No right to Love You: 3 - Kennedy ( edition française) (French Edition)

Chapitre 11

 

 

Kennedy

Il y a une demi-heure, Lou m’a envoyé un message pour m’informer que je pouvais arriver avec un peu de retard. Qu’elle et Aly avaient dû aller faire les courses à la place des jumeaux qui n’avaient pas pris le temps de se rendre au supermarché avant leur retour. Elle m’a aussi annoncé que nous serions un peu plus nombreux que prévu. Malone, Blue et Norah seront également de la partie. Quant à Ronan et sa copine, je ne sais pas. Je n’ai obtenu aucune réponse à ma question. En effet, je le lui ai bien demandé. Est-ce volontaire de sa part ou bien était-elle occupée au moment où elle a reçu mon SMS ? Aucune idée. Je verrai bien quand je retournerai dans ma chambre.

Là, je sors tout juste d’un long bain qui m’a fait un bien fou. Après cette journée épuisante et éprouvante pour mes nerfs, j’avais plus que besoin de me délasser. C’est chose faite. Je suis donc prête à affronter la soirée et surtout la présence de Ronan, au cas où il dînerait avec nous, et encore plus celle de sa copine. Elle, je ne peux pas la voir et ce n’est pas qu’une question de jalousie. C’est… À vrai dire, je n’en sais rien. Notre dernier affrontement dans le couloir du label m’a laissé un arrière-goût amer. Quelque chose me dit qu’elle se fera un plaisir de me tomber dessus dès qu’elle pourra me coincer sans témoin et que je m’en prendrai plein la face.

Bref. Ce n’est pas le moment de gâcher ma quiétude et mon sourire qui s’est à nouveau accroché à mes lèvres. Je ne souhaite pas débarquer chez mon frère les nerfs en pelote. Il ne comprendrait pas et son double non plus. Je serais bonne alors pour qu’ils me cuisinent à toutes les sauces jusqu’à ce que je leur avoue ce qui m’agite autant. Hors de question que j’incrimine leur meilleur ami. Pas ce soir, en tout cas. Ni jamais d’ailleurs. Je sais à quel point son amitié avec Kenan et Kane est importante pour Ronan. Alors, peu importe le mal qu’il m’a fait, je ne la briserai pas. Au nom de quoi, d’abord, le ferais-je ? D’une blessure rouverte par son retour dans ma vie ? Une rancune bien tenace après avoir découvert qu’il s’est joué de moi durant trois mois ? La jalousie ? Non. Mes frères ne sauront jamais ce qu’il s’est passé entre nous. En tout cas, s’ils l’apprennent, ce ne sera pas de ma bouche.

J’attrape ma serviette dans laquelle je m’enroule. Une fois sèche, cheveux compris, je me rends dans ma chambre. Je récupère un pantalon noir, taille haute, au bas légèrement évasé, et un crop top rouge à l’encolure carrée et aux manches courtes. Une veste en coton suffira pour que je n’aie pas froid. Les températures sont plutôt clémentes en ce moment.

Après m’être habillée, je m’attaque à ma coiffure. Dans un premier temps, je les attache dans un chignon lâche. Seulement je trouve très vite que j’en fais trop pour me rendre chez mon jumeau. À qui ai-je envie de plaire pour essayer de me faire belle ? Ronan ?

Pauvre fille ! Tu n’as pas assez donné ? Il s’est joué de toi pendant sept ans, n’est-ce pas suffisant ? Puis, aurais-tu zappé qu’il n’est pas célibataire ?

Je grince des dents face à toutes ces questions auxquelles je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout, envie de répondre.

Tout ce qui me vient en tête, c’est que je fais trop d’efforts pour paraître séduisante alors que je n’ai personne à séduire. À moins qu’on décide de sortir en boîte ensuite, mais j’ai du mal à le concevoir. Rares sont les dîners chez Kenan qui se terminent de la sorte. Du coup, je relâche mes cheveux et leur donne un nouveau coup de brosse. C’est bien suffisant.

Niveau maquillage, je me contente d’appliquer une légère couche de gloss sur mes lèvres. Pas besoin d’en faire plus. Je me répète, je n’ai personne à séduire.

Malgré tout, mon coup d’œil dans ma psyché m’indique que je suis pas mal du tout.

Satisfaite, j’attrape ma pochette et quitte ma chambre.

Quand j’arrive en bas des marches, je tombe nez à nez avec Aaron. Vêtu d’une de ses éternelles chemises hors de prix et d’un pantalon droit, il m’examine attentivement, laissant couler son regard le long de mon corps.

— Sexy ! C’est pour lui que tu t’es faite aussi belle ?

— Je ne vois absolument pas de qui tu parles, me défends-je sans conviction.

Il ricane.

— Mais bien sûr. À d’autres, s’il te plaît. Si je te parle d’un blond, grand comme ça à peu près (il place sa main juste au-dessus de sa tête), t’arrives mieux à cerner, maintenant ?

— Cesse de dire des bêtises. Je te rappelle qu’il a une copine.

— Mouais. En tout cas, moi, je dis que si quelqu’un lui ordonnait de choisir entre elle et toi, son choix serait vite fait.

Je hausse les épaules, comme l’autre jour quand il m’a dit à peu près la même chose, après le départ de Ronan. Pour mon meilleur ami, Ronie est toujours dingue de moi. Selon lui, ça se voyait gros comme une montagne dans ses yeux. S’il avait pu me sauter dessus, il l’aurait fait volontiers.

Moi, je n’y crois pas une seconde. Et même, ça changerait quoi à notre histoire ? Rien. Absolument, rien. Nous deux, c’est mort et enterré depuis le jour où il m’a ghostée… Bon, d’accord, un peu plus tard, si je tiens vraiment à être honnête avec moi-même.

— Et si on y allait avant que tu ne déblatères encore tout un tas de conneries.

Il actionne ses zygomatiques pour m’offrir un sourire railleur. Il n’est pas dupe, il a compris que je voulais échapper au plus vite à cette conversation.

— OK, allons-y.

Quelques minutes plus tard, tandis que je suis confortablement installée dans le siège passager de son SUV de luxe, je fredonne sur les chansons que les baffles diffusent.

— Je l’ai vue, m’annonce-t-il de but en blanc.

Sous l’incompréhension, je me tourne subitement vers lui et le dévisage, bien qu’il m’offre que son profil.

— Qui ça ?

— Ma fille… Elle est tellement belle. Elle ressemble énormément à sa mère.

— Tu lui as parlé ?

Il infirme d’un simple signe de tête.

— Je l’ai observée depuis l’intérieur de ma voiture.

Au moment où je fronce les sourcils, il porte son attention sur moi. C’est bref, mais sûrement suffisant pour qu’il cerne les questions muettes. Toutefois, je refuse de me montrer intrusive. S’il veut m’en dévoiler plus, je l’écouterai. Dans le cas contraire, je garderai ma curiosité pour moi.

— J’ai fini par trouver son adresse et je me suis garé devant chez elle. J’ai attendu toute la journée de dimanche (ah, voilà où il était passé !), planqué derrière mon volant. J’ai bien fait, sourit-il.

— Et ? Tu as réfléchi à mon idée de contacter un avocat ?

Oui, bon, d’accord, j’avais dit que je garderais mes questions pour moi, mais ce n’est pas ma faute, c’est sorti tout seul.

— J’en sais rien. Je flippe à l’idée qu’elle me rejette. Je crois que j’ai complètement craqué sur ma gamine.

Sa peine ressort dans son intonation.

Compatissante, je pose ma main sur sa cuisse en signe de réconfort.

— Quoi que tu décides, je serai là, tu en as conscience, hein ?

Concentré sur la route, il se contente d’opiner du chef.

— Peut-être que tu devrais discuter avec sa mère, lui suggéré-je. Après tout, d’après ce que tu m’as dit, tu n’es pas vraiment fautif dans cette histoire. C’est elle qui t’a largué.

— Oaus, je sais bien, fait-il, dépité. Mais si elle refuse de me voir ?

— Tant que tu n’auras pas essayé, tu ne pourras qu’imaginer les choses.

Au moment où il me dévisage, je réalise qu’il vient de se garer. Cette courte discussion centrée sur lui a eu le don de chasser mes angoisses. A-t-il fait exprès de me parler de lui pour que je ne pense plus à Ronan ? Bien possible.

Cependant, maintenant que nous sommes arrivés, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de voitures pour connaître le nombre exact d’invités qui se trouvent dans cette villa. Huit. Pas besoin d’être un illustre voyant pour comprendre que tous les OC3, nouveaux membres compris, ainsi que notre manager, sont présents. Je ne vais donc pas pouvoir échapper à Ronan. Croisons juste les doigts pour que sa garce de copine ait décidé de rester sagement chez elle.

J’inspire profondément, rassemble mon courage et me dirige vers la porte d’entrée, Aaron sur mes talons.

— Ça va bien se passer, me rassure-t-il alors que j’appuie sur la sonnette d’un doigt tremblant.

Je suppose qu’il a dû faire le même constat que moi.

Je lui souris, à moitié convaincue.

De toute façon, il est déjà trop tard pour effectuer un demi-tour. Lou a ouvert la porte et se jette déjà dans mes bras. Un peu surprise, je me fige un instant avant de lui rendre son étreinte.

— Tu es sublime, m’avoue-t-elle dans un sourire, après s’être reculée.

Je jette à mon tour un œil sur sa tenue et me félicite d’avoir opté pour une tenue classe. Faute de quoi, j’aurais fait tache à côté d’elle.

— Tu es magnifique aussi.

Sa légère grimace m’indique qu’elle n’est qu’à moitié convaincue par mon compliment.

— C’est la vérité, tu peux me croire. Et si tu ne veux pas, va voir ton mari, il te rappellera encore une fois qu’à ses yeux, tu es la plus belle d’entre toutes.

— Ça m’arrive encore de douter, me confie-t-elle, surtout quand je me compare à toi.

Tout ça, à cause d’un ex qui l’a rabaissée pendant des mois.

— Et moi, quand je te vois, je me dis que je ne fais pas le poids.

— Tu déconnes, j’espère ?

— Si vous voulez un avis de mec, vous êtes toutes les deux des bombes. Alors, arrêtez de vous comparer, intervient Aaron.

Nous nous tournons vers lui sans trop savoir quoi répondre.

— Mais ça sent super bon ! Du coup, on peut peut-être entrer, si ça ne te dérange pas, Lou ?

Je fais à nouveau face à cette dernière. Elle secoue la tête comme pour rassembler ses idées.

— Bien sûr, fait-elle en se décalant sur la droite pour que nous puissions passer.

L’immense salon dans lequel nous entrons est désert. Pas étonnant puisque j’entends une multitude de voix provenant de la terrasse à l’arrière de la maison.

En parfaite maîtresse de maison, Lou nous y conduit.

Mes yeux repèrent très vite mes jumeaux qui sont en train de se chamailler. Malgré leurs vingt-six ans, ils se comportent encore comme de véritables gamins. Les connaissant par cœur, je me planque derrière Aaron avant qu’ils me tombent dessus et retournent leur jeu contre moi.

C’est Alyena qui finit par remarquer notre présence la première. Son enthousiasme qu’elle échappe un peu trop bruyamment arrête aussitôt mes frères. Tous les regards convergent, alors vers nous, tandis que ma seconde belle-sœur se jette à son tour dans mes bras, suivie de près par Norah qui me salue d’un petit signe de la main.

— J’ai eu peur que tu changes d’avis, m’informe-t-elle.

— Pourquoi l’aurais-je fait ?

— Tu sais…

Elle donne un discret coup de menton vers sa droite pour me désigner la source de mon hésitation, sans aucun doute.

Ne pas regarder.

Ne pas regarder.

Ne pas regarder.

…

Trop tard.

Ronan discute avec Malone, il ne me porte donc aucune attention. Toutefois, ce n’est pas le cas de sa copine qui affiche un air dédaigneux en me reluquant comme un être abject. Durant ce qui me semble une éternité, nous nous affrontons du regard. Puis elle attire Ronan vers elle en enroulant ses bras autour de sa nuque et marque son territoire en plaquant ses lèvres sur les siennes. Un frisson désagréable remonte le long de mon échine. Le pire, c’est que je ne parviens pas à détourner la tête. Je reste là à observer cette scène qui me tue littéralement.

Heureusement, Aly et Aaron réalisent très vite mon malaise. Mon amie me serre un peu plus fort contre elle tandis que le second glisse une main au creux de mes reins en signe de soutien.

Je ferme les yeux et les laisse me réconforter jusqu’à être capable d’affronter à nouveau ce couple. Quand je sens que mes forces sont revenues, je me dégage de leur étreinte et pars retrouver mes frères, puis Norah et enfin Malone.

En ce qui concerne Ronan et Lauren, je zappe jusqu’à leur présence. Enfin… c’est ce que j’aurais aimé, mais le premier se rappelle à moi en me saluant. En même temps, si j’avais voulu qu’il m’ignore, je n’aurais jamais dû aller à la rencontre de notre manager, les deux se trouvant toujours côte à côte. Ce qui, avouons-le, aurait été très impoli de ma part.

— Bonsoir, Kennedy, dit-t-il sur ce timbre rauque qui a toujours éveillé mes hormones.

— Salut, répliqué-je, acide.

Ses iris verts harponnent les miens. Me voilà prisonnière de son regard de braise. Malgré tout, je le soutiens sans ciller. Il n’a pas besoin de découvrir que sa présence me trouble et m’énerve, tout à la fois. Pas un mot ne s’échappe de nos lèvres, seules les discussions voisines arrivent encore jusqu’à mes oreilles. Cependant, rien ne semble vouloir briser le cocon qui s’est créée autour de nous. Du moins… si on ne tient pas compte de cette garce qui pose sa main sur la joue de Ronan et l’oblige à porter son regard sur elle.

Notre bulle explose.

Le charme est rompu.

La réalité me rattrape et me fracasse.

Il n’est plus avec moi et ne l’a jamais été entièrement. 

— Eh, les gars, on a besoin de vous ! lance Kane à la volée.

— T’as besoin de quoi ? demande Malone.

— Le feu ne veut pas s’allumer, explique Kane.

À savoir que mes frangins n’ont jamais été très forts pour allumer un feu de barbecue. Quand nous étions enfants, c’est notre père qui s’en chargeait. Plus tard, après que nous avons fait sa connaissance, cette charge est revenue à Ronie, un expert en la matière.

— J’arrive, déclare d’ailleurs ce dernier en affichant un air moqueur.

Mes jumeaux dressent en même temps un majeur sous le nez de leur meilleur ami, conscients tous les deux qu’il se fout d’eux.

Me voilà seule avec Lauren. Pas question que je reste une seconde de plus auprès d’elle.

Seulement, au moment où je décide de rejoindre Lou et Aly, elle attrape mon poignet et m’entraîne à l’écart. Sa prise est tellement serrée que je ne parviens pas à me dégager.

— Tu peux me relâcher ? Tu me fais mal, grogné-je.

Elle se contente de me flinguer des yeux.

Ce n’est qu’une fois derrière la maison, à l’écart des oreilles indiscrètes, qu’elle consent à me rendre ma liberté de mouvement.

— Il faut qu’on parle, m’annonce-t-elle sèchement alors que je masse mon poignet douloureux.

— Je ne crois pas, non, répliqué-je, prête à opérer un demi-tour.

— Moi, au contraire, je crois que si. J’ai parfaitement conscience de ce que tu tentais de faire avec Ronan tout à l’heure.

Ma curiosité piquée à vif m’empêche de mettre à exécution ce que j’étais décidé à entreprendre. À savoir lui échapper.

— Ah oui ? demandé-je en haussant les sourcils.

— Tout à fait. Il m’a parlé de toi. D’après ce qu’il m’a avoué, vous avez couché ensemble et depuis tu le harcèles.

Quoi ? Comment a-t-il osé lui mentir ? Jamais de la vie je ne l’aurais harcelé. Puis entre nous, il n’y a jamais eu besoin de ça. Sans compter qu’il m’a tout autant tourné autour que je l’ai fait avec lui. Je le croyais sincère.

Putain de désillusion.

Salopard !

Sérieusement ? Tu ne l’avais pas encore cerné après avoir appris qu’il était déjà en couple ?

Si. Bien sûr que si, mais ça n’empêche pas que c’en est douloureux.

— Si j’ai un conseil à te donner : arrête de rêver. Tu n’as aucune chance. Lui et moi, c’est du sérieux.

— Si tu le dis…

C’est tout ce que j’arrive à dire tant je reste décontenancée par ce qu’il a osé inventer sur mon compte. Je devrais rembarrer méchamment cette pétasse, mais à quoi cela servirait-il de pousser une gueulante, hormis d’attirer les regards des autres sur moi ? Chose que je préfère clairement éviter. En revanche, cette garce n’a pas intérêt de me casser une nouvelle fois les ovaires au cours des prochaines heures, sinon je risque de ne pas mâcher mes mots quand je lui avouerai que son mec s’est foutu autant de ma tronche que de la sienne.

Moi qui souhaitais passer une bonne soirée après ma journée difficile, je sens que c’est mal parti. Peut-être devrais-je rentrer ? Dîner en tête à tête avec Aaron tel que nous l’avions prévu au départ, tout en matant des films que nous connaissons tous les deux sur le bout des doigts. Oui, voilà, c’est vraiment ce que je devrais faire, mais encore faudrait-il que j’explique à mes frères pourquoi je les quitte avant même d’avoir mis les pieds sous la table. Chose tout bonnement impossible si je ne tiens pas à ce que le repas tourne au drame.

Alors, je carre les épaules et prends sur moi.

En tout cas, Lauren n’a pas intérêt à me gonfler, faute de quoi je risque de dégoupiller. Elle vient de mettre mes nerfs à rude épreuve en m’accusant d’un acte que je n’ai jamais commis.

Je rage.

Je rage.

Je rage.

Heureusement pour moi, la première personne sur laquelle je tombe lorsque je reviens sur mes pas n’est autre qu’Aaron. Un simple regard lui suffit à cerner mon énervement. Il franchit très rapidement la distance qui nous sépare. Une fois devant moi, il m’enveloppe de ses bras. Je reste contre lui aussi longtemps que nécessaire… jusqu’à ce que je me sois apaisée.

Quand je me détache de son étreinte, je sens la brûlure d’un regard. Je relève les yeux en direction de celui qui me scrute et tombe sur ceux emplis d’éclairs de Ronan.

— Va te faire foutre ! articulé-je exagérément pour être certaine qu’il saisisse mon message plein de colère sans avoir à le prononcer à haute voix.

Il semble surpris. Du moins, c’est ainsi que j’interprète son haussement de sourcil.

Qu’il aille au diable !

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