Féral : cette force qui existe en nous
Chapitre 3
ÉCHEC : Résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise,
manque de réussite ; défaite, insuccès, revers. Subir un échec.
L A ROCHELLE, MAI 1997. Le combat est terminé et les projecteurs éclairent à présent un ring silencieux. Je suis dans mon coin, le regard perdu, car rien ne s’est passé comme je le voulais. Soudain, je perçois un
geste. C’est celui de l’arbitre qui me tire de la torpeur dans laquelle je suis
plongé. Que me veut-il, celui-là ?
« Approchez tous les deux ! »
J’avance vers le milieu de l’arène tout en fixant la ligne des juges qui
délibèrent depuis cinq bonnes minutes. J’étais pourtant persuadé de ne
jamais en arriver là… Ce duel, je devais le gagner par KO ! Raté, je n’ai pas
réussi à coucher Brahim Sid avant le coup de gong final de ce combat pour
le titre de champion de France junior de full-contact. Ce titre que je
convoite et pour lequel je m’entraîne durement depuis deux ans. Jusqu’ici,
tous mes adversaires, je les ai descendus au premier ou au deuxième round. En championnat départemental, régional et aux championnats de France, en
quart et en demi-finale, ils n’ont pas fait un pli. Et là, en finale, échec !
Brahim Sid n’a pas plié, lui. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tout tenté
pour le faire tomber au cours de ces trois rounds.
La journée avait mal commencé, mon père ayant eu la brillante idée de
nettoyer mon protège-dents à l’eau bouillante ! Résultat, il s’est déformé et
n’a pas tenu en place. Pour couronner le tout, mes gants fétiches de chez
Décathlon n’ont pas plu à mes dirigeants, qui se sont crus obligés de me
prêter une paire de Top Ten, la Rolls du gant de boxe. Pas de doute, je
devais leur faire honte, avec mes équipements à deux balles ! Maintenant,
nous sommes là, tous les deux, à attendre qu’un officiel de la ligue vienne
lever le bras du vainqueur.
Je jette un coup d’œil à Brahim Sid, son visage est en sang. Il faut dire
que j’ai cogné dur ! Comme remonté à bloc par mon coach, dont la phrase
fétiche revient en boucle à chaque fois que je combats : « Sur le ring, pas de
chichis, pas de tralala, du résultat ! » J’ai donc pris sa maxime au pied de la
lettre et j’ai combattu comme un gladiateur, sans retenir mes coups, en
cherchant le KO à tout prix. Je n’aurais pas dû l’écouter car, si c’est un bon
préparateur, c’est loin d’être un bon stratège. Brahim Sid, lui, a été plus
malin. Dans son club de Dole, on lui a fait la leçon :
« Tu as affaire à un démolisseur, tiens-toi à distance et touche-le un
maximum de fois. »
Du coup, il est resté très technique et a procédé par frappes légères qui
ne m’ont jamais fait mal. Sa ceinture noire lui a aussi donné l’avantage de
l’expérience des compétitions face à moi qui ne suis que ceinture orange.
Mais je n’ai aucun doute, sa figure fracassée parle pour moi, je suis le
vainqueur. C’est fait ! Ils ont décidé. L’un des juges tend un papier à
l’arbitre qui, après l’avoir lu, vient murmurer un nom à l’oreille de l’officiel
sur le ring. Et ce n’est pas mon gant qu’il lève vers le ciel, mais celui de
mon adversaire. J’ai été battu aux points ! Il m’a touché plus souvent que je
ne l’ai atteint ! Même si ses coups ne m’ont jamais ébranlé, c’est pourtant
leur nombre qui compte. Il me faut ravaler ma fierté, mes larmes et ma
déception alors que les applaudissements fusent pour Brahim. Ça, c’est
dur ! Là, à cet instant précis, j’ai envie de le fracasser, car pour moi pas de
doute, je suis plus fort que lui ! Je le salue très vite sans le féliciter. Battu !
Battu pour la première fois ! J’ai la haine au ventre et c’est la tête basse que je sors du ring pour rejoindre les vestiaires. Quelle idée me traverse
l’esprit ? Voilà que je veux poursuivre le combat avec Brahim ! J’estime
que rien n’est fini ! Ce type n’est pas meilleur que moi et je vais le prouver
tout de suite, ici, près des douches.
Je n’ai pas prononcé un mot, mais mon coach a compris. Il s’approche de
moi et m’enlève mes gants en me fixant droit dans les yeux.
« Calme-toi, petit, la compétition ce n’est pas la rue. C’est sur le ring que
ça se passe et pas ailleurs. Tu n’as pas démérité, loin de là, la prochaine ce
sera la bonne ! »
Je ne le sais pas encore, mais il n’y aura pas de prochaine fois. J’aurai
droit à un maigre lot de consolation quand Dominique Valera1 me dira, six
mois plus tard : « Tu n’as pas de regrets à avoir. Jamais les arbitres
n’auraient laissé gagner une ceinture orange contre une ceinture noire ! »
Je mets du temps à accepter cette défaite. Je la trouve injuste, d’autant
plus que les rumeurs vont bon train dans le milieu fermé des arts martiaux.
Certains affirment que Brahim est vraiment plus fort que moi, d’autres que
ce n’était pas encore le moment mais que mon tour viendrait. Quant à moi,
je passe mon temps à décortiquer chaque phase du combat. De ce revers, je
vais tirer profit. Je dois bien admettre que mon adversaire a été plus malin
que moi et qu’il a utilisé les règles à son avantage. Moi, j’ai péché par excès
de confiance. Mais surtout, j’apprends que l’échec fait partie du parcours.
Pour reprendre ce poncif éculé, « tout ce qui ne tue pas rend plus fort » !
Encore faut-il bien vouloir apprendre de ses erreurs et ne pas attribuer son
infortune à un coup du sort.
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S I INDIVIDUELLEMENT je ne parviens pas à surmonter une situation donnée, quelle qu’elle soit, c’est ma faute, inutile d’aller me chercher des excuses. L’analyse qui s’ensuit doit permettre de mettre le doigt sur ce
qui n’a pas fonctionné et de rectifier le tir. Encore faut-il être capable de
cette introspection sans concession, qui peut parfois heurter l’amour-propre.
En effet, après un échec, certains baissent les bras en se laissant aller à une
certaine facilité que je qualifierais de médiocrité défaitiste. Or, celle-ci a pour particularité d’entraîner avec elle un phénomène d’accoutumance qui,
par les temps qui courent, n’étonne personne. Pour preuve, c’est l’inverse
qui surprend. Alors que chacun, quelle que soit sa place dans la société,
devrait toujours chercher à se hisser vers le haut, cette médiocrité de l’à
peu-près, de la facilité et du non-dépassement de soi s’infiltre peu à peu par
tous les pores de notre société, ce qui en amène beaucoup à baisser les bras
à la moindre difficulté. Je ne veux pas être de ceux-là.
Mon analyse est vite faite. Cette défaite aux points met un coup d’arrêt à
ma carrière de jeune compétiteur. Les arts martiaux à haut niveau,
certainement, mais pas comme une fin en soi. Cette pratique doit être l’un
des talents que je veux mettre au service du pays et de mes concitoyens en
suivant ma vocation initiale. En cette fin d’été 1997, j’ai toujours un unique
objectif en tête : entrer au GIGN. Je décide d’ailleurs d’accélérer le
mouvement en devançant l’appel sous les drapeaux, car le service militaire
existe encore à cette époque ! Me voilà incorporé au 1er Régiment de
chasseurs parachutistes, où l’on me signifie très vite que même si j’en
manifeste le désir, il est hors de question que je participe à de nouveaux
championnats, quels qu’ils soient.
ESPRIT D’ÉQUIPE : Esprit de solidarité qui anime les
personnes qui travaillent ensemble.
O CTOBRE 1997. Je suis maintenant chasseur para à la première compagnie de combat du 1 er Régiment de chasseurs parachutistes. J’ai choisi de devancer l’appel pour pouvoir me présenter plus vite au concours
d’entrée en école de gendarmerie. Les tests TAP2 ne m’ont posé aucun
problème et, quelques mois plus tard, me voici au peloton d’élèves sous-
officiers. Au programme, un mois de stage intensif afin d’obtenir les galons
de sergent. Je suis là pour sortir major du peloton avec, face à moi, les
meilleurs éléments des troupes aéroportées de la 11e division parachutiste.
Béret rouge vissé sur la tête, j’apprends. Sauf que l’individualisme forcené
dont j’ai fait preuve jusqu’ici va se voir contrarié par une invention
diabolique des instructeurs, j’ai nommé le binôme. Mais qu’est-ce donc là
que cette diablerie !
Le chef de peloton m’explique qu’il est important pour un sous-officier
de faire preuve d’esprit d’équipe et de mettre ses qualités au profit des
autres.
« Ce qui va compter, ce sont non seulement tes résultats individuels,
mais surtout ceux qui vont être obtenus collectivement. »
Dont acte. Mais lorsqu’il m’annonce que mon binôme à moi s’appelle
Nicolas Bedus, c’en est trop. Nicolas est aux antipodes de mon idéal
militaire. Il joue dans la fanfare de la division parachutiste et son potentiel
physique ferait passer Harry Potter pour un héros de Marvel. Je refuse net !
Le lieutenant ouvre un œil étonné, signe qu’il ne comprend pas mon
langage. La lumière rouge qui s’allume alors dans mon esprit m’indique
aussitôt que les conséquences de mon objection seraient dévastatrices pour
la suite de ma jeune carrière. J’affiche donc un sourire forcé et pars
rejoindre Nicolas Bedus.
Après des débuts difficiles, car je n’accepte pas que Nicolas soit un
boulet et qu’il puisse être un frein à ma réussite, notre collaboration devient
chaque jour plus étroite et finit par se transformer en amitié. La valeur d’un
groupe étant égale à celle de son maillon le plus faible, c’est au chef qu’il
revient de faire en sorte que ce maillon soit le plus solide possible. J’aide
donc Nicolas à améliorer son potentiel physique tandis qu’il m’apprend,
sans forcément s’en rendre compte, l’écoute et l’empathie. Et ce n’est pas
inutile, car si l’on veut être un leader et créer un véritable esprit d’équipe,
ce sont deux qualités qu’il faut savoir développer.
« Soyez à l’écoute de vos hommes et montrez-leur que vous vous
intéressez à eux, non pas de façon superficielle, mais réellement ! », nous
rabâche chaque jour notre chef de peloton. C’est ce qui arrive entre Nicolas
et moi. Dès que nous pouvons profiter d’un rare moment de liberté, nous
partons effectuer le parcours du combattant afin que je lui enseigne les
techniques permettant de passer les obstacles sans trop forcer. Peu à peu, lui
qui me respectait surtout pour mes compétences m’honore désormais de sa
confiance.
Dans le privé, lorsqu’on se constitue un cercle d’amis, la vertu cardinale
indispensable pour que cette amitié perdure est bien la confiance. En effet,
on demande rarement à ses relations ou à ses proches d’être compétents,
sauf à pratiquer ensemble des disciplines où chacun est responsable de
l’autre (plongée, escalade, etc.). Mais dans un milieu opérationnel, la
compétence est bien le premier mérite que l’on exige d’un chef. Et si ce chef ne déçoit pas ses subordonnés, s’instaurera ensuite au fil du temps un
sentiment de confiance qui se transformera bientôt en loyauté.
Nicolas Bedus et moi développons de concert compétence et loyauté.
C’est chose aisée avec lui car, même dans les situations les plus difficiles, il
est perpétuellement de bonne humeur. Ainsi, malgré tous leurs efforts, nos
instructeurs n’arrivent pas à « détruire » notre binôme. À la fin du stage, de
retour dans mon unité, je suis nommé chef de groupe, responsable de dix
parachutistes, et il m’arrive de suppléer mon chef de section. Là, je
m’applique à créer un véritable esprit d’équipe en demeurant à l’écoute de
mes hommes. Ils me confient leurs difficultés et j’essaie de les aider tout en
me montrant d’une exigence sans faille sur le terrain. Très vite, dans
l’exécution des missions, je m’aperçois que je peux compter sur leur
loyauté. Je n’ai pas besoin de me retourner, je sais qu’ils sont là.
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MARCHE : Mouvement acquis, en général, au cours de la
deuxième année de la vie, permettant le déplacement du corps
sur les deux pieds dans une direction déterminée.
L E PARACHUTE n’est qu’un moyen de franchissement. Une fois posé à terre, il nous faut marcher. L’entraînement à la marche fait donc partie des bases de l’entraînement au 1 er RCP. Cela peut sembler parfois rébarbatif,
mais je m’apercevrai plus tard qu’il s’agit là d’une excellente préparation
aux tests de sélection du GIGN. D’ailleurs, toutes les unités spéciales
intègrent la marche dans leurs épreuves initiales, le « pompon » revenant
aux SAS, qui vont tout de même parcourir 200 kilomètres à pied 3 avec un
sac de 25 kg dans les Brecon Beacons (Pays de Galles) avant de se voir
remettre, après huit autres mois de stage éliminatoire, le béret couleur sable.
Nous marchons donc de jour et de nuit et j’apprends les premières
astuces pratiques qui facilitent la vie du combattant. Par exemple, le laçage
des bottes de combat s’effectue de façon « commando ». Cette technique,
qui permet un laçage rapide en sautant un œillet sur deux, a l’avantage de
ne pas comprimer le pied, de mettre et de retirer ses rangers rapidement et
sans effort.
J’ajoute que l’entretien des chaussures (rangers ou bottes) doit se faire
régulièrement, en graissant le cuir de façon à le rendre le plus étanche et le
plus souple possible. Le soin apporté au matériel est une constante chez les
militaires et en particulier dans les forces spéciales. J’apprends également à
faire mon sac à dos. Celui-ci reposant en grande partie sur les hanches, il est
important de bien y répartir la charge. Les côtés gauche et droit doivent être
équilibrés sous peine de souffrir lors des longues marches. La charge la plus
lourde doit être concentrée au plus près du dos, si possible vers le milieu.
Un sac bien réglé doit effleurer les fesses de façon à ce que la ceinture soit
fixée juste au-dessus des hanches. Plusieurs parachutistes auront des
traumatismes musculaires en voulant faire reposer leur sac en grande partie
sur les épaules. Le contenu du sac nous étant imposé au 1er RCP, ce n’est que lors de ma formation au GIGN que j’apprendrai à faire des choix sur les
vêtements et les matériels à emporter.
1. Dominique Valera est un champion des arts martiaux de très haut niveau, 9e dan de karaté et 9e degré de full-contact. Expert international, il parcourt le monde pour transmettre son savoir et diffuser les valeurs des arts martiaux.
2. Tests TAP : 30 flexions-extensions des jambes, 15 flexions-extensions des bras, 40 abdominaux, 4 tractions à la barre fixe, 6 mètres de grimper bras et jambes, 1 500 mètres à réaliser avec un sac chargé à 11 kg en moins de 9 minutes, 8 kilomètres à réaliser avec un sac chargé à 11 kg en moins de 1 heure.
3. La sélection finale : 5 x 26 kilomètres à faire à chaque fois en moins de 9 heures sur 5 jours consécutifs, puis marche finale de 64 kilomètres en moins de 20 heures. Au total sur la semaine : près de 200 kilomètres.
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Synthèse du chapitre 3
J’ACCEPTE L’ÉCHEC, MAIS JE L’ANALYSE. Lors de cette analyse, je dois être en
phase avec la réalité car certains échecs sont révélateurs. Je ne me trouve
aucune excuse, car tout revers découle d’une faute personnelle. Il peut
s’agir d’un manque de préparation, d’un objectif trop ambitieux au regard
de son niveau, ou pire d’un manque de motivation. Dans ce cas, une seule
question : est-il bien utile de persévérer ? L’échec fait partie du parcours
pour peu que l’on soit capable de le surmonter ou d’en tirer une conclusion
définitive sur son objectif final. Ma défaite en boxe m’ouvre les yeux sur
ma véritable vocation : le GIGN. Je ne peux courir deux lièvres à la fois !
Pour arriver à cette décision, j’ai dû opposer raison et instinct. En fait, je
me suis très vite aperçu qu’il s’agirait là d’un combat permanent. La raison,
c’est souvent la voie dans laquelle on réussit le mieux, le chemin de la
facilité. L’instinct, c’est ce qui nous pousse à nous dépasser. Agir avec
instinct consiste à choisir des routes qui mènent vers l’objectif initial, mais
qui nous entraînent loin du raisonnable. La raison voulait que je persévère
après mon échec aux championnats de France de full-contact, mais j’ai
choisi la voie de l’instinct, celle de ma vocation, qui me mène au GIGN.
Dans ma carrière, comme dans ma vie d’homme, j’ai rencontré l’échec à
plusieurs reprises. Mais, jusqu’à présent, j’ai toujours réussi à m’en sortir
plus fort.
LEADERSHIP. Pour la première fois de ma vie au cours de mon peloton
d’élève sous-officier (PESO), je dois commander des hommes. Ce sont des
missions simples qui me sont demandées, mais je perçois tout de suite qu’il
est d’une importance capitale d’être un exemple pour ceux que l’on doit
mener au combat. Être un meneur d’hommes n’est pas à la portée de tout le
monde et, si l’on nous enseigne quelques techniques de commandement au
cours du PESO, l’essentiel du métier vient des tripes. Il faut en avoir l’envie
et les moyens. Cette envie, je l’ai au fond de moi. Lorsque j’ai vu
l’intervention sur l’Airbus de Marignane, je m’imaginais menant la colonne
d’assaut. Mais avant d’en arriver là, il me faut prouver que je peux être un
chef, celui qui sait où et comment il veut emmener ses hommes.
Le chef, c’est aussi celui qui porte la responsabilité de la mission et qui
l’assume seul, surtout en cas d’échec. Si, dans un régiment classique, il peut
arriver que la discipline compense des lacunes de commandement dans
certaines circonstances, ce n’est jamais le cas au GIGN. Seuls la
compétence, l’exemple et l’intérêt que le chef porte à ses hommes lui valent
l’adhésion de ceux-ci.
ENTRAÎNEMENT PHYSIQUE. Au cours de mes deux ans (j’ai prolongé mon
service d’une année supplémentaire) passés chez les chasseurs
parachutistes, j’ai suivi le programme d’entraînement physique qui nous
était imposé en y ajoutant uniquement des séances de musculation.
Ces séances collectives se composent essentiellement de footing (que je
déteste toujours autant) et de parcours divers : pistes d’audace et parcours
du combattant, où nous apprenons diverses techniques de franchissement.
La préparation à ces différentes épreuves repose sur des séances collectives
de musculation classique : pompes, grimper de corde et tractions. Celles-ci,
jumelées à la course à pied, suffisent à faire de nous des combattants
rustiques et endurants, capables d’affronter les obstacles que nous pourrons
rencontrer durant nos missions. Lors de ma préparation aux tests du
Groupe, je verrai cependant que tout cela est loin d’être suffisant pour
intégrer une unité d’élite.
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