No right to Love You: 3 - Kennedy ( edition française) (French Edition)

Chapitre 3

 

Ronan

Rob a passé un appel aux OC3, il y a une vingtaine de minutes. Depuis, nous attendons. L’angoisse de faire face à Kennedy monte de plus en plus en moi. Elle m’étreint au point où je deviens beaucoup trop nerveux.

— Stressé de revoir tes amis ? demande Lauren, taquine.

Sous le coup de l’incompréhension, je la dévisage, une ride barrant mon front.

— Tes doigts… Tu n’arrêtes pas de tapoter sur ma cuisse.

Alors que je rive mon attention sur ce qu’elle me désigne, j’ai l’impression de ne plus être tout à fait là, comme si j’observais cette scène hors de mon corps.

— T’es vraiment bizarre depuis que Rob nous a parlé de cette opportunité de continuer notre carrière, chuchote-t-elle près de mon oreille, avant de couvrir l’arête de ma mâchoire de tendres baisers.

D’habitude, j’apprécie sa manière de m’embrasser, pas là. Là, j’ai la sensation qu’elle envahit mon espace personnel sans avoir obtenu mon accord au préalable. Je me raidis, incapable de contrôler cette légère répulsion que j’éprouve à son égard.

— Tiens-toi correctement, ordonné-je d’une voix que je ne me reconnais pas.

Lauren fronce les sourcils, son regard se verrouille au mien. Elle me sonde, étonnée, sans aucun doute, de mon brusque revirement. En près de quatre ans, elle a suffisamment appris à me connaître pour cerner que je ne suis pas dans mon assiette.

La preuve en est :

— Depuis quand tu n’aimes plus que je t’embrasse ?

— Ce n’est pas ça. C’est juste que… merde, on est en public, quoi ! claqué-je.

— Doucement, on se détend, les amoureux, intervient Rob de sa voix autoritaire.

Mal à l’aise face à cette remontrance, je gesticule sur mon siège. Du coin de l’œil, je capte le regard de Malone qui semble m’étudier. Je tourne la tête vers lui et l’interroge en silence. Pourquoi tu me reluques comme ça ? Il effectue un geste de la main pour m’annoncer qu’on en reparlera plus tard. Alors, je hausse les épaules. Je ne suis pas certain d’avoir envie de confier ce qui se trame sous mon crâne.

Quelqu’un frappe à la porte et celle-ci s’ouvre séance tenante. Kenan est le premier à entrer, suivi de son double, de Blue et, enfin, de Kennie.

Alors que je la découvre encore plus belle que dans mes souvenirs, mon palpitant se fige une fraction de seconde avant de se lancer dans une course folle. La bouche asséchée devant cette naïade, je la contemple.

Elle est sublime ! Tellement sublime !

À cet instant, j’aimerais que nos iris se croisent, se verrouillent pour lui avouer, en silence, combien elle me manque. Car c’est la stricte vérité. Je le réalise pleinement là, tout de suite, après toutes ces années d’absence.

En plus d’être la femme de mes rêves, elle a toujours été une amie. Je me rappelle notre complicité, nos rires en masse, nos confidences, surtout durant ces trois mois où nous avons partagé notre quotidien. De tous mes potes, elle est la seule à connaître tout de mon passé. Elle en sait même bien plus que Lauren à mon sujet. Cette dernière ignore la maltraitance que j’ai vécue dans ma dernière famille d’accueil, contrairement à Kennedy. Bien plus que mes meilleurs potes également. Ils ont beau être comme des frères, il y a certaines choses que j’ai préféré leur cacher. Par peur surtout que leur jugement soit différent s’ils découvraient que j’étais un gosse des services sociaux. Quand on est jeune, on est con. Surtout à dix-sept ans. On cherche juste à se faire bien voir, à appartenir à un groupe, quel qu’il soit. J’aurais pu leur en parler par la suite, seulement je ne me voyais pas revenir sur mon silence.

J’aurais pu me dire que c’était la même chose pour Kennedy. Mais j’avais envie qu’elle découvre le véritable moi. J’étais tellement en confiance que je me suis lâché. Sur le coup, elle m’en a un peu voulu de ne rien lui avoir dit plus tôt.

Pourquoi attendre autant d’année pour te confier ? m’avait-elle demandé. 

Je lui ai avoué mes craintes de me retrouver à nouveau seul et elle a vite fini par percevoir les choses à ma manière.

Bref !

Plus je l’observe et plus mon désir s’intensifie. Je le sens à cette chaleur qui se diffuse agréablement au creux de mes reins. À ma queue qui commence à frétiller sous mon jean destroy.

Faut que je la lâche des yeux avant de me retrouver avec une trique qui sera difficile à planquer. D’autant plus que Lauren est toujours assise sur mes genoux. Je ne suis pas certain qu’elle comprendrait pourquoi une bosse dure se forme sous ses fesses à cet instant précis alors qu’elle ne fait rien pour m’allumer.

Alors, pour me remettre de ce trouble engendré par le retour de Kennedy, je repousse Lauren et me lève. Kenan se jette aussitôt sur moi pour m’offrir une accolade virile, suivi de son jumeau. Je suis de retour à la maison, voilà ce que je pense alors que je leur rends leur étreinte.

— Salut ! Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais on s’est déjà croisé lorsqu’on assurait votre première partie. Je suis Norah, se présente celle-ci en tendant la main vers Kenan.

— Oui, je me souviens un peu de toi, même si on ne s’est pas vraiment côtoyé.

Lauren vient s’accrocher à mon bras et se présente à son tour.

— J’ai souvent entendu parler de vous deux, annonce ma copine, tout sourire, en désignant les jumeaux.

Kenan m’interroge du regard.

Ouais, Lauren sait tout au sujet des jumeaux, mais l’inverse est faux. Je ne leur ai jamais vraiment parlé d’elle. Du moins pas dans le sens où elle fait partie intégrante de ma vie. Jusqu’à présent, pour eux, elle n’était que la bassiste de mon groupe. Malone n’a pas dû non plus divulguer quoi que ce soit si j’en crois l’étonnement de Kane qui fixe le bras de ma nana enroulé au mien.

— Vous êtes ensemble ? demande-t-il.

— Oui. Depuis bientôt quatre ans, répond Lauren.

Malgré moi, mon regard dérive vers leur sœur. Elle se décompose littéralement sous mes yeux, son visage perdant ses couleurs à une allure vertigineuse. Elle a compris que j’étais déjà en couple durant les trois mois où j’ai passé quasi toutes mes nuits dans ses bras. Lauren et moi n’étions pas ensemble depuis longtemps, mais nous l’étions quand même.

— Petit cachottier, pourquoi tu ne nous as rien dit ? demande Kenan. Franchement, je suis super content que tu aies trouvé la femme de ta vie.

Non, ce n’est pas la femme de ma vie. Parce que celle que je considère comme telle est derrière toi à me lancer, à présent, ses foudres à travers son sublime regard. Et si je ne vous ai rien dit, c’est justement pour éviter qu’elle apprenne que depuis que j’ai quitté les OC3, j’ai tout mis en œuvre pour l’oublier en m’attachant à une autre, même si ce que je ressens est loin, très loin même, de ce que j’éprouve pour elle.

— Kane était trop pris par sa propre histoire. Avec ce qu’il a traversé, je n’ai pas trop souhaité m’afficher.

Kane se marre.

— T’es sérieux ? Ça fait presque trois ans que tout ça est derrière moi.

— Il n’avait peut-être pas envie que ça retombe dans certaines oreilles, intervient Kennedy sans afficher la moindre émotion.

Ses jumeaux se tournent vers elle, avant de reporter un regard interrogateur sur moi. Elle s’est peut-être parfaitement contrôlée pour que personne ne constate qu’elle a été blessée par cette révélation nouvelle au sujet de ma copine. Seulement, il existe un lien très fort entre les triplés qui fait que lorsque l’un n’est pas bien, les autres le ressentent. Et c’est clairement ce qu’il vient de se produire. Maintenant les doubles, en frangins surprotecteurs, vont s’attendre à ce que je m’explique.

— Oui, c’est vrai, ça. Pourquoi tu n’as jamais parlé de nous à tes amis ? me questionne Lauren.

Bordel, elle ne va pas s’y mettre elle aussi ! J’ai assez à faire avec ce que j’éprouve face à Kennedy et aux foudres que je ne vais pas tarder à recevoir de ses frangins.

Je glisse mon bras sur ses épaules et l’attire vers moi.

— Je tiens tellement à toi que je voulais que tu restes mon secret, murmuré-je tout près de son oreille.

Ça passe ou ça casse.

— Puis, ils n’étaient pas souvent à Dublin alors j’attendais le bon moment pour les présentations.

Putain de mensonge ! Je me débecte à un point ! La vérité, c’est que je ne tenais pas à ce qu’ils apprennent son existence, mais je crois que ça, je l’ai déjà dit.

Contre toute attente, elle m’embrasse avec tendresse. Elle me pardonne, c’est ce que je retiens, mais elle a tort, elle ne devrait pas. Elle devrait me lourder, me hurler dessus que je ne suis qu’un connard doublé d’un manipulateur. Quant à moi, je devrais lui dire de se trouver un mec digne d’elle, que moi je ne pourrai jamais lui offrir le bonheur qu’elle mérite. Que je ne suis qu’un salopard, effrayé rien qu’à l’idée de se retrouver seul !

— Bon, quelqu’un peut nous dire pourquoi nous avons été convoqués ? Mes frères m’ont parlé d’un message, mais quand ils ont compris que je ne l’avais pas reçu, ils n’ont rien voulu me dire de plus. D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils foutent ici, eux ? En quoi ça les concerne ? Bref. Viens-en au fait, Rob. J’ai des trucs de prévus aujourd’hui, donc si on pouvait mettre un terme rapidement à cette petite orgie, ce serait sympa, grogne Kennedy alors que Lauren s’attarde un peu trop longtemps sur mes lèvres.

Qu’as-tu de si important à faire, ma puce ? Qui t’attends pour que tu sois si pressée ?

Je remballe ma jalousie, ce n’est pas le moment qu’elle fasse écho à la sienne. Quelque part je suis persuadé que si elle emploie un tel ton, c’est qu’elle ne supporte pas de voir Lauren m’embrasser.

Ma nana cesse de me dévorer la bouche et porte son regard sur Kennedy, avant de demander :

— Elle se prend pour une diva, celle-là aussi ?

T’aurais pas dû, Lauren. Les jumeaux vont te tomber dessus. Moi aussi, je pourrais si tu l’agresses un peu trop. Je tiens à toi, mais je suis dingue d’elle. Alors si je dois choisir mon camp, ce sera vite fait. Sauf que je n’ai aucune envie de me faire griller. Par personne.

— De quoi tu parles ? questionne Kane, acerbe. Kennie n’a rien d’une diva, alors fais gaffe à ce que tu dis, si tu ne souhaites pas que Kenan et moi te remettions à ta place.

— Bon, on se calme, les jeunes, intervient Rob qui doit sentir le vent tourner. Je vous ai fait venir pour signer vos nouveaux contrats, suite à leur accord à notre proposition.

— Une proposition ? Un nouveau contrat ? C’est quoi, ce bordel ? demande Kennedy.

Tout le monde se tait, les jumeaux en premiers. Ils ont probablement pris conscience qu’ils auraient dû l’informer de mon retour parmi eux. Encore plus maintenant qu’ils continuent, sûrement, à se poser un milliard de questions sur ce qu’il y a eu entre elle et moi.

— Quelqu’un veut bien me répondre ? Kane ? Kenan ?

Ses frangins regardent partout sauf dans sa direction. Ils savent qu’ils vont passer un sale quart d’heure d’ici peu. Je les connais assez pour décrypter leur comportement.

Malone est le premier à réagir. Il se déplace jusqu’à elle et attrape ses mains. Je ressens à nouveau ce sentiment sournois qui me vrille les tripes. J’aimerais être celui qui la touche. Qui plonge les yeux dans les siens. Qui captive son intérêt.

— Les Flying Woman sont orphelins. Ils n’ont plus de leader. Rob l’a congédié tout à l’heure. Elle devenait ingérable.

Kennie commence à comprendre, je le réalise aux expressions qui déforment son beau visage et elle ne semble pas adhérer à l’idée qui se profile.

— Nous avons donc décidé d’intégrer Norah, Lauren et Ronan aux OC3, poursuit-il.

— Non, répond-elle d’une voix placide.

— Vous n’avez pas de claviériste, ce serait donc une belle opportunité pour vous.

— Non !

— Et ce serait également dans votre intérêt que Ronan retrouve sa place. Ton frère et lui forment un superbe duo pour créer de nouvelles chansons.

— Non ! Non ! ET NON ! refuse-t-elle catégoriquement en récupérant ses mains.

Tout est ma faute. Si je ne lui avais pas caché ma relation avec Lauren, si je n’avais pas déserté sa vie comme un connard, sa réaction aurait été différente. J’en suis persuadé.

Son air assassin qui m’est spécialement destiné me prouve que j’ai raison sur toute la ligne.

— Je ne travaillerai pas avec eux ! vocifère-t-elle en pointant son index uniquement sur moi. Si vous vous obstinez dans cette idée, je quitte le groupe.

Et ses frères la suivront. Les OC3, ce sont eux et rien ne pourra changer cet état de fait. D’ailleurs, leur nom en est une preuve à lui tout seul. OC pour leur nom de famille, O’Connor. Trois, parce que ce sont des triplés.

— Kennedy, calme-toi ! ordonne Rob d’une voix douce, malgré tout.

— Me calmer ? Je ne me calmerai que lorsque vous abandonnerez cette idée stupide !

— Écoute, j’aimerais vraiment que tu y réfléchisses avant de refuser aussi catégoriquement.

— Mais, c’est déjà tout vu et ma réponse restera inchangée. C’est non, que ça vous plaise ou non !

Sur ce, elle tourne les talons et quitte la pièce en claquant la porte.

Kenan se précipite aussitôt derrière elle tandis que Kane se dirige droit sur moi.

— Je crois que tu me dois quelques explications, me chuchote-t-il.

J’acquiesce en silence, même si j’ignore ce que je vais bien pouvoir lui balancer pour m’extraire, sans trop de dommages, de cette situation. Hors de question que je perde en plus mes frères de cœur, ne plus avoir Kennie dans ma vie est suffisamment difficile.

— Kane, Blue, serait-il possible que vous convainquiez Kennedy ? demande Rob.

— Kenan est parti lui parler, elle acceptera, lâche mon pote.

— Très bien. Dans ce cas, la réunion est terminée pour le moment. Je remets la signature des contrats à plus tard.

Nous acquiesçons tous. Puis sans perdre un instant supplémentaire, Kane m’entraîne à l’extérieur du bâtiment, gardant son bras autour de mes épaules pour que je ne prenne pas la fuite.

Ce n’est qu’une fois dans la rue qu’il me relâche.

— Y’a eu quoi entre ma frangine et toi ? m’interroge-t-il sans passer par quatre chemins. J’suis pas stupide, Kenan non plus. On a toujours su que ton départ était lié à elle. Je t’ai vu chuter, mec. Même si on ne voulait pas te voir avec elle, on sait, aussi bien lui que moi, que t’as longtemps été accro à notre frangine. Plus d’une fois, on s’est même demandé quand tu allais briser notre foutu pacte… Juste avant qu’on devienne pro, on a même cru que t’allais nous demander de nous torcher avec, mais tu n’en as rien fait… Toutefois, y’a un truc qui m’échappe. Kennedy a bien supporté que tu quittes le groupe, mais là, elle ne peut plus te blairer. Alors, réponds, qu’est-ce qui s’est passé entre vous depuis ton départ ?

Je jette un coup d’œil en direction du label. J’aperçois Lauren et Norah qui en sortent à cet instant.

— Une succession d’erreurs, répliqué-je pour ne pas trop en dévoiler.

Il me dévisage, un peu trop ardemment à mon goût.

— Et toutes ces erreurs lui ont fait du mal, admet-il comme une évidence.

Ouep. Tout comme à moi.

— T’as de la chance que je t’ai toujours considéré comme un second frère. J’espère juste pour toi que, si on arrive à la convaincre que ta place est parmi nous, tu ne joueras plus au con avec elle. T’as une meuf, mec, alors laisse ma frangine tranquille. Notre deal tient plus que jamais.

J’échappe un ricanement amer.

— À ton avis, pourquoi je traîne moins souvent avec vous ?

L’arrivée de Lauren et Norah l’empêche de me répondre. Toutefois, je lis dans son regard qu’il a saisi le concept.

— On se voit plus tard et on en reparlera. J’ai encore quelques questions en suspens. Lauren, Norah, j’ai hâte de bosser avec vous, ajoute-t-il à l’attention des deux en question. À bientôt.

Dès qu’il est parti, Lauren s’accroche à mon cou et plonge ses yeux dans les miens.

— Leur chanteuse à l’air de te détester et je crois qu’elle n’a pas trop apprécié que je dise que j’étais ta copine. Vous êtes sorti ensemble, non ?

Merde !

Que puis-je lui répondre ? Si je lui mens, elle le décèlera vu la perspicacité dont elle vient tout juste de faire preuve. Si je lui avoue la vérité, je la perds et, là, je ne suis pas certain d’avoir envie d’être largué. Je suis un peu trop à fleur de peau, je ne supporterai pas qu’elle disparaisse de ma vie. Ouais, je l’avoue, sur le coup, je suis le pire des égoïstes.

— C’est une vieille histoire.

— Que je n’ai pas besoin de savoir, c’est ça ?

Je joue avec les muscles de ma mâchoire, pesant le pour et le contre. Si je lâche une semi-vérité, elle devrait abandonner l’affaire, non ? Alors…

— J’ai couché avec elle une ou deux fois quand je faisais encore partie des OC3. C’est un peu à cause de ça que j’ai quitté le groupe, d’ailleurs. Elle croyait qu’elle et moi pourrions être en couple.

Ouais, je sais, c’est lâche de mettre tous les torts sur le dos de Kennedy.

Mais, pas la peine d’en faire toute une montagne, je me hais bien assez tout seul. J’ai ce poids dans l’estomac qui me file la gerbe tant je me débecte de salir ainsi la plus magnifique des femmes et de mentir à une autre presque aussi belle, humainement parlant. Bon, d’accord, physiquement, elle est super sympa aussi, sinon je ne coucherais pas avec elle. Faut pas exagérer non plus. Cependant, elle n’arrive pas à la cheville de celle qui m’obsède depuis dix ans.

— Tu crois qu’elle peut être un problème pour nous si on intègre leur groupe ?

Oui.

— Non. Elle sait que je ne veux pas d’elle, répliqué-je en essayant de me montrer le plus convaincant possible, alors que mon cœur hurle qu’il la veut elle et personne d’autre.

— Dans ce cas, je suis rassurée. On rentre ?

J’accepte, avec un grand sourire. J’ai besoin d’oublier tout ce qui vient de se dérouler et pour ça, je connais un moyen parfait.

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