Amours vraies - 3

Kent Alison · Chapitre 4 sur 30

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Amours vraies - 3

* Ba-nil e : base de banane…

Deux

 

* Ba-nil e : base de banane recouverte de crème au beurre à la vanil e

Alors qu’elle était concentrée à étudier les impôts fonciers qu’elle venait juste de recevoir et qu’elle avait mal à la tête, Michelle tendit distraitement le bras vers le téléphone qui sonnait sur son bureau.

— Michelle Snow.

— Alors, déjà des rendezvous torrides prévus ?

— Salut, Christina.

elle se rassit, frottant sa nuque tendue, sachant qu’elle devait s’attendre à un interrogatoire musclé et acceptant qu’elle n’ait personne à blâmer à part ellemême.

Cela faisait une semaine depuis leur brunch, une semaine qu’elle avait juré sur son futur premierné de consacrer un mois de sa vie à Match.com. et pourtant, elle était assise là, à s’user au travail, pas plus près d’avoir un premierné qu’elle ne l’avait été ce dimanche. Les choses au bureau avaient été dingues, et le site de rencontres était la dernière chose qu’elle avait en tête.

entendant en arrièrefond Christina qui répondait aux questions de son assistant à propos de titres, Michelle pensa éviter l’imminent interrogatoire et dit : — Pas encore de rendezvous. Je n’ai même pas terminé mon profil.

Christina, revenant à la conversation, souffla dans l’oreille de Michelle.

— Michelle ! Tu avais pro…

— J’ai promis. Je sais.

Puisque l’esquive n’avait pas marché, elle fit une autre tentative :

— Je n’ai pas eu une minute de disponible depuis des jours. Le travail est démentiel en ce moment. Le problème du marché immobilier n’est pas un secret.

Cette fois, Christina maugréa au téléphone, mais sa voix n’était plus perçante quand elle parla.

— Tu vas mourir vieille, ratatinée et seule.

— Merci, bougonna Michelle, levant ses yeux très fatigués au plafond avant de les fermer.

elle ne pouvait se résigner à parler d’elle. Pas maintenant.

— et comment se passent les choses pour toi ? Tu as déjà rencontré M. Parfait ?

— en fait…, commença Christina, baissant la voix. Je vais le rencontrer pour la première fois ce soir. on s’est envoyé des SMS toute la semaine, mais c’est la première occasion que nous avons d’être ensemble. on va prendre un verre près de son bureau. Regarde à ta fenêtre vers 22 h pour le feu d’artifice.

— Tu es à plus de 300 kilomètres, Chris.

— Ils seront suffisamment lumineux. Croismoi.

Michelle rit doucement sous cape. Seule Christina avait la confiance en elle nécessaire pour supposer qu’un homme qu’elle n’avait jamais rencontré reste plus longtemps qu’une nuit.

— Juste un verre ? Pas de mariage en vue ?

— Tu te moques, mais tu auras l’air d’une vedette de cinéma dans ta robe de demoiselle d’honneur lamée or.

Aussi fou que cela puisse paraître, Michelle pouvait parfaitement imaginer Christina en arriver à quelque chose d’aussi extravagant. Peutêtre avec des bouquets de lys callas violets et un groupe de jazz jouant Our Love Is Here to Stay d’ella Fitzgerald. ou At Last d’etta James, avec Christina et son nouveau mari se déhanchant ensemble sur la piste de danse comme l’avaient fait les obama pendant que Beyoncé chantait.

Jetant un regard sur son genou, Michelle joua avec l’ourlet côtelé de son chandail, se demandant quelles chan-sons son mari et elle choisiraient pour danser à leur réception. ou si elle aurait un jour une réception, ou encore un mariage, où elle devrait décider de choses comme le tissu des robes des demoiselles d’honneur, les fleurs pour les boutonnières et les parfums de la garniture du gâteau.

Assez. Sérieusement. Il était ridicule de broyer du noir et pas le moins du monde productif. Réprimant la fatigue qui se manifestait de façon évidente comme de la mélancolie, elle dit :

— Juste pour toi, Christina, je porterais du lamé or.

À l’autre bout du fil, Christina grommela.

— et pour moi, et au nom de ton futur premierné, tu rentres à la maison ce soir et termines ton profil sur Match.com. Dana t’a envoyé la photo par courriel, non ?

— oui. et je suppose que ça ira.

Si elle le faisait, et c’était encore un grand si, alors la photo du brunch de dimanche serait aussi un signe affir-matif pour ses amies qui l’avaient encouragée à se lancer.

— Ça fera plus qu’aller. C’est parfait.

Christina laissa le silence s’installer pendant une minute, puis dit :

— Tu sais que je t’aime, Chelle, n’estce pas ? Ce n’est pas juste pour être la nana insistante que je sais être. Je veux qu’il t’arrive de belles choses, et ceci inclut les relations que tu mérites. Tu es belle comme un cœur, et je veux que tu aies tout.

Bon, merveilleux. en plus de la journée pénible que Michelle vivait, voilà qu’elle allait pleurer. Sa voix, quand elle parla, était toute tremblotante et faible, mais elle avait tellement de chance d’avoir de si bonnes amies qu’elle ne put s’empêcher de rire entre les larmes.

— Je t’aime aussi, Christina. Si je ne t’aimais pas, d’aucune façon tu ne me ferais enfiler ne seraitce qu’un sousvêtement en lamé or.

Christina ravala ce qui ressemblait à un sanglot ému avant d’éclaircir sa voix et de revenir à leur affaire.

— D’accord, mais, amie ou pas, je vais continuer à t’em-bêter avec ça. C’est seulement un mois. Un mois, c’est rien.

Spécialement quand on parle du reste de ta vie.

— Je le ferai. Je le promets. Parce que, pour être sincère, je suis déjà plutôt attachée à mon futur premierné.

elle se surprit à soupirer avec mélancolie.

— Il a les yeux de son père.

Pourquoi étaitce quand le samedi matin pointait son nez que Michelle était trop épuisée de sa semaine de travail pour profiter du début de fin de semaine et de la liberté après ce qui était devenu le traintrain quotidien ?

Ce devrait être son moment, le moment où elle laissait de côté son travail, le stress, l’incertitude de ce qui arrive rait quand elle serait de retour au bureau lundi. À la place, elle se désespérait d’avoir laissé des douzaines de balles dans les airs après avoir travaillé une cinquantaine d’heures.

Jongler était pour les clowns.

Sa course matinale l’aiderait, comme le ferait une bonne nuit de sommeil ce soir, mais cela voulait dire laisser le confortable fauteuil brun où elle avait vécu ces derniers jours pour la chambre, et l’idée de faire remonter à la surface l’énergie pour le faire la fatiguait encore davantage. elle avait donné 10 années de sa vie à la gestion du marché immobilier. Rentrer à la maison pour se faire la morale n’était pas la carotte qu’elle s’attendait à trouver à la fin de ce très long bâton.

elle avait dit à ses amies la vérité le mois dernier au brunch. Deux enfants et demi, avec un portier et les com-modités de la ville à portée de main, c’était exactement la vie dont elle rêvait. La vie qu’elle espérait maintenant partager avec l’ Élu.

et si croire à cette chimère d’âmes sœurs faisait d’elle une Pollyanna, alors qu’il en soit ainsi. elle aimait penser que quelque part dehors l’attendait son Jerry Maguire personnel. Mais ensuite, il lui apparut qu’il était logique qu’elle voie les choses de cette façon. C’était en raison du mariage qu’elle connaissait le mieux.

elle ne pouvait imaginer sa mère avec quelqu’un d’autre que son père. Ils allaient parfaitement ensemble, comme s’ils formaient les deux côtés du même moule. Toutes les années qu’ils avaient passées ensemble avaient rendu impossible l’idée de penser à l’un sans l’autre, mais cela ne faisait que prouver sa théorie du partenariat parfait.

Ses parents avaient fait ressortir le meilleur chez l’autre.

La force de leur union s’était vue à travers les bons moments, mais s’était avérée encore plus essentielle pendant les mauvais. et aucun doute que l’avenir de son frère Michael sui-vrait le même chemin. Lui et sa fiancée Collen n’auraient pu faire un match plus parfait.

Il y avait encore ce mot. Match. Comme celui qu’impli-quait Match.com ? Michelle soupira et, malgré sa réticence, tendit la main vers son ordinateur portable sur la table basse. Christina avaitelle raison ? estce qu’une relation réglerait tout ?

Avoir quelqu’un à ses côtés l’aideraitelle à vaincre le surmenage qui l’épuisait ? estce que partager ses journées avec un mari enrichirait son existence ? Avoir un homme dans sa vie étaitil ce dont elle avait besoin ?

Peutêtre que oui, même si elle détestait penser qu’il lui faudrait un homme pour tout arranger. Il serait préfé-

rable qu’elle soit capable de le faire pour ellemême, par ellemême. Cela n’expliquait pas pourquoi, en cet instant, la seule chose qui pourrait lui faire oublier la semaine qu’elle venait de passer n’était pas un homme mais un cupcake.

Quelque chose avec un glaçage, une garniture et des pépites. Avec du fromage à la crème, une ganache onctueuse et de la crème au beurre. De la vanille, du chocolat, des fraises… peu importait. À ce moment précis, rien d’autre ne la rendrait plus heureuse que ce genre de plaisir extravagant et calorique.

Sauf que ce n’était pas vrai. Ce qui la comblerait vraiment de bonheur, ce serait de faire ses cupcakes ellemême : mélanger, glacer, garnir, décorer, et le faire dans une pitto-resque petite pâtisserie qui lui appartiendrait. Les heures seraient encore plus longues que celles qu’elle consacrait actuellement à son travail, et elle serait seule responsable.

Avec l’état actuel de l’économie, elle serait folle de s’engager dans cette voie, mais elle rêvait depuis une éternité de diriger un petit commerce, d’être son propre patron, d’im-pliquer toute sa famille dans l’entreprise.

elle se voyait filer sur sa vespa au magasin où elle créerait des pâtisseries aussi éblouissantes que délicieuses. Sa mère l’aiderait, bien sûr. Pouvoir disposer des années d’ex-périence de sa maman comme traiteur semblait logique. et son père et son frère Brian en savaient autant en architec-ture, ce qui signifiait que son magasin serait un endroit privilégié. Comment pourraitelle faire autrement que réussir avec de tels cerveaux et bras derrière elle ?

C’était l’organisation qui la retenait. Le temps que cela prendrait. Les frais d’établissement. Les fournisseurs. Le personnel. La commercialisation. L’équipement allant des fours aux malaxeurs, aux lavevaisselle et aux casseroles.

Décider d’une ligne de production et des stratégies de vente.

Trouver un lieu qui serait en rapport avec sa vision, un qui conviendrait au lustre qu’elle voulait comme point de mire du décor. elle était folle ne seraitce que d’envisager quelque chose de si monumental quand le pays entier réduisait les dépenses, cherchant à ne pas faire de folies avec des extras.

Pourquoi quelqu’un voudraitil acheter des cupcakes gastronomiques quand ils pouvaient cuisiner toute une fournée de Betty Crocker chez eux ?

Maintenant, si elle avait un partenaire… pas sa mère ou son père ou ses frères, pas un investisseur ou un conseiller financier, mais quelqu’un pour partager les soucis persistants qui arriveraient tard le soir au moment de sombrer dans le sommeil ou qui remonteraient à la surface pendant la douche du matin… Les choses ne devaient pas être si terribles ou hors du domaine du possible.

Si elle avait une épaule sur laquelle s’appuyer, une oreille pour l’écouter, un avis engagé et fiable, une voix de soutien à ses côtés, elle pourrait tendre davantage vers le oui et s’éloigner du barrage du non insistant.

D’accord, Match.com. J’abandonne. Je me rends. Tu gagnes.

Le mois dernier, après sa promesse à Christina durant leur conversation au sujet des robes de demoiselles d’honneur lamées or, selon laquelle elle s’était engagée à entrer dans le monde miraculeux des rencontres en ligne, Michelle était rentrée chez elle ce soirlà et l’avait fait. Depuis lors, cependant, elle n’avait pas utilisé une seule fois le service pour lequel elle payait. Comme tout conseiller financier lui taperait sur la tête pour le manque à gagner, elle alla sur le site Internet et se connecta sur son compte.

Bien, voyons. Apparemment, il y avait un certain nombre d’hommes qui trouvaient qu’elle valait le coup. ou du moins qui pensaient que son profil méritait que l’on flirte avec elle. Une partie d’ellemême trouvait que c’était mignon ; qui n’aimait pas l’attention ? Mais une autre partie trouvait cela stupide, toutes ces tentatives de fréquenter quelqu’un. Les applications du genre « Superpoke ! » ou « Fish Slap » ou encore « Sheep Thrown », qu’on retrouve sur Facebook pour se faire des amis, étaient pour elle assez terribles. Peutêtre qu’elle était ringarde, mais elle préférait de loin ignorer les jeux et voir par ellemême qui était là pour elle.

Pour commencer, elle remplit les paramètres pour sa recherche, élaborant un homme plus ou moins de la même façon qu’elle avait construit la voiture de ses rêves sur le site du fabricant. Rien de tel que de réduire une relation amoureuse à une série de boîtes de stockage, mais, si elle devait faire une rencontre, la personne ne devait pas vivre trop loin.

et, puisque son but final était une relation durable, elle n’avait aucun intérêt à fréquenter des joueurs qui voulaient seulement prendre du bon temps. De même, puisqu’elle savait qu’elle voulait une famille, et que ses enfants aient un père capable de courir après eux sur le terrain de jeux, une grande différence d’âge ne fonctionnerait pas. elle plafonna ce champ de recherche à la quarantaine.

opinions politiques, croyances religieuses, loisirs, revenu et éducation étaient toutes des choses qu’elle préfé-

rait découvrir à travers la conversation. Quelques mots sur un formulaire n’étaient pas suffisants pour expliquer ce qui conduit quelqu’un à faire ces choix ou pourquoi il en était arrivé là. Ayant vu son père et son frère lutter pour leur place dans l’entreprise familiale, avant de la perdre, elle ne jugerait jamais quelqu’un pour avoir subi les mauvais coups de la vie.

elle se débarrassa de cette pensée, se concentrant de nouveau sur l’écran. Bien qu’elle ne fût pas superficielle au point de juger un homme uniquement sur son apparence, le courant devait passer. elle voulait des feux d’artifice autant que n’importe qui. en fait, elle voulait les feux d’artifice étincelants et explosifs de Christina. De plus, si les gentlemen pouvaient préférer les blondes, eh bien, elle aussi.

voilà. Fini. Prenant une profonde inspiration, elle cliqua sur le bouton recherche et attendit.

Quand une douzaine de pages de profils possibles appa-rurent, elle se surprit à bâiller. elle jeta un œil à l’heure sur la barre des tâches. Bon sang ! elle était restée assise là trop longtemps, sans rien manger ni boire, portant encore les vêtements qu’elle avait mis après sa douche ce matin. C’était ridicule. elle n’était pas si désespérée de rencontrer quelqu’un au point de laisser ceci devenir une obsession.

Mais elle cliqua quand même sur la page suivante, balaya du regard ces profils et cliqua encore, puis encore.

Honnêtement, elle était plus qu’un petit peu surprise. Y

avaitil vraiment autant d’hommes qui cherchaient l’amour ?

Pas étonnant que Christina l’ait poussée à ce point. C’était le buffet d’hommes. Un buffet de testostérone. Une carte des desserts remplie d’hommes appétissants. oh, c’est sûr. elle avait remarqué quelques nuls, une brebis galeuse ou deux.

et, sans aucun doute, certaines photos dataient de plusieurs années, et des cheveux avaient été perdus, des kilos pris.

Mais, ouah ! Une fille pouvait y revenir à deux ou trois reprises si son premier plat lui laissait un mauvais goût.

Assez était assez ! Quelqu’un avait manifestement besoin de se bouger les fesses et de prendre son dîner. et, si ce quelqu’un allait se lever tôt et courir, elle devait dormir un peu. Une page de plus de profils, et elle le ferait. Une de plus, numéro 15. Un bon endroit pour s’arrêter. Après un rapide regard, elle se préparerait une salade et…

oh. oh. oh. Son estomac se retourna. oh.

Il était blond. Il était mignon. elle regarda de plus près.

Il avait exactement le bon âge et vivait à moins d’une heure.

Une heure n’était pas considérée comme loin. Une heure dans la région de Washington n’était rien. Ses yeux étaient d’un bleu lumineux, pleins de malice. Ses cheveux étaient ébouriffés avec des mèches. et son sourire… sa fossette… Il semblait dire « je t’attendais ».

Ne seraitce pas incroyable si c’était vrai ? S’il s’était trouvé juste là pendant tout ce temps ? D’accord, mais elle n’allait pas trop s’exciter trop tôt, peu importe le frisson qui la traversait. elle remua ses orteils dans ses chaussures, puis les retira et plia ses jambes derrière elle pour voir ce qu’il avait à dire.

elle revint sur le nom de son profil. DieselCat. Hmm.

oseraitelle espérer que le surnom ait une signification personnelle et qu’il n’ait rien à voir avec les chats ? La fossette lui plaisait follement, mais les chats n’étaient juste pas son truc. Malgré tout, le compromis n’était pas hors de question.

Pourvu qu’il promette de nettoyer la litière. elle alla à la citation associée à son profil.

Je m’étonne que la chose la plus intelligente jamais dite fût celle qui commençait par le mot « mec ». « Mec, ce sont des isotopes. »

Mignon. oh, il était mignon. et intelligent. et elle était largement éveillée et n’avait pas faim du tout. Maintenant, voyons si ce qu’il avait choisi de partager sur luimême était convaincant. elle réprima son excitation et s’attela à la lecture.

Mon titre à propos des « mecs » est une citation d’un de mes comé-

diens favoris, Demetri Martin. J’ai utilisé celleci, car malheureu-sement j’appelle encore trop de gens « mec ». Même ma mère y passe de temps à autre. C’est probablement un peu du fait d’avoir grandi avec des cheveux blonds et d’avoir imité tous les surfeurs que je voyais. Le problème est que… je vivais en plein milieu de l’Ohio.

D’accord, parlons un peu de moi. Je suis arrivé dans le Midwest depuis huit ans maintenant. Je suis dans le secteur de la technologie et j’aime mon travail. Je dirige une équipe de déve-loppeurs de logiciels. Mon travail est stimulant et gratifiant, et j’ai une éthique de travail remarquable, mais j’aime aussi garder un équilibre dans ma vie.

Je suis extrêmement drôle, vif comme l’éclair et élégant, et je peux tirer un petit aéroplane avec mes dents. Oh, et je peux être modeste aussi (clin d’œil, clin d’œil). Sérieusement, je suis le dernier de trois enfants et j’ai toujours été le comique de la famille. Je suis plutôt athlétique et aime la nature, le vélo de montagne, les arts martiaux, le lancer de la balle de crosse, le ski, et j’ai une grande envie d’apprendre la planche à neige.

J’aime la musique de toutes sortes et j’aimerais aller à un concert ou faire du karaoké (je fais très bien Whitney Houston) avec la bonne personne. Je suis un grand fan d’animaux, spécialement des chiens. Pas de cabot à la maison en ce moment, mais mon dernier était comme un membre de la famille.

Je sais que ça fait plutôt démodé, mais ce que je cherche, c’est une fille pas loin de chez moi avec un formidable et tordant sens de l’humour, et qui aime autant faire la maligne que moi. J’adore être défié et penser que l’esprit et l’intelligence sont aussi importants que l’apparence de quelqu’un. L’honnêteté, l’ouverture et la sincé-

rité sont aussi des choses importantes pour moi.

OK, alors j’ai écrit plus que je ne pensais le faire et je ne suis pas certain d’avoir transmis ce que je voulais ; donc… que vas-tu faire ?

ouah. Juste ouah. Il avait gagné sur tous les plans.

Athlétique, intelligent, aimant sa famille, bonne situation professionnelle. elle ignorait les voix de ses amies lui mur-murant les mensonges en ligne et poussa un long et lent soupir.

Qu’ allaitelle faire ? À part, eh bien, répondre parce que c’était une offre. Ses doigts hésitèrent audessus du clavier.

elle les contracta, les assouplit, puis les posa légèrement sur les touches.

Lui dire qu’elle aimait sa fossette semblait trop dra-gueur ; alors, inclinant la tête tandis que l’inspiration la frappait, elle tapa la deuxième chose qu’elle appréciait.

 

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Trois

 

* Bonhomme succulent : base de pain d’épice recouverte de crème au beurre, de fromage à la crème et de citron Bengay, serviettes humides, rubans athlétiques, gants en cuir et sueur durement gagnée. Les odeurs du club de gym et du Krav Maga. Todd Bracken avait entrepris cette forme d’art martial comme faisant partie intégrante de ce qu’il appelait, avec une bonne dose d’ironie, sa renaissance personnelle.

Il ne savait pas exactement quand c’était arrivé mais, après des centaines de kilomètres courus à l’université dans le cadre de son entraînement de crosse, il s’était laissé aller.

Pas trop, mais suffisamment pour qu’il l’ait ressenti comme si des lanières de paresse le comprimaient. Le motif était évident. Travail. Des heures et des heures passées à élaborer des solutions informatiques pour la technologie de pointe d’un client du gouvernement.

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