Féral : cette force qui existe en nous
Lexique explicatif
BOX JUMP : Le box jump est un saut gainé et dynamique à deux pieds sur
une boîte en bois ou en métal très stable. STEP JUMP (variante) : saut
alternatif (un pied après l’autre) sur la même boîte.
DÉVELOPPÉ INCLINÉ : C’est un exercice de base qui permet de
travailler la poitrine. Il se pratique sur un banc dont l’inclinaison va vous
faire travailler la partie supérieure des pectoraux et la partie antérieure des
deltoïdes (avant des épaules). Plus le banc sera incliné, plus les épaules
seront sollicitées.
Position de départ : allongé sur le banc, les haltères contre les épaules,
les mains en pronation et les pieds surélevés. Monter et descendre
lentement les haltères sans verrouiller en position haute ni s’arrêter en
position basse.
FENTE : La fente avant est un basique des exercices de musculation qui
permet de muscler les cuisses ainsi que les fessiers. Position de départ :
debout, jambes écartées de la largeur du bassin, dos droit et mains sur la
taille, faire un grand pas vers l’avant, puis une flexion de jambes. En
position finale, votre genou avant est plié selon un angle de 90°, ce qui
signifie que le talon est à la même hauteur, ni en avant ni en arrière. La partie inférieure de la jambe arrière est parallèle au sol. Poussez sur la
jambe avant pour vous relever. Changez de jambe.
FORCE BULGARE : La méthode bulgare consiste à alterner dans la
même séance des séries de charges lourdes et de charges légères.
– séries de 6 répétitions lourdes : 60 à 80 % de la charge maximale.
– séries de 6 répétitions légères : 30 à 50 % de la charge maximale.
Le muscle est sollicité différemment, et cela permet d’éviter à l’athlète
une situation de lassitude par la répétition de séries identiques. On peut
combiner dans cette méthode des efforts maximaux, répétés ou dynamiques.
Le nombre maximum de séries est de 20 et le nombre minimum de 6, avec
un temps de récupération de 3 à 5 minutes.
HYPERTROPHIE SARCOPLASMIQUE : Il s’agit d’un type
d’hypertrophie que l’on peut qualifier de « superficielle ». Elle est de
courte durée (quelques heures) et elle est principalement due à
l’accumulation de fluide, le sarcoplasme, dans le muscle. À court terme,
en revanche, elle augmente la sensation de congestion provoquée par
l’utilisation de charges importantes, soulevées jusqu’à épuisement.
POLY-ARTICULAIRES : Les exercices poly-articulaires sollicitent
plusieurs articulations, entraînant ainsi de nombreux muscles et groupes
musculaires. C’est par exemple le cas des squats, du développé couché,
des tractions, des fentes…
Ces exercices sont pratiqués par tous ceux qui suivent un entraînement
de musculation, quel que soit le sport pratiqué. À l’opposé des exercices
poly-articulaires, on trouve les exercices d’isolation, qui, eux, ne
sollicitent qu’un seul muscle. C’est le cas par exemple des poulies
basses.
POMPES CLAQUÉES : Les pompes classiques, également appelées
push-up, sont à elles seules un exercice complet. Elles permettent le travail
des pectoraux, triceps, deltoïdes et trapèzes. Le fait de pratiquer des séries
de pompes claquées ajoute à tout cela de l’explosivité.
Position de départ : en position haute de pompe, mains légèrement plus
écartées que les épaules, bras tendus et corps gainé. Fléchir les bras jusqu’à
ce que la poitrine touche le sol. Poussez violemment (c’est l’explosivité recherchée) sur les bras en gardant les pieds au sol. Décollez les mains du
sol et tapez dans vos mains pour revenir immédiatement en position de
pompe (sinon c’est la gamelle assurée). Pensez à garder les mains un peu
plus écartées que la largeur des épaules.
POULIES BASSES EN VIS-À-VIS : Ce mouvement est un exercice qui
ne fait travailler que les pectoraux, raison pour laquelle il est qualifié
d’exercice d’isolation. Dans la préparation physique il est prévu de réaliser
des répétitions avec des charges lourdes et légères selon la technique de la
force bulgare. Pourquoi réaliser cet exercice avec un appareil à poulies ?
Parce que, à la différence des haltères et des barres, les poulies permettent
une tension constante sur les pectoraux. Attention, cet exercice ne s’adresse
pas aux débutants, qui doivent d’abord gagner en volume. Enfin, il se
pratique en général à la fin de la séance d’entraînement.
Position de départ : debout entre les deux poulies basses, les pieds
écartés, une poignée dans chaque main, le buste est droit. Il faut ensuite en
partant de cette position ramener les bras devant soi (dans l’axe des
pectoraux). Les épaules ne doivent jamais se retrouver en avant des
pectoraux.
PROPRIOCEPTION : La proprioception est l’ensemble des informations
nerveuses transmises au cerveau par les différentes parties du corps. Ces
informations vont permettre le contrôle et la régulation de la posture et des
mouvements du corps. C’est ce qui va vous permettre de vous adapter à
l’environnement extérieur. L’équilibre en fait partie et les exercices de
proprioception vont permettre d’optimiser votre comportement lors de
passages d’obstacles, d’efforts, etc. Les exercices vont obliger
l’organisme à s’habituer à un environnement inconnu afin d’établir des
actes réflexes face à une situation inhabituelle.
RECRUTEMENT NERVEUX : De quoi parle-t-on ? Il existe deux types
de fibres musculaires : les fibres lentes, ou de type I, et les fibres rapides, ou
de type II. Les fibres lentes (I), stimulées, développent leur tension
maximale en 110 millisecondes (ms) contre 50 ms pour les fibres rapides
(II). Une fibre II est donc plus rapide qu’une fibre I. En revanche, la force
pouvant être produite par une fibre rapide ne diffère pas sensiblement de
celle dispensée par une fibre lente. Dans ce cas, pourquoi un muscle composé de fibres rapides produit-il plus de force qu’un muscle composé de
fibres lentes ? Pour le comprendre, nous devons poser notre regard sur les
fibres nerveuses. Le recrutement des fibres se fait selon la loi du tout ou
rien. Rien ne se passe tant que les influx nerveux n’ont pas atteint un seuil
limite. Dès que ce seuil minimal est dépassé, une stimulation maximale est
observée au niveau de la fibre musculaire. Comme toutes les fibres
musculaires d’une même unité motrice reçoivent la même stimulation
nerveuse, toutes se contractent au maximum. Lorsqu’une force faible est
nécessaire pour le mouvement, seules quelques fibres sont excitées.
L’augmentation de force se fait par augmentation du nombre de fibres
recrutées au maximum de leur force. C’est ce que l’on appelle le
recrutement nerveux.
ROWING DEBOUT : Position de départ : debout, pieds espacés de la
largeur du bassin, dos droit. Les bras pendent vers l’avant et sont espacés
d’une largeur supérieure à celle des épaules. Les mains sont en pronation
sur la barre, qu’il faut monter à la hauteur des pectoraux en gardant les
coudes écartés et en ramenant les épaules en arrière. Il faut expirer en
montant la barre et expirer pendant la descente. Le torse doit rester droit
tout au long de l’exercice.
SQUAT NUQUE : De même que Monsieur Jourdain faisait de la prose
sans le savoir, le squat est l’exercice de musculation pratiqué, souvent mal,
le plus fréquemment par tous ceux qui veulent développer non seulement
les fessiers et les quadriceps mais également les adducteurs et autres ischio-
jambiers ainsi que les muscles lombaires. Comme il implique aussi un
gainage, les abdominaux sont également sollicités. Cet exercice, qui peut
être douloureux, va vous demander une forte motivation. Par sécurité, il se
pratique de préférence en salle de sport, dans ce qu’on appelle une « cage à
squat ».
Position de départ : placez-vous sous la barre posée sur le support et
posez-la sur vos trapèzes. Votre tête est donc en avant de la barre, qui
repose sur vos épaules. Soyez stable et ferme sur vos appuis, pieds écartés
d’une largeur d’épaules. La charge doit reposer sur les talons.
Faites une flexion en gardant une cambrure naturelle au niveau du dos.
Une fois en position basse, les deux jambes fléchies, poussez sur celles-ci pour revenir en position de départ. Il faut inspirer lors de la flexion et
expirer durant l’effort de remontée.
STATODYNAMIQUE : combine deux types de mouvements, l’un qui sera
réalisé de manière statique, l’autre de manière dynamique. Ce type de
travail se décompose en deux étapes bien précises : une phase concentrique
et une autre isométrique. Exemple : lors de la réalisation du mouvement, on
le bloque aux deux tiers pendant 4 ou 5 secondes, avant d’enchaîner avec
une phase d’accélération qui sera l’explosion.
STRETCHING : Le stretching est une discipline qui consiste à tendre les
membres, puis à contracter et relâcher les muscles de manière lente et
maîtrisée, sur le même principe que les étirements. Bien réalisé, il assouplit
les muscles, améliore le maintien et évacue le stress.
SUPERSET : C’est un programme de musculation qui associe deux
mouvements de musculation dans la même série et sans aucun temps de
repos. Le programme basique est celui qui concerne les bras et où l’on
enchaîne un exercice de biceps avec un exercice de triceps sans temps de
repos.
ZATSIORSKY (programme de, également appelé logique de
Zatsiorsky) : Vladimir Zatsiorsky est un Américain d’origine russe,
éminent kinésiologue, directeur du laboratoire de biomécanique de
l’université d’État de Pennsylvanie et auteur de nombreux ouvrages de
référence sur la biomécanique dans le sport ainsi que sur l’amélioration des
performances. La kinésiologie est une science selon laquelle la faiblesse ou
la maladie d’un organe se répercuterait obligatoirement sur la tonicité des
muscles. Identifier une faiblesse musculaire spécifique permettrait en la
corrigeant de supprimer un déséquilibre physique ou mental. Selon lui, il
existe trois solutions pour améliorer la force : travailler avec une charge
maximale, travailler avec une charge non maximale mais jusqu’à la fatigue,
et enfin travailler avec une charge non maximale mais à vitesse maximale.
Dans le premier cas, celui des efforts maximaux, c’est le développement
de la force maximale qui va être favorisée. Dans le second, où les efforts
sont répétés jusqu’à la fatigue, le muscle s’hypertrophie. Enfin, en vitesse maximale, ce sont les efforts dynamiques qui vont améliorer la
synchronisation des unités motrices.
Application : en effort maximal, les charges utilisées doivent être
comprises entre 90 % et 100 % de la force maximale. Rythme : 4 à 7 séries
de 1 à 3 répétitions entrecoupées de 7 minutes de récupération. Ces
exercices entraînent un accroissement de la force sans augmenter la masse
musculaire mais sont inadaptés au débutant. De plus, ils sont
particulièrement éprouvants.
En effort répété, les charges utilisées sont comprises entre 80 % et 90 %
de la force maximale. Il s’agit de faire durer la série jusqu’à la fatigue.
Rythme : 6 à 16 séries de 5 à 7 répétitions, entrecoupées de 5 minutes de
récupération. Cet exercice convient mieux au débutant, il permet une
hypertrophie des muscles et accroît leur endurance.
Enfin, dans la séquence à vitesse maximale, les charges utilisées sont
comprises entre 60 % et 80 % de la force maximale. Il s’agit de réaliser les
répétitions à vitesse maximale. La préconisation est de 10 à 15 séries de 6 à
15 répétitions entrecoupées de 3 minutes de récupération. Bien adaptée au
débutant, cette séquence améliore la montée en force. Les temps de
récupération doivent être scrupuleusement respectés sous peine de voir
apparaître des problèmes articulaires ou des tendinites.
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