Longhope Abbey Tome 4 - La femme de ma vie
Chapitre 9
9
Sur un signe impérieux de Béatrice, les musiciens posèrent leurs verres de citronnade et recommencèrent à jouer. On entreprit de servir le thé aux invités galvanisés – il y avait un duc parmi eux !
Juno déambulait dans le jardin. On l’interpellait, on l’encensait, on lui parlait peinture. Elle répondait gentiment, bavardait un instant. Elle se sentait importante et merveilleusement vivante.
Les gens s’écartèrent lorsque Béatrice, rayonnante, s’approcha en trottinant. Sa jupe rose pivoine bouffait autour de ses jambes comme une corolle.
— Oh, Juno, je n’en reviens pas ! dit-elle en lui prenant les mains. Un duc à ma garden-party ! Vous l’avez vu ? Oui, bien sûr, tout le monde l’a vu. On ne voit que lui. Et tout le monde en parlera : « Le duc de Dammerton a félicité Mme Prescott pour son bon goût. » Seigneur, et moi qui bégayais ! Je n’avais pas trop l’air d’une idiote ?
— Pas du tout.
— Et lui qui arrive comme cela, sans prévenir ! Quel vilain garçon, je vais devoir le gronder. Oh, dire que j’ai un duc à ma garden-party !
Béatrice lâcha les mains de Juno, ouvrit l’éventail attaché à son poignet, et prit une profonde inspiration pour se calmer.
— Je dois me ressaisir, sinon M. Prescott me reprochera d’être surexcitée.
Elle s’éventa énergiquement et, ayant recouvré sa sérénité, sourit gaiement à Juno.
— Cette réception est un succès. Ne suis-je pas la meilleure mécène dont vous puissiez rêver ? Aujourd’hui, le duc de Dammerton, demain, toute la bonne société. Vous verrez, cette journée vous rapportera une dizaine de commandes. Des commandes dignes de ce nom, précisa Béatrice.
— Je n’avais pas conscience que les autres ne l’étaient pas, ironisa Juno.
— Oh, des portraits d’épouses de banquiers et autres du même genre, rétorqua Béatrice avec dédain. Avec votre talent, vos relations et ma protection, vous pouvez faire beaucoup mieux que cela.
Dans l’ensemble, Juno aimait bien Béatrice Prescott. Elle appréciait son enthousiasme, ses connaissances artistiques, et comprenait son ambition. Mais comme toute personne résolue à s’élever dans une société fermée et prompte à tout critiquer, Béatrice faisait preuve d’un snobisme détestable.
Si Juno avait un toit sur la tête depuis des années, c’était grâce à ces « épouses de banquiers et autres du même genre ». Elle avait adoré faire leur portrait.
— La petite bourgeoisie a aussi droit à la beauté.
— Oh, bien sûr, ma chère ! Mais ces gens n’ont pas notre passion pour l’art. Ils n’ont pas – comment dire ? – notre sensibilité. Les classes inférieures n’ont, quant à elles, aucune notion de la couleur et de la forme. Allons, Juno, vous êtes des nôtres. Votre oncle est baronnet, et vos autres relations…
Elle coula un regard vers Léo et la tante Hester – lady Bell.
— Vous devriez, en tant qu’artiste, revendiquer votre juste place dans la bonne société.
Juno se mordit la langue. Une carrière d’artiste était toujours précaire, particulièrement pour une femme célibataire. Elle jouissait de la protection de Béatrice, c’était précieux, aussi s’abstint-elle de faire remarquer que la plupart des artisans étaient issus des classes inférieures, et qu’aucune robe ni aucune tasse à thé visible dans le jardin n’avait été cousue ou fabriquée par un aristocrate.
Ce n’était pas non plus un aristocrate qui avait engendré Juno. Son grand-père paternel était, certes, baronnet, le plus haut titre de noblesse auquel pouvait prétendre un bourgeois, mais son grand-père maternel était charpentier de marine, et ses deux parents avaient été rejetés par leurs familles respectives. Si Juno n’avait pas été accueillie autrefois par son oncle, sir Gordon Bell, et les siens, elle aurait été définitivement exclue de la bonne société.
— Je suis si fière de vous, Juno, poursuivit Béatrice. Ma petite réception vous permet aujourd’hui de recueillir le fruit de votre travail.
— Et quelle réception ! souligna Juno en souriant.
— J’avoue qu’elle a occasionné des dépenses assez considérables, et…
Béatrice s’éventa vigoureusement, balayant des yeux le jardin.
— M. Prescott a froncé les sourcils en voyant les factures et m’a recommandé d’être plus économe. Mais vu le succès de cette garden-party, vous conviendrez que j’ai bien fait, pour régler ces factures, d’utiliser la rétribution que vous deviez percevoir pour le portrait.
— Je… je…, bégaya Juno.
Elle observa les musiciens, les comédiens dans leur berceau de verdure, les tours de macarons qui commençaient à pencher, les dames élégantes qui épiaient Léo. Elle aurait voulu que Léo lui sourie, il ne l’avait pas regardée une seule fois depuis son arrivée.
— Je ne comprends pas…, acheva-t-elle.
Une légère rougeur colora les joues de Béatrice.
— Mais si, vous comprenez forcément que j’ai fait bon usage de votre argent. Tous ces amateurs d’art sont influents, et maintenant qu’ils ont découvert votre travail, ils en parleront à leurs amis.
L’éventail de Béatrice battait frénétiquement. Chacune de ses branches était sculptée, il avait dû coûter une petite fortune.
— Le portrait a entraîné des frais pour moi, hasarda-t-elle. Les couleurs, la toile…
Dieu merci, l’encadreur avait envoyé sa facture directement à M. Prescott. Mais les heures de travail qu’elle avait consacrées à ce tableau !
Le silence se prolongea un instant, puis Béatrice s’effondra, honteuse.
— Oh, c’est horrible, je l’avoue. Je suis une mécène lamentable. J’ai dépassé de très loin mon budget, et M. Prescott m’a obligée à détourner vos honoraires pour payer les factures. Mais je me rachèterai, je vous le promets.
Son visage s’éclaira.
— Je le harcèlerai sans relâche pour qu’il trouve un acheteur pour votre Pandore, et je vous donnerai mon argent de poche pour acheter des couleurs. Vous passerez l’été à peindre et, à l’automne, j’exposerai vos œuvres dans une pièce de notre demeure, qui est complètement vide. Cela ne me coûtera rien, et les gens en seront sidérés.
Béatrice se mit à sautiller, en proie à un nouvel accès d’excitation.
— Pensez-vous que le duc viendra ? Oh, à l’automne, Mlle Macey et lui seront peut-être mariés. Imaginez que la nouvelle duchesse de Dammerton assiste au vernissage de notre exposition… Ce serait un joli coup !
Juno lança un coup d’œil à Léo, qui bavardait avec sa tante et ses cousines. Leurs regards se croisèrent, une étrange expression se peignit sur les traits de Léo, comme si Juno lui faisait plaisir et le contrariait en même temps, puis il détourna les yeux.
Comme Béatrice la dévisageait, elle s’arracha un sourire. Sa joie s’était évaporée, cédant la place à un pénible sentiment d’humiliation. Elle tenta d’en identifier la cause, sans parvenir à mettre le doigt sur la plaie : sa rémunération envolée, sa protectrice versatile, le prochain mariage de Léo, sa présence dans ce jardin ?
— Le duc a quelque chose de spécial, n’est-ce pas ? reprit Béatrice qui lui lançait des œillades aguicheuses. Il attire les regards, il a un certain… magnétisme. On voudrait accaparer son attention, on meurt d’envie de connaître ses secrets. Il est très séduisant, vous ne trouvez pas ?
Juno eut un hochement de tête évasif.
— Je ne suis pas dupe de son air las, chuchota Béatrice. Les lions de la ménagerie royale ont cet air-là ; or, ils seraient capables de nous déchiqueter. Et il s’appelle Léo, « lion » en latin !
Elle se mordit les lèvres – appeler un duc par son prénom, quelle audace !
— Sa mère a été bien inspirée de le baptiser ainsi, ajouta-t-elle.
— Sa mère est prussienne, rétorqua Juno, brusquement agacée. Léopold est un prénom germanique.
— Et alors ?
— Alors, cela n’a aucun rapport avec les lions.
— Voyez-vous cela ! se moqua Béatrice, sans méchanceté toutefois. Vous connaissez bien le duc, mais il ne vous appartient pas.
— Je sais.
Béatrice referma son éventail d’un coup sec.
— Je vous taquine, ma chère Juno. Je suis tellement nerveuse ! Je dois aller parler au duc, puisqu’il a accepté mon invitation. Restez près de moi, s’il vous plaît, et donnez-moi un petit coup de pied si je commets une bévue.
Un autre invité ayant harponné Béatrice au passage, Juno était seule lorsqu’elle rejoignit Léo, à l’instant où Hester et Phœbe s’en allaient saluer des connaissances, tandis que Livia courait bombarder les pauvres comédiens de questions.
— Je suis ravie et surprise de te voir ici, déclara-t-elle. Tu n’avais pas dit que tu avais l’intention de venir.
— Je m’efforce d’être imprévisible, pour que les commères se tiennent sur le qui-vive.
Elle secoua la tête. Être tout près de lui ne dissipait pas la sensation que Léo était à la fois familier et inconnu : le duc froid et distant se superposait à l’ami enjoué.
— J’ai l’impression d’avoir devant moi ton frère jumeau. Léo et le duc. Mais, comme dans un roman gothique, on se demande lequel des deux est diabolique.
— Le duc, évidemment.
— Diabolique ou non, tu es toujours mon duc préféré.
Il tressaillit, comme si ces mots le blessaient. Il répondit cependant d’un ton léger :
— Ton préféré ? Classes-tu tes ducs comme je classe mes gilets ?
— Ce ne serait pas grave, puisque tu serais dans les vingt premières places.
— Et à laquelle suis-je aujourd’hui, s’il te plaît ?
— Puisque tu es venu… dans les cinq premières, sans aucun doute. Ta présence rend Béatrice folle de joie. Elle regrette néanmoins que tu ne l’aies pas avertie, elle a même menacé de te gronder.
Léo tourna un regard amusé vers leur hôtesse. La malheureuse Béatrice était aux prises avec un bavard qui refusait de la libérer.
— Je ne compte plus les dames qui veulent me réprimander pour des bêtises que j’ignore avoir commises.
— Elles badinent, pour te séduire.
— Si elles tiennent à me séduire, ne pourraient-elles pas simplement me complimenter sur ma superbe chevelure ou mes mollets musclés, au lieu de me susurrer que je suis un vilain garçon ?
— Certaines femmes se plaisent peut-être à tancer les hommes puissants.
Juno promena un regard suspicieux sur les invités.
— Qui sait quels mauvais penchants ces gens dissimulent sous leurs bonnes manières et leurs vêtements élégants ?
Léo pouffa de rire.
— Juno Bell, tu n’es pas sortable, déclara-t-il d’un ton sévère, ducal en diable. Réserve ces commentaires graveleux à tes amis bohèmes. On ne parle pas de mauvais penchants dans ce genre de réception.
— Dans ce genre de réception, je devrais avoir la permission de dire ce qui me passe par la tête, étant donné que je l’ai financée en partie.
Comme il haussait les sourcils d’un air interrogateur, elle lui expliqua que M. Prescott et Béatrice avaient utilisé sa rémunération pour payer la garden-party.
— Les gredins, marmonna-t-il, dardant un regard assassin sur M. Prescott qui leur tournait le dos. Je vais lui dire deux mots.
— Non, s’il te plaît !
— Préfères-tu que je lui fasse les gros yeux ?
— J’aimerais beaucoup voir cela, mais cela aggraverait ma situation. Ils se vengeraient et raconteraient partout que je suis une diva capricieuse, sournoise et cupide.
— Nous pourrions partir en faisant la tête, c’est toujours amusant.
— Nous pourrions, mais je dois ravaler mon amour-propre, car M. Prescott a promis de me montrer le Botticelli qu’il a récemment acheté. Mon désir d’admirer enfin ce tableau est plus fort que ma fierté.
— Et Mme Prescott n’a peut-être pas tort, rétorqua-t-il, désignant le groupe d’invités qui examinaient le portrait. Il est possible que cette réception te rapporte quelques commandes lucratives. Ces messieurs sont riches et connus pour s’intéresser à l’art.
— L’art ? railla-t-elle. Je parierais qu’ils sont venus dans l’espoir de voir des nus.
— Ma foi, c’est aussi pour cela que je suis là.
Il ajusta son monocle, jeta un regard circulaire.
— On nous promet des tableaux affriolants, et il n’y a pas la moindre nymphette dénudée à l’horizon. C’est extrêmement décevant. Peut-on même parler d’exposition de peinture quand on ne montre ni seins ni fesses ?
Juno éclata de rire.
— Merci, dit-elle.
— Merci de quoi ?
— D’être venu aujourd’hui. De m’avoir remonté le moral. D’être mon ami.
Les yeux de Léo se voilèrent, et Juno sentit un frisson glacé la parcourir.
À cet instant, Béatrice les rejoignit, et Léo reprit instantanément son air distant.
— Votre Grâce ! Permettez-moi de vous redire combien votre présence m’honore !
Il la dévisagea froidement.
— Vous avez beaucoup de chance, madame. Vous possédez une œuvre de Juno Bell, qui vaut de l’or.
— Elle a un talent fou, n’est-ce pas ? rétorqua Béatrice en prenant le bras de Juno. Je suis si fière de l’avoir découverte ! Les dames de la bonne société sont affreusement jalouses !
— Attention, vous allez leur donner des idées. Elles voudront toutes avoir une artiste à exhiber, ce sera l’accessoire à la mode pour ces dames.
— Oh, Votre Grâce, que vous êtes drôle ! gloussa Béatrice.
Elle gloussait toujours lorsque M. Prescott les rejoignit à son tour et referma une main sur le coude de son épouse.
Léo le salua d’un hochement de tête.
— Nous parlions du portrait de votre femme, et du talent inestimable de Mlle Bell.
— Nous sommes très satisfaits de ce portrait, déclara platement M. Prescott. À mon avis, l’Angleterre n’a pas connu une artiste peintre
aussi douée depuis Angelica Kauffmann 1.
Angelica Kauffmann avait été l’un des membres fondateurs de la Royal Academy of Arts, laquelle n’avait pas jugé bon d’admettre une autre femme en son sein depuis un demi-siècle. Des artistes comme Mme Green, Mme Carpenter et Juno y avaient cependant exposé certaines de leurs œuvres.
— Il y a de nombreuses artistes talentueuses en Angleterre, objecta Léo. Ce qui, bien sûr, n’enlève rien au talent de Mlle Bell. Je pense notamment aux broderies de Mlle Linwood, célèbres jusqu’en Russie. À un niveau plus modeste, la couturière qui confectionne mes gilets est, elle aussi, une artiste.
— Elles sont effectivement douées, opina Prescott. Mais penser qu’on puisse dénicher une véritable artiste parmi des femmes de basse extraction, à peine capables d’épeler leur nom, serait ridicule.
Léo dévisagea longuement leur hôte, et Juno eut l’impression qu’un vent glacial balayait soudain leur coin de jardin.
— Quel point de vue intéressant, finit-il par dire. J’espère que vous publierez quelque chose sur ce sujet – l’un de vos essais que vous destinez à ceux de la bonne société qui prétendent savoir lire.
M. Prescott serra les dents, Juno réprima un sourire.
— Envisagez-vous d’organiser d’autres expositions, peut-être plus fournies ? enchaîna Léo, comme s’il ne venait pas d’insulter leur hôte. Votre collection personnelle est renommée, quel dommage que vous ne la montriez pas ! Je crois savoir que vous avez récemment acquis un Botticelli, que j’ai hâte de voir.
— Ce ne sera pas possible, je le crains, rétorqua Prescott, pointant le menton. Le tableau n’est pas ici.
Béatrice sursauta.
— Mais, mon chéri, j’ai promis de…
— Ce ne sera pas possible, coupa Prescott. Si vous voulez bien nous excuser, Votre Grâce, mademoiselle Bell, je vous enlève mon épouse. Nous avons un petit problème à régler.
Léo hocha la tête. Béatrice regarda Juno, articula en silence un « Désolée ! », puis elle fit la courbette et suivit son mari qui s’éloignait déjà.
Juno soupira. Pas de Botticelli, et pas de rémunération. Elle était aussi dépitée qu’une enfant à qui l’on refuse la friandise promise.
— Donc, Mme Prescott t’a découverte, déclara Léo. Et maintenant, que compte-t-elle faire ? Déposer un brevet ?
Juno ne put s’empêcher de pouffer.
— Ou peut-être présenter sa trouvaille à la Royal Society 2.
— Heureusement qu’elle ne t’a pas dénichée dans un pays étranger. Elle t’aurait mise dans un musée et aurait extorqué un shilling à chaque visiteur.
— Et heureusement que je ne suis pas un pays étranger. Elle l’aurait colonisé et peuplé de criminels.
L’humour de Juno avait cependant des limites. Elle poussa de nouveau un soupir las.
— Pour couronner le tout, je ne verrai pas le Botticelli. Moi qui m’en faisais une fête.
— Je ne suis toujours pas convaincu de l’existence de ce Botticelli. Prescott nous en a rebattu les oreilles pendant des semaines ; pourtant, personne ne l’a encore vu.
— Moi, je crois qu’il existe.
— Tu crois aussi à l’existence des fées.
— Et tu ne m’as jamais donné la preuve qu’elles n’existaient pas, rétorqua-t-elle en fronçant le nez. Je suis persuadée qu’il t’a servi un mensonge éhonté, et que le tableau est dans la maison.
— C’est sans doute ma faute, dit Léo avec une grimace penaude. J’ai été insultant. Mais tout de même, il y a vraiment des gens qui lisent ses essais ?
— Il a beaucoup d’influence. Il lui suffit d’envoyer une lettre au Times pour inculquer à la moitié des Londoniens des opinions catégoriques sur un sujet qui, jusque-là, ne les intéressait pas le moins du monde.
Excédée, elle tapa du pied.
— Maintenant, j’ai encore plus envie de voir ce tableau.
— Un désir puéril et irrationnel.
— Exactement. On se débarrasse facilement d’un désir raisonnable, tandis qu’un désir irrationnel vous obsède. Il faut y céder, c’est la seule solution ; sinon, on est de méchante humeur.
— Je ne supporte pas que tu boudes, donc il ne nous reste plus qu’à satisfaire ce désir.
— Et que proposez-vous, Votre Grâce ? Il l’a certainement mis sous clé. Comptes-tu enfoncer la porte de son bureau ? Ou lui adresser un regard menaçant ?
— J’ai une idée, répondit-il après réflexion. Va te repoudrer le nez et rejoins-moi devant le bureau de Prescott.
1. Angelica Catherina Kauffmann (1741-1807) : artiste peintre autrichienne, elle fut l’une des
e
portraitistes les plus célèbres du XVIII siècle. (N.d.T.)
2. Société savante fondée en 1660, l’équivalent de notre Académie des sciences. (N.d.T.)
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