Sanguines

Pierre Louÿs · Chapitre 9 sur 55

Pages du PDF

Sanguines

Melitta

Tais-toi, chevrier. Va-t’en. Ma mère m’a défendu d’écouter aucun homme. Je suis ici pour garder mes brebis laineuses et leur faire brouter l’herbe jusqu’au soleil couchant. Je ne dois pas entendre la voix des garçons qui passent sur la route avec le vent du soir et les poussières ailées.