Amours vraies - 3
* Beignacaf : base de beignet au…
Dix
* Beignacaf : base de beignet au café recouverte de fondant au moka et de crème au beurre J’enfreins toutes les règles. Je ne peux vraiment pas m’arrêter de penser à toi. C’est toujours dimanche, 11 h ?
Ça l’était, et Todd relut le SMS de Michelle dans un coin du Diner Silver où il attendait assis, une tasse de café devant lui, un mur de séparation derrière.
Il avait demandé à l’hôtesse la table la plus à l’écart qu’elle avait. Il voulait poser ses mains, et sa bouche, sur Michelle, et il ne voulait pas que les regards désapprobateurs d’un public affamé refroidissent l’ambiance.
Même s’il était rentré chez lui après le sport et avait passé une bonne partie de la veille avec un marteau dans les mains, il n’avait pas encore beaucoup dormi la nuit dernière. Cela ne lui ressemblait pas, d’être distrait, inattentif, d’avoir une femme dans la tête à en friser l’obsession.
Il n’était pas obsédé. Sauf là. et ce brunch allait consister à le rassurer à l’effet qu’il n’était pas aussi stupide à ce sujet qu’il le prétendait.
Il mit son téléphone dans sa poche, prit son café et leva sa tasse pour boire. Il était chaud, fort, chargé en caféine, et donna à son métabolisme une secousse nécessaire. Mais cela n’était rien comparativement au choc qu’il ressentit quand il jeta un œil audessus de sa tasse pour voir Michelle marcher vers lui. Comme s’il avait été touché par un fil élec-trique, son cœur s’emballa, son sang bouillonna, sa peau s’enflamma.
oui. Il allait être difficile de garder son sang froid alors qu’elle était si incroyablement séduisante.
Il glissa de la banquette et se leva pour l’accueillir. Le sourire de Michelle, quand elle le vit, fit tourner plus de têtes que la sienne. Mais comment pouvaitil en être autre-ment ? elle avait fière allure avec ses cheveux comme un nuage mordoré et sa peau rayonnante. elle portait ce qui ressemblait à un débardeur, mais qui était une robe légèrement ceinturée, très chic, et découvrant ses jambes superbes.
Non pas qu’il s’y connaisse en chic, mais elle l’était et elle le portait bien.
— Salut, ditelle quand elle le rejoignit, passant ses bras autour de son cou pour une longue étreinte.
Puis, elle le libéra et se glissa de son côté de la banquette.
Il s’assit tout près d’elle, la coinçant, se pressant contre elle. elle se tourna vers lui, son bras le long de la banquette, ses jambes croisées nichées entre les siennes.
Puis il finit par dire :
— Salut.
Toujours souriante, elle ébouriffa les cheveux de Todd sur sa nuque.
— Je n’aurais jamais imaginé que 24 heures puissent paraître si longues.
Il jeta un œil à sa montre.
— Ça fait plutôt 31.
— Bon, évidemment ! ditelle, s’approchant pour l’embrasser de ses lèvres douces, pressantes, avides et chaudes.
Il se pencha contre son bras qui était encore passé derrière lui, laissant sa tête là quand elle retira ses lèvres après un baiser très long et très sensuel.
— Je me souviens de toi.
— en estu sûr ? demandatelle, utilisant son pouce pour effacer une trace de rouge à lèvres sur le coin de sa bouche. Parce que si tu as besoin d’un autre aperçu…
— J’en ai besoin, lui ditil, posant sa main derrière sa tête cette fois, puis l’embrassant jusqu’à ce qu’aucun d’eux ne puisse respirer.
Ils finirent par reprendre leur place, essoufflés, épuisés.
— Je vais avoir besoin de force si nous maintenons ce niveau. et probablement de plus de café.
— Je pourrais avoir besoin d’un café aussi, ditelle.
Michelle retira son bras de derrière lui pour attraper une carte, puis se pelotonna contre lui de nouveau pendant qu’elle lisait.
— Astu bien dormi ?
— La meilleure question serait de me demander si j’ai dormi, ditil.
Puis il prit une grande gorgée de café.
— entre mon cours et le reste de la journée à arracher et poser du carrelage, j’aurais dû dormir comme un bébé. Pas moins.
— eh bien, après la fête en plein soleil au piquenique, j’ai dormi, mais, étonnamment, je me suis retrouvée complètement éveillée à quatre heures ; alors j’ai décidé de me lever et d’aller courir.
— Pas étonnant que tu sois si magnifique. L’air frais et de l’exercice.
— et du maquillage.
elle leva un doigt, son bracelet cliquetant tandis qu’il glissait sur son bras.
— N’oublie pas le maquillage. Ça cache une multitude de péchés et de nuits blanches.
— Hmm. Peutêtre que c’est ce dont j’ai besoin, ditil.
Ce qui la fit rire et lui donner un léger coup de coude dans les côtes.
Il poursuivit.
— Un ami m’a vu hier matin et il m’a dit que j’avais l’air d’une larve. et nous portions tous les deux des lunettes de soleil.
— Comment était le cours ?
— Brutal. Mais Blake a passé un pire moment que moi.
Il a quelques orteils cassés, ditil, comme leur serveur arrivait.
Michelle commanda un café. Todd en reprit. et, pendant qu’elle se décidait pour les crêpes aux myrtilles avec un sirop de myrtille, il opta pour une omelette aux épinards et au fromage feta, pensant que le fer et les protéines lui donneraient assez d’énergie pour corriger les demilunes sombres sous ses yeux.
— Il les a cassés tout seul, ou avec ton aide ? demanda Michelle, une fois qu’ils furent seuls.
— Je ne suis pas un homme violent.
elle roula des yeux.
— D’accord. Tu ne fais que donner des coups de poing, des coups de pied, des volées, rouer de coups…
— Juste sur le tapis, lui ditil, ajoutant un édulcorant dans son café chaud. Mais non, Blake est responsable de son propre malheur. Il portait des tongs pour aller au cours et il a trébuché sur un banc dans les vestiaires.
elle rit, le visage débordant de joie, sa bouche tout sourire, ses yeux plissés, les ridules aux coins comme de minuscules petits sourires.
— Je ne devrais pas rire, parce que aïe, mais c’est vraiment drôle.
Ça l’était, et il aimait qu’elle partage son sens de l’absurde.
— C’est même encore plus drôle quand on connaît Blake, M. vaniteux comme un paon.
— vraiment ?
— et plus encore. voilà pourquoi je ne lui ai pas parlé de toi, ditil avant de prendre une gorgée de son breuvage fumant.
— et pourquoi ? demandatelle, portant sa tasse à ses lèvres.
— Parce qu’il n’a jamais su faire face à un de mes secrets qu’il n’aimait pas.
elle l’observa, ses yeux témoignant de sa réflexion, son front nettement froncé. Après un long moment, elle reposa sa tasse sur la table et baissa les yeux tandis qu’elle demandait :
— Gardonsnous ça secret ?
— Ça dépend de ce à quoi tu fais référence en disant « ça ».
Pour le moment, il la voulait pour lui tout seul. Ce qu’il ne voulait pas, c’était qu’elle pense que son égoïsme était honteux. La présenter serait un plaisir, mais cela pouvait attendre.
— Mon ami Gabi ? Mike’s ? Le déjeuner d’aujourd’hui ?
Toi t’enfuyant avant que je ne puisse t’embrasser ? Moi t’embrassant ?
elle tira la langue.
— Tout ça, donc. Toi et moi. Le truc de Match.com.
— estce que tu l’as dit à quelqu’un ? À part tes amies que tu as abandonnées à l’orchestre symphonique ?
elle semblait se protéger, laissant le temps au serveur d’installer leurs commandes devant eux.
— elles sont les seules qui savent que je me suis inscrite et que je t’ai rencontré. en fait, ce sont elles qui m’ont incitée à le faire.
Il se surprit à sourire.
— Comment estce arrivé ?
— Le mois dernier, je les ai reçues pour bruncher. C’est là que Christina… Je t’ai parlé d’elle vendredi soir, ditelle, rafraîchissant sa mémoire.
Comme il acquiesça, elle poursuivit :
— C’est le jour où elle m’a fait jurer d’essayer le service.
C’est devenu toute une affaire, prendre ma photo et tout ça.
Alors, à l’orchestre symphonique, elles étaient curieuses à ton sujet. Je pense qu’il était plutôt évident que je voulais partir bien avant que je l’aie fait.
— Ah, alors tu leur as parlé de ta fuite devant mon baiser et de ton besoin de rattraper le temps perdu ?
— Non, ditelle tout en rougissant. Je ne leur ai pas vraiment parlé de toi, excepté que j’avais apprécié notre soirée.
— Donc, je suis ton secret.
elle joua avec sa nourriture, trempant un bout de crêpe dans le sirop avant de demander :
— estce que ça t’embête ?
Puisqu’il n’avait pas vraiment parlé luimême, il ne pouvait pas dire que cela l’ennuyait. Il coupa son ome lette, l’odeur des épinards chauds et de la feta le faisant saliver.
— Parlemoi davantage de ce brunch.
— Qu’estce que tu veux savoir ? C’était juste une journée de filles à la maison.
elle haussa les épaules et mangea un morceau de son petit déjeuner.
Il agita les sourcils et mangea une autre bouchée du sien.
— Mon genre préféré.
— Ah, alors c’est ça. Tu veux connaître les détails coquins.
— Le genre qui vaut le coup d’être entendu.
— eh bien, les seuls détails que tu auras de moi vont t’ennuyer à mourir. ou te mettre sur la défensive.
— Parce que vous avez parlé des hommes.
— Bien sûr, ditelle tout en prenant son café.
— Hmm.
Ce fut tout ce qu’il dit, et le bruit du restaurant s’éleva pour combler le vide.
Il sentit le bacon et la saucisse, entendit des voix fortes et des rires, et se demanda pourquoi la pensée de Michelle discutant d’autres hommes le démangeait.
— S’il te plaît.
elle but son café, puis brisa le silence qu’il avait laissé s’installer entre eux.
— Comme si tes amis et toi ne parliez pas des femmes.
euh… non. Mieux valait ne pas aller par là.
— Pas de la façon dont tu voudrais l’entendre.
— exactement, ditelle.
et il sut à son ton qu’il s’était fait avoir.
Il était temps de changer de sujet.
— Avaistu cuisiné ? Pour ton brunch ?
— oui. Une quiche, un pain aux graines de pavot, une salade de fruits. Croissants aux amandes pour le dessert.
— De la nourriture de filles.
Les yeux vers son assiette, elle secoua la tête.
— essaieraistu de me convaincre que tu es sexiste ?
Parce que ça ne marche pas.
— Sexiste ? Moi ? À peine, ditil.
et il se surprit à sourire.
— J’essaie plutôt de tenter de te convaincre de cuisiner pour moi.
— D’abord ton linge et maintenant ça.
elle l’examina, le jaugea.
— Laissemoi deviner. Tu es du genre steak frites.
— J’aime les deux. J’aime les burgers et une bonne pizza au fromage. Je mangerai quasiment n’importe quoi. J’aime les sushis…
Ses yeux s’agrandirent comme elle l’interrompait.
— J’adore les sushis. et la pizza. Mais surtout les sushis.
elle s’arrêta et le regarda fixement dans les yeux un long moment, comme pour trouver une vérité ou un signe, quelque chose pour l’aider à prendre une quelconque décision qu’elle était en train d’évaluer.
— Aimeraistu venir demain soir après le travail ? J’irais chercher quelques sushis impériaux et peutêtre une salade ?
Soutenant toujours son regard, il tendit la main pour prendre son café, délai stratégique pour garder son sang froid alors que son corps brûlait tant ses mots avaient agi comme du bois d’allumage.
— Tu m’invites chez toi ?
— oui.
— Je t’ai montré ma demeure ; alors maintenant tu me montres la tienne ?
elle attendit, ne disant rien.
— estce qu’on peut faire ça mardi ? demandatil, détestant la rejeter mais coincé. J’ai une réunion tard demain.
— Mardi, ça marche.
elle lui donna le numéro.
— Tu connais l’immeuble. À 19 h, ça va ?
— À 19 h, c’est parfait.
Il coupa un morceau de son omelette. Trois rendezvous en quatre jours, et ils faisaient des projets pour un autre. La vitesse, la facilité… Cela lui fit secouer la tête.
Michelle le remarqua.
— estce que quelque chose ne va pas avec ta nourriture ?
— Non, c’est génial, mais je pense que quelque chose ne va pas dans le monde.
— Le monde ?
elle rit et tourna un autre morceau de crêpe aux myrtilles dans son sirop de myrtille.
— Quelque chose de plus que les guerres, les gens qui perdent leur travail et leur maison, l’épuisement des res-sources naturelles…
— C’est ce dont je parle, ditil, faisant un geste avec sa fourchette. Comment estil possible que dans ce monde une femme comme toi soit toujours célibataire et sur Match.
com ?
— Une femme comme moi ?
Il pensa à toutes les choses qu’elle lui avait dites.
— Quelqu’un de tellement prévenant, si impliqué. Si intelligent, si droit. Si dévoué auprès de sa famille, une bonne amie.
— Tu me fais ressembler à une sainte.
— Sainte Michelle. Patronne de Sainte Perfection.
— Je ne suis pas une sainte. Je ne suis pas une nonne. Je ne suis pas vraiment parfaite.
elle rit légèrement tout en rougissant.
— Je suis juste une fille catholique vieux jeu. en plus, je pourrais te demander la même chose. Tu y es depuis plus longtemps que moi. Tu es sur le site depuis bien plus longtemps que moi. Pourquoi n’astu pas été conquis ?
— Beaucoup d’appelées. Peu d’élues.
elle roula des yeux, et, cette foisci, ce fut lui qui rit.
— J’exagère. Mais je ne t’aurais jamais trouvée si j’avais été celui qui cherchait. Tu étais en dehors de mon périmètre.
— Donc j’imagine que c’est une bonne chose que je sois davantage ouverte d’esprit.
— ouverte d’esprit ? Hé, tu parles au type le plus ouvert que je connaisse.
— Tu n’avais pas l’esprit assez ouvert pour me chercher à 30 kilomètres.
— D’accord, coupable. Mais j’aime avoir mes femmes à proximité.
— Tes femmes ?
— C’était pour faire court.
— Ah, d’accord. Celles qui ont appelé.
elle poussa sa hanche tout contre la sienne.
— C’est assez proche ?
— Pour les manifestations d’affection en public, oui, dit-il.
Sa voix était étranglée par le désir de l’avoir plus près.
— Mais je ne dirais pas non à une autre soirée du genre privé.
Sa bouche se tordit pour revêtir un sourire mutin et sensuel.
— on verra ce qui se passera mardi.
Bon sang. Cela faisait deux jours à partir de maintenant.
— Pas de temps pour le reste de la journée ?
elle secoua la tête.
— J’ai déjà des projets, désolée.
— estce que d’autres hommes sont impliqués ?
— Deux, en fait, ditelle en riant.
— euh, oh. Je devrais m’inquiéter ?
— Mes parents et moi, et Michael et Colleen allons au centre commercial.
— Je vois ce que tu voulais dire par faire les magasins.
— C’est un vice, je l’admets. Ne dis pas que tu n’étais pas prévenu.
elle le dit en pointant un doigt sur lui, le bracelet qu’il avait remarqué plus tôt glissant le long de son bras et cliquetant comme elle bougeait.
Il fit un signe vers le bijou.
— Tu as pris ce bracelet dans une de tes boutiques ?
— Non, il appartenait à ma grandmère Gargiulo. Mon grandpère lui a donné au début de leur mariage.
— et toutes les breloques signifient quelque chose ?
— oui.
elle plaça sa fourchette le long de son assiette, retira le bracelet et caressa un minuscule cheval.
— C’est par rapport à leur ville natale. Goshen, New York. La piste de course historique de Goshen est la plus ancienne piste sous harnais.
— Formidable. Je ne le savais pas.
Il pointa la breloque suivante.
— Le cœur et la clé. Pas trop difficile.
— elle avait la clé de son cœur.
— Combien de temps ontils été mariés ?
— Pendant 47 ans. Il était cent pour cent italien et elle, cent pour cent irlandaise ; alors il lui a donné…
— Le trèfle à quatre feuilles, ditil, finissant la phrase qu’il avait interrompue.
— oui, ditelle, passant à la suivante.
— Le masque commémore un voyage qu’ils ont fait à la Nouvelleorléans dans la vingtaine. Ils voyageaient une fois par mois quand ma mère était jeune.
— et la note de musique ?
Un sourire adoucit son visage.
— C’est une de mes préférées. Avant d’épouser ma grandmère, mon grandpère Gargiulo chantait de l’opéra.
— Pas possible.
— Si, ditelle en hochant la tête.
— Il chantait au Major Bowes Amateur Hour et à Broadway avec eddie Albert.
D’accord, maintenant c’était drôle.
— Alors je fréquente une famille du spectacle ?
— Je le suppose.
Ses yeux pétillèrent comme elle pointait la prochaine breloque.
— Les Bermudes ont toujours été leur endroit préféré pour les vacances.
— et le téléphone ?
— Ma grandmère était, et est toujours, très sociable, et mon grandpère aimait la taquiner à cause du temps qu’elle passait au téléphone.
— Tu as hérité de cette caractéristique ? Parler beaucoup ?
elle lui adressa un regard taquin.
— Je peux aller jusqu’au bout d’une conversation. estce que ça t’ennuie ?
Il haussa les épaules.
— Je m’interrogeais juste sur l’envergure de ton cercle social.
— J’ai eileen et mon groupe restreint d’amies depuis l’université, et puis un plus vaste cercle dans lequel je papillonne.
elle prit un morceau de crêpe, puis l’agita tout en disant : — Beaucoup viennent à ma soirée d’Halloween. Tu pourrais les y rencontrer.
Il regarda comme elle mâchait, comme elle tendait la main pour attraper son café et buvait, sans jamais perdre le contact visuel, tandis qu’elle attendait qu’il réponde. Étaitil prêt à se rendre là, à inclure ses amies à elle, ou même ses amis à lui, dans ce qu’ils partageaient ? Seraitil prêt dans un mois ?
Beaucoup de choses pourraient arriver d’ici là. Il aimait vivre dans l’instant et il aimait particulièrement celuilà. Il se résolut à dire :
— on verra.
Michelle fronça les sourcils.
— Quoi ? Tu ne veux pas risquer de me voir me moquer de ton costume ?
Qu’il n’ait pas de costume ne lui avait même pas traversé l’esprit.
— Je suppose que tu as le tien tout choisi ?
— eileen et moi cherchons ensemble ; alors on hésite entre quelques thèmes.
— Y auratil des cupcakes ? demandatil tout en s’em-parant de la fin de son omelette.
— Bien sûr. et des bonbons, puisque c’est l’Halloween.
et des cocktails. et des tapas. on travaille en ce moment sur le menu. oh, et on termine toujours en allant dans les bars du coin pour profiter du spectacle.
— Une vraie soirée de fête, hein ?
— estce que ça t’effraie ?
— Je préfère le voir comme un défi. Comment s’habiller pour impressionner la femme qui aime une belle soirée costumée.
— eh bien, tu as un mois et demi pour trouver quelque chose ; alors je m’attends à être charmée.
— estce que j’ai échoué à ce sujet jusqu’ici ?
elle secoua la tête et revêtit son immense sourire lumi-neux qui sentait le sirop à la myrtille.
— Toi, Todd Bracken, tu m’as tellement charmée jusqu’ici que je ne suis pas certaine que mes pieds toucheront encore le sol.
— Si, je serai là pour y veiller.
OceanofPDF.com