Onyria 1 Le Labyrinthe: romance sur fond de dystopie (French Edition)
Chapitre 6
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Elaheh
Mephisto’s Lullaby – Xtortion Audio
Jamais l’artère commerciale paisible d’Onyria ne m’a paru si effrayante. Je n’ose me retourner, de peur de voir des hommes cagoulés à ma poursuite. Pour l’instant, seul le son de mes pas précipités et de mon cœur en déroute résonne dans mes tympans. J’ai peur. Une peur assassine. J’ai mal. Partout à la fois. J’analyserai où plus tard, si je survis à cette nuit. Je craignais l’obscurité du sous-sol, désormais, ce sont les lueurs des lampadaires qui me terrorisent. Elles me révèlent à mes potentiels ennemis. Je dois tenir bon jusqu’à la crevasse. L’aboiement des chiens déclenche un nouveau déferlement d’adrénaline dans mes membres. C’est forcément pour moi. Ça ne peut être que pour moi. J’accélère autant que mes capacités physiques et mes réserves me le permettent. Chaque foulée est douloureuse. Chaque geste me coûte. Chaque bruit m’arrache un sursaut de panique. Enfin, j’aperçois la végétation luxuriante tant attendue. Celle camouflant mon salut. Des cris éclatent, se rapprochent. Bon sang, non. J’y suis presque !
Puisant au tréfonds de mon esprit la force nécessaire, j’occulte la souffrance pour me porter jusqu’au bout. Une fois aux abords des bosquets, je plonge au sol et rampe avec l’énergie du désespoir. Pourvu que ma mémoire ne me fasse pas défaut… Je m’égratigne les coudes sur la terre, puis sur les épines d’un acacia. J’entends toujours les chiens, m’obligeant à accélérer la cadence. Enfin, elle apparaît. La crevasse. La faille naturelle capable de me sauver. Je jette un coup d’œil par-dessus mon épaule. Je n’y vois rien. Les massifs me masquent les environs, cependant, de nouveaux aboiements me poussent à m’engouffrer dans le noir. Tout, plutôt que retourner sur cette chaise. Je respire vite. Fort. Ça résonne dans la cavité. J’ignore où ce passage va me mener, mais je n’ai d’autre choix que d’avancer. À quatre pattes, pliée en deux, bravant les ténèbres des lieux, je m’enfonce dans le tunnel pour ma survie.
Il s’écoule une éternité. Je suis seule, mais j’ai l’impression d’être entourée d’une multitude de monstres. D’entités maléfiques d’un autre temps, d’un autre monde. Que l’une d’elles va surgir de l’obscurité à tout instant et m’agripper la cheville pour me dévorer, me traîner quelque part d’où je ne ressortirai pas. C’est juste mon imagination qui me joue des tours, ça n’existe pas… Mon cœur tambourine dans mes tempes, assourdissant. J’inspire par à-coups, hoquette d’effroi par moments, toutefois, je n’ose pas m’arrêter, de peur d’être rattrapée par les canidés à ma poursuite. Ils sont assez minces pour se faufiler ici et m’écharper, loin d’Onyria, de ma mère et de mon… Une boule m’obstrue la trachée. Mon père. Il n’est plus de ce monde. Cette pensée ravive mon ardeur, la colère flamboie dans mes veines et m’offre une nouvelle motivation. Je dois tenir. À tout prix. Le petit sac dans mon poing me gêne, alors j’enfile les sangles et continue de progresser à tâtons, essoufflée, épuisée, chancelante, mais toujours vivante.
Un son familier rompt bientôt le silence angoissant. De l’eau. L’odeur de l’humidité me pique les narines. Sous mes paumes, la terre rugueuse devient plus fraîche, et je manque de glisser à plusieurs reprises. Une autre peur me tenaille. Et si je chutais dans un cours d’eau ? J’expire pour me donner du courage et me raisonner. Ça ne ressemble pas au déferlement d’une cascade ou d’un torrent déchaîné. Néanmoins, je redouble de vigilance et ralentis un peu. Un deuxième bruit attire mon attention et me tétanise. On dirait… une longue plainte. Un sifflement étrange et terrifiant. Humain ou animal ? Malgré moi, mes doigts tremblent et un nœud se forme dans mon estomac, douloureux. Tous mes muscles se crispent d’appréhension tandis que je me fige, aux abois.
« Les bêtes les plus féroces, c’est nous, Ela ».
Jin… M’aurais-tu menti ? Je regarde timidement derrière moi. Tout n’est que ténèbres. Dans un sens comme dans un autre. Je ne peux pas opérer un demi-tour… Qui sait ce qui m’attend à l’entrée du tunnel. Alors, j’avance sans conviction, de plus en plus hésitante, dressant l’oreille. Soudain, une faible luminosité me dévoile une éventuelle sortie et m’insuffle un brin d’espoir. Suis-je parvenue au monde d’en bas ? L’excitation jaillit dans mon âme curieuse et me ragaillardit, me maintient éveillée et alerte malgré la fatigue et la crainte. À quoi cela ressemble-t-il ? Enfin des réponses à cette question qui m’a hantée des années durant. Ce serait dommage de ne pas jeter un œil… À bout de force, j’accède à une autre crevasse étroite. Le mystérieux chant lugubre résonne toujours. Je déglutis. Bon sang, j’y suis presque. Je ne peux pas reculer ici ! Un, deux, trois… je me lance ! Prenant mon courage à deux mains, j’ose me hisser au bord de la faille et épier les alentours sans sortir le bout du nez pour autant. Ce que je découvre me coupe le souffle. Aussitôt, je comprends. Mes neurones s’activent, mes connaissances refont surface et j’analyse l’objet de mes craintes. Rassurée, sous le charme, même, je me hâte de m’extirper de là. Je suis obligée de me faufiler de profil, arrachant une partie de mon pantalon de toile sur la roche saillante tant c’est exigu. Je rentre le ventre au maximum, le cœur battant la chamade. Je ne peux pas échouer si près du but. Un dernier effort, et enfin, je me retrouve à l’air libre. Au sens propre du terme. Je frissonne, émerveillée. J’ai atterri dans une immense grotte au centre de laquelle une rivière miroite, filant dans le lointain. Mais plus fabuleux encore, un courant d’air me caresse la peau, me donnant la chair de poule. C’est lui qui hurle dans le souterrain, se répercutant en écho. Incroyable. Je n’ai jamais éprouvé cette sensation avant ce jour. Je la savoure, émue.
Sous la coupole, le système de ventilation est constitué de fentes étroites. Il n’y a pas de vent. Ici, je le perçois pour la première fois de ma vie. Un léger souffle frais qui m’effleure. Je lève le menton et discerne trois puits de lumière, telles des cheminées naturelles. Elles drainent l’air qui s’enfuit ensuite dans les galeries, créant cette résonance spécifique.
Passé l’hébétude, un besoin vital me rattrape et met tout mon corps en veille. Je me rue au bord du cours d’eau, et plonge les mains dans le liquide cristallin afin de boire dans mes paumes en coupe. C’est divin. Il n’y a pas d’autre mot. À mon stade, cela ressemble à un nectar précieux, digne des dieux. Je m’en abreuve goulûment, étanchant ma soif avec délectation. Puis je me pétrifie. Je n’ai pas pris le temps de me poser la question, mais cette source est-elle potable ? Une nouvelle vague d’angoisse me terrasse. Je guette les réactions de mon organisme, d’éventuels signaux d’intoxication. Soyons rationnels. Je présume que les habitants des galeries survivent depuis tout ce temps, car ils sont approvisionnés en ressources naturelles indispensables. Ils n’ont aucune raison de polluer cet environnement, et nous non plus. Ce serait contraire aux lois d’Onyria… Tu n’es plus dans la Cité, Ela, songé-je avec âpreté. Il est trop tard, de toute manière. Si je dois mourir d’ici peu, j’aimerais au moins visiter les souterrains avant de disparaître.
Revigorée par la fraîcheur de l’eau et résolue à avancer coûte que coûte, j’inspecte les alentours. Il n’y a pas âme qui vive. Les seuls esprits qui hantent ces lieux sont les fantômes hurlant au vent, imprégnant la grotte d’une ambiance lugubre, mais qui ne m’effraie plus pour autant. Je suis subjuguée par ce phénomène que je n’avais jamais pu observer jusqu’à présent. Je dresse l’oreille, en quête d’indices sur ma situation. Je n’entends plus les aboiements des chiens. Je réalise alors que depuis mon entrée dans le tunnel, je ne les perçois plus. Mes angoisses venaient de l’obscurité et des ténèbres, plus de cette sensation de poursuite permanente. Auraient-ils perdu ma trace ? D’un regard, je m’apaise légèrement. Ils ne seront pas en mesure de parvenir jusqu’ici. Je ne suis pas épaisse. Je ne crois pas qu’ils sauront sortir de la crevasse. Tout du moins, je l’espère. Cependant, je ne peux pas m’éterniser. Je dois m’activer. Trouver un refuge, de quoi me nourrir et quelle direction emprunter. Remettant de l’ordre dans mes pensées, j’essaie de recouvrer un peu de lucidité. Une étape après l’autre. Enfin, j’ai bu. C’était la première urgence. Le corps humain est capable de survivre sans manger pendant trente jours, il me faut donc dormir pour reprendre des forces, puis partir en quête de vivres, mais avant cela, je dois vérifier la gravité de mes blessures. Je ne veux pas mourir d’une plaie infectée. Sous la coupole, nous bénéficions d’un milieu aseptisé. Je crains que toutes mes égratignures et la coupure profonde sur ma joue me causent rapidement des tracas. J’imagine qu’il y a de nombreux germes et bactéries dans les galeries. Je m’étudie dans le reflet de l’eau, sachant que je n’aurai pas d’autres miroirs avant un moment quand je m’enfoncerai dans les souterrains. Bon sang, maudite Siba ! Ce n’est pas beau à voir. Sans parler de l’état de mes bras et de mes jambes, zébrés de multiples griffures survenues lors de ma fuite. J’ai une tête à faire peur. Les cheveux emmêlés, du sang séché mélangé à de la terre et de la poussière. Mes neurones surchauffent pour me sortir de ce faux pas. Le sac ! J’ai failli l’oublier. Un nouveau sifflement funeste me hérisse le poil. Je décide de changer l’ordre de mes priorités. Même si je n’entends plus les chiens, rien ne me garantit qu’ils ne finiront pas par retrouver mes traces. Je dois fausser les pistes par mesure de précaution. Sans tergiverser, je m’immerge jusqu’aux genoux, les dents serrées. L’eau est fraîche. J’ignore si ce sera suffisant pour les duper et perturber leur odorat, mais aucune autre idée ne me vient à l’esprit. Je remonte ainsi une partie de la rivière en direction des souterrains sombres. Cinq trous dans la roche. Cinq tunnels semblant creusés par la main de l’homme, menant sans doute au monde d’en bas. Je déglutis, fixant avec appréhension ces failles dignes de vortex spatiaux. Faire un choix s’avère nécessaire. Or il me paraît cornélien. Cela ressemble à un vaste dédale dont je ne possède pas le plan, et où je risque de me perdre en chemin.
Quoi qu’il arrive, je ne peux pas rester ici. Au minimum, je vais me cacher dans l’une des galeries pour étudier le contenu de mon sac. Je ressors de l’eau avant d’être frigorifiée et m’avance vers l’artère la moins effrayante. C’est une façon de parler. Elles le sont toutes. Aucune ne bénéficie d’éclairage, même rudimentaire. Je ne comprends pas comment ce monde fonctionne. J’imagine qu’il n’y a pas d’interrupteur ou de déclencheur automatique. Je grogne de frustration en effectuant un pas supplémentaire, et me retrouve aussitôt dans la pénombre. Je me laisse choir contre le mur, épuisée mentalement et physiquement par cette succession d’événements et de questionnements. J’ôte le sac en grimaçant de douleur. L’adrénaline retombée, je commence à sentir la brûlure cuisante sur ma peau. Je prie pour dénicher un kit de premiers secours. Emplie d’espoir, je faufile la main dans l’ouverture et la ressors avec un petit sachet. Des pâtes de fruits. Ma gorge se noue et mon ventre gronde. Bon sang, merci maman… À son souvenir, les larmes me montent aux yeux. Je serre les dents et les poings pour les réfréner. Je ne peux pas pleurer. Si je cède à toutes mes émotions en pagaille, je crains de m’effondrer et de ne plus parvenir à me relever. Je suis encore loin du but, livrée à moi-même, sans aucun repère et sans aucune aide. Alors, je croque dans une barre et reprends mon investigation. Un couteau dans un fourreau en cuir, une gourde et une fiole. Je renifle le contenu de la première – de l’eau à n’en pas douter –, puis de la seconde. Je plisse les narines. De l’alcool ! Elle a songé à tout. Je vais pouvoir désinfecter mes plaies. J’avale tout rond le reste de ma pâte de fruits et bois une gorgée de liqueur. C’est fort, parfait pour me réchauffer un peu et me redonner du courage. Je fouille derechef, mais ne trouve plus rien. Ah, si ! Un papier… Fébrile, je le déplie me rapprochant davantage de la faible lueur naturelle qui filtre à travers les cheminées. Je me concentre et discerne un schéma à main levée, dessiné à la hâte. J’identifie un plan de la Cité, très sommaire, avec pour élément central le laboratoire. Une croix m’indique une sortie, mais pour aller où ? Assurément, il ne s’agit pas de la crevasse dans laquelle je me suis réfugiée. Après un court instant de réflexion, je comprends. Elle désigne une des zones de culture. Plus précisément, parmi celles au bord d’un des murs de la coupole, situées sur les plateaux. Elle ne m’envoyait donc pas dans le monde d’en bas, mais plutôt sur les hauteurs. Deux prénoms sont griffonnés dans un coin. Laleh et Parviz. Je ne connais pas ces gens. Pire, je n’en ai jamais entendu parler. Une vague d’abattement m’arrache un soupir las. À quel point étais-je dans l’ignorance ? Je m’accorde une pause et une seconde lampée, puis découpe un bout de mon tee-shirt pour l’imbiber d’alcool et tapoter mes blessures les unes après les autres. La mâchoire crispée, j’encaisse la douleur, la respiration laborieuse. Au moins, ça prouve que je suis en vie… Une fois mon travail achevé, je me récompense avec une seconde pâte de fruits. Le sucre fond sur ma langue, réconfortant. Néanmoins, l’afflux persistant de questions dans ma tête me laisse un arrière-goût amer sur le palais. C’est sans fin. Tout est aussi obscur que chacune de ces galeries. Je relève le menton en direction du tunnel sombre qui menace de m’engloutir. Je n’ai pas le choix, je dois tenter de rejoindre le monde d’en bas, ne serait-ce que pour trouver un guide ou un moyen de rallier la Cité. Je ne vois pas de meilleure option. Je me redresse et après avoir rangé les seuls biens que je possède désormais, je me décide à avancer le long de la paroi, me servant de mes mains comme repères. Je garde le couteau dans l’une d’elles, prête à en faire usage en cas de danger.
Je n’en rencontre aucun. Pas d’homme, pas de bête. Uniquement les ténèbres et le silence angoissant, à peine troublé par l’écho de mes pas dans les souterrains. Je marche longtemps, à l’aveugle. Au moment où le découragement me gagne, un trou dans la paroi m’interpelle. Je tâtonne avec prudence. Ai-je atteint une bifurcation ? Après quelques minutes d’exploration, mes paumes m’informent qu’il s’agit d’une simple excavation dans la roche. Peu profonde, moins d’un mètre. Exténuée et abattue, je me blottis dans ce creux naturel et me roule en boule. Je vais dormir. Juste un peu. J’aurai peut-être les idées plus claires après ça… Fermement agrippée au manche de mon couteau, je clos les paupières et m’assoupis en un rien de temps.
***
Un grondement me tire du sommeil avec un sursaut de panique. Sans comprendre comment ni pourquoi, je chute brusquement en arrière et tombe à la renverse, m’échouant dans la poussière.
— Merde, c’est quoi ça ?
Un juron. De la lumière. Des silhouettes enturbannées. Je pousse un cri d’effroi, essayant de me redresser à toute vitesse. Mon corps me lâche et ne répond plus correctement. Je m’emmêle les pinceaux.
— Eh, c’est bon, on va pas t’en coller une pour si peu. Bouge et rentre chez toi, m’ordonne un des hommes penchés au-dessus de moi.
Il tient une torche à bout de bras, et la lueur me révèle une immense pièce meublée dans leur dos. Je dois rêver. Je me suis endormie dans le tunnel, pas… Je jette des regards hébétés partout autour de moi, et je finis par saisir ce qui m’a échappé. Une porte. Une porte en pierre ! L’excavation était l’entrée d’une maison !
— Je… je… pardon… je…
Mes cordes vocales m’abandonnent, elles aussi. Je suffoque, la respiration anarchique. Mes doigts tremblent sur le manche de mon couteau. Ils ne sont que trois, ils ne me menacent pas, et pourtant… leurs auras m’impressionnent davantage que celles des soldats rencontrés dans la salle de torture. Leurs yeux sombres, à peine dévoilés par les turbans cachant le bas de leur visage, m’épient avec une minutie prédatrice.
Un sifflement admiratif retentit.
— Eh, dis donc, où t’as chopé un truc pareil, ma jolie ? Fais voir un peu…
Celui qui s’est exprimé s’agenouille et tend la main en direction de mon arme. Dans un réflexe désespéré, je dégaine la lame et tente de reculer en assenant un coup de semonce. Grave erreur. Souple comme un chat, l’homme esquive avec une facilité ahurissante. En moins de temps qu’il en faut pour le dire, je me retrouve plaquée face contre terre, le bras immobilisé derrière le dos et le poignet tordu, m’obligeant à lâcher mon seul outil de défense dans ce monde inconnu.
— Mais c’est qu’elle mord, la garce, ricane mon assaillant qui me bloque de son genou, me maintenant avec une efficacité redoutable.
Le porteur de la torche ramasse mon bien pour l’examiner, les sourcils froncés. La flamme éclaire le petit espace dans lequel je m’étais réfugiée, attirant mon regard sur une série d’entailles à ras du sol, juste sous mon nez. Lorsque j’en déchiffre la signification, je tombe des nues. Impossible…
— Jahan… ce truc ne vient pas de chez nous.
Ces mots me glacent d’effroi, me détournant de ma découverte. Mon pouls s’affole et je pars en tachycardie. J’ignore comment les habitants des galeries perçoivent ceux d’Onyria, et j’aurais préféré ne pas l’apprendre de cette manière !
La voix grave du troisième homme résonne sous la voûte, proclamant ma sentence d’un timbre polaire.
— Assomme-la, on l’embarque.
— Non !
Trop tard. D’un coup de manchette, je perds brutalement connaissance.
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