Les Pléiades
Livre Deuxième
CHAPITRE PREMIER
Après la scène avec Conrad, Jean-Théodore avait regagné le château au travers des allées tortueuses du parc anglais, le front baissé, triste, songeur. En entrant dans le petit salon tendu de perse, qui fait suite à son cabinet, il avait trouvé la comtesse. Elle venait d’arriver. Elle était assise sur un canapé. Elle gardait son chapeau, ses gants, et se tenait les mains croisées, regardant droit devant elle.
— Je suis née pour mon malheur et celui des autres, murmura-t-elle, en réponse aux paroles affectueuses de Jean-Théodore.
— Que voulez-vous dire ?
— Je vais vous affliger !
— Mais encore ?
— Quittons-nous et pour toujours ! Je pars dans quelques heures.
— Y songez-vons ?
— Je songe à tout. Je vous aime, Théodore ! Vous le savez. Je ne me le cache pas à moi-même, je ne veux pas vous le taire.
Elle lui tendit les mains. Il les prit et les baisa. Elle les retira de suite, et le considérant avec un sourire douloureux :
— Oui, je vous aime, mon ami, mon meilleur, mon plus cher ami, et si je ne vous en ai jamais donné d’autres preuves que des paroles, croyez-moi..., oui ! croyez- moi ! c’est que j’étais avertie par un instinct infaillible que ce cher lien serait tôt ou tard brisé par la fatalité qui me suit !
— Enfin ! expliquez-vous ! Vous m’effrayez ! Est-ce un caprice ?
— Un caprice ? Je n’en ai pas ! De l’affection, oh ! oui, plein le cœur et pour vous, pour vous seul et toujours, toujours, entendez-vous bien ? Ce sentiment unique me dominera, me conduira, m’aveuglera, fera à la fois mon désespoir et mon bonheur, aussi longtemps que je vivrai !
Jean-Théodore s’assit sur le canapé et prit de nouveau une main qui cette fois ne lui fut pas retirée.
— Au nom du ciel, Sophie, avouez vite ce qui vous trouble ! Quel obstacle si puissant s’élève entre nous ? Quel désastre vous arrache à moi, au moment où j’espérais vous toucher ?
— Le devoir, répondit madame Tonska, d’une voix ferme.
— Quel devoir ?
— Mon ami, ne vous affectez pas ! Vous êtes pâle, agité.... Vous me tuez ! J’ai besoin de mes forces. Je suis plus à plaindre que vous !
Elle cacha sa tête dans les coussins du canapé, et de longs sanglots sortirent de sa poitrine. Un moment passa ainsi ; quand elle se releva, elle avait son beau visage inondé de larmes. On peut penser quel était l’état du prince. Il suppliait, il conjurait.
— Je vais rejoindre mon mari, dit-elle.
— Votre mari ! Il fut stupéfait.
— Oui, cette parole doit vous surprendre. Cet homme, qui ne m’a épargné aucune douleur, aucune humiliation, je suis à lui, pourtant, Théodore, et je quitterai pour lui le meilleur, le plus délicat, le plus chevaleresque des amis ! Vous devez estimer, vous, tout ce qui sort du sentier commun et savoir que plus une tâche est difficile, plus aussi elle s’impose à des consciences comme les nôtres.
— Je ne comprends pas un mot à ce que vous me dites ! s’écria enfin le prince, et je vous supplie de vous expliquer. Depuis quand votre mari a-t-il un droit quelconque sur vos résolutions ?
— Depuis qu’il a atteint le fond de l’abîme où ses vices et ses erreurs l’ont précipité. Vous savez que, pour certaines raisons inutiles à vous rappeler, il avait été exilé de Pétersbourg, il y a un an, et envoyé comme major à l’armée du Caucase. Ce châtiment ne l’a pas corrigé. Il a continué son genre de vie. Il a joué, il a perdu, il a forcé la caisse de son régiment, il a dissipé ces dernières ressources.
Appelé en présence du général pour rendre compte de sa gestion, comme il était ivre, il a insulté son supérieur. Celui-ci, généreusement, a cherché à étouffer l’affaire. Il a nié ce que chacun savait ; mais, comme le scandale était immense, M. Tonski a été envoyé, simple soldat, à la frontière persane. Mon ami, c’est un lieu redoutable ! La fièvre y sévit toute l’année. A peine les tempéraments les plus robustes y tiennent-ils deux ans ; bon gré mal gré, on meurt. M. Tonski le sait. Il m’a écrit ; le repentir le plus amer, la douleur la plus poignante respirent dans cette lettre. Tenez, la voilà, prenez, lisez ! Pour moi, je pars, et j’irai consoler l’auteur de mes misères.
Le prince saisit le papier que lui tendait Sophie. Ce qu’il y trouva, ce fut l’accablement, ou, pour mieux dire, la prostration d’un homme sans nerf et sans courage qui, chargé du loyer de ses fautes, succombe sous le poids, et crie bonnement aux échos, demandant merci et de l’aide.
Il s’efforça de faire passer sa conviction dans l’âme de son amie. Mais il n’y réussit à aucun degré. Si le comte Tonski avait été simplement un malheureux, n’ayant de torts que ce qu’il en faut pour rendre légitimes les rigueurs du destin, sa femme se serait peu préoccupée de lui ; c’était précisément, uniquement la perversité excessive du cas qui allumait son imagination. Elle était d’autant plus emportée à un dévouement extraordinaire, que celui pour lequel elle le méditait le méritait moins ; de sorte que plus le prince la raisonnait, mieux il lui démontrait l’infamie de son mari, aussi plus il fortifiait sa romanesque résolution. Une sainte n’eût pas mieux fait. Elle était charmée de dépasser les saintes.
— Adieu, dit-elle, ne me pressez pas davantage. Adieu. Tout est inutile. Je suis résolue. Comme la Cour sera étonnée demain, n’est-ce pas ? Que de commentaires ! Les bonnes langues de la Résidence ne vont guère m’épargner ! Ne vous en occupez pas. Laissez dire ! Une sorte de joie mélancolique résulte d’être mal jugé. Rappelez- vous toujours que je vous aime. Oui, Théodore, vous étiez l’époux de mon âme.
Il faut l’avouer : le prince était plus étonné, et, en vérité, plus blessé, plus irrité qu’attendri. Ce que la comtesse considérait comme surhumain et sublime lui semblait insensé et presque odieux. Au bout d’un quart d’heure, la colère prit chez lui le dessus. Des supplications, des raisonnements tendres, il en vint aux apostrophes véhémentes et ne ménagea pas les sarcasmes. Sur ce terrain, il trouva une digne adversaire. Un orgueil de fer heurta le sien, et la plus violente des altercations éclata comme une tempête. Ce fut un tournoi à fer émoulu où les deux tenants firent merveille. Des deux parts, on se visa en pleine poitrine. Le prince malmena rudement les comédiennes de vertu, récrimina sur un besoin d’émotions qui se satisfaisait par des scènes constantes et déplacées, et dénonça une coquetterie froide qui conduisait à des aventures comme celles de Conrad Lanze.
L’amante, pâle de fureur et se prenant au style le plus serré de l’étiquette, ne parlant plus ni à Théodore, ni à l’ami, ni à l’époux de son âme, mais à Monseigneur, à Son Altesse Royale, proclama en termes outrageants la bassesse bien connue des souverains, et étala avec raffinement la fameuse anecdote en faveur de laquelle Dieu, après avoir créé l’homme, trouvant un reste de boue à sa disposition, en fit les laquais, puis les princes. Elle déclara que ce qui était généreux n’était pas du ressort de Son Altesse Royale. Elle avoua que si elle avait congédié Conrad, c’était pour son propre honneur ; mais qu’au fond elle l’aimait et regrettait de n’avoir pas suivi son penchant pour une créature si noble ; enfin, elle termina sa péroraison. Jean-Théodore, réduit au silence, n’ayant plus d’autre ressource que de se ronger les poings, était tombé morne dans un fauteuil.
— Monseigneur, un mot encore ! Bien que le plus parfait mépris ait succédé à une erreur que je pleurerai toute ma vie, je supplie Votre Altesse Royale de peser le dernier conseil d’une personne qui lui veut du bien. Je vous dois la vérité. L’illusion qui me faisait croire à vos qualités ne m’a jamais aveuglée sur l’insuffisance de votre génie. Vous ne comprenez pas votre époque, et la façon dont vous gouvernez ruinera et vous et votre famille. Vous courez les yeux fermés à une révolution ! Oh ! ne souriez pas ! N’affectez pas de me faire comprendre par ce haussement d’épaules votre dédain bien connu pour les femmes politiques ! Je ne suis pas à l’apprendre. Chaque fois que j’ai voulu, avec les ménagements de l’affection la plus méconnue mais la plus fidèle, vous amener devant la vérité, vous avez fermé les yeux davantage et affiché, avec moi, des airs de supériorité et essayé des railleries dont je ne m’offense plus désormais. Vous n’avez nul sujet de m’accuser de jouer à la Maintenon, puisque je vous quitte pour ne jamais vous revoir. Vous savez, vous sentez trop que la conviction la plus franche m’arrache seule mes paroles. Faites donc un effort ; rentrez en vous-même ; changez de système, renvoyez vos laquais qui vous servent de ministres, et faites en sorte que, bientôt, du fond de mon exil, je puisse apprendre que l’homme qui m’a intéressé pendant quelques jours, n’était pas indigne de tout point du sentiment que j’abdique à cette heure !
En écoutant ces paroles, Jean-Théodore, froissé, redevint par ce seul motif maître de lui. Il regarda froidement la pythonisse, et quand, à la fin de son discours, elle lui fit une profonde révérence et marcha à reculons vers la porte, il se leva, et salua à son tour, comme s’il mettait fin à une audience ordinaire.
Sur le seuil, la comtesse s’arrêta ; l’indignation enflamma ses yeux, gonfla ses narines, et voyant le prince impassible et ne lui disant mot, elle éleva les deux bras comme pour le maudire, et s’écria d’une voix stridente :
— Vous êtes un misérable !
Puis elle sortit. Il est fâcheux pour les sentiments tragiques que les formes de la vie moderne ne s’y prêtent pas. Quand madame Tonska arriva dans la salle d’attente, elle n’y rencontra personne. Une lampe fumeuse éclairait fort mal, et elle eut quelque peine à trouver l’issue par laquelle elle devait sortir. Elle arriva comme à tâtons dans l’antichambre déserte. C’est qu’il était trois heures du matin. Elle dut aller de droite et de gauche, ouvrant les portes dans les ténèbres. Il lui fallut appeler. On peut s’imaginer ce que furent ces diverses opérations pour une personne dans sa disposition d’esprit et qui eût voulu garder sa dignité. A la fin, un valet de pied se montra. La comtesse demanda ses gens ; on réveilla les uns, on chercha les autres à l’office. L’empressement même qu’on mettait à se hâter rendait la situation plus prosaïque. Enfin, la voiture arriva sous le perron, madame Tonska y monta et partit, dans un désordre de sentiments, grands, petits, agacés, exaspérés, qui seraient extrêmement difficiles à débrouiller et à décrire.
Pour Jean-Théodore, une fois seul, il avait repris sa promenade.
Quand on a du chagrin, quand on a de la joie, c’est également alors que se font les examens de conscience. Le prince se trouva fort à plaindre. Tout revenait pour lui à dire : Je voudrais être aimé. Il ne l’était pas. Il avait donné beaucoup et rien reçu. Tandis qu’il livrait son cœur, on jouait avec. L’indignation ne le tirait pas d’affaire. Il avait beau se répéter : Je me consolerai ; en attendant, il souffrait.
Puis, qu’est-ce que c’est qu’un prince devant les soucis de l’existence commune ? Le plus désarmé des êtres. Il ne peut pas courir après celle qu’il veut ramener ; il ne peut pas crier quand on lui fait mal ; il ne peut pas demander ce qui lui manque. Il faut, bon gré mal gré, qu’il se prélasse noblement au travers de la vie, réglant la cadence de ses pas sur un air majestueux exécuté par l’orchestre des convenances, et, pour peu qu’il se hâte ou s’arrête, il fausse son métier, ce qui le déshonore. Ce n’est pas ainsi que régnaient jadis Théodoric, roi des Goths, ou le khalife Mansour ; mais c’est la mode actuelle, il faut s’y soumettre, et, plus un prince agrée à son entourage, plus on peut être convaincu qu’il ressemble de près à une poupée dont les ressorts admirables disent : Mon peuple et ma dignité. On lui voit aussi remuer les yeux ; mais, sous la peau, il n’y a que du son.
Hélas ! le prince de Burbach était un homme ! Pendant une heure, il se débattit contre cette vérité; mais il la sentait. Il la subit.
Il prit un flambeau, passa dans son cabinet, et s’asseyant devant une table, se mit à lire des rapports militaires, des documents sur l’agriculture, un projet d’agrandissement pour la promenade, et en lisant il annotait. Par ce procédé appliqué obstinément et avec une ténacité cruelle, il parvint à maîtriser son agitation, assez pour qu’elle ne parût pas au dehors. Mais, au dedans, quels ravages !
Le jour était venu, et l’amant malheureux continuait sa tâche ; huit heures sonnèrent. Un valet de chambre entra discrètement, apportant du thé, et avertit Son Altesse Royale que M. le professeur Lanze arrivait. C’était l’heure de la visite quotidienne, aussi nécessaire à la vie du docteur, et à celle du souverain, que le pouvaient être les retours périodiques de la lune et du soleil pour l’ensemble de la nature.
— Bien, dit Jean-Théodore ; qu’il entre.
Le professeur Lanze se présenta. Jean-Théodore lui fit un signe amical et acheva d’écrire la phrase commencée. Quand ce fut fait, il se tourna vers son homme lige.
— Altesse, lui dit celui-ci, je suis allé vous chercher en ville. On m’a assuré que vous aviez dû coucher ici. Je suis venu ici. Je le vois avec plaisir : vous avez daigné vous occuper cette nuit du bonheur de notre contrée et je vous en remercie. Ne pas se coucher du tout serait malsain pour de pauvres diables comme moi ; mais je n’hésite pas à penser que c’est une précaution admirable pour un prince et qui indique à coup sûr, chez lui, un excellent état de santé physique et morale, ce dont je vous fais mon sincère compliment.
— Je ne l’accepte pas, docteur ; je ne me suis pas couché, simplement parce que je n’aurais pu dormir.
— C’est un effet que j’oserais dire galvanique, répliqua Lanze. Il n’est guère possible qu’une étoile se déplace sans qu’il en résulte un choc d’électricité.
— Cette façon tend à indiquer, sans doute, qu’à ta connaissance la comtesse Tonska est partie cette nuit ?
— Vous me devinez parfaitement, Altesse. Cette dame est pour moi l’objet d’un intérêt particulier. Sujet précieux ! Elle a manqué rendre mon fils imbécile et porte mon souverain à s’exagérer ses devoirs envers ses humbles sujets au point de ruiner sa santé ! Je lui reconnais une influence supérieure à celle des tables tournantes.
— Comment as-tu su qu’elle était partie ?
— Ah ! mon Dieu ! j’ai honte de le confesser. Vous paraissez me considérer, en ce moment, comme un familier du Conseil des Dix. Mon Dieu, non ! La laitière l’a dit à ma femme qui vient de me le raconter tout à l’heure, en me donnant ma tasse de café matinale. C’est prosaïque, et je vous en demande infiniment pardon.
— Laissons ce sujet, j’ai quelque chose d’important à te communiquer. Mon ministère n’a plus la majorité dans les chambres. Il ne l’a plus, parce qu’on veut le renvoi du baron de Storch.
— Pure sottise ! s’écria le docteur. Le baron est un digne homme et un homme de mérite. Je le considère comme le personnage le plus instruit et le meilleur administrateur que vous ayez. Sa grande fortune, il l’emploie à des fondations dont profitent les basses classes. Enfin, il est adoré des paysans, et je ne vois pas pourquoi vous lui donneriez son congé.
— Je lui donne congé, parce que l’avocat de bailliage Strumpf a ameuté tous les inutiles de notre Diète, et, comme c’est le plus grand nombre, il a avec lui ce plus grand nombre pour déclarer que Storch n’a plus la confiance du pays.
— Qu’est-ce qu’il a donc fait, ce malheureux Storch ?
— On n’allègue pas contre lui d’avoir fait précisément quelque chose de répréhensible ; mais on dit qu’il est usé.
— Je ne serais pas fâché d’apprendre ce que c’est que d’être usé. Car, pour autant que je pénètre le sens des mots, cette façon de s’exprimer n’indique pas une raison, c’est une comparaison. Si Storch avait quatre-vingts ans, je dirais : Storch est usé, parce que ses facultés ont diminué avec l’âge. Mais Storch a quarante-cinq ans, il se porte comme un charme et vient d’écrire un gros livre qui passe pour un chef-d’œuvre dans son genre.
— Tu peux avoir raison ; mais cela n’empêche nullement de dire qu’il est usé. Si ce mot ne te convient pas, je vais t’en dire un autre et t’affirmer que Storch n’est plus l’homme de la situation. Si tu m’objectes encore que tu ne sais pas ce que signifie : être l’homme de la situation, et que, sans être une raison, ça n’a plus même le mérite d’être une comparaison, je pousserai la condescendance jusqu’à l’excès en t’assurant que Storch ne répond pas aux aspirations et aux besoins de l’époque.
— Je donne ma langue aux chiens, j’avoue mon insuffisance et je m’obstine à ne pas pénétrer pourquoi le baron de Storch, qui administre le pays depuis quinze ans, qui, depuis quinze ans, a créé une foule d’établissements utiles et fait naître une prospérité dont chacun se rend compte, est usé, n’a plus la confiance du pays, n’est plus l’homme de la situation et ne répond pas aux aspirations et aux besoins de l’époque. S’il a tous ces torts mystérieux, existe-t-il, du moins, quelqu’un qui ne les ait pas ?
— Évidemment !
— Et quel est ce mortel fortuné ?
— Strumpf. Comment tu ne vois pas que Storch n’est tout ce que je viens de t’expliquer que parce que Strumpf veut prendre sa place ?
— Et vous allez mettre à la tête de nos intérêts et des vôtres un fripon, un coquin, perdu de dettes, séparé de sa femme qu’il battait ignominieusement, un joueur, un...
— Non... non... Calme-toi, je ne donnerai pas ce plaisir à Strumpf ; mais s’il n’est pas assez fort pour me forcer la main à ce point, il l’est suffisamment pour me l’ouvrir et me contraindre à laisser aller l’excellent serviteur que je voudrais conserver. Il me faut donc former un nouveau cabinet et j’ai fait choix d’un homme tout à fait propre à y remplir le premier rôle.
— Qui donc ?
— Toi.
Le docteur bondit sur son siège. La consternation et la surprise se peignirent dans ses traits d’une façon si éloquente, que Jean-Théodore ne put s’empêcher de sourire.