Audacieuse Emily

Debbi Rawlins · Chapitre 11 sur 16

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Audacieuse Emily

Chapitre 11

 

Nick réprima un sourire en cherchant un préservatif dans le tiroir de la table de nuit. Il savait qu’Emily n’était pas très à l’aise, et qu’elle avait tendance à plaisanter dans ce genre de situation. C’était en général à la fois drôle et inattendu. Et, s’il voulait être honnête avec lui-même, il devait admettre qu’il avait davantage ri au cours des dernières vingt-quatre heures qu’au cours du dernier mois.

Il ne quitta pas des yeux son visage et se rapprocha d’elle. Il avait tellement envie d’elle qu’il faisait un effort surhumain pour ne pas perdre tout contrôle.

— Tu n’as pas froid ? lui demanda-t-il en s’allongeant près d’elle, posant une main sur ses hanches.

— Tu peux remonter la couverture, si tu veux.

Il secoua la tête, faisant glisser sa main sur son ventre.

— J’ai envie de te regarder.

Elle avait une taille si fine qu’il aurait pu en faire le tour avec ses deux mains.

— Tu as un préservatif ? s’enquit-elle d’une voix légèrement oppressée.

— Oui.

Il lui montra le petit sachet argenté.

— Tu es anxieuse ?

Elle hésita un instant, se mouillant les lèvres, puis elle hocha lentement la tête, les yeux brillants de désir.

Il avait prévu de l’exciter encore et de la faire jouir avec sa bouche, mais à cet instant il ne pouvait plus attendre.

Il ouvrit le sachet, enfila le préservatif, et lui écarta doucement les cuisses. D’un geste maîtrisé, il se mit entre ses jambes, qu’il releva, pour mieux la pénétrer. Il marqua une pause, le cœur battant à tout rompre, tandis qu’il la regardait, ainsi offerte à son regard, à son désir. Il la caressa, glissant un doigt en elle, puis deux.

Puis, incapable d’attendre un instant de plus, il entra en elle, aussi lentement que possible. Elle se mit aussitôt à onduler du bassin, d’abord légèrement, puis de plus en plus rapidement, se cambrant pour mieux le sentir, ce qui lui ôta bientôt toute capacité de penser.

Il se retira un peu, mais Emily ne sembla pas de cet avis, alors il la prit plus fort, plus vite, jusqu’à hurler son plaisir.

Il s’effondra près d’elle, le souffle court, stupéfait d’avoir joui si vite. Son cœur battait à toute allure et sa vision était trouble. Tant mieux ! Il n’avait aucune envie de la regarder maintenant. Comment une telle chose avait-elle pu lui arriver à lui ? Elle devait sans doute penser qu’il n’était qu’un égoïste.

Elle posa sa petite main sur son torse, puis vint se blottir dans ses bras.

— Tu m’adresses encore la parole ?

— Oui, pourquoi ?

— Je crois que j’ai battu un record !

— Peut-être que tu devrais appeler le Guinness tout de suite.

— Merci, dit-il sèchement, avant de se mettre à rire. Je ne suis pas comme ça d’habitude.

— Hum… ça, je n’en sais rien.

Il tourna la tête et plongea son regard dans ses yeux pétillants.

— Je suppose que tu vas devoir prouver ce que tu avances, dit-elle avec un sourire malicieux.

— Quelle épreuve ! fit-il en déposant un petit baiser au coin de ses lèvres.

Un sourire de femme comblée se dessina sur le visage d’Emily et il eut un pincement au cœur. Elle se pencha vers lui et titilla un de ses tétons du bout de la langue. Il n’avait jamais été particulièrement sensible à cet endroit-là, mais, sous sa bouche, il frémit.

— Je reviens tout de suite, dit-il soudain en se redressant.

Du coin de l’œil, il perçut de la déception dans le regard de la jeune femme.

— Sérieusement, je reviens immédiatement. Ne bouge pas. Pas d’un pouce. O.K. ?

Elle semblait un peu déconcertée, mais elle fit oui d’un hochement de tête.

Il se précipita vers la salle de bains et se rafraîchit rapidement. Il n’eut pas plutôt fini qu’il était de nouveau excité.

Il retourna dans la chambre et la vit, telle qu’il l’avait laissée, si belle que son cœur se serra. Quand il ouvrit le tiroir de la table de nuit pour prendre un nouveau préservatif, il vit son regard pétiller de plaisir. Puis elle lui fit ce sourire irrésistible, celui qui le transformait en un homme qu’il avait du mal à reconnaître.

 

***

 

— Il faudrait que je rentre à mon hôtel, maintenant, dit Emily en détachant son regard du torse nu de Nick, pour regarder par la fenêtre et admirer la vue sur Central Park depuis le salon.

Elle portait son peignoir, sous lequel elle était entièrement nue, tandis qu’il avait passé un pantalon de pyjama, positionné très bas sur ses hanches.

Elle s’était assise face à lui, sur le canapé, pour éviter la tentation, mais cela s’avéra une erreur tactique. Il n’en était pas moins beau, pas moins désirable. En fait, elle dut bientôt admettre qu’avec lui il n’existait pas de situation dépourvue de sex-appeal.

Mordant dans sa cinquième fraise, elle ne put s’empêcher de s’extasier :

— Je n’arrive pas à croire que tu aies trouvé des fraises aussi bonnes au mois de novembre !

Il beurra son muffin, tout en jetant un coup d’œil à son smartphone, posé sur la table. Elle vit qu’il avait reçu un message, mais il ne l’écouta pas.

— Pardon ? fit-il d’un air distrait, avant d’ajouter : Ah ! les fraises… C’est ma gouvernante qui fait les courses à un marché où elle trouve toutes sortes de fruits exotiques, à tout moment de l’année.

— Oh ! je vois…

Elle avait du mal à ne pas oublier qui il était, et qu’il pouvait obtenir à peu près tout ce qu’il désirait. Pourtant, il lui suffisait pour cela de regarder le luxueux appartement dans lequel elle se trouvait, qui avait dû coûter plusieurs millions de dollars. Malgré tout, elle ne pouvait nier qu’il avait vraiment les pieds sur terre.

Enfin, sauf dans un lit, corrigea-t-elle aussitôt mentalement, en admirant son torse nu. Là, il n’était plus de ce monde, il devenait un véritable dieu, et pas seulement en raison de son corps parfait. Il savait exactement où et comment la caresser. Il savait quelle pression exercer, quand il…

Elle faillit s’étouffer en y repensant, et masqua son trouble en toussant.

— Je dois rentrer à mon hôtel maintenant.

— Oui, je sais, tu l’as déjà dit…

Il reposa ses couverts, l’air légèrement inquiet.

— Quelque chose ne va pas, Emily ?

— Non, rien… Je voudrais juste éviter que la direction de l’hôtel ne déclare ma disparition !

Il se mit à rire, puis il posa négligemment la main sur sa cuisse.

— Voyons, il est dix heures et demie et cela fait un peu moins de vingt-quatre heures que tu as quitté ta chambre, estima-t-il. Je dirais qu’il nous reste encore un jour, avant qu’ils n’envoient les chiens en reconnaissance.

— Eh bien, ce n’est pas seulement ça… Demain c’est Thanksgiving et je suis à peu près sûre que je vais devoir recharger mon téléphone, à un moment donné.

Le visage de Nick sembla s’assombrir et il ôta sa main de sa cuisse.

— Si tu veux partir, je ne te retiens pas.

— Ce n’est pas ce que je voulais dire, le détrompa-t-elle, un peu triste de ne plus sentir sa main sur elle.

Elle semblait ne pas savoir comment exprimer ce qui la tracassait.

Il prit sa tasse de café et en but quelques gorgées, puis il leva les yeux vers elle.

Elle fut surprise de trouver son regard distant, tout à coup.

— Vas-y Emily… Je t’écoute… Dis ce que tu as à dire.

Elle tressaillit, son ton était devenu si détaché… Elle se demanda comment les choses avaient pu basculer en quelques secondes à peine.

— J’ai beaucoup de choses à faire, et j’imagine que toi aussi, et je ne voudrais pas que tu aies peur que je m’incruste ou que je devienne trop collante.

— Est-ce que je t’ai donné la moindre raison de penser que j’avais envie de me débarrasser de toi ?

— Non.

— Mais tu as quand même décidé de prendre les devants ?

Il était visiblement mécontent.

Elle prit quelques instants avant de lui répondre :

— Pas consciemment en tout cas, dit-elle doucement.

Avait-elle réellement eu une attitude qui lui donne cette impression ? Elle mit ses mains autour de sa tasse de café tiède et elle fixa le liquide sombre.

— Emily ?

Elle leva les yeux, mais fut incapable de déchiffrer l’expression de son regard. C’était comme s’il était devenu totalement dépourvu d’émotions.

— Tu as vraiment envie de partir ?

— Je ne peux pas m’empêcher de penser que tu dois avoir des tas choses à faire, lui dit-elle en jetant un regard éloquent à son téléphone portable. Tu sais, j’essaie juste de te dire que tu n’es pas obligé de me tenir compagnie.

Elle resserra la ceinture du peignoir et elle se leva.

— Attends ! Je suis désolé. C’est ma faute… Je ne voulais pas me conduire comme un imbécile.

Il désigna son téléphone d’un geste.

— C’est vrai… Je dois répondre à cet appel, mais je n’ai aucune envie de le faire.

— Je comprends, dit-elle, sans trop savoir ce qu’elle devait faire. Raison de plus pour que je te laisse en paix…

Il poussa un soupir.

— En fait, j’espérais que tu n’aurais rien de prévu, aujourd’hui.

— Je n’ai rien de précis, répondit-elle, le cœur battant.

Il n’était pas juste qu’elle soit forcée de regarder son torse nu. Il lui était déjà si difficile d’avoir les idées claires !

— Tu as une longue liste de choses à faire ?

— Eh bien… l’Empire State Building, Central Park, et… heu…

Elle perdit le fil de ses pensées, quand elle le vit se lever et s’approcher d’elle.

Il fit glisser le peignoir sur ses épaules et embrassa la peau qu’il venait de découvrir.

— ça te dérange si je viens avec toi ?

— Tu vas encore déchaîner les foules, murmura-t-elle, avant de pousser un soupir de bien-être, quand il glissa une main sous le tissu, à hauteur de son sein gauche.

— ça veut dire que tu ne veux pas que je vienne ?

— Tu essaies de me retenir à l’intérieur ?

— Je n’ai pas dit ça.

Il s’agenouilla près d’elle et écarta les pans du peignoir, jusqu’à ce que ses seins en jaillissent, puis il passa sa langue sur un des tétons, qui pointa aussitôt.

— ça, ce n’est pas très équitable, fit-elle, sur le point de céder.

— Hum ?

— Tu es diabolique !

Il dénoua la ceinture du peignoir, puis glissa une main entre ses cuisses.

Elle sentit ses doigts s’insinuer en elle, et laissa échapper un gémissement.

— Tu es trempée, dit-il, d’une voix qui laissait transparaître son excitation.

Elle le prit par les cheveux et elle se cambra, enfouissant son visage entre ses seins.

Il suça son autre téton, le mordilla, puis recula de la table la chaise sur laquelle elle était assise, pour la placer bien face à lui, et il lui écarta les cuisses au maximum. Il approcha sa bouche, l’embrassant et la léchant, d’abord sur le ventre, puis descendant de plus en plus bas…

Le bruit d’un vibreur les fit sursauter. Nick interrompit ses caresses et regarda son smartphone. Il ne fit cependant aucun geste pour répondre ; il se contenta de regarder l’appareil, comme si celui-ci était sur le point de l’attaquer.

Emily referma son peignoir d’un geste sec. Cette interruption lui donnait l’horrible impression d’être totalement mise à nu.

Nick recula un peu, le regard toujours fixé sur le téléphone, une expression de douleur sur le visage.

— Peut-être que tu devrais en finir avec ça, lui suggéra-t-elle doucement, s’attendant qu’il lui dise de se mêler de ses affaires.

Il hocha la tête doucement, puis se releva. Prenant alors le téléphone, il vérifia l’identité de l’appelant. Le soulagement fut visible sur son visage.

— C’est seulement ma sœur !

— Eh bien, réponds.

Il sembla un peu surpris par le ton autoritaire sur lequel elle venait de s’adresser à lui.

— Je peux la rappeler plus tard.

— Non, vas-y. Je vais nous chercher du café.

— Oui, Les…, dit-il dans le combiné, tout en caressant l’épaule d’Emily. Tu n’es pas obligée de partir, ajouta-t-il à l’intention de cette dernière, avant de reprendre la conversation avec sa sœur. Non, pas toi, je parlais à une amie… Quelles sont les nouvelles ? Vous êtes arrivés dans le Vermont ?

Emily sourit, prit leurs deux tasses et se dirigea vers la cuisine.

La cafetière était presque vide, et elle se demanda si elle devait en refaire. Si elle préparait du café frais, cela revenait à céder et à accepter de rester chez Nick pour le reste de la matinée. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas envie de retourner au lit avec lui, loin de là. Et elle imagina tout ce qu’il aurait pu lui faire avec sa bouche si experte, si le téléphone ne l’avait pas interrompu.

Poussant un long soupir, elle prit appui sur le plan de travail, repensant à ce qui venait de se passer dans le salon. Elle s’étonnait de ne pas en avoir ressenti le moindre embarras. Même si elle était venue à New York bien décidée à avoir une aventure avec un inconnu, s’exhiber ainsi devant une fenêtre en plein jour comme elle venait de le faire était tout simplement incroyable.

— Je te dis que ça ne marchera pas !

La voix de Nick était proche. Elle le vit bientôt entrer dans la cuisine. Son regard se posa sur la cafetière, et il la regarda d’un air interrogatif.

Emily versa le reste de café dans la tasse de Nick et la lui tendit.

Il la remercia à voix basse et la surprit par un petit baiser.

— De toute façon, j’ai des projets, dit-il, fronçant les sourcils en voyant la tasse d’Emily vide.

Il s’approcha d’un placard, l’ouvrit et en sortit un paquet de café colombien.

— Ecoute, je dois y aller, ajouta-t-il à l’attention de sa sœur.

Emily étudia la machine à café sophistiquée, et finit par conclure qu’elle n’avait aucune idée de la façon dont elle fonctionnait. Elle pouvait moudre le café, et faire des expressos ou des cafés allongés, elle réchauffait le lait, et elle était sans doute même capable d’emmener Nick dans le stade de base-ball !

— Je n’essaie pas de me débarrasser de toi, Les, dit-il d’une voix impatiente. Je ne suis pas seul, c’est tout ! Non, ajouta-t-il, avant de marquer une pause. Je jure sur des tas de bibles que tu ne la connais pas !

Il eut un soupir d’exaspération, puis ressortit de la cuisine, oubliant de prendre sa tasse.

Emily l’entendait encore parler, mais elle ne comprenait pas ce qu’il disait : il parlait plus bas. Peut-être parce qu’il était en train d’expliquer à sa sœur ce qui s’était passé avec sa dernière conquête en date. Soudain, la réalité s’imposa à elle, comme une évidence. La curiosité de sa sœur n’avait rien à voir avec le fait qu’elle connaissait personnellement ou non la femme avec laquelle il se trouvait. Elle s’attendait que Nick soit avec une célébrité, un mannequin à la mode ou une actrice connue. Pas étonnant qu’il se soit éloigné. Il avait dû lui expliquer qu’elle n’était qu’une personne insignifiante, une touriste fraîchement débarquée de sa province dans la mégapole.

— Désolé, s’excusa Nick, entrant de nouveau dans la cuisine. Je suppose qu’il valait mieux que je réponde, sinon Les aurait continué à appeler toute la journée.

— Ce n’est rien. Je n’ai pas une mais deux sœurs qui sont comme ça, alors tu peux estimer que tu as de la chance !

Il lui sourit, l’attrapa par la ceinture du peignoir et l’attira à lui.

— J’estime que j’ai beaucoup de chance…

Avec un petit sourire malicieux, elle lui tapa doucement sur les fesses.

— Je me demande où tu trouves l’énergie pour jouer au base-ball !

— Parce que tu croyais que j’allais à la gym et que je m’entretenais uniquement pour le base-ball ?

Elle se mit à rire.

— Tu ferais mieux de me montrer comment me servir de cette machine infernale, dit-elle en se tournant vers la cafetière.

Elle avait trouvé sa remarque plutôt drôle, même si elle savait que ses paroles n’étaient sans doute pas très loin de la vérité. Il n’était pas devenu aussi doué pour le sexe sans une grande pratique.

— Oublions le café et allons prendre une douche. Puis nous irons à ton hôtel pour que tu puisses te changer et ensuite on fera ce que tu voudras… L’Empire State Building, la statue de la Liberté… Nous pouvons même aller visiter la tour Eiffel, si tu veux.

— Hum, je crois que c’est à Paris.

— Ah bon ? Pas étonnant que je me sois perdu, alors ! Tu comptes arrêter de faire ton intéressante et me laisser finir ma liste ?

— Je ferai de mon mieux !

Il la pinça doucement sous le peignoir avec un sourire espiègle.

Elle se vengea en lui pinçant un des tétons.

Il poussa un cri avant d’encercler la jeune femme de ses bras pour la mordiller dans le cou, mais sa barbe naissante lui irrita la peau.

— Stop, dit-elle en essayant de se dégager, mais il la maintenait trop fermement.

— Tu ne t’échapperas pas comme ça !

— Non, sérieusement, ta barbe me fait mal…

Il la relâcha immédiatement et s’écarta pour examiner sa peau endolorie.

— Mince ! dit-il en se touchant le visage. Je me rase toujours en me levant… Désolé, Em, ajouta-t-il en déposant un petit baiser là où elle était irritée.

En entendant ce surnom, la gorge d’Emily se noua d’émotion. Seul son père l’avait appelée ainsi autrefois. Elle était très jeune quand il était mort, mais c’était une des rares choses dont elle se souvenait clairement à son sujet. Après sa mort, elle avait refusé que quiconque l’appelle ainsi. Ni sa mère, ni ses sœurs, ni même son grand-père qu’elle adorait. Elle avait réservé ce surnom à son père.

— Je suis vraiment désolé. J’ai une pommade qui devrait apaiser la sensation de brûlure.

— ça n’est pas si terrible, vraiment. Je pensais simplement à mon père. Il avait l’habitude de m’appeler Em.

— Avait ? répéta-t-il lentement. Est-ce que ça veut dire… ?

Elle hocha la tête en haussant les épaules.

— Il est mort il y a longtemps. J’avais huit ans.

— Tu as dit quelque chose hier à propos de ta mère, il me semble.

— Oui, elle est bien vivante ! fit-elle avec un petit rire. Et elle a une vie sociale bien plus active que la mienne. En fait, je ne connais pas une seule personne qui n’ait pas une vie sociale plus active que la mienne !

Il l’observa d’un air pensif, comme s’il était confronté à une difficile prise de décision, et elle regretta que la conversation ait pris un tour si sérieux entre eux. Sans ajouter un mot, il la prit par la main, et l’entraîna dans le salon, mais ils traversèrent la pièce sans s’y attarder.

Elle savait où il l’emmenait, et une part d’elle-même avait envie de l’inciter à y aller plus vite, pour calmer le feu qui s’était embrasé en elle quand il avait dénoué son peignoir en chemin. Mais une autre part d’elle-même, la part plus émotive, était un peu déçue qu’il ne semble chercher la consolation et l’épanouissement que dans le sexe.

Ils avaient été sur le point d’avoir une importante conversation. Elle aurait aimé qu’il lui parle de sa famille, et aurait aimé lui en dire plus sur la sienne. Mais, bien entendu, cette relation passagère n’avait rien de commun avec le fait de construire une véritable histoire à deux. C’était une aventure de vacances, et ils en comprenaient tous deux les règles tacites.

Nick s’arrêta au pied du lit et l’attira contre lui, avant de faire glisser complètement le peignoir. Son baiser fut bref et son regard indéchiffrable.

— Nous allons prendre cette douche, annonça-t-il en lui caressant la joue, nous irons ensuite visiter ce que tu veux, puis nous dînerons dans un restaurant d’un luxe obscène, où j’essaierai de te séduire, pour te convaincre de venir avec moi dans le Vermont demain.

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