No right to Love You: 3 - Kennedy ( edition française) (French Edition)

Chapitre 6

 

 

Ronan

J’ai passé la nuit chez les parents adoptifs de Leana. J’ai juste envoyé un message à Lauren pour la prévenir que je ne rentrais pas, prétextant être trop bourré et dormir chez Malone, dont l’appart était plus près du bar. Elle ne m’a certainement pas cru et elle doit probablement tirer la tronche, vu que je n’ai toujours pas de réponse dix heures après. Pas grave. Je me ferai pardonner quand je reviendrai. En attendant, j’ai plus urgent à entreprendre.

Déjà, je dois me lever. Ensuite, une fois que j’aurai effectué une toilette sommaire, je me rendrai chez Kennie. Grâce à Aly que j’ai contactée après Lauren, je sais désormais où elle habite. Une maison en banlieue, à une vingtaine de minutes en bagnole d’ici.

J’ai quand même de la chance que la femme de Kane ait accepté de me fournir cette info. Je ne crois pas que les doubles auraient été aussi sympas avec moi. Tant qu’ils n’auront pas la certitude que je me suis montré correct avec leur frangine, ils se méfieront de moi. Parfois, je les déteste d’être aussi protecteurs. S’ils n’avaient pas été autant sur son dos, j’aurais peut-être pu vivre mon histoire d’amour, au même titre qu’eux. Mieux, j’aurais sûrement été le premier à être casé, voire marié… Peut-être même à être papa.

Ouep… enfin, c’est bien beau de mettre tout sur le dos de tes potes, mais t’es aussi en partie responsable. T’as tellement la trouille de te retrouver seul, d’être encore abandonné, que tu préfères choisir Lauren que celle que tu as dans la peau.

Cette voix me débecte. Je n’ai pas besoin qu’elle me rappelle ce que je sais déjà. J’ai parfaitement conscience que le problème n’est plus Kennie, mais Lauren. Je refuse de la voir payer le prix fort et de briser ses rêves pour mes putains d’erreurs. Elle mérite autant que Norah ou moi de rejoindre les OC3. Je dois donc convaincre Kennie coûte que coûte.

Décidé à faire entendre raison à cette dernière, je repousse la couette et me lève. Après m’être longuement étiré, je me rends dans la salle de bains de l’étage. Je m’attarde quelques minutes sous la douche pour bien roder mon plan et surtout me préparer physiquement et mentalement à cette rencontre qui risque de s’avérer difficile sur plusieurs plans. Déjà, je vais devoir contenir ma libido, ce qui risque de ne pas être une mince affaire. Kennie possède un pouvoir sur moi contre lequel je suis incapable de me battre. Je vais donc devoir être plus fort que jamais pour ne pas me jeter sur elle. Hors de question que je trompe encore une fois Lauren.

Alors que le jet d’eau s’abat sur ma nuque, je me prépare à l’affrontement qui aura lieu d’ici une heure, grand maximum. Je conçois toutes sortes de scénarios, même les plus tordus, même les plus hot auxquels je pourrais être confronté pour être paré à les affronter.

Le sang afflue dans ma queue alors que je visualise Kennie me recevoir dans une tenue carrément affriolante pour mes sens. Je suis dans la merde si ça s’avère être le cas, au vu de la réaction de mon corps en ce moment même, alors que je ne fais que l’imaginer. Mais bon, je suis tout à fait capable de survivre à une gaule sans me jeter sur celle qui en est la cause. Je ne suis pas non plus affamé à ce point-là, même si ces deux derniers jours j’ai dû faire abstinence. Maintenant, je sais que c’est bien lié à elle. Qu’elle m’a jeté un sort qui m’interdit de combler Lauren.

Bref, revenons à nos moutons.

J’aurai juste besoin de me tenir le plus loin possible d’elle et de penser au mal que je ferais indéniablement à Lauren si je ne contiens pas mes pulsions. Je l’ai déjà dit, je tiens énormément à cette dernière, même si ce n’est pas de l’amour. Une profonde amitié, ouais. Un profond respect, aussi. Et une certaine attirance physique également.

Dès que je me sens suffisamment fort, j’éteins le mitigeur, attrape la serviette que j’ai sortie en entrant dans la pièce, m’essuie et m’habille. Après m’être lavé les dents, je discipline mes cheveux blonds. Au bout de quelques minutes, je finis par réaliser que je passe beaucoup trop de temps devant le miroir. Je ne suis pas censé séduire Kennedy, bien au contraire. Dans l’un de mes scénarios, je me suis même vu la supplier de se tenir loin de moi, incapable, pour ma part, de garder la distance avec elle.

Donc, stop les conneries !

Mes tifs resteront comme ils sont, même si je ne ressemble à rien.

Pour parfaire cette idée, je me précipite hors de la salle de bains, puis descends les marches qui mènent directement dans le salon.

— Wouah ! T’es canon, grand frère ! s’exclame Leana, au moment où son regard me percute.

Sérieusement ?

— C’est de l’ironie, n’est-ce pas ?

— Ben… non. J’adore ta coiffure, on dirait que tu viens de t’envoyer en l’air.

Ma mâchoire se décroche et mes yeux s’écarquillent.

Bordel, elle n’a que quinze ans et elle pense déjà au sexe ? J’hallucine. Je vais devoir passer quelques heures avec elle pour recadrer un peu tout ça. Hors de question qu’un connard profite d’elle.

— Putain, Leana ! T’es pas un peu trop jeune pour ce genre de commentaires ?

Elle hausse les épaules, avant de quitter la place à table qu’elle occupait. Je découvre alors sa tenue. Et… Putain de bordel de merde ! Il n’y a pas un âge minimum pour porter une jupe si courte avec des bas résille.

— T’as l’intention de faire le trottoir ou d’aller au lycée ?

Trois mois que je ne l’ai pas vue et voilà le résultat. Où est passé mon petit rayon de soleil ? La fille qui se tient devant moi, avec des allures de pétasse, n’est absolument pas ma petite sœur. Ouais, bon, d’accord, elle est maintenant au lycée, mais…

— Hors de question que tu sortes comme ça ! Va te changer !

— Tu te prends pour qui ? me demande-t-elle, avec insolence. T’es pas mon père.

— Peut-être pas ton père, mais ton frère, ça oui… (je lève une main pour lui interdire de ramener sa fraise). Pas de sang, c’est sûr, mais il y a dix ans, on a fait un pacte tous les deux.

— Je n’avais que cinq ans, putain !

— Rien à battre. Ce qu’on a scellé ne peut pas être descellé. Maintenant, tu vas te changer sinon j’te jure que je t’accompagne jusqu’à ta chambre par la peau du cul et je me plante devant jusqu’à ce que ça soit fait !

— Franchement, t’es le plus merdique des grands frères.

— Va pas pleurer. T’en as qu’un sur le dos. Imagine si tu avais eu mes potes comme frangins.

Elle souffle, excédée. Lève les yeux.

— S’ils sont aussi lourds que toi, je plains Kennedy. La pauvre, elle doit vraiment étouffer.

Leana connaît chacun de mes potes. Ils se sont vus plus d’une fois au cours de la dernière décennie. Je sais qu’elle les adore, tout comme ils l’adorent eux aussi.

— Peut-être, ouais, admets-je en pensant à ce que Kennie a pu vivre auprès de mes amis. Mais, on s’en fiche. Monte te changer immédiatement ! En tout cas, t’as du bol que j’ai un truc de prévu, sinon je t’aurais bien accompagné jusqu’à ton bahut… Histoire de voir la tronche de tes potes. Demain, je repasse et crois-moi que nous aurons une discussion sérieuse tous les deux.

— Pff.

Sur ce, je me dirige vers la porte, j’ai assez perdu de temps. Je croise tout de même les doigts pour qu’elle m’obéisse. La savoir au lycée dans cette tenue provocante risquerait de me faire disjoncter. Me connaissant, je serais bien foutu de m’y pointer juste pour éloigner les quelques connards qui s’approcheraient un peu trop près d’elle avec une seule idée en tête… Qu’on ne me la fasse pas à l’envers, j’ai eu quinze ans moi aussi. Je sais très bien que la majorité des gars de cet âge ont surtout envie de tremper leur biscuit dans cette crème qu’on leur promet comme étant magique. L’amour ne fait pas vraiment partie des priorités. Je ne vais pas dire qu’ils sont tous ainsi, certains sont corrects… En tout cas, je ne faisais pas partie de cette dernière catégorie. Quoi de plus normal quand on grandit au sein d’un accueil ? Les plus vieux nous poussent à devenir des hommes avant même d’avoir des poils au menton. À l’époque, les sentiments me paraissaient être une faiblesse. Une tare même dont je devais absolument me débarrasser si je voulais faire partie des plus forts.

J’ai donc eu ma première relation à treize ans. Elle en avait trois de plus que moi. Une chaudasse qui sautait sur tout ce qui bougeait. J’ai été encouragé par un pote qui était sur le point de quitter le foyer. En vérité, je n’avais pas trop le choix. C’était soit je le faisais, soit il me cataloguait parmi les losers. Chose que nous préférions tous éviter. Car on savait ce qu’il faisait subir à cette catégorie de personnes. Ce soir-là, j’ai mérité ma place dans sa bande. Puis faut dire que j’ai vraiment aimé. Elle savait s’y prendre la bombasse.

Le claquement d’une porte me ramène au temps présent. Je réalise alors que je suis figé au milieu de l’allée, à quelques pas de ma voiture. Aussitôt, je me retourne et constate que Leana m’a obéi. Bien que sa tenue soit encore un tantinet trop vulgaire à mon goût, c’est déjà mieux que la précédente. J’affiche une légère grimace pour lui prouver que je ne suis toujours pas satisfait, mais n’ajoute rien. Nous en rediscuterons demain. Ça, je m’en fais la promesse.

— T’es encore là, toi ? grogne-t-elle.

— Non, c’est mon jumeau, la rembarré-je.

— Ton humour est pourrave, grand frère.

Je souris, railleur.

— Je suis content d’entendre que je suis à nouveau ton frangin.

— Ouais, ben, saute pas trop vite au plafond, je pourrais encore changer d’avis.

Je me déplace jusqu’à elle et lui ébouriffe les cheveux. Devant mon attitude de sombre idiot, elle peste, ce qui me fait marrer. Au moins, à présent, je me sens bien plus léger pour aller affronter la deuxième femme qui compte le plus pour moi.

 

Voilà cinq minutes que je suis arrivé devant la propriété de Kennie. Je ne suis pas encore descendu de ma bagnole, bien trop subjugué par cette baraque. Pire, je me suis pris à rêver que c’est exactement le genre d’endroit dans lequel j’aurais aimé vivre et créer une famille. D’ailleurs, je devrais peut-être suggérer à Lauren l’idée qu’on acquiert un tel domaine. Bien que nos comptes en banque ne soient pas aussi fournis que ceux des OC3, les quelques scènes que nous avons partagées avec eux nous ont permis de bien remplir nos portefeuilles.

Tiens, en pensant à elle, faudrait peut-être que je me bouge. Ce n’est pas en restant fasciné, la bouche entrouverte que Kennie va changer d’avis concernant ma copine. Si je me souviens bien, je suis ici juste pour ça. Alors, il est plus que temps que je me bouge les miches.

N’empêche que j’ai eu de la chance que le portail soit grand ouvert quand je suis arrivé, faute de quoi j’ignore comment j’aurais pu y entrer. Espérons que ma bonne étoile ne me lâche pas et que cette ouverture ne signifie pas qu’il n’y a personne dans cette baraque. Si je m’en fie aux deux caisses que j’aperçois devant moi, je suis sûr que Kennie est présente. Pas seule, cependant. Sinon qu’on m’explique à quoi lui servent ces deux bagnoles. Je ne la connaissais pas collectionneuse, mais après je peux me gourer. En trois ans, elle a pu changer et être devenue une diva qui a besoin de toujours posséder plus comme l’a été Mady. Ou comme le sont souvent beaucoup de petites starlettes. Seulement, Kennedy n’est pas une starlette, elle est bien plus. C’est une véritable star. Malgré le succès phénoménal des OC3, elle n’a jamais pris la grosse tête. Du moins c’était encore le cas la dernière fois que je l’ai vue. Est-ce que cela a pu changer ? Non, je n’y crois pas un seul instant.

Je recule encore de quelques secondes le moment où je vais devoir l’affronter, juste histoire d’être vraiment prêt. J’inspire et souffle, rassemble mes forces. Je vais en avoir besoin. Je ne veux pas trahir Lauren. Non, je ne suis pas là pour ça, mais pour lui offrir une chance de faire partie de ce groupe au succès incontestable.

Une fois que je me sens suffisamment paré, je quitte ma bagnole.

Les mains enfoncées au fond de mes poches, je traverse la distance qui me sépare de la porte d’entrée. J’inspire une dernière fois, glisse une main dans mes cheveux et me décide enfin à frapper. Puis j’attends… Et j’attends encore… Et encore.

Je suppose que ma bonne étoile ne m’a finalement pas suivi.

Déçu, je m’apprête à rebrousser chemin quand la porte s’ouvre. Mon cœur se fige, mes mains deviennent moites. Tandis que je tombe de haut face à celui qui vient d’ouvrir, les cheveux humides et simplement vêtu d’un pantalon de costard, la colère empoisonne mes veines.

Cette fois, je peux le dire clairement : ma bonne étoile, encore faut-il que j’en aie eu une, s’est définitivement barrée.

Alors comme ça, elle est encore avec ce gars ? Où était-il quand je faisais jouir sa nana ? Et dire qu’elle m’a flingué du regard quand elle a découvert que je suis avec Lauren ?

— Oui ? me demande ce gars que je n’aurais jamais souhaité revoir de ma vie.

Je le toise durement, incapable de faire autrement face à la jalousie qui me serre les tripes.

— Je viens voir Kennedy.

Aaron me jauge tout aussi froidement, avant d’afficher un air railleur.

— Elle est encore sous la douche. Je vais aller la prévenir de ton arrivée. Ronan, c’est bien ça ?

Au moins, je ne suis pas un total inconnu.

J’acquiesce.

— OK. J’y vais. Toutefois, je préfère que t’éviter toute illusion, je ne suis pas certain qu’elle accepte de te voir.

— Dis-lui que c’est important.

Hautain, il acquiesce d’un signe de tête, puis tourne les talons. Me voilà seul devant la porte à attendre que celle qui vient de partager sa douche avec son mec se pointe. Cette situation me débecte autant qu’elle m’anéantit. Bien que je n’aie pas le droit d’exiger quoi que ce soit de sa part, tout au fond de moi, j’aurais préféré qu’elle soit célibataire ou alors qu’elle vive avec un parfait inconnu. Au moins, j’aurais eu mes chances de la reconquérir.

Parce que c’est le cas ? s’étonne une voix sous mon crâne.

Je n’en sais rien. Si j’écoute mon cœur, alors, ouais, j’en rêve. Cependant si j’écoute ma conscience, c’est un tout autre discours que j’obtiens. Lauren est la seule femme dont j’ai besoin, celle qui ne me brisera jamais.

Un chien aboie dans mon dos.

Sur mes gardes, je me retourne lentement.

En premier lieu, mon regard s’accroche à un magnifique berger australien. Une discussion entre Kennie et moi remonte à la surface. C’était le jour de ses dix-huit ans. Nous nous connaissions depuis deux ans et je lui avais offert un cadeau qui ne lui avait pas trop plu. En tant que fille bien élevée, elle ne m’avait pourtant rien dit, seul son regard m’avait prouvé que j’étais loin d’avoir marqué des points avec ce petit ours en peluche. Moi, je l’avais trouvé sympa.

 

— Arrête de faire semblant d’aimer mon cadeau. Je vois bien que ce n’est pas le cas, déclaré-je dès que ses frangins ne sont plus dans les parages.

— Mais si, je t’assure, il est trop mimi.

Kennie enroule ses bras autour de ma nuque afin de m’attirer vers elle. Sans me laisser le temps de réagir, elle pose un doux baiser sur ma joue. Je rêve de prendre son visage en coupe entre mes paumes et de m’emparer de ses lèvres. Seraient-elles aussi douces contre les miennes que contre ma joue ? Ça fait déjà deux ans que j’ai cette fille dans la peau, que je crève d’envie de le lui prouver. Pourquoi faut-il que j’aie accepté ce putain de deal imposé par ses frangins ? Et surtout pourquoi a-t-il fallu que je m’entende aussi bien avec eux ? Si je les avais appréciés sans plus, je serais passé outre leur putain de bro code et Kennie aurait déjà fini dans mon lit. Je l’aurais vénéré comme une reine. Je lui aurais prouvé qu’à mes yeux, elle n’est pas n’importe quelle fille. Qu’avec elle je veux bien plus qu’une nuit. Une vie entière me semble insuffisante pour l’aimer comme elle le mérite.

Seulement, ce droit ne m’a pas été accordé. Alors, tout ce que je peux faire là, tout de suite, c’est de profiter de ses formes contre mon corps.

Juste une petite minute et on replacera cette distance nécessaire entre nous.

Le pire, c’est qu’elle ne porte rien sous son tee-shirt et que je ressens ses tétons à travers les couches de tissus qui nous séparent. Comme chaque fois qu’elle est trop proche de moi, mon sang s’enflamme.

Ses joues rougissent alors que j’appuie, bien malgré moi (si, si, je le jure), ma trique contre son ventre. Son regard s’assombrit et ses lèvres s’entrouvrent. Bordel, ce que je rêve de glisser ma langue dans cet interstice, de l’enchaîner à la mienne, de la caresser.

Stop !

Faut que je me reprenne dare-dare avant de faire une belle connerie. Surtout que ses frangins risquent de rappliquer très… trop vite.

— Bon, l’année prochaine, je te promets de trouver quelque chose qui te fera vraiment plaisir. Donc, dis-moi, quel serait ton plus beau cadeau ? demandé-je, afin de trouver un sujet de conversation.

Si on discute, je devrais sûrement être capable de me contenir, non ?

Ouais, enfin, j’en sais rien, mais j’obtiens tout de même un résultat, puisqu’elle recule afin de plonger ses magnifiques iris dans les miens.

— Un chien. Je rêve d’un chien depuis que je suis toute petite, mais mes parents ont toujours refusé. Papa y est allergique, m’informe-t-elle en grimaçant.

Je souris devant sa moue adorable.

— Alors, ça ne sera pas l’année prochaine, mais je te promets qu’un jour je t’en offrirai un.

Prise par je ne sais quelle impulsion, elle me vole un baiser avant de partir se servir un verre d’eau.

— Je trouve que les bergers australiens sont les plus beaux, me confie-t-elle, mutine, alors que je reste rêveur, mes doigts sur mes lèvres.

Je plane tellement que je ne suis pas bien certain d’avoir compris quel est son chien préféré. M’en fous ! Le jour où elle aura son propre appart, je lui redemanderai et le lui offrirai.

 

Un nouvel aboiement me ramène à la realité. Mon regard remonte alors le long du corps de Kennedy. Habillée d’une brassière de sport et d’un legging, elle semble plutôt revenir de son footing que de la douche. Pourquoi son mec m’a-t-il raconté n’importe quoi ? Qu’attendait-il de ma part ? Que je lui mettre mon poing dans sa face de rat ? 

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