Hyper-parentalité: Apprendre à lâcher prise pour le bien des parents et des enfants (French Edition)

1.3. L’exigence d’hétéronomie

d’emblée leur nécessaire complémentarité.

 

Quelques conseils pour faire face aux écrans

 

• S’intéresser aux contenus véhiculés par les écrans en évitant de rejeter

d’un bloc le « contenant », c’est-à-dire… les écrans.

• Faire des contenus véhiculés par les écrans un objet de dialogue et pas

un argument de crispation de la relation.

• Il n’est pas question d’addiction aux écrans chez l’enfant ou

l’adolescent, contre laquelle il faudrait lutter, mais bien d’une forte

appétence qu’il faut se donner les moyens de contrôler.

• Privilégier les écrans interactifs afin de faire en sorte que les enfants

se retrouvent à plusieurs face à l’écran et interagissent. Ils doivent

stimuler les interactions entre les joueurs réels qui se livrent ensemble

au jeu et non créer un lien virtuel entre un personnage du jeu et un

joueur isolé face à l’écran.

• Privilégier l’autorégulation, l’alternance et l’accompagnement.

 

1.3. L’exigence d’hétéronomie

 

« Aide-moi à faire tout seul »21. Cette phrase-oxymore de Montessori

illustre parfaitement le risque que fait courir un hyper-parent à son enfant

chaque fois que celui-ci est invité à puiser hors de lui les principes de son

action. En effet, Montessori spéculait dans les principes de sa pédagogie

active exclusivement sur le moteur interne de l’enfant pour qu’il se mette en

activité en se laissant guider par son plaisir d’apprendre et son désir de

découvrir.

Un parent trop exigeant qui fixe lui-même les objectifs d’apprentissage

ou qui se révèle incapable de laisser son enfant découvrir le monde par lui-

même et s’aventurer seul dans son environnement en se laissant guider par

les leviers que sa curiosité soulève aura vite fait de perturber les

mécanismes par lesquels l’apprentissage se réalise activement chez un

enfant et plus tard chez un adolescent.