Dark Soul (French Edition)
Chapitre 21
Dom : Largué
Aujourd’hui.
soutirer des informations. Mais la seconde suivante, Gabriel était bien trop J e ne comprends rien. Margaux m’a demandé de la suivre, et même si je savais que c’était pour tenter un truc avec moi, j’espérais lui près de Charlotte. Je ne suis qu’un con… Laisser le mec qui a violé ma sœur avec elle…
Je crois que je ne prends pas la mesure de ce que Clémence a subi. C’est totalement abstrait pour moi. Tout ce que je sais, c’est que ne rien avoir pressenti me rend malade et qu’il faut que je fasse quelque chose pour sortir Clémence de cette situation. Venir chez Gabriel me semblait une bonne idée, mais avec le recul, je me dis que c’était une belle connerie. Charlotte fait la forte, en assumant son rôle de gothique métalleuse jusqu’au bout. En réalité, cette façade cache une personne fragile. Le truc, c’est que j’ignore pourquoi.
Mon sang ne fait qu’un tour quand je découvre Gabriel qui pose sa main sur son visage. Ce que je prévois encore moins c’est la réaction épidermique de ma belle aux cheveux de feu. Quelque chose cloche, elle se met à bégayer. D’une pâleur diaphane, lorsqu’il lui parle de sa gourmette elle lui vomit dessus. Je suis à deux doigts d’exploser de rire, ravi qu’il reçoive ce qu’il mérite. Margaux est sous le choc, la bouche grande ouverte. Tandis que Charlotte renouvelle son exploit et croise mon regard. Je devine que c’est bien plus profond qu’une simple gastro. Mon visage se fige et je tente de comprendre. Elle est paniquée et s’enfuit, m’ôtant toute envie de plaisanter.
J’oublie Gabriel et Margaux et la poursuis dans les escaliers. Sa course est désordonnée, elle est désorientée, tombe. Je hurle son prénom, mais elle ne réagit pas et continue de fuir. Je la trouve en train de se battre avec la porte cochère qu’il faut pousser et qu’elle s’évertue à tirer. Je la pousse à sa place, mais c’est comme si je n’existais pas. Elle est incohérente dans ses propos et une fois dehors, elle lève le nez en l’air, comme pour chercher sa respiration en fermant les paupières. Sa panique me gagne à mon tour quand je la devine manquer d’oxygène. Son visage s’empourpre, elle a les yeux qui n’expriment plus rien avant de s’effondrer. Ma réaction est d’une lenteur désespérante et j’ai juste le temps de saisir sa tête pour qu’elle ne se cogne pas contre le trottoir. Le choc de son corps est brutal.
Je mets deux fois plus de temps que d’habitude à déverrouiller mon téléphone et compose le dix-huit d’une main fébrile. J’explique la situation et donne l’adresse. Une voix m’informe que les secours arrivent.
L’attente est interminable, je crois qu’elle respire toujours, mais reste inconsciente. Je pose mon oreille sur son cœur et le sens battre de manière désordonnée. Son corps est à moitié sur le trottoir à moitié sur la route, je me contente de déplacer ses jambes pour qu’elle soit à l’abri des voitures. L’ambiance est étrange dans ce quartier. Aucun véhicule ne passe, aucun promeneur à qui demander de l’aide. Comme si la proximité de deux êtres démoniaques faisait fuir tout le monde.
Ma main repose sur son visage et trop d’émotions s’affrontent pour que je ne parvienne à m’arrêter sur l’une d’elles. La peur les domine toutes, l’angoisse aussi. Pourquoi une telle réaction, pourquoi cette fuite ? Charlotte a toujours eu une place importante dans mon cœur, et ce, depuis notre première soirée, mais j’ignore tout d’elle. Une sirène m’informe de l’arrivée des pompiers, suivie du Samu. Ils se garent face à nous, devant le trottoir. Un homme en blouse, le médecin, j’imagine, m’interroge :
— Prénom ? Âge ? Antécédents ? Lien ?
Je suis tout aussi incohérent que Charlotte il y a dix minutes. Je bafouille, calcule la différence d’âge que nous avons. Antécédents ? Aucune idée. Je leur montre ses cicatrices aux poignets et leur explique que ça ressemblait à une énorme crise d’angoisse comme j’en ai déjà vu au foyer. D’habitude, je reste calme et posé. Là, je suis paniqué. Le médecin vérifie les constantes de Charlotte et décide de la faire monter dans le camion. Il s’approche ensuite de moi, me force à m’assoir à mon tour sur le sol. Il prend ma tension, me désigne un strapontin dans le véhicule et ordonne :
— OK, vous venez avec nous le temps que vous retrouviez un pouls correct. Vous pourrez nous laisser après.
Je m’agite :
— Quoi ? Mais non ! Je ne peux pas l’abandonner ! hurlé-je.
— On se calme, mon grand, ou je vous donne un tranquillisant.
Je prends une inspiration pour tenter de m’apaiser, mais c’est difficile. Il réitère sa question précédente et je reste les bras ballants, pendant qu’ils la prennent en charge.
— Lien ?
J’ouvre la bouche, mais rien ne sort. Je ne sais pas ce que l’on est l’un pour l’autre. Une constante ? Alors je lâche ce que j’aimerais que l’on soit :
— Petite amie.
— Vous n’avez pas l’air très sûr de vous.
Un spasme me secoue. Je suis largué, flippé, et je lutte pour ne pas m’effondrer.
— C’est tout récent, l’informé-je.
Il ne répond rien et garde ses yeux fixés sur moi. Il m’aide à me relever et nous montons dans le camion, sirènes hurlantes. Je suis assis à côté du corps de Charlotte qui semble endormi.
— Comment va-t-elle ?
— Ça ira, le problème est dans sa tête, pas dans son corps, lâche le doc.
J’ai envie de le frapper, même si c’est dans sa tête c’est son corps qui a lâché, non ?
— Qui doit-on prévenir ? poursuit-il en remplissant une feuille.
Je secoue la tête de droite à gauche.
— Je crois qu’elle ne parle plus à ses parents.
Le camion fait une embardée et je m’accroche au siège pour ne pas glisser.
— Frère et sœur ?
— Fille unique.
Aucune réaction du médecin, il doit en avoir vu d’autres.
Lorsque nous arrivons à l’hôpital, on me reprend ma tension qui est, paraît-il, revenue à la normale. Je patiente dans la salle d’attente durant ce qui me semble être une éternité. Les fauteuils en plastiques orange m’agressent, le sol est kaki. J’ignore qui décide des couleurs de ces lieux, mais ils n’ont jamais dû les fréquenter eux-mêmes. Tout ce qui s’est passé et tout ce que j’ai mal fait tourne en boucle dans mon esprit. J’ai agi sans réfléchir, c’était stupide. Aller chez Gabriel et Margaux était stupide. Je m’en veux d’avoir agi sous le coup de la colère, ça ne me ressemble pas. J’aurais dû prendre plus de temps pour appréhender la situation, pas choisir une intervention aussi importante en moins d’une minute !
Quand on vient me chercher, mon cœur bat à tout rompre, la culpabilité m’étreint. L’infirmière me demande de la suivre. Elle me fait entrer dans une chambre et ferme la porte derrière moi. Charlotte est allongée et fixe un point devant elle. Elle porte une de ces blouses blanches qui font que vous avez l’air malade, même lorsque vous êtes en bonne santé. Ses cheveux rouge sang sont étalés partout autour d’elle, comme si son visage livide flottait dans un nuage pourpre. Cette vision me tord les viscères. Je peine à déglutir. Je m’assois à ses côtés et elle tourne enfin son regard vers le mien. Un regard neutre, dénué d’émotions. Un coup de poing dans l’estomac. Je sais déjà ce qu’elle va me dire.
— Hey, murmuré-je, une boule dans la gorge face à ce changement d’attitude. Comment ça va ?
Elle me fixe en silence et son air résolu me donne à mon tour envie de vomir.
— Ça va.
Elle fait une pause et penche la tête.
— Dominique ?
Oh… Je ne suis plus Dom.
— Tu le sais, n’est-ce pas ? déclare-t-elle.
Ce qu’elle sous-entend m’empêche de respirer, c’est trop pour une seule journée.
— Que tu ne veux pas de moi ? lâché-je, en essayant de ne pas laisser trembler ma voix.
Son visage est fermé, résolu. Rien de ce que je dirai ou ferai ne la fera changer d’avis. Le silence de la pièce est assourdissant et crée une atmosphère lourde.
— Pas que je ne veux pas, que je ne peux pas, chuchote-t-elle des trémolos dans la voix.
Des larmes montent dans ses yeux et elle détourne la tête pour fixer un point neutre. Tout plutôt que moi. Elle se racle la gorge avant de préciser :
— J’aimerais, mais je suis brisée. J’ai espéré… Hier était une très belle parenthèse, mais…
Je la coupe.
— Mais j’ai déconné. Excuse-moi ! la supplié-je en saisissant sa main. Je n’aurais jamais dû t’emmener là-bas. C’est juste que je n’ai pas réfléchi.
Ses traits se durcissent et sa voix prend en assurance quand elle réplique :
— Ce n’est pas toi, Dominique. Quoi que je fasse, tout tourne au cauchemar. Je ne peux pas entraîner quelqu’un dans ma chute à chaque fois. Tu pâtirais de cette relation. Et moi, je saignerais de te voir souffrir par ma faute.
Ma tête s’enfonce dans son décolleté, je ne veux pas la perdre ! J’imaginais déjà mon futur avec elle. Loin de toute prudence, mon cœur s’est lié au sien, sans que je ne puisse l’en empêcher. Je pense même qu’il y est lié depuis le début. Mais son excuse est la plus sincère et la plus horrible que j’ai jamais entendue. Comment lui reprocher de ne pas souhaiter me voir souffrir ? Comment la laisser faire ? J’inspire une grande bouffée de son odeur et je tente de reprendre le rôle que l’on me donne d’habitude. Celui de modérateur.
— Écoute, commencé-je avec un calme que je ne ressens pas, là, tu es dans l’émotion. Moi aussi. On ne prend pas de bonne décision dans ces moments-là. Comme mon idée d’aller chez Gabriel, c’était stupide.
Elle secoue la tête, mais je persiste.
— J’ignore ce qui nous lie, j’ignore pourquoi je me sens si proche de toi alors qu’on ne s’est vus qu’un petit nombre de fois, mais tu as toujours été là, déclaré-je en saisissant sa main et en la posant sur mon cœur. Et quelque chose me dit que j’aurai beau faire tout ce que je veux, tu y es gravée et tu y resteras ancrée. Je veux t’aider à traverser tes épreuves, je veux être là pour toi. Et veux que tu sois là pour moi, comme tu l’as été pour Clémence.
— Clémence. C’est à cause d’elle que je ne peux pas, murmure-t-elle, balayant mon discours avec cette seule phrase.
Cette fois-ci, elle pleure à chaudes larmes.
— Tu n’as pas toutes les cartes en main, Dom.
— Alors, donne-les-moi, bordel ! hurlé-je en me levant. Ne gâche pas une histoire qui n’a même pas eu la chance de commencer !
Ses cheveux tombent comme un rideau de sang devant ses yeux.
— Je suis obligée, je ne vois pas d’autres alternatives.
— Tu ne veux pas les voir, articulé-je d’un ton froid, c’est différent.
La colère surpasse la peine et je me dirige vers la sortie. Elle a pris sa décision et je sens que quoi que je dise, quoi que je fasse, rien ne la modifiera.
Je pose la main sur la poignée de la porte et l’observe une dernière fois. Elle est en larmes dans son lit, mais déterminée à m’éliminer de sa vie. Qui suis-je pour m’imposer ? J’ai déjà trop vécu ce genre de comportement avec Clémence pour savoir que si elle ne veut pas de moi, rien de ce que je ferai ne changera son désir de rester seule.
— Je te souhaite une belle vie, Charlotte.
Je sors et ferme la porte. J’ai envie de hurler, frapper, pleurer, crier. Je ravale toutes mes émotions et me dirige vers la sortie. Il me faut ma guitare. J’ai besoin d’un exutoire.
Je me rends au squat en mode solo, ça fait bien longtemps que ça ne m’est pas arrivé, mais là c’est nécessaire, voire vital. Clémence m’inonde de textos :
[T’as conclu hier soir;-)]
[Je dois annoncer les fiançailles à toute la famille ?]
Je sens l’amertume envahir ma bouche et exsuder par chaque pore de ma peau. Je ne sais même pas quoi lui répondre. Je laisse passer près d’une heure et ses textos deviennent plus inquiets.
[T’es où frangin ?]
[Faut qu’on parle]
[Elle ne sait pas ce qu’elle fait]
Des paroles que je n’ai pas envie de lire, parce qu’elles ont tendance à me redonner espoir alors qu’il n’y en a pas. Charlotte a dû lui parler un minimum pour qu’elle m’écrive ce genre de conneries. Après avoir joué des sons tous plus agressifs les uns que les autres, je décide de rentrer. Il va bien falloir que j’affronte Clémence, « ses » problèmes, et que je reprenne le boulot demain.
Sur la route du retour, le calme précaire obtenu après plusieurs heures de gratte laisse place à une profonde mélancolie. Je me refais notre soirée de la vieille, cette merveilleuse nuit à la serrer dans mes bras et ce début de matinée teinté joie et de légèreté. Ce qui me ramène toujours à la même conclusion : Pourquoi a-t-il fallu que je l’emmène là-bas ? Qu’est-ce qui a provoqué cet état ?
Je rentre chez moi plus morose que jamais et suis accueilli par une tornade. Clémence me saute dessus et me presse dans ses bras, comme si elle avait peur que je disparaisse. Elle me guide vers le canapé et me colle une bière dans les mains, tout comme l’a fait Charlotte la veille. C’en est trop pour moi. Je pose la bouteille sur la table basse et m’effondre comme un gosse. Je pleure sur cette femme qui m’ébranle comme personne d’autre. Je pleure sur cet avenir qui se dessinait devant nous et qui s’est effacé comme un dessin à la craie. Je pleure sur mon comportement idiot et mes décisions connes. Je pleure, caché dans mes bras, honteux, désespéré, anéanti par le manque qui creuse déjà un puits dans ma poitrine. La paume de Clémence me frotte le dos. Quand je relève la tête, je la trouve en larmes à côté de moi.
— Bah, pourquoi tu pleures, toi ?
— Parce que c’est la première fois que je te vois craquer, lâche-t-elle comme un reproche. Toi, l’incarnation du calme et de la sérénité ! Maintenant, raconte-moi.
Alors je reprends toute la journée de la veille sans entrer trop dans les détails, elle sourit comme une gamine quand elle apprend que j’ai passé la nuit chez Charlotte. Puis je lui explique que je suis au courant pour elle et tout ce que Gabriel et Margaux lui ont fait subir. Un blanc s’installe, je lui laisse l’occasion de me raconter sa version, mais elle ne semble pas motivée. Enfin, je conclus par la visite chez les deux psychopathes. Elle se lève d’un bond à leur mention et me hurle :
— Quoi ? Putain, mais t’as traîné Charlotte chez eux ?
Je me décompose.
— Sur le moment, je ne voyais pas où était le problème, j’étais là… tenté-je en écartant les mains, penaud.
Ma sœur se met à faire les cent pas devant le bar, arpentant la pièce de long en large. Elle stoppe et me fixe, les yeux chargés de colère. Une première pour ma sœur. La culpabilité me ronge, elle enfonce un clou déjà bien planté.
— Tu apprends que Gabriel est un prédateur sexuel et tu emmènes ta meuf chez lui ?
J’essaie d’expliquer pourquoi j’ai pris cette décision que je ne comprends plus moi-même.
— Charlotte est une grande fille, elle sait se défendre…
Elle met les poings sur ses hanches et lâche, cinglante :
— Ah, et moi, je suis quoi ?
Je souffle, largué.
— Ma petite sœur ?
— Je suis une femme, comme Charlotte ! Et quoi, sous prétexte qu’elle s’habille en noir, qu’elle a une putain de grande gueule et qu’elle fait dix kilos de plus que moi, elle saura empêcher un mec de la lui fourrer de force s’il le souhaite ?
Son agressivité et son langage cru me blessent et me secouent les tripes. La nausée me gagne, j’ai mis Charlotte en danger. Mon cœur accélère et menace de s’extraire de ma cage thoracique. J’ai merdé et j’ignore comment rattraper le mal que je viens de faire. Clémence reprend ses allers et retours, agacée.
— Attention, je suis pour l’égalité homme/femme dans bien des domaines, mais au niveau force des nanas classiques, comme Charlotte et moi, on ne fait pas le poids face à un gars, à moins qu’il ne fasse la moitié de notre taille ! Et de toute façon, Gabriel triche, puisqu’il nous drogue !
Je ne sais même pas quoi répondre à ça, je suis dépassé par ce qu’elle m’explique.
— Et puis, tu pensais trouver quoi là-bas ?
Épuisé, je me passe la main sur mon visage.
— J’espérais pousser Gabriel à se vanter ou Margaux à me raconter…
Ses bras s’agitent dans tous les sens quand elle s’énerve à nouveau :
— Et quoi, tu crois que ta parole tiendrait face à la leur devant un juge ? Ah ! Tu vis au pays des bisounours, mon grand. On ne les arrête pas, ces gens-là.
On dirait qu’elle a bien réfléchi à la question.
— Il doit pourtant y avoir un moyen, réponds-je, dépité. On va trouver une solution pour te rendre ta vie.
Elle me sourit avec tendresse et je me sens pour une fois être le petit frère. Comme si elle savait des choses sur la vie que j’ignore encore. Et c’est probablement le cas. Clémence revient près de moi, et s’assoit à mes côtés.
— Et après, vous êtes allés à l’hôpital ?
Je hoche la tête.
— Et elle m’a viré.
Elle me colle une claque dans le dos.
— Tu m’étonnes ! J’en aurais fait autant !
Quand elle voit la peine sur mon visage elle s’adoucit.
— Attends tu as ramené une nana qui a dû subir les mêmes atrocités que moi chez l’un des plus grands prédateurs sexuels de Paris, m’explique-t-elle.
Je fronce les sourcils.
— Je… quoi ?
Elle souffle et s’enfonce dans le canapé.
— Je n’en suis pas sûre, mais tu as vu ses cicatrices ?
Je pivote vers elle.
— Ça ne prouve rien ça.
— Non, en effet, mais elle me comprenait trop bien pour ne pas avoir vécu quelque chose de semblable.
Là, je ne sais plus quoi dire ni quoi penser. Quel est ce monde tordu dans lequel nous évoluons ? Imaginer que quelqu’un ait pu forcer Charlotte à… Je secoue la tête de gauche à droite pour chasser cette image.
— Tu vois, toi, tu chasses l’image de ta tête. Nous, on vit avec en permanence. Je peux me tromper pour Charlotte, mais si tu tiens à elle, laisse-lui un peu de temps, ça fait beaucoup pour une journée.
J’acquiesce en silence. Elle a raison, c’est beaucoup en si peu de temps.
En attendant, je viens quand même de me faire jeter, engueuler, et… je suis complètement largué.
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