Amours vraies - 3
* Macaron : base de chocolat fourré…
Onze
* Macaron : base de chocolat fourré à la crème fraîche et recouverte de ganache au chocolat
Suis en route pour une réunion et je pensais que je pourrais te dire bonjour ! J’espère que tu as passé une superbe nuit. S’il te plaît, écris-moi plus tard et dis-moi quels sushis tu aimes outre à l’an-guille. Vin, bière, eau régulière ou pétillante ?
Patientant dans la file d’attente avant de passer sa commande pour des sushis au thon épicé et de la salade d’al-gues, Michelle consulta pour la cinquième fois le message qu’elle avait envoyé à Todd presque 10 heures auparavant, 10 heures qui étaient passées à une allure d’escargot. Une allure d’escargot aggravée par le fait qu’elle s’était demandé si elle rentrerait à temps chez elle, le seul soir où elle en avait vraiment besoin. Todd venait pour la toute première fois, et tout allait mal.
La circulation avait été épouvantable, et il semblait que tout le monde se soit arrêté chez Raku pour des sushis à emporter ce soir. À ce rythme, Todd allait arriver à son immeuble avant elle. elle voulait être là quand il arriverait, calme, détendue et en maîtrise d’ellemême, non pas accou-rant à la porte comme une folle.
elle avait fait tout ce qu’elle pouvait pour rendre la soirée parfaite. elle avait laissé tomber sa course du matin pour nettoyer chaque millimètre de son appartement. elle avait prié toute la journée pour que le temps splendide se maintienne. Mère Nature avait fait sa part, créant les condi-tions parfaites pour un dîner romantique sur le balcon, mais, à cette allure, ils mangeraient au clair de lune, pas exactement le têteàtête décontracté qu’elle avait prévu.
Todd était le premier homme qu’elle avait invité chez elle. Du moins le premier homme qui n’était pas un membre de la famille ou un ami, ou même l’ami d’un ami. Bien que la taille de son appartement les force à garder la liste d’invités réduite, c’était là qu’eileen et elle organisaient leur soirée d’Halloween annuelle, et où elle tenait des dîners occasionnels ou d’autres fêtes.
Mais, ce soir, il s’agissait d’une soirée intime pour laquelle son appartement était parfaitement adapté. Pas de chariots de vins cliquetant, pas de rires de gens autour d’eux. Son unique invité et elle pourraient parler de tout et n’importe quoi sans être entendus, et ils pourraient se toucher, s’embrasser, même être silencieux et plongés dans leurs pensées s’ils le voulaient. Du moins, ils le pourraient si elle arrivait chez elle !
elle courut du garage à sa porte, et, une fois rentrée, s’empressa de rassembler les assiettes, les serviettes, la bouteille d’eau et les ramequins pour la sauce au soja et la moutarde, quand le portier sonna pour lui faire savoir que Todd arrivait. elle courut aux toilettes pour vérifier son visage et ses cheveux, puis revint en hâte à la porte quand il frappa. elle la tira pour ouvrir et eut peine à attendre de la refermer derrière lui avant de lui sauter dans les bras.
Il les ramena autour d’elle et apposa sa bouche sur la sienne comme si lui aussi avait passé les deux derniers jours désespérément affamé. elle garda les yeux ouverts, et il fit de même. Puis elle se colla contre lui, se noya en lui, se perdit dans la sensation d’être avec lui jusqu’à ce que son estomac gargouille.
elle se libéra, éclatant de rire, mais tout ce que fit Todd fut de lui adresser un haussement de sourcils et un sourire.
— Que puisje dire ? Je meurs de faim.
Pour plus qu’un sushi ? voilà ce qu’elle voulait demander, mais, à la place, elle fit signe vers le balcon.
— Allons dehors. Tout est presque prêt.
— Tu as besoin d’aide ? demandatil, la suivant plutôt dans sa cuisine.
Contente qu’il l’ait fait, elle disposa la nourriture sur un plateau et le lui tendit, puis mit la vaisselle et les verres sur un autre et ouvrit le chemin. La lumière était suffisante pour manger, mais c’était presque le crépuscule et l’obscu-rité n’était pas très loin. Au moins, les bâtiments gardaient la chaleur du jour. Ils devraient pouvoir profiter de quelques heures avant l’air froid de la nuit qui les pousserait à rentrer.
Ils s’installèrent l’un en face de l’autre à la petite table en fer forgée de son balcon, le bruit de la circulation en bas, des piétons sur le trottoir, du métro grondant sur ses rails, celui d’un autre monde. Mais làhaut était leur monde, intime, clos, le rythme épuisant de la journée oublié.
Michelle avait attendu ce moment depuis si longtemps que l’émotion la submergeait, et tout ce qu’elle pouvait faire, c’était sourire quand Todd étira ses bras audessus de sa tête et soupira.
— Des sushis sur le balcon. La vie ne peut pas être mieux que ça.
elle l’examina. Si détendu, tranquille. Si à l’aise. Si quelque chose l’ennuyait, il ne le laissait pas voir. elle ne l’avait pas vu une seule fois perturbé.
— Je ne sais pas. Des sushis sur la plateforme d’une hutte dans les îles semblent plutôt pas mal.
— Dure journée ? demandatil en haussant un sourcil.
— Pour être honnête ? Ce n’était pas tant la journée que le fait de vouloir arriver à temps ce soir.
— Je suis parti une heure plus tôt, admitil en appuyant un coude sur la table en la regardant. Je ne voulais pas être pris dans la circulation.
— J’aurais dû faire la même chose.
elle lui répondit en disposant une part de salade dans leurs deux assiettes, ravie de savoir qu’elle n’était pas la seule à avoir été anxieuse.
— Je me suis fait coincer, et, ensuite, Raku était une vraie maison de fous.
Il prit un sushi au thon avec ses baguettes.
— Comment était ton dimanche avec ta famille ?
— C’était merveilleux. Colleen, ma mère et moi avons fait plus de lèchevitrine que nous n’avons dépensé d’argent, ce qui a réjoui Michael et mon père. Mais ils sont bons joueurs, et Brian nous a rejoints pour le dîner, si bien que c’était vraiment chouette.
— Je parie que tes parents aiment vous avoir tous si près.
— oui, ditelle, espérant que sa joie ne le dérange pas, vu que sa famille à lui était loin. Combien de fois retournestu dans l’ohio pour voir tes proches ?
— Pas aussi souvent que je le souhaiterais, ou devrais.
Le plus souvent, lors des fêtes, mais je suis ici depuis huit ans, et c’est chez moi maintenant, de sorte que…
Il laissa la phrase en suspens, regarda au loin et tendit la main pour prendre la bouteille d’eau, laissant Michelle se demander si la distance entre sa famille et lui était aussi émotionnelle que physique.
elle ne voulait pas se montrer indiscrète, mais c’était difficile, surtout du fait qu’elle était si proche de sa mère et de son père, et de Brian et Michael.
— Tu as un frère et une sœur, c’est ça ?
— Un frère aîné avec deux enfants, et une sœur plus âgée avec trois. Deux demifrères aussi, les deux plus jeunes, du côté de mon père. Ma mère ne s’est jamais remariée.
entre sa carrière et nous élever tous les trois, j’imagine qu’une relation était la dernière chose à laquelle elle pensait. ou du moins par rapport à son emploi du temps.
— Je ne peux pas imaginer la force que cela doit prendre pour élever trois enfants seule.
— elle a fait de son mieux. elle a fait du bon travail.
Avec tout le monde sauf moi, lui ditil, sa fossette se creusant, bien que son sourire n’atteignît pas ses yeux.
— Tu reconnais que tu es un cas désespéré.
— La plupart des femmes sont de cet avis.
— Mais moi, Monsieur, je ne suis pas la plupart des femmes, ditelle, agitant ses baguettes.
Todd secoua la tête.
— Ce qui soulève la question de savoir ce que tu fais avec moi.
Pas autant qu’elle voudrait faire. Mais elle garda cette pensée pour ellemême.
— estu proche de tes demifrères ? et de ta bellemère ?
Il secoua la tête, mais elle ne pensait pas qu’il disait non.
C’était plus comme si quelque chose était dans son esprit.
elle l’avait remarqué plus tôt, une émotion dans ses yeux qu’elle ne pouvait définir et dans laquelle elle ne voulait pas s’immiscer.
— J’étais adolescent quand mes demifrères sont arrivés, en plus d’être intéressé au sport et à la musique, et aux filles, ce qui ne me permettait pas vraiment d’agir en grand frère.
De plus, je n’étais pas enchanté de toute l’affaire du divorce et du remariage. La façon dont c’est arrivé n’était pas jolie, mais ma bellemère était assez gentille, et mon père était heureux. est heureux. J’imagine.
oui, décidément, quelque chose n’allait pas.
— Ils sont donc toujours ensemble.
Il acquiesça et joua avec sa salade.
— Ils le sont. Pour l’instant.
oh, oh. elle avala et hésita.
— Todd ? Je sais que ça ne me regarde pas…
— Mon père a un cancer, ditil.
Il l’interrompit comme s’il avait eu besoin de se décharger et qu’il avait juste attendu une opportunité pour lâcher les mots qui l’étouffaient.
— oh, Todd.
La gorge de Michelle se gonfla, et elle lutta pour trouver sa voix.
— Je suis tellement, tellement désolée. Qu’estce que je peux faire ? S’il te plaît, n’importe quoi, dismoi.
— Tu fais quelque chose en étant là. en étant bienveillante.
Il s’avança sur sa chaise et inséra ses mains entre ses genoux écartés. Quand il parla, il regarda le sol, pas elle.
— Il est traité avec de la chimio, mais c’est un mauvais cancer. Un cancer des os. C’est dur, spécialement parce qu’il a toujours été le genre d’homme hors du commun.
— Tu disais qu’il était chirurgien ?
Il acquiesça.
— Très éminent. J’ai donc grandi en pensant qu’il était vraiment très fort. Que rien ne pourrait le faire tomber. Le cancer est un excellent facteur d’égalisation. C’est aussi un fils de pute.
— Tu l’as vu récemment ?
— J’y vais quelques fins de semaine par mois. Du moins j’essaie.
Puis, il la regarda et sourit doucement.
— Il t’aimerait. C’est un vrai homme à femmes. Non pas que ça ait toujours été une bonne chose, mais oui. Toi, il t’aimerait.
— Alors, j’aimerais le rencontrer aussi.
— Peutêtre la prochaine fois que j’y vais…
Il laissa la phrase en suspens, et elle ne sut pas s’il pensait que son père pourrait ne plus être là la prochaine fois ou si eux deux pourraient ne plus être ensemble. elle ne savait que lui offrir, quand le moment présent était la seule chose dont elle pouvait être sûre.
Cela faisait cinq jours qu’ils s’étaient rencontrés en personne chez « Mon ami Gabi ». Cinq jours passés à parler et s’envoyer des SMS, se toucher et se séduire. Cinq jours à imaginer le reste de sa vie avec Todd. Cinq jours durant les-quels elle s’était dit que c’était trop tôt pour être amoureuse.
Ce qui ne signifiait pas que ses émotions n’étaient pas présentes. elle était attachée à lui. elle ne voulait pas le blesser. et, en le regardant maintenant, la tristesse qu’il ten-tait si difficilement de dissimuler, le poids qu’il s’efforçait de porter seul…
elle ne voulait pas qu’il regrette une invitation qu’il pourrait avoir faite parce qu’il se sentait vulnérable.
elle pouvait être un soutien, une amie, une confidente. elle pourrait aussi être, et voulait être, tellement davantage.
et il n’y avait aucun doute qu’elle franchissait le pas le plus important de sa vie quand elle se mit debout et dit : — Allons à l’intérieur.
— Je suis désolé. Je n’y pensais même pas.
Il se leva et commença à rassembler les restes de leur repas.
— Tu dois avoir froid.
— Un peu, ditelle en le regardant, attendant qu’il se tourne vers elle.
— Mais il se fait tard.
— D’accord. Tu dois travailler demain, et je suis assis là, me déchargeant sur toi. Tu aimerais probablement pouvoir me jeter du balcon en ce moment.
— Todd…
— Je sais, je sais.
Il passa une main dans ses cheveux.
— Demain sera très vite là. Je vais devoir y aller.
oh, ceci n’était pas ce qu’elle souhaitait. elle posa ses mains sur sa taille, en agitant une pour attirer son attention.
— Tu dois te lever tôt demain, aussi.
Il rit légèrement, s’attardant toujours avec la nourriture et la vaisselle, toujours sans croiser son regard.
— veuxtu dire que j’ai du mal à dire au revoir ?
— Alors ne le dis pas.
Il leva la tête.
— Quoi ?
enfin.
— Si tu passes la nuit ici, tu n’auras pas à dire au revoir.
Il la fixa pendant un long et calme moment, puis secoua rapidement la tête comme s’il voulait être sûr qu’il l’avait bien entendue et avait besoin d’être certain.
— Par passer la nuit…
— oui.
Ses mains de nouveau sur sa taille, ses doigts se glissant les uns sur les autres comme une aiguille tenue nerveuse-ment avec du fil.
— Je veux dire ce que tu penses comprendre.
Sa gorge se bloqua, sa mâchoire aussi. Son pouls s’emballa.
— en estu certaine ? Parce que, si tu ne l’es pas, je peux dormir sur le sofa et prétendre…
Faisant le tour de la table, elle vint à lui, posa les doigts d’une main sur ses lèvres pour le faire taire, puis tendit son autre main vers les siennes. elle les leva pour couvrir sa poitrine, se hissant sur la pointe des pieds pour glisser ses lèvres sur les siennes .
— Je n’ai jamais été aussi sûre de quelque chose, lui ditelle, sa voix tremblant tout en chuchotant contre sa joue.
Si elle parlait davantage, elle savait qu’elle allait pleurer.
L’émotion qui la remplissait était aussi puissante que le besoin de chercher son souffle, et elle ne voulait pas que Todd se méprenne sur ses larmes. elle baissa donc la tête, le prit par la main et le conduisit dans le couloir vers sa chambre.
L’avoir ici était un pas en avant vers son futur. elle voulait qu’il le sache, mais sa langue était liée, ses doigts tremblants, son estomac serré comme dans un rouleau compresseur. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de l’emmener vers son lit.
Une fois là, elle s’arrêta, le regard posé sur son torse comme elle défaisait les boutons de sa chemise. elle l’avait touché quand ils s’étaient embrassés, avait caressé sa peau ; elle savait comme il était chaud, comme il était résistant.
Comme ses muscles étaient fermes. Mais le toucher comme cela était différent. Il s’agissait d’apprendre ce qui le stimu-lait, ce qu’il aimait. Ce qu’elle pourrait faire pour qu’il se sente mieux qu’avec toute autre femme.
elle tira les bords de sa chemise de son pantalon, fit descendre le tissu de ses épaules vers ses bras. Il retira le reste, le jeta sur le sol, puis lui rendit la pareille, prenant le bas de son chandail qu’elle avait porté pour travailler et le tirant audessus de sa tête.
Ils se tinrent ainsi pendant un très long moment, se fixant les yeux dans les yeux, le cœur battant, la chambre silencieuse comme si elle aussi retenait son souffle. Michelle avait peur de bouger, de rompre la magie, mais, finalement, tremblante, elle fit remonter ses paumes le long du torse nu de Todd et accrocha ses mains à sa nuque.
Il tendit sa bouche vers la sienne, ses mains trouvant l’agrafe de son soutiengorge et l’ouvrant. elle leva les bras pour lui permettre de le retirer, puis se pressa contre lui autant qu’elle pouvait pendant que leurs bouches se joignaient.
C’était purement magique, la sensation d’être peau contre peau, sans chemise comme elle se frottait à lui, sans chandail ou soutiengorge l’éloignant d’elle. Il était avide, exigeant, sa langue glissant entre ses lèvres pour trouver la sienne. elle gémit, le son reflétant une profonde vibration dans sa gorge, et il geignit en retour.
Puis, comme si ce n’était pas suffisant, elle enleva ses chaussures. Il enleva les siennes avec les orteils. Il trouva la fermeture au dos de sa jupe et l’abaissa. elle fit bouger ses hanches, et le vêtement tomba. elle s’occupa d’ouvrir la fermeture éclair de ses jeans de ses doigts habiles tandis qu’elle frôlait son érection. Il fit tomber ses pantalons à ses pieds.
Le cœur de Michelle battait, son sang affluant et la chauffant alors qu’il la poussait sur le lit puis la couvrait de son corps chaud et lourd. Il entrelaça ses jambes aux siennes, la serrant, et elle frotta la plante de ses pieds sur les muscles de ses mollets. Des mollets de coureur. Solides. Forts.
Avec un lourd gémissement, il tourna sur le côté et baissa un bras, sa main glissant le long de sa cuisse, de son genou. elle retira sa main de sa poitrine, et il continua son exploration, découvrant la courbe de son mollet, de sa cheville, sa main se refermant sur son pied pour le serrer.
elle frissonna et ferma ses yeux.
— Froid ? demandatil doucement.
elle secoua sa tête sur le couvrelit, le tissu froid sous elle.
— Non. Seulement… dans l’attente. Cela fait tellement de bien.
Il déplaça ses lèvres le long de sa gorge.
— et ça ?
— oui. oh oui.
Il couvrit de baisers sa clavicule, laissant sa peau moite.
— et ça ?
elle acquiesça, serrant ses doigts dans les draps et cou-vertures de chaque côté de ses hanches.
Il descendit davantage, découvrant ses seins, sa langue tournant autour des extrémités, ses dents mordillant… en même temps que sa main remontait sur sa jambe, à l’inté-
rieur de son genou, l’intérieur de sa cuisse. Il s’arrêta quand il atteignit l’élastique de sa culotte, la taquinant là, glissant ses doigts le long de l’obstacle qu’elle souhaitait qu’il anéantisse.
— Tu sais comme tu te sens bien ? lui demandatil, sa bouche sur son épaule, allant vers son cou, son oreille.
Son souffle était chaud, ses lèvres fiévreuses, le bout de ses doigts brûlant où ils jouaient.
elle rit légèrement, un son désespéré, empli de désir.
— Je sais exactement comme je me sens bien. C’est toi qui me fais me sentir ainsi.
— Content de l’entendre. J’aurais détesté être le seul ici à trouver cela à couper le souffle.
— Croismoi. Si je devais penser à respirer, je serais inconsciente.
— Ne pense pas, laissetoi aller, ditil, remontant ses genoux entre les siens et se débarrassant de son caleçon.
Il était magnifique, consistant et dense, et elle souleva ses hanches quand il la pressa de le faire, se dégageant de sa culotte qu’il fit ensuite glisser. Puis, il se pencha de tout son poids, la recouvrit, la laissant le sentir, son excitation prise entre eux et chaude là où elle se plaquait sur son ventre.
Il l’embrassa, une douce exploration avec sa bouche pendant qu’il bougeait sur elle, la cherchant, la trouvant et se glissant profondément à l’intérieur. elle retint son souffle, et il s’immobilisa.
— Ça va ?
elle acquiesça.
— estce que je te fais mal ?
elle secoua la tête. estce qu’il la torturait ? oui, mais elle l’avait voulu depuis le soir où ils s’étaient rencontrés.
Depuis le soir où ils s’étaient embrassés dans sa cui sine. Depuis le matin où ils avaient mangé des crêpes sans goût du tout. elle le désirait à jamais.
— Tu es sûre ? demandatil.
elle chercha sa voix pour lui dire :
— Tu fais tout exactement comme il le faut. Tu n’en fais juste pas assez.
Il gloussa, un doux grondement dans sa gorge, et il commença à bouger, se mouvant doucement contre elle, la comblant, ses yeux comme des flammes bleues dans le faible éclairage de la chambre. elle voulait regarder ailleurs, fermer les yeux, pour s’abandonner à la sensation. excepté qu’elle voulait qu’il sache à quel point elle éprouvait du plaisir.
elle glissa le dos de ses doigts sur sa joue, le long de son cou vers son épaule, puis tourna la tête pour embrasser son bras qui était posé sur l’oreiller. Accrochant ses talons sur ses chevilles, elle s’arcbouta pour pousser vers le haut comme il poussait vers le bas.
Ils bougèrent ensemble dans une parfaite synchronisa-tion du rythme, leurs corps unis, dansant, se fondant l’un dans l’autre, s’élevant et retombant. elle gémit, geignit. Il enfonça son visage dans l’oreiller près de son cou et grogna, poussant une dernière fois pour finir.
elle jouit avec lui, comblée, se fragmentant en tellement de morceaux qu’elle savait qu’elle ne les trouverait jamais tous, spécialement ceux qui venaient de sa part à lui et qui appartiendraient pour toujours à ce moment. elle avait aimé le sexe auparavant, mais là, c’était audelà de ce qu’elle avait connu. C’était le corps et l’âme, l’esprit et l’émotion.
elle soupira profondément, consumée de plaisir, une mare de sensation sous lui.
Il se leva sur un coude et lui adressa un sourire.
— Ça va ?
— Parfaitement bien.
— Tu es parfaite.
— Bon, pas si parfaite. J’ai quelques cicatrices.
— Montremoi.
elle rit, remua sous lui, aimant le sentir encore en elle.
— Je ne pense pas.
— Tu veux dire que je vais devoir allumer toutes les lumières et les trouver moimême ?
— Je pense que ce serait beaucoup plus amusant si tu les découvrais par accident.
— Hmm. Ça pourrait prendre du temps. et beaucoup d’exploration.
— Je ne vais nulle part.
Il écarta des cheveux de son visage.
— Tu es une femme incroyable, Michelle Snow. Je pense qu’il va falloir beaucoup de temps pour connaître tous tes secrets.
— Tu es le bienvenu pour rester aussi longtemps que nécessaire.
— Bien. Parce que je ne prévois aller nulle part.
— Alors, tu vas rester cette nuit ?
— Tu ne pourrais pas me sortir de ce lit même si tu essayais.
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