Ce rival trop séduisant
Epilogue
— Merci du temps que vous nous avez accordé, mesdames et messieurs. Notre réunion est à présent terminée.
Megan referma son dossier et sourit à son mari, à l’autre bout de la table.
L’atmosphère se détendit immédiatement, et les associés de Merritt, Merritt & Jamieson se mirent à discuter par groupes de deux ou trois personnes.
— Ma codirectrice a oublié de mentionner une petite chose, intervint Travis.
On entendit alors un petit gargouillis suivi d’un rot, et tout le monde sourit.
— Oh ! fit Megan.
Elle repoussa sa chaise et se pencha.
— Qu’est-ce que tu veux, mon cœur ?
Sophia, sa fille de six mois, la fixa de ses grands yeux, se réveillant doucement de sa sieste qui avait, par chance, duré tout le temps de la réunion. C’était le problème avec les nounous à mi-temps : de façon occasionnelle, quand Travis et elle assistaient à la même réunion, elle devait amener Sophia au bureau.
— Travis veut certainement souligner que j’ai oublié de vous dire que nous serons tous les deux en vacances, la semaine prochaine, dit-elle. C’est notre troisième anniversaire de mariage. Nous serons joignables sur notre portable en cas d’urgence, mais sinon, nous nous reverrons dans une semaine.
L’annonce déclencha une clameur de félicitations, puis chacun quitta la salle de conférences, leur souhaitant de bonnes vacances.
Lorsqu’ils furent seuls, Travis prit Megan dans ses bras, et la regarda avec amour.
— La nounou n’est pas venue, ou bien tu essaies déjà de familiariser Sophia avec le cabinet ?
Elle sourit.
— Son papa lui manquait. Tu t’occupes bien mieux de Sophia que moi, et elle préfère être avec toi à la maison.
Il se mit à rire.
— Ce n’est pas vrai. Tu te bats toujours pour la prendre dès que je m’approche d’elle.
— C’est sans doute l’instinct maternel. Il faut croire que même les femmes comme moi en ont.
Il lui enlaça la taille d’une main, et l’attira à lui pour l’embrasser.
— Tu es une femme exceptionnellement aimante et généreuse. Et une mère attentionnée.
Elle l’embrassa.
— Et je t’aime : ça, c’est sûr !
— Et tu m’aimeras toujours, dit-il avec un sourire de satisfaction.
Megan se mit à rire.
— Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ? demanda-t-il, vexé. J’ai comme l’impression que tu te moques de moi.
— Je ne peux pas me permettre de renoncer à ce mariage, dit-elle. Car il va bien me falloir encore cinquante années pour faire taire ces tendances machistes en toi !
— Mène ton combat, Meg. Je suis tout à toi…
Il l’embrassa cette fois avec une fougue qui la laissa tremblante.
Elle ne savait ce qu’elle pourrait demander d’autre à la vie.
Travis et elle étaient unis par leur passion, leur fille et leur travail communs, unis pour la vie et encore tout abasourdis de ce bonheur si pur et si solide…
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Gaines