de la pièce.

Emily savait qu’ils allaient sur son lit, et l’état d’excitation dans lequel elle se trouvait l’aurait sans doute choquée quelques jours à peine auparavant. Elle n’avait pas l’habitude d’être dans un tel état, et surtout pas pendant aussi longtemps. Mais elle commençait à se rendre compte qu’avec Nick, plus rien n’était habituel ni ordinaire.

Ils entrèrent dans la chambre, où elle n’avait pas remarqué la seconde cheminée, jusqu’à ce qu’il saisisse la télécommande pour la mettre en marche. Il faisait déjà assez chaud dans la pièce, mais il commençait à faire nuit et elle aima bien la lumière dorée que la flambée apporta. Cependant, elle ne fut pas ravie de constater qu’il avait laissé le store ouvert. Comme s’il avait lu dans ses pensées, elle vit bientôt le store se baisser lentement.

Elle se tourna vers Nick.

— Tu as…

Il était en train de regarder ses fesses, tout en dirigeant la télécommande vers la fenêtre.

— Oui ?

— Je voulais juste te demander si tu avais une télécommande, mais apparemment oui ! dit-elle, se sentant tout à coup mal à l’aise.

Ce qui était absurde, étant donné ce qui venait de se passer dans la douche ! Mais lorsqu’elle l’observa reposer la télécommande sur la table de nuit, cette sensation s’évanouit aussitôt.

Elle admira, avec un plaisir intense, son dos musclé. Il se retourna et la surprit en train de sourire.

— Qu’est-ce qui te fait sourire ? lui demanda-t-il en lui caressant les seins.

— Rien.

— Rien ?

Il pinça légèrement ses tétons.

— Non, murmura-t-elle, avant de laisser échapper un petit gémissement, lorsqu’il glissa une main entre ses cuisses.

— Tu veux que je t’aide à te mettre au lit ?

Elle sentit son souffle chaud près de son oreille. Pour toute réponse, elle se pressa contre lui, sentant son sexe contre sa peau.

Il laissa échapper un petit rire étranglé, puis il la porta pour la déposer au milieu du lit. Elle s’allongea sur les draps luxueux, la tête posée sur les oreillers qu’il venait de préparer et elle attendit qu’il la rejoigne. Mais il resta debout face à elle, observant chaque centimètre carré de son corps. Il se caressa brièvement, et une certaine tension était perceptible sur son visage.

C’est à cet instant qu’elle y pensa, inquiète d’abord, puis amusée ensuite.

— Les préservatifs… Ils sont restés à l’hôtel !

D’abord surpris, il eut un sourire amusé.

— Je crois que je dois en avoir un ou deux…

Elle ferma les yeux, mortifiée lorsqu’elle prit conscience de la stupidité de son intervention. Bien sûr qu’il en avait ! Elle ne les rouvrit que quand elle sentit Nick venir s’allonger près d’elle.

 

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