Aucassin et Nicolette
Chapitre XXXIII
CHANTÉ
« Souverain seigneur de Torelore,
dit la belle Nicole,
vos sujets me prennent donc pour folle :
quand mon doux ami me serre dans ses bras
et qu’il sent contre lui la douceur de mon corps,
j’éprouve alors un tel bonheur
que ni danse, farandole, ou ronde,
ni harpe, violon ou viole,
ni le plaisir du jeu de dames
ne conserveraient à mes yeux la moindre valeur. »