Opération Génésias

Michel Lacombe · Chapitre 20 sur 22

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Opération Génésias

Chapitre 25

— C’est parfait, alors !

Se tournant ensuite vers Roger, Sylvain, Chloé et le professeur, il assura :

— Si vous désirez, après ce que vous avez vécu, prendre encore quelques jours de bon temps, vous pouvez rester le temps qu’il vous plaira ici, au “ Carvaglione  ”, ou bien encore à l’ “ Hôtel la Cabriole  ” de Sanary… aux frais de la princesse, bien sûr !

— Ah, ah ? s’exclama le commissaire Plantier. Ça vaut la peine d’y réfléchir…

— Et ne vous embêtez pas trop pour rejoindre Sanary-sur-Mer : passez-moi un coup de téléphone, et un hélicoptère et son pilote seront à votre disposition… Oui, je sais : de jour de préférence, pour le paysage !

— Que d’honneurs ! s’étonna Chloé en riant.

— Nous vous devons bien ça ! Mais il va nous falloir vous laisser : le devoir nous appelle à Paris…

— Dommage… Nous aurions aimé mieux vous connaître, assura Sylvain. J’espère que nous reverrons ? Histoire de nous tenir au courant de la suite de l’enquête.

— Je vous promets que l’on fera en sorte de vous en informer. Pas forcément moi ou mes collaborateurs, mais quelqu’un de la maison… Au revoir, et merci !

— Merci à vous, surtout…

Après une série de poignées de mains, les deux hommes s’éloignèrent sans se retourner, et leur départ créa comme un vide. Pas question pour autant de céder à la nostalgie ! Roger arbora un grand sourire :

— Nous allons fêter ça, non ? Un bon festin, ce midi, et surtout bien arrosé ! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut trinquer à la santé de l’État !

— Trinquer, oui… concéda timidement Paola. Mais pas trop, pour ma part : j’ai encore une foule d’articles à pondre, ces jours-ci…

Elle s’interrompit à la sonnerie de son téléphone :

— Si, pronto ! Ah, la televisione… Rai due ? Si, sono io, Paola

Sereni ! Ti ascolto [25]…

— Et voilà ! s’amusa Chloé. Déjà des interviews des chaînes de télé ! Si l’on veut être tranquilles, il va falloir nous arranger pour y échapper…

— Personne à part Joseph et Mario n’a nos coordonnées téléphoniques. Ça devrait nous laisser du répit ! Et puis, comme je me considère déjà à la retraite et que Sylvain n’est pas au bout de ses congés, je pense qu’on peut s’accorder quelques jours de repos ici, non ? Et ensuite quelques autres sur la baie de Bandol ? Qu’en pensez-vous, les amoureux ?

Chloé chercha les yeux de Sylvain, lequel chercha les yeux de Chloé. Ils échangèrent un sourire entendu et répondirent en chœur :

— Bonne idée !

— Alors, un petit tour au bar de l’hôtel s’impose, non ?

— Allons, Roger… Nous venons juste de terminer cafés et croissants !

— Qu’est-ce que ça peut faire ? Abondance de biens ne nuit pas…

Marcel Griveau, toujours aussi farfelu, abonda dans le sens du géant :

— Moi, je ne dirai pas non. Même si nous étions plutôt bien traités, dans notre terrier, il y manquait tout de même des alcools acceptables !

Chloé prit Sylvain par le bras :

— Bon… Allons-y ! Pas la peine de contrarier notre cher commissaire à la retraite !

Le jeune homme lui enlaça tendrement la taille et suggéra :

— Avant de reprendre notre routine marseillaise, et après les jours de détente qu’à évoqués notre ami Roger, je propose que nous nous offrions un petit voyage, rien que nous deux. Qu’en penses-tu ?

Elle n’eut pas besoin de réfléchir et lui tendit ses lèvres :

— Je suis d’accord… où tu veux, mais pas en Italie, je t’en prie !

 

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