Théâtre . 3
ScèneIV
Bernardon, Lucien
Lucien, entrant avec un sac de nuit, costume de voyage ; à part. − La famille de ma fiancée n'est pas encore arrivée. (Apercevant Bernardon.) Oh ! le patron !
Bernardon. − Tiens ! mon caissier !
Lucien, à part. − Cachons−lui que je vais me marier... (Haut.) Je profite de mes vacances pour aller faire une petite partie de chasse.
Bernardon. − Mais la chasse est fermée...
Lucien, embarrassé. − C'est dans un parc... clos de murs...
Bernardon, gaiement. − Un caissier qui prend le chemin de fer... c'est inquiétant.
Lucien. − Oh ! je serai revenu lundi soir... après la cérémonie.
Bernardon. − Quelle cérémonie ?
Lucien, troublé. − Mais... la cérémonie de la chasse... la curée ! (A part.) J'ai une peur de voir arriver les Ginginet... (Haut à Bernardon.) Adieu ! adieu !
Il sort deuxième plan gauche.
Bernardon. − Bonne chasse ! (Passant près du wagon où est Jules.) Jules ?
Jules, paraissant à la portière. − Mon oncle ?
Bernardon. − Prends garde de t'enrhumer.
Jules. − J'ai un cache−nez.
Bernardon sort deuxième plan droite.
Lucien, seul, revenant de gauche. − Les Ginginet sont en retard... (Tirant un volume de sa poche.) Piochons mon anglais... C'est le th qui est difficile à prononcer... il faut mettre la langue entre les dents... et moi, quand j'ai la langue entre les dents... je ne peux plus parler... (Il sort par la gauche en essayant de prononcer : ) The... the...
ScèneIV 524 Scène V
Jules ; puis Ginginet, Clémence, Jenny, Colombe, portant le globe de la pendule ; puis Le Chef de gare
Jules, regardant parla portière. − Pas le plus petit oncle à l'horizon... (Descendant.) Le moment est venu de décamper !
Ginginet, entrant suivi de Clémence, de Jenny et de Colombe ; ils sont tous chargés de paquets, Colombe porte toujours son globe. − Dépêchez−vous ! ... dépêchez−vous ! ... En arrivant des premiers, nous pourrons choisir nos places !
Jules, les apercevant et poussant un cri. − Ah !
Ginginet. − Hein ? (Reconnaissant Jules.) Lui !
Clémence. − Ce monsieur nous suit donc partout !
Colombe. − Monsieur, c'est le voleur de violettes...
Jules fait plusieurs saluts à la famille Ginginet.
Ginginet, bas. − Ne répondons pas à ses politesses...
La famille défile fièrement devant Jules sans le saluer.
Colombe, à part, lui jetant un regard de mépris. − Il me dégoûte ! ...
Ginginet. − Installons−nous dans un wagon... Etalez les manteaux, les châles, les parapluies...
Clémence et Jenny montent dans le wagon. Ginginet leur passe les colis.
Jules, à part. − Et moi qui restais pour la revoir ! Puisqu'elle part, je pars ! ... Quelle chance ! ... douze heures avec elle dans le même wagon... et il y a des tunnels ! ...
Ginginet, à Colombe. − A ton tour... monte... et prends garde au globe.
Colombe, à part. − C'est drôle ! Je ne me sens pas à mon aise ! (Elle monte.)
Jules, à part. − Voyons... casons−nous !
Il se présente à la porte du wagon de Ginginet.
Ginginet, lui barrant le passage. − Que désire Monsieur ?
Jules. − Une petite place...
Scène V 525
Ginginet, à part. − Ah ! elle est jolie, celle−là ! (Haut.) Impossible, monsieur, c'est un wagon de famille.
Jules. − Mais vous n'êtes que quatre...
Ginginet. − J'attends quelqu'un... le fiancé de ma nièce... un jeune homme qui ne boude pas !
Jules. − Ca ne fait que cinq... et il y a huit places...
Ginginet. − Ca m'est égal ! Je vous dis que vous ne monterez pas !
Jules. − Mais, monsieur !
Ginginet. − Monsieur !
Le Chef de gare, intervenant. − Qu'y a−t−il ? une altercation ?
Jules. − C'est monsieur qui prétend m'empêcher de monter dans ce wagon...
Ginginet. − Nous sommes déjà cinq...
Le Chef de gare. − Il reste trois places... et à moins que vous ne preniez le compartiment tout entier...
Ginginet. − Je le prends ! ... qu'est−ce que ça coûte ?
Le Chef de gare. − Vous règlerez avec le chef de train. Je vais vous mettre un écriteau : Réservé... (Le Chef de gare va prendre une plaque qu'il accroche sur le wagon.) Comme cela, vous serez tranquilles.
Il sort par le deuxième plan droite.
Ginginet, triomphant, à Jules. − Je sais faire un sacrifice pour voyager avec les gens qui me conviennent... Au moins si je prends des compagnons de route... je les choisirai.
Jules. − Vous êtes dans votre droit... Je n'ai plus rien à dire. (Il s'éloigne.)
Ginginet. − Ce n'est pas malheureux !
Jules, à part. − Mais j'ai mon idée... Tu me choisiras, tu me prendras dans ton wagon... et tu me dorloteras... c'est moi qui te le dis !
Ginginet, montrant l'écriteau. − Réservé.
Jules. − Oui ! oui ! réservé...
Scène V 526 Scène VI
Les Mêmes, moins Jules ; puis Lucien ; puis un Voyageur
Ginginet. − Enfin, nous en voilà débarrassés ! ... Mesdames, vous pouvez descendre... le wagon est à nous... nous avons encore huit minutes pour nous dégourdir les jambes.
Colombe descendant avec son globe ; elle est très pâle. − Monsieur ! ...
Ginginet. − Quoi ?
Colombe. − Je ne me sens pas bien.
Ginginet. − Qu'est−ce que tu as ?
Colombe. − Je crois que c'est le melon... Vous m'avez dit de finir le melon.
Ginginet. − Dame ! il en restait quatre tranches. Nous ne pouvions pas les garder jusqu'au mois d'octobre... Mais je ne t'ai pas dit de te gorger... Voyons, d'où souffres−tu ?
Colombe. − Je souffre du bas de l'estomac.
Ginginet, indiquant le creux de l'estomac. − Là ?
Colombe. − Non... au−dessous...
Ginginet. − Ah ! sapristi ! nous voilà bien ! ... Tu ne peux pas te mettre en route comme ça... Va ! informe−toi !
Colombe. − Ah ! ... ça se passe.
Ginginet. − Ne te remue pas !
Clémence et Jenny descendent du wagon.
Clémence. − Est−ce que nous ne partons pas bientôt ? ...
Ginginet. − Dans quelques minutes... (A Jenny, qui a un écheveau de laine rouge passé dans le bras et qui tricote.) La voilà déjà au travail... C'est un castor que cette nièce−là... elle me rappelle l'industrieuse Angleterre.
Clémence. − Chez elle, le tricot est une passion... J'ai cru comprendre qu'elle se faisait un couvre−pieds...
Ginginet, à Jenny. − Voyons, repose−toi... (Lui montrant le wagon.) Tiens ! Wagon ! ... Répète !
Jenny. − Oh ! yes ! wagon !
Scène VI 527
Ginginet. − Rail−way... tender.
Jenny, répétant. − Rail−way... tender.
Ginginet. − C'est pas mal... Je lui apprends le français... il n'y a que la prononciation qui ne va pas.
Colombe, bas à Ginginet, avec angoisse. − Monsieur !
Ginginet, bas. − Laisse−moi tranquille ! ... prends un parti !
Colombe, bas. − Je n'ose pas !
Ginginet, voyant entrer Lucien. − Ah ! M. Lucien ! ...
Lucien, saluant. − Madame... M. Ginginet... Miss Jenny...
Jenny, lui tendant la main
Good morning, sir.
Bonjour, monsieur.
Lucien
Very well... I am very glad to see you in good health.
Très bien... Je suis très heureux de vous voir en bonne santé.
Ginginet. − Comment ! vous savez l'anglais ?
Lucien. − Quelques phrases que je viens d'apprendre en vous attendant.
Clémence. − Est−ce que vous êtes ici depuis longtemps ?
Lucien. − Very well ! Depuis un quart d'heure.
Clémence. − Nous, nous avons été retardés sur le boulevard...
Ginginet. − Un embarras de voitures... Demandez à Jenny.
Jenny
What ?
Quoi ?
Ginginet. − A peine nous sortions des portes...
Jenny
Oh ! yes !
Scène VI 528
Oh ! oui !
(Avec un accent anglais très prononcé.) A peine nous sortions des portes de Trézène, il était sur son char...
Ginginet. − Ah ! la voilà partie ! Le récit de Théramène ! ... Assez ! assez ! ... Tricote ! tricote ! (A Lucien.) Elle a eu un prix de déclamation dans son Boarding School... c'est une calamité !
Lucien. − Sa voix me fait l'effet d'une douce musique.
Lucien et Jenny, ensemble. − A peine nous sortions des portes de Trézène... il était...
Ginginet. − Allons, bon ! En duo à présent... (A Lucien.) Sa voix vous fait cet effet−là parce que vous êtes amoureux... mais cela n'empêche pas de parler affaires... Je suis positif, moi... Avez−vous réalisé votre dot ?
Lucien. − C'est fait... J'ai adressé à votre notaire de Croupenbach un bon de cent soixante mille francs sur la banque de Strasbourg.
Ginginet. − Voilà tout... Je n'en demande pas davantage... Vous êtes de la famille... je vous autorise à lui parler anglais.
Lucien. − Oui. (Ouvrant son livre.) Voilà mon affaire pour saluer une dame... (Lisant.) I am your most.
Jenny, l'interrompant et agitant l'écheveau de laine qu'elle tient à la main.
Shall you be so kind as to give me a piece of paper to wind my wool ?
Voulez−vous être assez bon pour me donner un morceau de papier pour dévider ma laine ?
Ginginet. − Qu'est−ce qu'elle chante ?
Clémence, à Lucien. − Traduisez−nous ça.
Lucien. − Volontiers... c'est que... elle parle un peu trop vite.
Ginginet, à Jenny. − Répète... tout doucement...
Jenny, impatientée, montrant son écheveau de laine
Shall you be so kind as to give me a piece of paper to wind my wool.
Voulez−vous être assez bon pour me donner un morceau de papier pour dévider ma laine ?
Ginginet. − Cela vous va−t−il comme ça ? ...
Lucien, se grattant le front. − Elle a peut−être soif ?
Ginginet. − Non... elle a parlé de châle... elle veut son châle. (Il lui offre celui qu'il porte sur le bras.)
Jenny
Scène VI 529
No !
Non !
Lucien. − Je crois qu'elle désire s'asseoir !
Jenny
No ! no !
Non ! non !
Colombe, à part. − Elle a peut−être mangé du melon.
Ginginet. − Mais qu'est−ce qu'elle veut ?
Jenny, nerveuse
Give me a piece of paper...
Donnez−moi un morceau de papier.
Ginginet. − Pipeur ! ... Elle veut fumer !
Jenny
Some paper to wind my wool.
Du papier pour dévider ma laine.
Ginginet. − Ah ! c'est à s'arracher les cheveux.
Un Voyageur, passant de droite. − Mademoiselle vous demande un morceau de papier pour dévider sa laine...
Tous. − Du papier !
Ginginet. − Du papier... Ce n'est que cela ! Fallait donc le dire tout de suite.
Lucien, tirant un morceau de papier de sa poche de côté. − En voilà... (le lui montrant) mademoiselle...
Jenny
Thank you.
Merci
Elle se met à dévider. Coup de cloche.
Ginginet. − C'est le premier coup... prenons nos places... (Faisant monter Jenny.) Ah ! je me souviendrai de ton pipeur ! (Il fait monter Clémence et Lucien, et il monte après eux.) Eh bien ! Colombe ?
Scène VI 530
Colombe, rêveuse. − Tout à l'heure... je réfléchis ! ...
Scène VI 531 Scène VII
Colombe, Tapiou ; puis Le Chef de gare
Tapiou, entrant du deuxième plan gauche. − J'ai repassé le pot de graisse à un autre, et je me suis lavé les mains. (Apercevant Colombe.) Que vois−je ? La belle femme de ce matin !
Colombe. − Tiens ! ... Il vous a donc repoussé un bras ?
Tapiou, avec exaltation. − Oui... pour vous enlacer de dessus mon coeur !
Colombe. − Ne me remuez pas...
Tapiou. − Vous êtes pâle... vous avez des chagrins ?
Colombe. − Oui.
Tapiou. − Confiez−les moi...
Colombe. − C'est impossible !
Tapiou, tendrement. − Vous n'allez donc jamais le soir vous promener à Montmartre ?
Colombe. − C'est trop loin ! (Tout à coup avec résolution et passant à gauche.) Adieu ! ... adieu ! ... (Elle fait quelques pas.)
Tapiou. − Je ne vous quitte pas !
Colombe, vivement. − Je vous défends de me suivre ! je vous le défends.
Elle sort vivement avec son globe, au deuxième plan, à gauche.
Tapiou, seul. − Cette femme me rend rêveur.
Le Chef de gare, venant du deuxième plan droite, à Tapiou. − Qu'est−ce que vous faites là ? ... Vous partez avec le train... venez. Je vais vous faire monter à côté du mécanicien.
Tapiou, à part. − Elle descendra peut−être aux stations... je pourrai la voir.
Le Chef de gare, le poussant. − Allez donc !
Ils sortent deuxième plan gauche.
Scène VII 532 Scène VIII
Ginginet ; puis Un Monsieur ; puis Une Dame ; puis Un Photographe ; puis Une Nourrice ; puis Jules ; puis Colombe
Ginginet, paraissant sur le marche−pied du wagon, son calepin à la main, et descendant en scène. − Sapristi ! ... je viens de faire mon compte... Trois places de supplément à cinquante−trois francs dix... font cent cinquante−neuf francs trente... sans boire ni manger... C'est raide ! ... Si je pouvais recruter quelques voyageurs... comme il faut... ça me diminuerait d'autant. (Descendant en scène.) Voyons donc... (Un monsieur passe venant de gauche, s'adressant à lui et souriant.) Monsieur cherche une place ?
Le Monsieur. − Oui, monsieur...
Ginginet, l'arrêtant. − Monsieur a un billet de première ?
Le Monsieur. − Non... J'ai un permis de circulation.
Ginginet. − Monsieur ne paye pas ? (Montrant l'écriteau.) Réservé ! (Apercevant une dame qui entre, il s'en approche en souriant.) Madame cherche une place ? ... Je me ferai un plaisir de lui offrir mon coin...
La Dame, courroucée. − Insolent ! (Elle sort.)
Ginginet, étonné. − Qu'est−ce qu'elle a dit ? (La cloche sonne.) Diable ! Le second coup ! ... Mes places vont me rester. (S'adressant à un monsieur qui entre.) Monsieur cherche une place ?
Le Photographe, venant du deuxième plan droite. − Oui.
Ginginet. − J'ai un wagon réservé... et si Monsieur veut me favoriser de sa compagnie...
Le Photographe, étonné. − C'est que je suis photographe.
Ginginet, très aimable. − Mais un photographe... quand il ne fait pas de soleil... n'a rien de malfaisant... Veuillez prendre la peine de monter. (Le photographe monte.) J'ai encore deux places à écouler. (Apercevant une nourrice venant du premier plan, à droite, et portant un enfant au maillot.) Une nourrice ! ... C'est grave ! ... (A la nourrice.) Au moins est−il propre ?
La Nourrice. − Qui ça ?
Ginginet. − Votre bébé ?
La Nourrice. − Je n'ose le garantir.
Ginginet. − Au moins il ne crie pas ?
La Nourrice. − Toute la nuit !
Scène VIII 533
Ginginet. − Bah ! ... C'est un wagon de famille... montez ! ... (La nourrice monte aidée par Ginginet.) Plus qu'une place !
Jules, entrant, vêtu en vieux, un rond de voyage et une bouteille de pharmacie à la main, d'une voix cassée, il vient du deuxième plan droite. − Monsieur l'employé... une place, s'il vous plaît.
Ginginet, à part. − Un vieillard ! ... Si je pouvais... (A Jules.) Monsieur cherche une place ?
Jules. − Pour Strasbourg... Je me suis décidé à entreprendre ce voyage...
Il est pris d'une quinte de toux.
Ginginet, à part, hésitant. − Mâtin ! un catarrhe ! Après ça, ça fera peut−être taire l'enfant... (Haut.) Le train va partir... Si vous voulez monter...
Jules, regardant dans le wagon. − Il me semble qu'il y a déjà bien du monde...
Ginginet. − Ma famille ! C'est un wagon de famille ! ... Vous prendrez mon coin... en face de ma femme...
Jules. − Je crains vraiment d'abuser...
Il tousse.
Ginginet, lui prenant son rond. − Donnez−moi votre petit meuble.
Jules, lui remettant sa bouteille. − Ca, c'est ma potion... Quand je tousse, ça me calme.
Ginginet. − Soyez tranquille, nous aurons soin de vous.
Il passe la bouteille et le rond dans le wagon.
Jules, au public, voix naturelle. − Quand je disais qu'il me dorloterait... Travaille−t−il assez !
Ginginet, l'aidant à monter. − Maintenant... appuyez−vous sur mon bras.
Jules. − Merci... Poussez ! ... poussez ! Vous ne pouvez donc pas pousser ?
Ginginet. − Si ! si ! ... ça y est ! ... Complet !
La voix de Jules, dans le wagon. − Madame, voulez−vous croiser ? (Troisième coup de cloche.)
Un employé, traversant. − Allons, messieurs, en voiture.
Ginginet. − On part ! (Il monte dans le wagon, l'employé en ferme la porte.) Voyons... nous n'oublions rien...Ah ! si ! Colombe ! ... Ne partez pas. Monsieur l'employé, j'attends ma bonne. (Appelant.) Colombe ! Colombe !
Colombe, arrivant tout essoufflée sans son globe deuxième plan gauche. − Voilà, monsieur...
Ginginet. − Dépêche−toi !
Scène VIII 534
L'employé, ouvrant la portière. − En voiture !
Ginginet, arrêtant Colombe sur le marche−pied. − Eh bien ! Et le globe ?
Colombe − Ah ! bon Dieu ! je l'ai posé par terre... Je vas le chercher.
Elle veut descendre. L'employé la saisit par ses jupes et la pousse de vive force dans le wagon, qu'il ferme.
Ginginet, Colombe, le Photographe et Lucien, criant à la portière. − Le globe ! le globe !
Les voyageurs des autres wagons, criant aux portières. − Le globe ! le globe !
Bruit de cloche.
Scène VIII 535 Acte III
Un buffet de chemin de fer ; deux portes au fond donnant sur la voie. Une glace au milieu avec une lampe de chaque côté. Table avec nappe devant la glace. Comptoir chargé de comestibles, éclairé de deux lampes, placé obliquement à droite. − Porte au deuxième plan, à droite. − Armoire praticable au bout du comptoir, face au public. − Porte au deuxième plan à gauche, poêle allumé près de cette porte. Table et deux chaises au premier plan à gauche ; guéridon avec nappe au premier plan à droite, près du comptoir. Chaises au fond, un panier plein de légumes sous la table de gauche.
Acte III 536 Scène I