Amours vraies - 3

Kent Alison · Chapitre 21 sur 30

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Amours vraies - 3

* Biscuit MÈREveil eux : base de…

Quatorze

 

* Biscuit MÈREveil eux : base de chocolat recouverte de crème au beurre et d’Oréo aux amandes La semaine à venir allait être dingue. Dingue parce qu’elle allait attendre que Todd revienne d’Allemagne, dingue parce qu’il lui manquait et dingue parce que Michelle avait décidé qu’avec ses parents qui l’aideraient financièrement, il n’y avait pas de raison de ne pas travailler sur son projet d’entreprise de pâtisserie pendant que Todd était parti.

elle ne pouvait nier que l’économie était un problème, mais cette même crise financière ne rendait pas la vision de son avenir dans le marché immobilier très brillante non plus. L’idée était de commencer par la base. et elle commença simplement là où Todd avait suggéré, en donnant des noms à ses cupcakes.

Appuyée sur les oreillers dans son lit vraiment désert, elle démarra son ordinateur portable et importa un tableur vierge qu’elle intitula « Bébés Gâteaux ». Puis vinrent les titres des colonnes : chocolats, arômes de fruits, nouveautés, divers.

Sous nouveautés, la première description qu’elle tapa fut la recette de guimauve que Todd et elle avait cuisinée ensemble la veille au soir. Le retour, après l’avoir déposé à l’aéroport, avait été dur, et, une fois dans sa voiture, elle avait dû respirer profondément avant de rentrer chez elle.

Dieu merci, elle avait déjà prévu de passer le dimanche à paresser dans la maison de ses parents. Maintenant, tout ce qu’elle avait à faire était de trouver des choses pour l’occuper pendant le reste de la semaine, des choses qui n’exigeaient pas beaucoup de produits gras comme la cuisine extrême avec sa mère aujourd’hui.

Toujours rassasiée par le festin de choufleur et d’artichauts, elle se concentra sur son tableur. Dans la colonne des arômes de fruits, elle dressa une simple liste : banane, fraise, pomme, citron, myrtille, potiron, noix de coco, cerise, citron vert, carotte.

elle avait des recettes pour certaines de ces variétés, pas toutes, mais n’était prête à exclure aucune possibilité avant d’avoir testé plusieurs fournées. Le choix d’oprah, des années auparavant, d’un gâteau au chocolat et citron vert comme étant une de ses recettes préférées, intriguait Michelle qui cherchait la possibilité d’exploiter la culture populaire pour trouver des idées.

Même si elle venait juste de se dire de trouver quelque chose en plus de cuisiner pour occuper son temps, essayer des recettes serait la chose parfaite à faire cette semaine pendant que Todd était parti. et, contrairement aux légumes qu’elle avait cuisinés avec sa mère, les pâtisseries termine-raient au bureau et non pas sur ses hanches.

Demain, ses collègues profiteraient du reste de la fournée de guimauves encore dans la cuisine. La dernière fois qu’elle en avait apporté, un membre du personnel infor-matique avait dit que les parfums lui rappelaient des vacances passées en famille à mélanger du chocolat et des guimauves autour d’un feu de camp.

Feu de camp ! Un nom parfait ! elle ajouta le nom audessus de la description, se demandant si Todd approuve-rait. C’était son rêve, oui, mais ils s’étaient tellement amusés hier soir à cuisiner en équipe. Il semblait naturel de lui demander son avis sur ce à quoi elle penserait à coup sûr maintenant comme étant son gâteau.

Là encore, c’était probablement une meilleure idée de garder sa vie privée séparée du travail et de ses rêves, spé-

cialement si tôt dans une relation. Qui sait ce qui arriverait quand Todd reviendrait ? ou après son voyage en Grande Bretagne ? elle avait de grands espoirs, bien sûr, mais elle savait qu’il valait mieux ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Bon, ensuite ? Pomme. elle s’appuya sur la tête de lit, ferma les yeux et imagina les Jonathans, Fujis et Granny Smiths. Beurre de pomme, beignets aux pommes — le Dunkin’ Donuts préféré de son père —, chaussons aux pommes, pommes flottantes, Johnny Appleseed, une pomme par jour, la pomme de Newton, tarte aux pommes.

ou… oui ! Pourquoi pas les deux ? elle réfléchit en tapant « la pomme de ma tarte ».

elle enchaîna, considérant une de ses recettes préférées, une qu’elle avait brièvement décrite à Todd. Le gâteau au café avec pour base un beignet, pas trop sucré ni trop lourd, avec sur le dessus une crème au beurre avec un caramel mou au moka. Un parfait petit déjeuner, vraiment. Comme avoir un beignet et une tasse de café… cela donnerait un Beignacaf ! Bien sûr !

Avant qu’elle n’en nomme un autre, son téléphone cellu-laire sonna sur la table de nuit. Un message entrant. elle regarda le réveil. Il était minuit… Qui cela pouvaitil être ?

Tôt ici à Munich. J’espère que je ne te réveille pas. Voulais juste te faire savoir que j’ai retrouvé mes amis et que nous allons tous bien.

Et aussi que je ne t’ai pas oubliée, pas encore.

elle pressa ses doigts sur ses lèvres et rit, relisant son mot, les yeux pleins de larmes. oh, il la faisait rire, mais il la rendait surtout ravie et de bonne humeur. elle aimait la taquinerie, le jeu de séduction et les menaces de l’oublier.

elle aimait spécialement qu’il le fasse à des milliers de kilomètres de là et qu’elle puisse y répondre immédiatement.

Attention aux fräuleins ! Sinon, c’est moi qui t’oublierai !

Mais cela n’arriverait jamais. Il lui donnait toujours quelque chose à méditer, un nouvel angle, des options qu’elle n’avait pas considérées. Même lorsqu’ils blaguaient et jouaient, parlaient musique et cinéma, leurs conversations profondes — la vie, les rêves, les objectifs — la laissaient songeuse.

Même si quoi qu’il y ait entre eux ne durait pas pour toujours, elle n’oublierait jamais Todd Bracken.

Durant le dernier jour de Todd en Allemagne, ses compa-gnons de voyage quittèrent l’hôtel avant le lever de l’aube pour prendre le premier de plusieurs vols qui les conduiraient sur le chemin de l’ohio. Le vol de Todd était prévu pour plus tard, et, avant d’embarquer pour Washington, il devait passer une autre nuit à Londres, 12

heures dont il ne se réjouissait pas le moins du monde. Il voulait retrouver Michelle. Il ne voulait pas passer une autre nuit à l’étranger ou avoir à traverser l’Atlantique pour arriver là.

Le délai mis à part, les vacances avaient été l’une des meilleures semaines de sa vie. Du premier jour de l’ Oktoberfest sur le Wiesn, quand le groupe avait été renvoyé de l’hippodrome après qu’un ami eut vomi sur le pied d’une fräulein, jusqu’à l’autoroute sans limites de vitesse pour voir Salzbourg et vienne, qui étaient absolument magnifiques, et la vie à la dure avec une incroyable nourriture et d’excel-lentes bières dans un chalet douillet près du lac Königssee dans les Alpes allemandes, il avait savouré chaque minute de ce voyage.

Une partie de lui aurait aimé l’avoir réalisé avant de rencontrer Michelle. Non pas qu’elle ait été une distraction, mais elle avait été dans ses pensées. Beaucoup. Il lui avait téléphoné de son vélo près du village olympique le lundi, la joignant comme elle se préparait pour le travail. Il l’avait appelée une deuxième fois du sommet à Königssee, pensant combien il aimerait lui montrer la vue.

Ils avaient échangé des messages pendant toute la semaine, le plaisir de recevoir ses messages ayant incité ses amis à lui adresser davantage qu’un seul regard du genre « ça va ? ». Il avait mentionné que Michelle et lui sortaient ensemble, mais n’avait pas beaucoup parlé d’elle, voulant garder pour lui ce qu’ils partageaient jusqu’à ce qu’il le com-prenne mieux luimême.

Toutefois, avant même d’avoir quitté les ÉtatsUnis, il avait appelé sa mère de l’aéroport pour lui faire savoir qu’il voyait quelqu’un. Quelqu’un qui le rendait heureux.

Quelqu’un qu’il aimait beaucoup. et, bien qu’il ait gardé cela pour lui, quelqu’un qu’il pensait lui emmener à la maison pour lui présenter une fois qu’il serait de retour d’Allemagne.

C’était une bonne chose qu’il voyage tout seul en avion.

Ses amis lui auraient fait la leçon sur ce retour qui le rendait ô combien malheureux. Même quand il monta à bord de l’avion à Heathrow, après une nuit agitée dans un hôtel proche, il n’avait pas pu dormir ou manger, ou se concentrer sur le film qui passait dans l’avion.

Toute cette aventure lui avait donné trop de temps pour penser. Il connaissait Michelle Snow depuis moins de trois semaines et, pourtant, il l’avait tant laissée s’approcher qu’il ne pouvait se l’enlever de l’esprit. Il n’était pas certain d’être à l’aise avec le fait qu’elle se trouve là. en fait, il était sûr qu’il ferait mieux de prendre une vitesse de croisière plutôt que de s’engager à toute vitesse.

Il détestait penser que ce qu’il ressentait puisse mener à l’échec, ou à quelque chose d’aussi élémentaire que le désir, mais quoi que ce soit de plus profond n’avait pas de sens. Pas après 10 jours en sa compagnie. Il n’était pas certain que cela ait du sens après 10 semaines. Il ne cherchait pas à remplir un vide dans sa vie. Sa vie était sacrément bien. et il n’était pas sur le coup d’une déception amoureuse ; sa dernière relation datait de quelques années déjà.

Mais, pendant qu’il traversait l’Atlantique, regardant en bas vers l’étendue infinie d’eau, le soleil brillant à la surface comme des cordes de lumière ondulantes, c’était tout ce qu’il pouvait faire pour rester sur son siège et ne pas presser le pilote d’atterrir. Il était prêt à mettre son pied à terre et ses bras autour de Michelle.

Quand l’avion atterrit à Dulles, ce fut la première fois en plus de 24 heures que sa poitrine ne lui fit pas mal quand il respirait. Il s’était dit que ce n’était rien que l’anxiété nor-male du voyage, voulant rentrer enfin chez lui. Mais, tandis qu’il attendait une autre heure extrêmement pénible pour passer à la douane, il avait reconnu la vérité. C’était d’attendre de voir Michelle qui le rendait fou.

enfin, il fut libre et il sortit de la douane en s’attendant à la voir. elle n’était pas là. Il regarda partout. elle n’était pas là. Il se dirigea vers l’extérieur. Rien. elle n’était pas là. où étaitelle, bon sang ? Il revint au tapis des bagages, se disant d’un côté qu’elle allait arriver, et de l’autre, qu’il n’aurait jamais dû s’attendre à ce qu’elle vienne.

Ce fut alors qu’il la vit, fonçant vers lui, les cheveux au vent, ébouriffés, un nuage séduisant doré et marron. Sa robe soleil était couleur bronze, et ses talons étaient d’enfer.

Ses jambes étaient magnifiques comme elle courait presque vers lui. Puis elle fut dans ses bras, plaquée contre lui, son cœur battant aussi fortement que le sien.

— oh, Todd, tu m’as tellement manqué, ditelle, mur-murant ces mots contre sa poitrine.

Il n’en pouvait plus. Il la repoussa légèrement et approcha ses lèvres des siennes, l’embrassant comme s’il était parti depuis des années au lieu de quelques jours, comme s’il la connaissait depuis des années au lieu de quelques jours. L’embrassant comme s’ils n’étaient pas entourés par des douzaines, des centaines de curieux, mais cloîtrés derrière les portes fermées de son appartement. Il ne pensait pas qu’ils pourraient y arriver assez vite.

Une très longue minute plus tard, il la relâcha et rit. elle leva les mains sur son visage pour lui enlever la marque du rouge à lèvres.

— Je t’ai souillé.

Il prévoyait lui faire la même chose.

— Ne t’inquiète pas pour ça. Je ne coûte pas cher en lavage et repassage.

elle rit encore, un gloussement, sincère, comme si rien au monde ne pouvait la rendre aussi heureuse que de le revoir.

— Tu as faim ?

— Je suis affamé.

Cela faisait des heures qu’il n’avait pas mangé, des jours qu’il ne l’avait pas possédée.

— Je pensais que ce serait peutêtre le cas.

elle passa son bras sous le sien tandis qu’il lançait son sac en toile sur l’épaule.

— Je vais t’emmener déjeuner, bien que j’imagine que pour toi ce sera le dîner.

Un bol de céréales en reste dans sa cuisine aurait très bien fait l’affaire.

— J’espérais que tu m’emmènes chez toi.

— Toute bonne chose vient à qui sait attendre, lui ditelle, se serrant contre son bras comme ils marchaient vers sa voiture.

Michelle jeta un regard vers Todd pendant qu’elle condui-sait. Sa tête était en arrière, ses yeux fermés. Il était épuisé.

Trop tard, elle se rendit compte qu’elle aurait dû y penser avant de faire des plans. elle avait commencé par passer sa voiture au peigne fin, puis avait passé les heures suivantes à se préparer. Cheveux, robe, chaussures, maquillage. elle voulait que tout soit parfait.

elle aurait voulu que Todd l’observe et se souvienne de Mon ami Gabi et de Mike’s, des sushis de Raku, et de l’omelette du Silver Diner. Qu’il se rappelle leurs messages à propos de son linge, la préparation des cupcakes. Qu’il revive leur premier baiser, leur première nuit, chaque nuit après. elle aurait voulu…

— Qu’estce que j’ai manqué la semaine dernière ?

Quelque chose de bien ?

«À part moi », faillitelle dire, mais elle garda sa faim de lui pour elle.

— J’ai passé une journée à cuisiner avec ma mère…

— Tu lui as parlé de moi ?

— J’ai peutêtre mentionné avoir rencontré quelqu’un.

Il resta silencieux un instant, puis demanda : — Astu préparé davantage de cupcakes ?

— oui, j’en ai fait. et j’ai imaginé les débuts d’un menu.

J’ai joué avec des noms de produits.

À ces mots, il s’assit plus droit sur son siège et la regarda, souriant.

— C’est chouette.

elle sentit l’enchantement de son sourire — et son approbation—, au plus profond d’ellemême.

— Ce n’est pas beaucoup, mais c’est un début. et c’était amusant. Les collègues au travail ont probablement pris cinq kilos chacun à manger les résultats des tests des recettes.

— S’amuser, c’est bien. Le plaisir, c’est tout. Travailler devrait être un plaisir. La vie est trop courte pour que ce ne soit pas le cas.

Il avait raison. elle n’avait pas eu de plaisir depuis beaucoup trop longtemps et avait appris qu’être heureux et content n’était qu’un élément du tableau. Todd lui avait apporté de la joie ces derniers jours, lui faisant comprendre que, bien que sa carrière comporte ses propres récompenses, l’accomplissement personnel n’était pas l’une d’elles.

elle s’était aperçu qu’elle commençait juste à trouver à donner des ailes à son rêve. et elle serait toujours reconnais-sante à Todd pour l’avoir aidée à découvrir cette vérité.

À ses côtés, Todd lut les panneaux de signalisation et gloussa.

— Tu m’emmènes à Shirlington ?

— oui, ditelle, en entrant dans le pittoresque petit village de virginia.

elle trouva un endroit pour se garer.

— Je me suis dit qu’après une semaine de bière, de sau-cisses et de spätzles, tu pourrais être d’humeur pour des sushis.

— Pour ça et d’autres petites choses, lui ditil, son air canaille ne laissant aucun doute sur ce qu’il avait en tête.

Un frisson la parcourut, la réchauffa, et elle lui adressa un sourire taquin tandis qu’ils marchaient vers le restaurant, main dans la main. elle était également prête à enlever ses vêtements, mais elle pensa qu’il était préférable de garder ça pour elle pour le moment.

Ils dînèrent dehors, savourant leurs sushis, le magnifique air automnal et la compagnie de l’autre. Todd lui parla du vélo à travers Munich avec ses amis, des Englischer Gartens et du siège social de BMW.

Il lui parla des sacs à dos que lui et l’un des autres avaient achetés pour le voyage, pensant qu’ils resteraient dans des auberges, quand, au lieu de cela, ils avaient dîné dans une véritable pizzéria italienne à un caféterrasse et avaient nagé dans une piscine chauffée dans les Alpes.

— C’était bien de voir les amis, je dois dire.

Il étendit ses jambes et s’adossa.

— Je suis contente que tu aies eu du bon temps. Mais je suis encore plus contente que tu sois de retour. Je pense que j’avais besoin de te revoir pour savoir que ces jours, que nous avions partagés avant que tu partes, n’étaient pas un rêve.

— on a partagé des jours ensemble avant que je parte ?

elle le fixa d’un air féroce qui était autant une taquinerie que ses propres mots.

— Tu sais que nous sommes aussi près de chez toi que de chez moi. Je n’aurai pas le moindre mal à te parachuter là pour récupérer du décalage horaire et rentrer seule chez moi.

— oh si, tu aurais du mal, lui ditil, posant sa serviette sur la table et tendant le bras vers sa chaise pour la glisser près de la sienne.

— Tu as pratiquement rampé sous ma peau à l’aéroport.

Ce baiser m’a dit exactement à quel point je t’avais manqué.

Alors, je me demande un peu ce que nous faisons encore assis ici.

elle ne pouvait trouver sa voix pour répondre. elle ne pouvait pas bouger. elle ne pouvait pas penser. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de le fixer dans les yeux. Le désir de Todd la submergea, vola sa force, sa volonté. elle ne savait pas pourquoi elle avait pensé qu’ils pourraient attendre, quand l’accueil qu’elle voulait le plus lui donner était celui qu’il désirait le plus, et ils avaient besoin d’intimité pour que cela se produise.

elle fut la première à se mettre debout. Il se leva plus doucement, prenant son temps, comme s’il la taquinait avec la pensée de ce qui allait arriver. Comme s’il savait ce que l’attente lui faisait. Il le savait probablement. Il l’avait probablement vu dans ses yeux. Cacher ses émotions n’avait jamais été une qualité qu’elle avait maîtrisée. elle n’en avait jamais vu le besoin.

Ils allèrent vers sa voiture en la moitié du temps qu’ils avaient pris pour marcher vers le restaurant, et elle eut du mal à ne pas rouler à plus de 15 kilomètres heure audessus de la limite de vitesse sur le chemin les conduisant chez elle. Todd ferma les yeux pendant le trajet, mais la tension entre eux subsistait. Le seul son qu’elle entendait dans la voiture était celui de sa propre respiration, et il était tout aussi pénible que le battement de son cœur.

Quand elle arriva à son appartement et se gara, ses vêtements étaient trop chauds sur sa peau. Todd prit sa main, la tira avec lui dans l’ascenseur, puis l’attira dans ses bras. La montée était sans fin, et ses mains étaient partout, dans ses cheveux, sous son teeshirt, enlacées aux siennes.

Ils empruntèrent le couloir une fois qu’ils eurent atteint son étage, essoufflés, riant, sans dire un mot. elle cafouilla avec les clés. Todd les lui prit et ouvrit la porte. elle la ferma, à clé, tout en enlevant ses chaussures du bout des pieds.

Il était déjà sans son teeshirt quand elle se tourna, et elle saisit la boucle de sa ceinture, puis le bouton et la fermeture de sa braguette. Il fit glisser sa robe le long de ses bras, dénudant ses seins. Ses mains errèrent partout, puis sa bouche. elle ferma les yeux, laissa tomber sa tête en arrière et se tortilla jusqu’à ce que le vêtement tombe sur le sol.

Tout ce qu’ils portaient d’autre suivit, jeté et éparpillé, et elle ne sut pas comment ils se retrouvèrent dans sa chambre.

Mais ils étaient là, unis, s’aimant, trouvant ce qu’ils avaient perdu, ne se manquant plus mais apprenant, découvrant, se promettant sans mots que même le temps ne se mettrait pas entre eux.

 

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