No right to Love You: 3 - Kennedy ( edition française) (French Edition)

Chapitre 20

 

 

Kennedy

Disneyland…

Où avais-je la tête quand j’ai demandé à Steven de nous conduire ici ? Quelles étaient réellement mes intentions ? Faire chier Ronan ? Oui, c’est ce que j’avais espéré, mais en le voyant s’éclater comme un gamin, je prends conscience à quel point j’ai raté mon coup. J’aurais dû m’en douter. Ce n’est pas la première fois que nous nous rendons dans un parc ensemble. Bon d’accord, d’habitude, il y a le reste de la bande.

Franchement, où avais-je la tête quand j’ai répondu à mon ancien plan-cul ? Pas sur mes épaules en tout cas, sinon je n’aurais pas choisi ce lieu. 

Quelle idée aussi de m’être plongée dans un jeu, qui me liquéfiait autant qu’il me brûlait les ailes, auprès du guitariste le plus sexy de la planète. Parce qu’il ne faut pas croire que ce que j’ai entrepris pour le rendre dingue m’a laissée indemne. Sentir son cœur battre à vive allure m’a chamboulée, en me rappelant toutes les fois où il plaquait ma paume sur son torse. Pour toujours et à jamais, me répétait-il. Tu parles ! Quant au moment où j’ai posé ma main sur son érection… Je n’ai pas trop envie de penser à ce que j’ai ressenti. Je suis bien trop en colère après moi.

Mais le plus agaçant dans tout ça, c’est que, moi aussi, je m’éclate dans ce parc, alors que je ne devrais pas. Ce qui ne fait qu’accroître mon irritation à mon égard.

Quant au pire du pire, c’est que jusqu’à présent, nous n’avons fait que des manèges à sensations qui m’ont poussée dans ses bras. C’était plus fort que moi.

La vérité, c’est que je suis une vraie trouillarde. Combien de fois les garçons m’ont-ils chambrée alors que je ressortais de ce type d’attraction au bord du malaise ? Un nombre incalculable de fois, pour tout dire. Car ces trois nigauds ont toujours adoré m’obliger à y monter. Si mes frangins n’avaient que pour but de me taquiner, Ronan, lui, adorait le faire juste pour que je me réfugie dans ses bras ou m’accroche à lui. De ce côté-là, rien n’a changé. Alors que nous dévalions les rails du Big Thunder Mountain, je n’ai pas pu m’empêcher d’agripper son biceps et dans le Manoir Hanté, je me suis blottie contre son torse dès l’apparition du premier fantôme.

Alors si j’ai autant les chocottes, pourquoi dire que je m’amuse ? C’est tout simple, j’ai toujours adoré me surpasser, encore plus quand il est à mes côtés.

J’ai donc, bien malgré moi, le sourire jusqu’aux oreilles.

— On fait quoi maintenant ? me demande-t-il alors que nous marchons côte à côte, sa main frôlant à plus d’une reprise la mienne.

Je me décale légèrement pour qu’il cesse de me toucher. La tension qui m’anime chaque fois qu’il entre en contact avec moi m’insupporte de plus en plus. Je ne dois pas oublier qu’il est capable de s’envoler en un claquement de doigts.

Je tourne sur moi-même à la recherche de notre prochaine activité. Mon estomac grogne, mais il attendra encore un peu. J’ai enfin trouvé le manège idéal, celui qu’il détestera.

Chacun son tour.

— Viens !

Sans l’attendre, je me dirige vers l’endroit sur lequel mon choix s’est arrêté.

— It’s A Small World? T’es sérieuse ? demande-t-il, ahuri, alors qu’il me rejoint derrière la file.

J’éclate de rire.

— Très. Un peu de douceur, après tous ces manèges de brutes, ne nous fera pas de mal, fais-je en me tournant vers lui.

Subitement, il revêt un masque empreint de sérieux.

— Si tu as besoin de tendresse, j’en ai une tonne à revendre. Elle ne demande qu’à s’exprimer.

Et pour joindre le geste à la parole, il glisse la mèche qui est venue me barrer le visage, sous le souffle d’un léger vent, derrière mon oreille. Son regard accroche le mien avec une telle force que je me retrouve incapable de détourner la tête. Pourtant, ce n’est pas faute de vouloir, hein ? Je devrais même, au risque de me noyer dans cet océan de verdure qui m’observe comme si j’étais la plus belle femme au monde.

— Arrête ça ! grogné-je, en tentant de lutter contre ces sensations que je ne devrais pas ressentir devant lui.

— Arrêter quoi, Kennedy ?

Mon prénom roule sur sa langue avec une telle sensualité que j’en défaille. D’autant plus qu’il est devenu rare qu’on le prononce en entier.

— Arrêter quoi, ma puce ? insiste-t-il, tout en redessinant le contour de ma mâchoire.

Ce surnom qu’il m’a toujours donné, bien avant même que nous ayons une véritable relation, à l’abri des oreilles de mes jumeaux, me déstabilise.

— Ce… Ça, balbutié-je sans préciser exactement le fond de mes pensées.

Quelles pensées, d’ailleurs ? Car, là, clairement, sous ses doigts qui se rapprochent de plus en plus de mes lèvres et ses yeux qui m’hypnotisent, je suis incapable de réfléchir. Mon souffle se raréfie, ma bouche s’entrouvre à la recherche de cet oxygène qu’il me vole, juste par sa présence.

Son pouce caresse le renflement de mes lèvres sans que je ne puisse échapper à son regard envoûtant. Une petite voix en moi essaie de m’alerter, mais les battements frénétiques de mon cœur m’empêchent de discerner son message.

Je ne suis plus vraiment ici, mais des années en arrière quand je croyais que tout était possible entre nous. Quand je n’avais d’yeux que pour lui et que j’étais persuadée de la réciproque. Quand nous nous aimions comme des fous. Parfois chez lui. Souvent chez moi.

— Ça ? me questionne-t-il de sa voix rauque qui m’a toujours rendu toute chose.

Tel un aimant, il exerce sur moi une force d’attraction qui me pousse à effectuer un pas vers lui… et un autre. Mes pieds butent contre ses baskets. La petite voix, affolée, cette fois, s’égosille pour me faire entendre raison. Mais comment entendre raison quand je fais face à mon unique amour ?

— Tu devrais reculer ou je vais t’embrasser, me menace-t-il.

Je perçois un raclement de gorge tout près, mais je ne le calcule pas. Ronan me captive bien trop pour que je m’y attarde. Ici et maintenant, il n’y a plus que lui et moi.

Son regard navigue rapidement entre mes iris et l’objet de sa tentation. Il se penche lentement… trop lentement vers moi. Je fonds totalement sous son aura.

— Kennedy… me menace-t-il alors que nos souffles se mélangent.

Avant même que je puisse répliquer, sa bouche fond sur la mienne. Nos lèvres se retrouvent enfin. D’abord timides, elles prennent le temps de se redécouvrir. Mais au moment où il vient caresser ma langue de la sienne, nos sens s’embrasent et notre baiser devient plus passionné.

Cette voix, toujours la même, que je perçois dorénavant me rabâche sans relâche que je commets une erreur monumentale. Que je vais très vite regretter cet interlude, aussi orgasmique soit-il. Pas de chance pour elle, je n’ai aucune envie de l’écouter. Je veux vivre l’instant présent, sans penser aux conséquences.

— Un peu de tenue ! Il y a des enfants tout de même ! peste une voix féminine.

Dans un accord tacite, nous mettons un terme à cet instant que je pourrais qualifier de magique. Nous nous tournons alors vers la femme qui nous observe en affichant un air outré. Un adolescent, plus proche de l’âge adulte que de l’enfance, se tient à ses côtés et se marre sous cape devant la mine renfrognée de celle que je suppose être sa mère. À moins que ce soit sa grand-mère. Difficile à déterminer, elle semble être sans âge. Une chose est sûre, c’est qu’elle n’a pas dû remarquer que son fils ou petit-fils est presque un homme et qu’il ne doit plus être puceau depuis un moment. Du moins, c’est ainsi que je l’interprète face à ses billes qui roulent sur leur orbite, après une nouvelle réflexion sur notre comportement inapproprié.

De concert, Ronan et moi pinçons les lèvres pour éviter de rire.

— Toutes mes excuses, madame, se repentit mon guitariste favori, dont l’ironie ne m’échappe pas.

Il n’est absolument pas désolé.

Amusée, je redresse la tête et lui souris. Son regard s’accroche à nouveau au mien. La femme perd alors toute son importance. Comme tout à l’heure, avant qu’il ne m’embrasse, je me retrouve complètement subjuguée.

Faute de chance, mon estomac grogne à ce moment et rompt à son tour le charme.

— Tu as faim ? me questionne-t-il.

— Oui. Pas toi ?

— Si très.

Pourquoi ai-je l’impression que l’appétit qui le ronge n’est pas du même acabit que celui qui contracte mon estomac ? Sûrement à cause de la manière dont ses pupilles longent et s’attardent sur mes formes. Je frémis.

— On devrait y… y aller, non ? Enfin je veux dire, on devrait se trouver un endroit où déjeuner. Après tout, il est presque quinze heures, c’est normal que nous ayons faim.

Après ma légère hésitation, je débite ces mots à toute allure, incapable de faire face à ce qu’il éveille en moi.

— J’aime quand tu as la tête à l’envers par ma faute, me taquine-t-il. Ça m’avait manqué.

Des mots en trop.

Des mots qui me rappellent que nous ne sommes plus ensemble depuis longtemps. Qu’il n’a jamais été totalement à moi.

Des mots qui font trop mal.

— La faute à qui, hein ?! m’énervé-je.

La colère, ce sentiment que je connais parfaitement, s’empare à nouveau de tout mon être.

Penaud, il baisse la tête et masse sa nuque.

Je le toise, avant de m’éloigner à vive allure. Comment ai-je pu être aussi stupide et l’autoriser à m’embrasser ? Ça n’arrivera plus jamais, je m’en fais la promesse.

— Kennedy, attends ! m’appelle-t-il.

Je fais la sourde oreille et continue à avancer sans même me retourner. Pourquoi le ferais-je ? Pour tomber encore dans son piège ? Non, c’est fini. Il aura beau me dire que, dans son cœur, je suis sa femme, ça n’y changera rien. Trois ans plus tôt, il a fait son choix et ce n’était pas moi, je ne l’oublie pas.

— Kennie… S’il te plaît.

Il se rapproche de plus en plus de moi. Je l’entends à sa voix bien trop près. J’accélère l’allure, mais comment échapper à ce géant qui ne fera qu’un pas quand j’en ferai cinq ?

Sa main se pose sur mon épaule. Je le dégage d’une simple torsion du buste et jette un œil sur Steven, jamais bien loin, pour le supplier d’intervenir. Mon garde du corps préféré avance dans notre direction. Chose que constate rapidement Ronan.

— C’est entre elle et moi… S’il te plaît, appuie-t-il sa demande sous-jacente de le laisser tranquille.

Comprenant que Steven abdique (lâche !), je me retourne vivement vers Ronan.

— Fous-moi la paix, Byrne !

— Non.

— Non ? répété-je.

— C’est ce que j’ai dit… Merde, Kennie, on s’est retrouvé comme avant et on s’est même embrassé. Tu as aimé ça, autant que moi, alors qu’est-ce que j’ai fait de mal, merde ! Je ne comprends pas.

Le pire, c’est qu’il semble vraiment sincère.

— Tu ne comprends pas ?! Tu es sérieux ?

Je lâche un rire sarcastique.

— Comment as-tu osé dire que je t’avais manqué ? Oui, je sais, ce ne sont pas tout à fait tes mots, mais à mon sens, c’est exactement pareil. Dois-je te rappeler la belle découverte que j’ai faite à ton sujet, il n’y a pas si longtemps ? Pendant tout ce temps, tu étais avec Lauren. Je n’ai donc été que ta maîtresse. Et dire que je croyais que toi aussi tu avais des sentiments pour moi (nouveau rire de ma part, amer cette fois). Mais, en vérité, tout ce qui comptait à tes yeux, c’était de te taper la jumelle de tes meilleurs potes, sinon c’est avec moi que tu serais resté, pas elle !

— Kennie… Arrête… Écoute-moi.

— Alors, je vais t’en apprendre une bien bonne : c’est terminé, continué-je mon laïus. Tu ne me foutras plus jamais dans ton lit ! Allez vous faire voir toi et tous tes putains de mensonges ! vociféré-je, en gesticulant dans tous les sens.

— C’est bon, t’as fini ? Je peux en placer une ? s’agace-t-il.

— Oui. Vas-y. Balance-moi encore un bobard dont toi seul as le secret !

D’un coup, il empoigne mes épaules. Je tente de me dégager, mais ce con a une sacrée force. C’était déjà le cas dans le passé et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui que sa musculature s’est développée depuis la dernière nuit que nous avons passée ensemble. Nuit que je préfère oubliée.

— Je ne t’ai jamais menti sur mes sentiments. S’il y a bien une chose sur laquelle tu peux me faire confiance, c’est bien celle-là. Je suis amoureux de toi depuis le jour où mes yeux se sont posés sur toi. Tu n’as jamais été que la frangine de mes potes… Putain, tu es la plus belle femme que la terre n’a jamais portée à mes yeux. Tu es drôle. Vivace d’esprit. Tendre. Joueuse.

— Alors, pourquoi ? m’égosillé-je en tentant de me dégager une nouvelle fois. Si tu as toujours été amoureux de moi, pourquoi tu l’as choisi, elle ? Pourquoi tu as pris la fuite dès qu’on passait un cap tous les deux ?

Mes derniers mots ne sont plus qu’un murmure. Face à la douleur que cette discussion m’inflige, les larmes recouvrent mes yeux. Je lève la tête pour les contenir. Je ne dois pas pleurer devant lui. Je refuse qu’il voie à quel point tout ça m’atteint. À quel point je suis toujours accro à lui.

— Parce que je suis un putain de froussard. J’ai eu peur, d’accord ?

— Peur ? Dois-je comprendre que je te fais peur ? m’offensé-je.

— Oui, tu me fous une trouille bleue, Kennedy. T’es la seule à pouvoir me faire perdre le peu que j’ai acquis. Tes frères sont comme les miens et je me suis battu sans cesse contre ce que me dictait mon cœur pour respecter mon engagement envers eux.

— Quel engagement ? Tu parles de ce pacte débile entre vous à mon sujet ?

— Ouep… Non… Peu importe… Mais… Mais il n’y a pas que ça. Tu es la seule à pouvoir me détruire plus que je ne le suis déjà. Tu veux savoir pourquoi j’ai choisi Lauren ?

Je hoche imperceptiblement la tête.

— Tout simplement, parce qu’elle représentait une sorte de sécurité à mes yeux. Je n’avais pas peur avec elle, car je savais qu’elle ne pourrait jamais me détruire plus que je ne le suis déjà. Elle n’avait pas cet impact sur moi… Je vais te raconter une petite histoire. Un de mes potes du foyer était dingue d’une fille. Ils avaient des projets ensemble. Ils connaissaient ses parents depuis quelques années déjà. Ils l’avaient accueilli dans leur famille et le considéraient même comme leur fils. Un jour, elle lui a dit que tout était fini entre eux, de ne plus jamais chercher à la voir. Elle lui a donc interdit de remettre les pieds chez elle et, par conséquent, chez ses parents. Il s’est retrouvé une seconde fois orphelin, en quelque sorte… Tu sais ce qui lui est arrivé par la suite ? Il en est mort.

— Oh mon Dieu ! m’exclamé-je en plaquant mes paumes sur ma bouche.

— J’ai appris son décès le jour du mariage de Kenan (la veille de sa disparition, donc). Je t’ai observée alors que j’apprenais ce drame. Tu étais là si belle dans ta robe de cocktail. Je me souviens encore qu’elle était verte… verte pour s’assortir à mes yeux, c’est ce que tu m’avais dit (il lâche un sourire nostalgique). Mon cœur battait comme un malade. Puis Kane est passé entre nous et j’ai su que je devais te quitter avant que je perde tout… J’avais déjà perdu ma place dans le groupe, par ta faute (enfoiré !), je ne pouvais pas me permettre plus. J’en serais mort aussi… Je suis allé voir Kenan et je lui ai dit que je revenais d’ici une heure ou deux. Entre-temps, je suis allé récupérer des affaires chez moi et je me suis rendu chez Lauren. Je lui ai dit que j’acceptais de vivre avec elle. Ça faisait un moment qu’elle me le demandait, mais jusqu’alors, j’avais refusé, car je voulais rompre avec elle.

— Pourquoi tu ne l’as pas fait ? Encore cette peur ?

— Je n’en sais rien… Je crois que ouais dans un sens, mais pas pour les mêmes raisons. Tu sais que la musique a toujours été quelque chose de concret pour moi. Ma mère me jouait de la guitare quand j’étais petit. Ça m’aidait à me détendre. Il me semble que je te l’ai déjà dit.

Je confirme d’un signe de tête.

— J’avais donc besoin de rester dans le groupe. En quitter deux, coup sur coup, c’était au-dessus de mes forces. Et si j’avais rompu avec elle, je suis certain qu’elle aurait demandé que je dégage.

— Comment peux-tu le savoir, puisque tu ne l’as jamais fait ? grogné-je.

Il hausse les épaules.

— Et la suite de ton histoire, c’est quoi ? Tu es revenu au mariage, nous sommes rentrés ensemble, tu m’as baisée en te disant que tu serais bientôt débarrassé de moi, c’est ça ?

Il frotte son visage.

— Je ne t’ai pas baisée, ma puce. Je t’ai fait l’amour… je t’ai fait l’amour en sachant que ce serait la dernière fois. Et, putain, tu ne peux pas savoir à quel point j’avais mal de comprendre que je ne te toucherai plus jamais.

Sa voix chavire, rendant les derniers mots à peine audibles.

— Et maintenant tu essaies de revenir la bouche en cœur et la fleur au fusil. Super ! ironisé-je. Mais tu sais quoi ? T’as juste oublié de me demander mon avis. Je ne veux plus de toi, Byrne. Ce n’est pas parce que mon corps réagit à tes sollicitations que ça signifie quoi que ce soit. Tu veux qu’j’te dise pourquoi ? En te protégeant, c’est moi que tu as détruit et, ça, je ne te le pardonnerai jamais ! Tu entends ? JAMAIS !

Je le repousse de toutes mes forces et reprends mon chemin. Direction la sortie. Venir ici était une très mauvaise idée, même s’il m’a dévoilé tous ses secrets. Qui ne changeront rien à la donne. La preuve en est, même si je passais outre ma colère, nous ne pourrons jamais être ensemble. Je l’ai bien compris à travers son discours. Il a passé un engagement qui le lie à mes jumeaux. Engagement qu’il continuera à suivre même s’il l’a brisé pour ne pas perdre la famille qu’il s’est construite. La chose la plus importante à ses yeux.

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